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RÉFLEXIONS pour Lc 6:17-36

17 Descendant alors avec eux, il se tint sur un plateau. Il y avait là une foule nombreuse de ses disciples et une grande multitude de gens qui, de toute la Judée et de Jérusalem et du littoral de Tyr et de Sidon,
18 étaient venus pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux que tourmentaient des esprits impurs étaient guéris,
19 et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.
20 Et lui, levant les yeux sur ses disciples, disait : " Heureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous.
21 Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
22 Heureux êtes-vous, quand les hommes vous haïront, quand ils vous frapperont d'exclusion et qu'ils insulteront et proscriront votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme.
23 Réjouissez-vous ce jour-là et tressaillez d'allégresse, car voici que votre récompense sera grande dans le ciel. C'est de cette manière, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. "
24 " Mais malheur à vous, les riches ! car vous avez votre consolation.
25 Malheur à vous, qui êtes repus maintenant! car vous aurez faim. Malheur, vous qui riez maintenant! car vous connaîtrez le deuil et les larmes.
26 Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous ! C'est de cette manière, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. "
27 " Mais je vous le dis, à vous qui m'écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent,
28 bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous diffament.
29 À qui te frappe sur une joue, présente encore l'autre; à qui t'enlève ton manteau, ne refuse pas ta tunique.
30 À quiconque te demande, donne, et à qui t'enlève ton bien, ne le réclame pas.
31 Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le pour eux pareillement.
32 Que si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on? Car même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
33 Et si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quel gré vous en saura-t-on? Même les pécheurs en font autant.
34 Et si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on? Même des pécheurs prêtent à des pécheurs afin de recevoir l'équivalent.
35 Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien attendre en retour. Votre récompense alors sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car il est bon, Lui, pour les ingrats et les méchants.
36 " Montrez-vous compatissants, comme votre Père est compatissant.
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Comme certains autres épisodes du ministère terrestre du Sauveur, Luc ne décrit pas le Sermon sur la montagne tout à fait comme Matthieu. Pour Luc, la base de l’exposé de ce que Jésus a dit pendant ce sermon devient l’opposition de deux chemins: le chemin des riches, que l’évangéliste identifie au chemin des païens, et le chemin des pauvres, qui se révèle être le chemin vers le Royaume.

En soi, l’idée des deux chemins n’est nullement nouvelle; elle est bien connue dans les textes de l’Ancien Testament, et pour Luc c’est précisément elle qui devient le prisme à travers lequel il perçoit les paroles du Sauveur. En mentionnant les pauvres, Jésus avait sans doute en vue non pas simplement les indigents, mais ceux qui comprenaient la pauvreté comme un état spirituel. Les prophètes de l’Ancien Testament parlaient déjà de tels pauvres. Et les riches se distinguent d’eux non par un critère patrimonial, mais par un critère spirituel: si les pauvres ne trouvent leur consolation que dans le Royaume (v. 20-23), les riches reçoivent la leur dans ce monde, sans avoir besoin du Royaume (v. 24-26).

Mais pour entrer dans le Royaume, il faut lui rester fidèle jusqu’au bout. C’est pourquoi ceux qui ont soif du Royaume ne peuvent pas vivre selon les lois de ce monde, qui n’est pas encore transfiguré, même si les lois du Royaume n’y agissent pas encore. Ce n’est pas un hasard si Luc met en relief, dans la prédication de Jésus, l’appel à agir envers les hommes comme nous voudrions qu’ils agissent envers nous (v. 31), en en faisant le centre de composition de la partie de son récit où il rapporte l’enseignement de Jésus à ceux qui veulent vivre selon les lois du Royaume (v. 27-36).

À première vue, cet appel rappelle la «règle d’or» bien connue, mais il y a dans la formulation du Sauveur une différence qui ne saute pas immédiatement aux yeux: si, dans sa forme traditionnelle, la «règle d’or» appelle à traiter les gens comme ils nous traitent, Jésus conseille de traiter les gens comme nous voudrions qu’ils nous traitent. Autrement dit, si nous cherchons vraiment le Royaume, dans nos relations avec les hommes, selon la parole du Sauveur, nous devons en un certain sens prendre de l’avance, leur donnant d’avance notre bonne attitude sans attendre qu’ils se manifestent d’abord envers nous.

Selon les lois de notre monde encore non transfiguré, c’est bien sûr un comportement tout à fait irrationnel: chacun sait que l’homme déchu est très peu capable de bonnes actions comme de bonne disposition envers ses prochains. Mais, d’un autre côté, une autre approche des personnes qui nous entourent ne suppose pas l’ouverture, et sans elle il est impossible d’entrer dans le Royaume. Car le Royaume est fait de telle sorte qu’on ne peut pas en jouir seul. On ne peut pas l’acquérir en se coupant de tous. Le Royaume ne peut être acquis que si l’on en devient soi-même une partie, et on ne peut le devenir que lorsque ce que nous avons reçu, nous le transmettons aux autres, à ceux qui, comme nous, cherchent la plénitude de la vie dans ce Royaume. Alors nous devenons serviteurs du Royaume, ceux que Jésus choisit pour que, par eux, tout le monde créé par Dieu devienne Royaume.

Autres réflexions

 
Pour Lc 6:17-36
17 Descendant alors avec eux, il se tint sur un plateau. Il y avait là une foule nombreuse de ses disciples et une grande multitude de gens qui, de toute la Judée et de Jérusalem et du littoral de Tyr et de Sidon,
18 étaient venus pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux que tourmentaient des esprits impurs étaient guéris,
19 et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.
20 Et lui, levant les yeux sur ses disciples, disait : " Heureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous.
21 Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
22 Heureux êtes-vous, quand les hommes vous haïront, quand ils vous frapperont d'exclusion et qu'ils insulteront et proscriront votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme.
23 Réjouissez-vous ce jour-là et tressaillez d'allégresse, car voici que votre récompense sera grande dans le ciel. C'est de cette manière, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. "
24 " Mais malheur à vous, les riches ! car vous avez votre consolation.
25 Malheur à vous, qui êtes repus maintenant! car vous aurez faim. Malheur, vous qui riez maintenant! car vous connaîtrez le deuil et les larmes.
26 Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous ! C'est de cette manière, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. "
27 " Mais je vous le dis, à vous qui m'écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent,
28 bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous diffament.
29 À qui te frappe sur une joue, présente encore l'autre; à qui t'enlève ton manteau, ne refuse pas ta tunique.
30 À quiconque te demande, donne, et à qui t'enlève ton bien, ne le réclame pas.
31 Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le pour eux pareillement.
32 Que si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on? Car même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
33 Et si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quel gré vous en saura-t-on? Même les pécheurs en font autant.
34 Et si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on? Même des pécheurs prêtent à des pécheurs afin de recevoir l'équivalent.
35 Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien attendre en retour. Votre récompense alors sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car il est bon, Lui, pour les ingrats et les méchants.
36 " Montrez-vous compatissants, comme votre Père est compatissant.
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Ces paroles semblent délibérément aller à l'encontre des représentations humaines ordinaires. Pourquoi les pauvres et les affamés, ceux qui pleurent et les rejetés sont-ils soudain bienheureux, tandis que le malheur est promis aux riches, aux rassasiés et à ceux qui rient? On pourrait penser que...  Lire la suite

Ces paroles semblent délibérément aller à l'encontre des représentations humaines ordinaires. Pourquoi les pauvres et les affamés, ceux qui pleurent et les rejetés sont-ils soudain bienheureux, tandis que le malheur est promis aux riches, aux rassasiés et à ceux qui rient? On pourrait penser que le Christ annonce une révolution qui retournera le monde sens dessus dessous! Le Royaume de Dieu qu'il apporte sur la terre diffère réellement de façon radicale de l'ordre du monde qui nous est familier. Les relations y sont fondées sur la miséricorde du Père, non sur la lutte pour l'existence. Même croyants, nous oublions souvent que des lois tout autres règnent dans ce Royaume: nous appelons bonheur ce que le Christ appelle malheur et, inversement, nous considérons ses béatitudes comme un malheur. Combien devons-nous changer pour devenir de véritables citoyens de ce Royaume!

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Pour Lc 6:17-23
17 Descendant alors avec eux, il se tint sur un plateau. Il y avait là une foule nombreuse de ses disciples et une grande multitude de gens qui, de toute la Judée et de Jérusalem et du littoral de Tyr et de Sidon,
18 étaient venus pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux que tourmentaient des esprits impurs étaient guéris,
19 et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.
20 Et lui, levant les yeux sur ses disciples, disait : " Heureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous.
21 Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
22 Heureux êtes-vous, quand les hommes vous haïront, quand ils vous frapperont d'exclusion et qu'ils insulteront et proscriront votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme.
23 Réjouissez-vous ce jour-là et tressaillez d'allégresse, car voici que votre récompense sera grande dans le ciel. C'est de cette manière, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. "
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Bien des paroles évangéliques devraient nous paraître étranges si nous réfléchissions vraiment à leur sens. Pourquoi, en effet, faudrait-il appeler « heureux » ceux qui pleurent, ceux qui ont faim ou ceux qui sont persécutés ? Et en quoi la « pauvreté d'esprit » peut-elle aider ? Certes, celui qui a faim et sait qu'on va bientôt le nourrir est heureux parce que...  Lire la suite

Bien des paroles évangéliques devraient nous paraître étranges si nous réfléchissions vraiment à leur sens. Pourquoi, en effet, faudrait-il appeler « heureux » ceux qui pleurent, ceux qui ont faim ou ceux qui sont persécutés ? Et en quoi la « pauvreté d'esprit » peut-elle aider ? Certes, celui qui a faim et sait qu'on va bientôt le nourrir est heureux parce qu'il obtiendra bientôt ce qu'il désire. Celui qui pleure de chagrin peut être tout aussi heureux s'il est certain qu'on soulagera bientôt sa peine, tout comme le persécuté qui comprend qu'il ne lui reste plus longtemps à endurer. Mais tout cela n'est encore qu'un bonheur à venir, tandis que Jésus parle de la béatitude de ces personnes dès maintenant, alors que le triomphe du Royaume est encore futur.

Peut-être trouverons-nous une réponse en revenant au sens premier du mot « heureux » ou, plus exactement, à celui de son original hébreu, qui désignait une personne recevant de Dieu force et soutien. Tout se met alors en place : tous ceux que Jésus nomme peuvent réellement s'en remettre à Dieu dans l'attente du triomphe prochain du Royaume que le Sauveur a apporté au monde. Quant à la pauvreté d'esprit qu'Il mentionne (bien que Jésus, qui parlait araméen, ait très probablement dit ici simplement « les pauvres »), elle était une condition nécessaire pour recevoir l'aide d'en haut. En effet, on ne peut se confier entièrement à Dieu que lorsqu'on sait avec certitude qu'en dehors de Lui, il n'y a véritablement personne ni rien d'autre en qui espérer. Alors le chemin vers le Royaume, auparavant d'une difficulté inconcevable, devient non pas simple, mais léger, comme le fardeau dont parle le Sauveur.

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Pour Lc 6:17-23
17 Descendant alors avec eux, il se tint sur un plateau. Il y avait là une foule nombreuse de ses disciples et une grande multitude de gens qui, de toute la Judée et de Jérusalem et du littoral de Tyr et de Sidon,
18 étaient venus pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux que tourmentaient des esprits impurs étaient guéris,
19 et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.
20 Et lui, levant les yeux sur ses disciples, disait : " Heureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous.
21 Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
22 Heureux êtes-vous, quand les hommes vous haïront, quand ils vous frapperont d'exclusion et qu'ils insulteront et proscriront votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme.
23 Réjouissez-vous ce jour-là et tressaillez d'allégresse, car voici que votre récompense sera grande dans le ciel. C'est de cette manière, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. "
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« ... Et Il passa la nuit à prier Dieu... » De ces paroles, qui nous donnent de toucher un peu l’expérience de notre Seigneur, est sortie...  Lire la suite

« ... Et Il passa la nuit à prier Dieu... » De ces paroles, qui nous donnent de toucher un peu l’expérience de notre Seigneur, est sortie une immense et admirable tradition d’offices nocturnes. À proprement parler, la « vigile de toute la nuit » signifie ne pas dormir toute la nuit et prier. Il est dommage qu’elle soit maintenant réduite à un office de six à huit heures du soir... Mais nous avons toujours la possibilité de ne pas dormir chez nous, et c’est une expérience étonnante. À celui qui ne l’a jamais vécue, il est très difficile d’expliquer ce que c’est.

L’essentiel que donne la nuit, c’est le silence et la solitude ; seulement dans ce silence peut-on discerner la voix de Dieu. Tout le monde est plongé dans le repos, et l’espace comme le temps perdent leur sens. Avez-vous remarqué combien le temps s’écoule tout autrement la nuit ? C’est, bien sûr, aussi une ascèse, car parfois, surtout après une journée pénible, il est difficile de ne pas s’endormir, comme se sont endormis les disciples au jardin de Gethsémani.

On peut énumérer sans fin les raisons de l’avantage de la nuit pour la prière. L’essentiel, semble-t-il, est le désir de ne jamais se séparer de Dieu, même pour quelques heures d’inconscience nocturne.

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Pour Lc 6:17-23
17 Descendant alors avec eux, il se tint sur un plateau. Il y avait là une foule nombreuse de ses disciples et une grande multitude de gens qui, de toute la Judée et de Jérusalem et du littoral de Tyr et de Sidon,
18 étaient venus pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux que tourmentaient des esprits impurs étaient guéris,
19 et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.
20 Et lui, levant les yeux sur ses disciples, disait : " Heureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous.
21 Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
22 Heureux êtes-vous, quand les hommes vous haïront, quand ils vous frapperont d'exclusion et qu'ils insulteront et proscriront votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme.
23 Réjouissez-vous ce jour-là et tressaillez d'allégresse, car voici que votre récompense sera grande dans le ciel. C'est de cette manière, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. "
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Dans le sermon « dans la plaine », comme on appelle traditionnellement ce passage de l'Évangile selon Luc, le Seigneur parle à Ses auditeurs de ce qu'est la vraie vie et la vraie justice, du sens et des fondements moraux de la vie. Et c'est précisément à propos de ces paroles du Christ que l'évangéliste remarque que...  Lire la suite

Dans le sermon « dans la plaine », comme on appelle traditionnellement ce passage de l'Évangile selon Luc, le Seigneur parle à Ses auditeurs de ce qu'est la vraie vie et la vraie justice, du sens et des fondements moraux de la vie. Et c'est précisément à propos de ces paroles du Christ que l'évangéliste remarque que tout le peuple cherchait à Le toucher, parce qu'une force sortait de Lui. C'est une remarque très importante, car il nous faut nous souvenir que la vérité de Dieu possède une force réelle, précisément parce qu'elle est vérité.

Le Seigneur dit des choses qui sont loin d'être évidentes ; comprendre et recevoir Ses paroles, et plus encore les accomplir, est très difficile. Le bonheur des pauvres et de ceux qui ont faim, la joie de ceux qui sont persécutés pour la justice, tout cela ne découle aucunement de l'expérience de la vie humaine. Mais il nous est donné de sentir, d'éprouver dans ces paroles de Jésus la force de la vraie vie, parce qu'elles ne sont pas une simple invention d'un esprit oisif, mais la parole de Dieu qui nous est adressée.

C'est précisément pourquoi la vérité et la pureté dans nos relations les uns avec les autres deviennent le lieu où, parfois de façon tout à fait inattendue pour nous-mêmes, nous rencontrons le Dieu vivant.

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Pour Lc 6:17-23
17 Descendant alors avec eux, il se tint sur un plateau. Il y avait là une foule nombreuse de ses disciples et une grande multitude de gens qui, de toute la Judée et de Jérusalem et du littoral de Tyr et de Sidon,
18 étaient venus pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux que tourmentaient des esprits impurs étaient guéris,
19 et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.
20 Et lui, levant les yeux sur ses disciples, disait : " Heureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous.
21 Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
22 Heureux êtes-vous, quand les hommes vous haïront, quand ils vous frapperont d'exclusion et qu'ils insulteront et proscriront votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme.
23 Réjouissez-vous ce jour-là et tressaillez d'allégresse, car voici que votre récompense sera grande dans le ciel. C'est de cette manière, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. "
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Sur les béatitudes, au cours de deux mille ans d’histoire chrétienne, on a sans doute dit et écrit plus que sur...  Lire la suite

Sur les béatitudes, au cours de deux mille ans d’histoire chrétienne, on a sans doute dit et écrit plus que sur n’importe quel autre texte évangélique. Et le plus souvent, les commentateurs ont tenté d’y découvrir une parole nouvelle, dans le domaine moral, théologique ou spirituel et ascétique.

Mais une question légitime se pose : dans quelle mesure était-il nécessaire que Jésus commence Son entretien avec ceux qui L’écoutaient par l’éthique, l’ascèse ou la théologie ? Il s’adressait en effet à des croyants, dont beaucoup étaient certainement très religieux. Leur parler de normes morales n’avait pas grand sens : les commandements du Décalogue leur étaient déjà bien connus. Quant aux subtilités théologiques ou ascétiques, elles convenaient difficilement à cet auditoire assez mêlé et peu instruit.

D’ailleurs, ceux qui écoutaient Jésus attendaient une réponse à une tout autre question. À cette époque, les attentes messianiques étaient très fortes dans le peuple juif ; de nombreux prétendants au messianisme étaient déjà apparus et, bien qu’ils aient tous, ce qui n’a rien d’étonnant, échoué, l’attente ne devenait pas moins tendue, et le peuple regardait avec espérance quiconque laissait entrevoir ne serait-ce qu’un indice du Messie.

Il n’est pas étonnant que les auditeurs de Jésus aient aussi porté sur Lui-même un tel regard d’espérance. Et Il ne voulait pas tromper leurs attentes. Mais s’Il avait déclaré directement Son messianisme, cela se serait presque certainement produit : car, dans les milieux rabbiniques comme dans la conscience populaire, la personne du Messie était liée à quelque chose de guerrier et d’héroïque ; le Messie devait, selon ces représentations, être un grand roi terrestre qui rétablirait l’indépendance d’Israël et en ferait un État fort, gouverné selon les lois de la Torah. Or Jésus, bien sûr, ne pouvait rien promettre de tel au peuple. Il rappelle simplement à Ses auditeurs ce qu’attendaient les messianistes des époques antérieures, depuis le temps d’Isaïe de Jérusalem.

C’est alors, semble-t-il, qu’est né le premier mouvement messianique, dont les participants furent appelés « pauvres » ; ils acceptèrent ce nom, qui s’attacha ensuite à ceux qui menaient une vie juste et attendaient la venue du Messie. C’est donc de leur béatitude, de celle de ces messianistes, que parle Jésus. Il témoigne réellement de Son messianisme et de la proximité du Royaume, qui entre déjà dans le monde. Mais il y entre non au son des trompettes guerrières, mais doucement, dans ce silence où un cœur spirituellement attentif entend Dieu. Un Royaume dont la béatitude n’est compréhensible qu’aux pauvres.

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Pour Lc 6:20-26
20 Et lui, levant les yeux sur ses disciples, disait : " Heureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous.
21 Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
22 Heureux êtes-vous, quand les hommes vous haïront, quand ils vous frapperont d'exclusion et qu'ils insulteront et proscriront votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme.
23 Réjouissez-vous ce jour-là et tressaillez d'allégresse, car voici que votre récompense sera grande dans le ciel. C'est de cette manière, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. "
24 " Mais malheur à vous, les riches ! car vous avez votre consolation.
25 Malheur à vous, qui êtes repus maintenant! car vous aurez faim. Malheur, vous qui riez maintenant! car vous connaîtrez le deuil et les larmes.
26 Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous ! C'est de cette manière, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. "
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Les paroles du Sermon sur la montagne frappent toujours par leur radicalité. Heureux les pauvres ; malheur aux riches ; réjouissez-vous, vous qui pleurez ; lamentez-vous, vous qui riez...  Lire la suite

Les paroles du Sermon sur la montagne frappent toujours par leur radicalité. Heureux les pauvres ; malheur aux riches ; réjouissez-vous, vous qui pleurez ; lamentez-vous, vous qui riez... Le Christ nous appelle à une compréhension radicale de la vie, dans laquelle le blanc auquel nous sommes habitués peut se révéler noir. Du point de vue de l'homme ordinaire, ces normes ont été inventées pour des fous, parce qu'elles contredisent la logique de la vie et l'idée communément admise d'une vie réussie.

Mais Jésus propose à ses disciples de regarder leur vie depuis l'éternité, depuis ce Royaume dont Il avait essayé de leur faire comprendre, dans de nombreuses paraboles, la valeur et la beauté absolues. Et de ce point de vue divin, nos problèmes habituels peuvent apparaître tout autres, insignifiants ou, au contraire, comme des sources d'une grande joie.

Jésus prononce ces paroles aussitôt après qu'une foule nombreuse est venue à Lui pour Le toucher et être guérie. Souvent, nous venons à Dieu en apportant nos fardeaux, désirant en être délivrés, tandis que le Seigneur nous appelle à les regarder dans la lumière de Son éternité, où l'opprobre, la soif et la pauvreté spirituelle sont les plus grandes béatitudes.

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Pour Lc 6:20-26
20 Et lui, levant les yeux sur ses disciples, disait : " Heureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous.
21 Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
22 Heureux êtes-vous, quand les hommes vous haïront, quand ils vous frapperont d'exclusion et qu'ils insulteront et proscriront votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme.
23 Réjouissez-vous ce jour-là et tressaillez d'allégresse, car voici que votre récompense sera grande dans le ciel. C'est de cette manière, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. "
24 " Mais malheur à vous, les riches ! car vous avez votre consolation.
25 Malheur à vous, qui êtes repus maintenant! car vous aurez faim. Malheur, vous qui riez maintenant! car vous connaîtrez le deuil et les larmes.
26 Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous ! C'est de cette manière, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. "
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Jésus s’attaque à ce qu’il y a de plus précieux. «Malheur à vous, lorsque tous les hommes diront du bien de vous !» — dit-il. Or c’est le plus grand désir de beaucoup d’entre nous...  Lire la suite

Jésus s’attaque à ce qu’il y a de plus précieux. « Malheur à vous, lorsque tous les hommes diront du bien de vous ! » — dit-il. Or c’est le plus grand désir de beaucoup d’entre nous... Nous agissons en tenant compte du regard des autres. Nous pouvons nous permettre une petite (ou une grande) bassesse — mais seulement si personne ne la voit. En revanche, nous avons peur de faire un pas contre l’opinion commune. Pourquoi ? Parce que nous voulons que tous les hommes disent du bien de nous ! C’est précisément contre cela que le Seigneur nous met en garde. Car dans une telle situation disparaît l’essentiel — la vérité objective, l’honnêteté. Si nous sommes honnêtes — par définition, nous ne pouvons pas plaire à tout le monde. Mais si l’on s’adapte un peu ici, là, partout... alors on peut tout à fait parvenir à ce que tous disent du bien de nous. Et alors — malheur à nous. Parce qu’alors nous ne sommes pas dans la Vérité.

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Pour Lc 6:20-26
20 Et lui, levant les yeux sur ses disciples, disait : " Heureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous.
21 Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
22 Heureux êtes-vous, quand les hommes vous haïront, quand ils vous frapperont d'exclusion et qu'ils insulteront et proscriront votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme.
23 Réjouissez-vous ce jour-là et tressaillez d'allégresse, car voici que votre récompense sera grande dans le ciel. C'est de cette manière, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. "
24 " Mais malheur à vous, les riches ! car vous avez votre consolation.
25 Malheur à vous, qui êtes repus maintenant! car vous aurez faim. Malheur, vous qui riez maintenant! car vous connaîtrez le deuil et les larmes.
26 Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous ! C'est de cette manière, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. "
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Les « Béatitudes » de l’Évangile de Luc résonnent un peu autrement que dans l’Évangile de Matthieu. On y entend clairement un appel social. Le Royaume de Dieu, bien sûr, n’est pas de ce monde, mais il prend racine dans ce monde...  Lire la suite

Les « Béatitudes » de l’Évangile de Luc résonnent un peu autrement que dans l’Évangile de Matthieu (Mt 5,3-12). On y entend clairement un appel social. Le Royaume de Dieu, bien sûr, n’est pas de ce monde, mais il prend racine dans ce monde. Toute notre « spiritualité » ne vaut rien si nous sommes prêts à nous accommoder de la souffrance des autres en répétant : « Le Seigneur a enduré et nous a dit d’endurer. » Nous, oui ; mais on ne peut appeler que soi-même à la souffrance (comme à l’humilité et à la repentance). Et pas seulement à la souffrance, mais aussi à la compassion. Seule une telle spiritualité — celle de la grâce, de la miséricorde et de la compassion — est authentique ; c’est précisément un tel esprit que Dieu promet de nous donner.

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Pour Lc 6:20-21
20 Et lui, levant les yeux sur ses disciples, disait : " Heureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous.
21 Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
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On peut imaginer quelle stupeur et quelle incompréhension produisaient chez les auditeurs les paroles de Jésus sur le Royaume qui vient. Là-bas, tout ne sera pas comme chez les hommes...  Lire la suite

On peut imaginer quelle stupeur et quelle incompréhension produisaient chez les auditeurs les paroles de Jésus sur le Royaume qui vient. Là-bas, tout ne sera pas comme chez les hommes. Car la richesse, l'aisance, le bonheur, la bonne réputation d'une personne, tout cela était signe de la bénédiction de Dieu, tout cela signifiait que Dieu était content d'elle et la récompenserait encore davantage quand viendrait le temps attendu de l'accomplissement du Royaume.

Mais dans la prédication de Jésus, au centre de l'amour de Dieu se trouvent les pauvres, les affamés, ceux qui pleurent, ceux qui sont exclus de la société, tandis que les riches et les gens respectables feront l'expérience de Son jugement. Dans ce paradoxe, les différences entre les siens et les étrangers, entre les «bons» et les «mauvais», se brouillent et s'effacent: tous sont incomparables avec le Dieu infiniment miséricordieux. C'est pourquoi il ne reste à «nous qui écoutons» qu'à imiter cette miséricorde, sans faire de distinction entre justes et pécheurs; de toute façon, notre jugement ne tiendra pas devant le jugement paradoxal du Royaume du Christ.

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Pour Lc 6:21
21 Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
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«Heureux ceux qui ont faim, car ils seront rassasiés», dit l'évangéliste Luc. «Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés», dit l'évangéliste Matthieu...  Lire la suite

«Heureux ceux qui ont faim, car ils seront rassasiés», dit l'évangéliste Luc. «Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés», dit l'évangéliste Matthieu (Mt 5:6). Ces deux textes ont un sens tout à fait différent, bien qu'ils proviennent, selon toute apparence, d'une même source. Et cela fait naître dans la conscience rationnelle perplexité et inquiétude. Mais voyons si c'est vraiment si terrible.

Nous nous souvenons tous très bien de la prière de la deuxième antienne, tirée du psaume 145: «Son espérance est dans le Seigneur son Dieu, qui a fait le ciel et la terre, la mer et tout ce qu'ils contiennent, qui garde la vérité à jamais, qui rend justice aux opprimés, qui donne la nourriture aux affamés.» Mais en réalité, là, dans le psaume 145, se trouve un mot plus concret que «nourriture»: le mot pain, panem, circonstance que reflète aussi la traduction synodale. Ainsi, le Seigneur donne du pain aux affamés.

Le mot «pain» apparaît dans la Bible un très grand nombre de fois et se comprend, dans la plupart des cas, au sens le plus ordinaire. C'est pourquoi la traduction «nourriture», donnée par la Bible slavonne d'Église, ne change peut-être rien d'essentiel. Mais on peut aussi regarder les choses d'un autre côté. «Donne-nous aujourd'hui notre pain suressentiel...» - suressentiel: telle serait la traduction correspondant exactement au latin «supersubstantialem»: super, au-dessus; substantia, essence (la circonstance mentionnée plus haut de la lettre perdue est signalée, par exemple, dans le livre du célèbre philosophe russe Ivan Iline, «Les axiomes de la vie religieuse»). Ainsi, le pain du psaume 145, que le Seigneur donne aux affamés, peut être compris à la lumière du Nouveau Testament comme le pain suressentiel. Et qu'est-ce que le pain suressentiel, sinon la justice?

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Pour Lc 6:24-30
24 " Mais malheur à vous, les riches ! car vous avez votre consolation.
25 Malheur à vous, qui êtes repus maintenant! car vous aurez faim. Malheur, vous qui riez maintenant! car vous connaîtrez le deuil et les larmes.
26 Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous ! C'est de cette manière, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. "
27 " Mais je vous le dis, à vous qui m'écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent,
28 bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous diffament.
29 À qui te frappe sur une joue, présente encore l'autre; à qui t'enlève ton manteau, ne refuse pas ta tunique.
30 À quiconque te demande, donne, et à qui t'enlève ton bien, ne le réclame pas.
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Le Christ a élevé la morale de l'Ancien Testament à une hauteur inaccessible. C'est une chose d'invoquer Dieu contre ses...  Lire la suite

Le Christ a élevé la morale de l'Ancien Testament à une hauteur inaccessible. C'est une chose d'invoquer Dieu contre ses ennemis: «Que la mort vienne sur eux et qu'ils descendent vivants dans les enfers», et c'en est une autre de les aimer. Sans doute doit-il en être ainsi: les lois morales doivent être inexécutables, et nous devons tendre vers elles. D'autant plus grande est la tension de cet effort. Vous vous souvenez de la célèbre parole de Kant selon laquelle deux choses l'émerveillent: «le ciel étoilé au-dessus de nous et la loi morale en nous». Or les étoiles attirent l'homme vers le ciel avec une force inimaginable, mais elles sont aussi des repères sur la terre. Telle est la Loi nouvelle du Christ. D'un côté, nous comprenons combien il nous reste à grandir pour atteindre toute sa mesure; de l'autre, elle constitue un repère dans le monde des relations avec les hommes et avec Dieu.

Il y a ici, toutefois, un autre danger: faire un culte de cette inaccessibilité, de l'inaccessibilité, disons, du commandement d'aimer ses ennemis. À ce propos, on peut se souvenir d'un phénomène ambigu et encore controversé aujourd'hui, le tolstoïsme. Vous savez, il y a une propriété étonnante de la parole de Dieu. Elle est si complexe et si multidimensionnelle qu'elle n'acquiert sa vérité que dans toute son intégralité.

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Pour Lc 6:31-36
31 Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le pour eux pareillement.
32 Que si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on? Car même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
33 Et si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quel gré vous en saura-t-on? Même les pécheurs en font autant.
34 Et si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on? Même des pécheurs prêtent à des pécheurs afin de recevoir l'équivalent.
35 Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien attendre en retour. Votre récompense alors sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car il est bon, Lui, pour les ingrats et les méchants.
36 " Montrez-vous compatissants, comme votre Père est compatissant.
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Quand on est quelqu’un de bon, il est facile de prêter sans rien attendre en retour, surtout si la situation matérielle est plus ou moins stable. Même si tu comprends que tu te prives toi-même...  Lire la suite

Quand on est quelqu’un de bon, il est facile de prêter sans rien attendre en retour, surtout si la situation matérielle est plus ou moins stable. Même si tu comprends que tu te prives toi-même de quelque chose, au contraire, cela te fait en quelque sorte grandir à tes propres yeux. Mais voilà le piège. En retour, tu attends une croissance personnelle, premièrement ; tu attends la faveur de Dieu, deuxièmement ; la faveur des personnes envers qui tu as fait miséricorde, ou, si tu la fais anonymement, celle des personnes par l’intermédiaire desquelles tu la fais, troisièmement. Et se débarrasser de ces trois choses n’est pas du tout si simple ; cela paraît parfois même impossible.

Essayons de les analyser. Il semblerait que la faveur des hommes et de Dieu soit le signe d’un accroissement de l’amour entre nous — et que, par conséquent, elle se situe elle aussi dans le courant des commandements de Dieu, et qu’il n’y ait pas lieu d’en avoir honte ; mais en réalité, même si c’est très difficile à comprendre, il n’en est pas ainsi, car l’amour est par principe un acte entre deux personnes absolument égales. Le sentiment, chez celui qui est devenu l’objet de ta bienfaisance, qu’il t’est désormais redevable et qu’il n’a rien avec quoi te rendre, peut détruire les relations entre vous, même si extérieurement cela aura l’apparence de l’amour. Et c’est uniquement pour cela, uniquement pour ne pas détruire l’amour, qu’il vaut la peine de s’efforcer de toutes ses forces de faire en sorte que la personne à qui tu fais du bien — même si elle t’est très proche — ne sache pas que c’est toi, afin de ne pas ruiner cette égalité de l’amour qui existe entre vous.

Quant à la croissance personnelle… On peut, immédiatement après un acte de miséricorde, faire quelque chose qui raye aussitôt tout le bien ; on peut commettre quelque chose à cause de quoi aucune bonne œuvre ne sera plus portée au crédit. Nous, notre destinée dans l’éternité, restons toujours en question jusqu’à l’instant de notre mort — et qu’importe que nous ayons un peu grandi : c’est peut-être un pas en avant après lequel il y aura deux pas en arrière, sans même que nous nous en apercevions. Tout cela est donc bien peu de chose : croissance, chute... On ne peut pas garder en permanence la main sur le pouls, on ne peut pas tenir sans cesse une règle dans une main pour noter chaque jour de combien j’ai grandi, parce qu’on ne peut pas occuper ses mains : elles sont nécessaires pour agir. Comme le disent en plaisantant les physiciens expérimentateurs, pour toute opération raisonnable il faut trois mains. Ou au moins deux, mais sûrement pas une seule.

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Pour Lc 6:31-36
31 Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le pour eux pareillement.
32 Que si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on? Car même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
33 Et si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quel gré vous en saura-t-on? Même les pécheurs en font autant.
34 Et si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on? Même des pécheurs prêtent à des pécheurs afin de recevoir l'équivalent.
35 Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien attendre en retour. Votre récompense alors sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car il est bon, Lui, pour les ingrats et les méchants.
36 " Montrez-vous compatissants, comme votre Père est compatissant.
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Les commandements que le Seigneur Jésus donne à Ses disciples paraissent, au premier regard, impossibles et excessifs. Impossibles, parce que...  Lire la suite

Les commandements que le Seigneur Jésus donne à Ses disciples paraissent, au premier regard, impossibles et excessifs. Impossibles, parce qu'aucun homme n'est capable d'agir comme le commande le Seigneur. Excessifs, parce que notre mesure de la justice est étroite et limitée, et se contente de bien moins que de la miséricorde envers les ennemis. Bien sûr, comparée à la vantardise de Lamek, qui, dans la haute antiquité, se faisait un mérite d'avoir tué pour une seule égratignure reçue, la conception, entrée dans notre psychologie, d'une rétribution adéquate, le bien pour le bien et le mal pour le mal («oeil pour oeil, dent pour dent»), peut être considérée comme un grand progrès. Mais le Seigneur ne regarde pas du point de vue de la profondeur de la chute morale dont nous devons sortir, mais du point de vue de la hauteur vers laquelle nous devons monter. Il conclut Sa parole sur l'attitude envers les autres par un appel à être miséricordieux comme le Père est miséricordieux. En effet, c'est Dieu qui nous aime, nous qui sommes devenus Ses ennemis et L'avons rejeté; c'est Dieu qui donne infiniment à nous qui ne pouvons rien Lui rendre.

Nous pensons souvent que ces commandements sur l'amour des ennemis et la miséricorde envers ceux qui nous haïssent sont donnés «pour plus tard», qu'un jour nous «grandirons» assez pour devenir capables de les accomplir. Cette position n'est pas dépourvue de sens, mais elle reste loin d'être satisfaisante. Qui, en effet, peut «grandir» jusqu'à la perfection propre au Créateur? Et le temps de notre vie est si bref que nous n'avons pas la possibilité d'attendre. C'est pourquoi le Seigneur, qui connaît parfaitement notre nature, nous propose un principe étonnamment pratique: «en tout, ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux». On ne peut pas dire que ce soit facile à accomplir, mais lorsque nous essayons de comprendre comment nous devons agir dans une situation concrète, nous pouvons nous laisser guider par ce principe.

Le point principal où le Seigneur nous appelle à appliquer ce principe est le pardon. À de nombreuses reprises, Il répète que si nous voulons être pardonnés par Dieu et par les hommes, nous devons savoir pardonner nous-mêmes. Il est évident que le principe proposé par le Christ est beaucoup plus large qu'il ne paraît au premier regard. Il peut s'étendre non seulement aux relations avec les hommes, mais aussi aux relations avec le Tout-Puissant Lui-même. Autrement dit, en tout, comme nous voulons que Dieu agisse envers nous, nous devons agir ainsi envers Dieu et envers les hommes.

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Pour Lc 6:35-36
35 Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien attendre en retour. Votre récompense alors sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car il est bon, Lui, pour les ingrats et les méchants.
36 " Montrez-vous compatissants, comme votre Père est compatissant.
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C’est le plus difficile des commandements de Jésus. Allant à l’Eglise, la plupart de nous comprend ceci exactement comme cela, en ressentant leur désintéressement et leur cruauté. Et après...  Lire la suite

C’est le plus difficile des commandements de Jésus. Allant à l’Eglise, la plupart de nous comprend ceci exactement comme cela, en ressentant leur désintéressement et leur cruauté. Et après… nous nous habituons, nous devenons des chrétiens «habituels», l’amour envers l’ennemi est remplacé par «la non volonté de lui faire du mal», nous sommes prêts à rapprocher la charité de l’aumône, et nous opposons la proposition de prêter sans restitution aux mots de jésus «soyez sages comme des serpents». Alors nous oublions que ce commandement est le plus difficile à accomplir, nous arrêtons d’aspirer à l’inaccessible, on se renferme dans notre optimisme béat.

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Pour Lc 6:27-38
27 " Mais je vous le dis, à vous qui m'écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent,
28 bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous diffament.
29 À qui te frappe sur une joue, présente encore l'autre; à qui t'enlève ton manteau, ne refuse pas ta tunique.
30 À quiconque te demande, donne, et à qui t'enlève ton bien, ne le réclame pas.
31 Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le pour eux pareillement.
32 Que si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on? Car même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
33 Et si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quel gré vous en saura-t-on? Même les pécheurs en font autant.
34 Et si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on? Même des pécheurs prêtent à des pécheurs afin de recevoir l'équivalent.
35 Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien attendre en retour. Votre récompense alors sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car il est bon, Lui, pour les ingrats et les méchants.
36 " Montrez-vous compatissants, comme votre Père est compatissant.
37 Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés; remettez, et il vous sera remis.
38 Donnez, et l'on vous donnera ; c'est une bonne mesure, tassée, secouée, débordante, qu'on versera dans votre sein ; car de la mesure dont vous mesurez on mesurera pour vous en retour. "
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Les sceptiques qui s’élèvent contre le christianisme et les chrétiens parlent souvent d’intérêt personnel. Ils disent qu’en faisant le bien...  Lire la suite

Les sceptiques qui s’élèvent contre le christianisme et les chrétiens parlent souvent d’intérêt personnel. Ils disent qu’en faisant le bien, les chrétiens se préoccupent d’une récompense d’en haut, et qu’ils accomplissent tout « en vue des biens futurs promis ». Que leur répondre, puisque nous disons réellement à la suite de l’évangéliste : « ...et votre récompense sera grande » ?

Sans doute, la première chose à comprendre est que le Seigneur nous appelle à un désintéressement absolu. Et le passage d’aujourd’hui, dans lequel le Seigneur appelle à donner sans rien recevoir en retour, et même sans espérer recevoir quoi que ce soit, doit servir d’avertissement contre cette espérance pseudo-chrétienne en une rétribution posthume, ou en quelque autre rétribution du Seigneur.

C’est autre chose que le Seigneur soit juste. Et Sa justice est au-dessus de tout. Mais elle n’appartient qu’à Lui ; nous n’avons pas le droit de juger ni d’elle, ni de nous-mêmes à sa lumière. C’est précisément pourquoi le Seigneur dit : « À Moi la vengeance, et Moi, Je rendrai ». Dans ces paroles, il n’y a pas seulement la promesse du triomphe final du bien sur le mal, ou, plus exactement, de la conversion du mal en bien. Il y a aussi la condition de notre désintéressement devant Lui.

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Pour Lc 6:27-38
27 " Mais je vous le dis, à vous qui m'écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent,
28 bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous diffament.
29 À qui te frappe sur une joue, présente encore l'autre; à qui t'enlève ton manteau, ne refuse pas ta tunique.
30 À quiconque te demande, donne, et à qui t'enlève ton bien, ne le réclame pas.
31 Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le pour eux pareillement.
32 Que si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on? Car même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
33 Et si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quel gré vous en saura-t-on? Même les pécheurs en font autant.
34 Et si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on? Même des pécheurs prêtent à des pécheurs afin de recevoir l'équivalent.
35 Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien attendre en retour. Votre récompense alors sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car il est bon, Lui, pour les ingrats et les méchants.
36 " Montrez-vous compatissants, comme votre Père est compatissant.
37 Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés; remettez, et il vous sera remis.
38 Donnez, et l'on vous donnera ; c'est une bonne mesure, tassée, secouée, débordante, qu'on versera dans votre sein ; car de la mesure dont vous mesurez on mesurera pour vous en retour. "
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En poursuivant Sa prédication des béatitudes, le Christ dit ce qu’il faut précisément faire pour « être fils du Très-Haut »...  Lire la suite

En poursuivant Sa prédication des béatitudes, le Christ dit ce qu’il faut précisément faire pour « être fils du Très-Haut ». Si, dans les béatitudes, il était question des états de l’homme, des qualités et des propriétés qui lui sont propres, ici Jésus énumère une série d’actions que le chrétien doit accomplir. « Mais à vous qui écoutez, Je dis », s’adresse-t-Il à ceux qui ont déjà entendu et accepté les béatitudes radicales, contraires à la compréhension habituelle de la vie.

Il apparaît que le chrétien ne doit pas seulement accepter passivement la vie, mais aussi porter activement le Christ dans le monde. Bénir ceux qui maudissent, donner sa dernière tunique, présenter la joue... Le Seigneur, en disant : « Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux », appelle Ses disciples à accomplir des actions qui pourraient aussi inciter d’autres hommes à agir chrétiennement.

En répondant au mal par le bien, en essayant d’aimer là où règne la haine, en manifestant une véritable miséricorde envers nos prochains, nous ne faisons que donner aux autres ce que nous avons nous-mêmes reçu de Dieu comme Ses enfants.

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Pour Lc 6:36-38
36 " Montrez-vous compatissants, comme votre Père est compatissant.
37 Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés; remettez, et il vous sera remis.
38 Donnez, et l'on vous donnera ; c'est une bonne mesure, tassée, secouée, débordante, qu'on versera dans votre sein ; car de la mesure dont vous mesurez on mesurera pour vous en retour. "
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Tout homme connaît des moments où il prend conscience qu’il est pécheur. Daniel parle d’une faute commune, sans se dérober ni se justifier par le fait qu’il n’est pas le seul à avoir péché....  Lire la suite

Tout homme connaît des moments où il prend conscience qu’il est pécheur. Daniel parle d’une faute commune (Dn 9:5), sans se dérober ni se justifier par le fait qu’il n’est pas le seul à avoir péché. Et il oppose ces péchés non pas à quelque «oncle étranger», mais à la sainteté, à la beauté de Dieu lui-même. Daniel regarde le Seigneur, se purifiant sous son regard miséricordieux, qui sera manifesté au monde en Jésus.

Jésus parle lui aussi de la miséricorde de Dieu, rappelant aux Juifs les vérités de l’Ancien Testament. Mais il va plus loin: «Soyez miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux», appelant à l’action et à l’imitation. Le verset 38 paraît contradictoire, mais c’est ainsi que se présente la miséricorde de Dieu, sa loi. Dans la seconde partie du verset, nous lisons l’inégalité éternelle de nos relations avec Dieu: il ne peut tout simplement pas donner moins, moins que son Incarnation, son Amour et la Croix. C’est par ces dons qui sont les siens que nous éprouvons tout ce que nous accomplissons dans le monde.

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Pour Lc 6:12-19
12 Or il advint, en ces jours-là, qu'il s'en alla dans la montagne pour prier, et il passait toute la nuit à prier Dieu.
13 Lorsqu'il fit jour, il appela ses disciples et il en choisit douze, qu'il nomma apôtres:
14 Simon, qu'il nomma Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
15 Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote,
16 Judas fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître.
17 Descendant alors avec eux, il se tint sur un plateau. Il y avait là une foule nombreuse de ses disciples et une grande multitude de gens qui, de toute la Judée et de Jérusalem et du littoral de Tyr et de Sidon,
18 étaient venus pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux que tourmentaient des esprits impurs étaient guéris,
19 et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.
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Avant de choisir les douze apôtres parmi la foule nombreuse qui Le suivait, Jésus...  Lire la suite

Avant de choisir les douze apôtres parmi la foule nombreuse qui Le suivait, Jésus se rendit sur la montagne pour prier. À en juger par le fait qu’Il y passa toute la nuit, il s’agissait d’une décision très sérieuse et lourde de responsabilité. Il dota d’une grâce particulière ces hommes que l’évangéliste énumère par leur nom, car c’était à eux qu’il revenait de poser les fondements de l’Église future.

En énumérant ces noms, Luc nous fait nous souvenir de ce que nous savons déjà à leur sujet. Ce ne sont pas des personnages abstraits, mais des pêcheurs bien réels, des publicains, des hommes simples et sans instruction, des savants... Il devient alors évident que leur élection et leur statut particulier ne sont dus à aucun mérite de leur part, mais à la seule volonté de Dieu. Le Seigneur les a établis dans ce ministère et comptait agir Lui-même à travers eux.

Il nous arrive parfois de nous indigner et de nous demander pourquoi telle ou telle personne se trouve soudain choisie par Dieu, alors que, selon les critères terrestres, elle ne semble peut-être pas vraiment le mériter. Mais si nous nous rappelons comment le Seigneur a édifié Son Église, comment Il a agi selon Sa logique divine et non selon l’entendement humain, beaucoup de choses peuvent être acceptées.

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Pour Lc 6:12-19
12 Or il advint, en ces jours-là, qu'il s'en alla dans la montagne pour prier, et il passait toute la nuit à prier Dieu.
13 Lorsqu'il fit jour, il appela ses disciples et il en choisit douze, qu'il nomma apôtres:
14 Simon, qu'il nomma Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
15 Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote,
16 Judas fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître.
17 Descendant alors avec eux, il se tint sur un plateau. Il y avait là une foule nombreuse de ses disciples et une grande multitude de gens qui, de toute la Judée et de Jérusalem et du littoral de Tyr et de Sidon,
18 étaient venus pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux que tourmentaient des esprits impurs étaient guéris,
19 et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.
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Dans le Sermon sur la montagne, comme on appelle traditionnellement le passage de l’Évangile selon Luc qui suit notre lecture d’aujourd’hui...  Lire la suite

Dans le Sermon sur la montagne, comme on appelle traditionnellement le passage de l’Évangile selon Luc qui suit notre lecture d’aujourd’hui, le Seigneur explique à Ses auditeurs ce que sont la vie véritable et la justice véritable, ainsi que le sens et les fondements moraux de la vie. C’est précisément à propos de ces paroles du Christ que l’évangéliste remarque que tout le peuple cherchait à Le toucher, parce qu’une force sortait de Lui. Cette remarque est très importante, car nous devons nous souvenir que la vérité de Dieu possède une force réelle, et cela précisément parce qu’elle est la vérité.

Le Seigneur dit des choses qui sont loin d’être évidentes ; il est très difficile de comprendre et d’accepter Ses paroles, et plus difficile encore de les mettre en pratique. La béatitude des pauvres et des affamés, la joie de ceux qui sont persécutés pour la justice—rien de tout cela ne découle de l’expérience de la vie humaine. Mais il nous est donné de sentir et d’éprouver dans ces paroles de Jésus la force de la vie véritable, car elles ne sont pas une simple invention d’un esprit oisif, mais la parole de Dieu qui nous est adressée. Voilà pourquoi la vérité et la pureté dans nos relations les uns avec les autres deviennent le lieu où, parfois de manière tout à fait inattendue même pour nous, nous rencontrons le Dieu Vivant.

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Pour Lc 6:12-19
12 Or il advint, en ces jours-là, qu'il s'en alla dans la montagne pour prier, et il passait toute la nuit à prier Dieu.
13 Lorsqu'il fit jour, il appela ses disciples et il en choisit douze, qu'il nomma apôtres:
14 Simon, qu'il nomma Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
15 Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote,
16 Judas fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître.
17 Descendant alors avec eux, il se tint sur un plateau. Il y avait là une foule nombreuse de ses disciples et une grande multitude de gens qui, de toute la Judée et de Jérusalem et du littoral de Tyr et de Sidon,
18 étaient venus pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux que tourmentaient des esprits impurs étaient guéris,
19 et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.
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Dieu est vraiment avec nous en tout, Il a vraiment éprouvé comme homme tout ce que nous pouvons traverser, sauf le péché...  Lire la suite

Dieu est vraiment avec nous en tout, Il a vraiment éprouvé comme homme tout ce que nous pouvons traverser, sauf le péché. Il y a dans notre vie des situations où il nous semble que Dieu ne peut pas connaître cela. La peur? Mais au jardin de Gethsémani, Jésus «fut saisi d'effroi et d'angoisse». La tristesse? Dieu a pleuré sur Lazare. La difficulté du choix?

Nous ne savons pas si Jésus savait, en choisissant les apôtres, que l'un d'eux Le trahirait. Peut-être ne savait-Il pas lequel. Parce qu'il y a un choix. Nous avons la même liberté de choix que Dieu. Nous pouvons ne pas L'entendre et ne pas Lui obéir. Mais nous savons avec certitude que Dieu a traversé la difficulté du choix. Nous savons par ce texte qu'avant de choisir les douze apôtres, Jésus a parlé toute la nuit seul avec le Père. Il ne Lui a donc pas été simple de choisir. Il a traversé cela aussi. Et Il nous a montré l'exemple, Il nous a montré comment choisir.

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