35 Ce jour-là, le soir venu, il leur dit : " Passons sur l'autre rive. " |
36 Et laissant la foule, ils l'emmènent, comme il était, dans la barque; et il y avait d'autres barques avec lui. |
37 Survient alors une forte bourrasque, et les vagues se jetaient dans la barque, de sorte que déjà elle se remplissait. |
38 Et lui était à la poupe, dormant sur le coussin. Ils le réveillent et lui disent : " Maître, tu ne te soucies pas de ce que nous périssons ? " |
39 S'étant réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : " Silence ! Tais-toi ! " Et le vent tomba et il se fit un grand calme. |
40 Puis il leur dit : " Pourquoi avez-vous peur ainsi ? N'avez-vous pas encore de foi ? " |
41 Alors ils furent saisis d'une grande crainte et ils se disaient les uns aux autres : " Qui est-il donc celui-là, que même le vent et la mer lui obéissent ? " |
Dans le récit où Jésus apaise la tempête qui s’est levée, le plus intéressant est le dialogue entre le Maître et les disciples. Il leur reproche leur peu de foi, et eux, stupéfaits par ce qui s’est passé, tentent de comprendre: qui est-Il donc, pour qu’Il ait pouvoir même sur les éléments? Comme on le voit, l’évangéliste met l’accent dans son récit précisément sur ce malentendu, on ne saurait l’appeler autrement, entre Jésus et les apôtres. Il ne s’agit pas du fait que les disciples n’arrivent pas à comprendre Qui est devant eux. Il s’agit du fait qu’ils ne sont pas capables de concentrer leur attention spirituelle sur ce qui est nécessaire pour comprendre adéquatement la situation. Dans leurs âmes vit encore la peur d’une mort inévitable éprouvée pendant la tempête, sur laquelle se superpose une terreur mystique, presque superstitieuse, devant la force que possède leur Maître. Lui veut faire passer leur regard spirituel de l’extérieur à l’intérieur, des effets au sens de ce qui arrive. C’est pourquoi Il leur parle de foi, de confiance, sans laquelle il n’y a pas de Royaume, qu’il s’agisse de confiance en Dieu, dans le Christ ou envers le prochain.
Si les disciples avaient eu assez de confiance et d’intégrité intérieure, sans laquelle, comme sans la confiance, il n’y a pas lieu de parler de foi, la tempête se serait calmée selon leur foi, sans l’intervention de Jésus. Mais le problème est justement que cette intégrité intérieure, chez les apôtres, n’existe pas encore, comme on le voit. Ils ont assez de foi pour suivre le Maître, mais pas assez pour demeurer dans l’espace spirituel du Royaume. Cet espace spirituel même où il n’y a pas de place pour la tempête, où les éléments sont entièrement soumis à la volonté humaine, à la volonté non seulement du Messie, mais de tout homme vivant de la vie du Royaume. Si les disciples avaient été enracinés dans le Royaume, ils n’auraient pas eu à réveiller le Maître: la tempête se serait apaisée sur l’ordre de l’un d’eux, et peut-être même n’aurait-elle pas commencé.
Bien sûr, dans le Royaume aussi, les relations entre le Christ et chacun de Ses disciples demeurent non moins étroites que dans le monde non transfiguré. Là, elles se révèlent même encore plus profondes, conscientes et intenses que dans ce monde-ci. Mais le Christ n’a pas besoin de tirer par la main l’homme enraciné dans le Royaume de chaque situation difficile, ne serait-ce que parce que, dans la vie d’un homme enraciné dans le Royaume, il n’y a pas de situations difficiles fortuites. C’est bien cette pensée, semble-t-il, que Jésus tente de faire parvenir à Ses disciples.
Mais leur attention est entièrement absorbée par la force extraordinaire manifestée par leur Maître. Rien d’étonnant à cela: la force attire toujours plus l’attention que le Royaume. Et pour apprendre à voir le Royaume, il faut que le souffle du Royaume touche l’homme et change son cœur. Comme cela arriva aux apôtres le jour de la Pentecôte.
35 Ce jour-là, le soir venu, il leur dit : " Passons sur l'autre rive. " |
36 Et laissant la foule, ils l'emmènent, comme il était, dans la barque; et il y avait d'autres barques avec lui. |
37 Survient alors une forte bourrasque, et les vagues se jetaient dans la barque, de sorte que déjà elle se remplissait. |
38 Et lui était à la poupe, dormant sur le coussin. Ils le réveillent et lui disent : " Maître, tu ne te soucies pas de ce que nous périssons ? " |
39 S'étant réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : " Silence ! Tais-toi ! " Et le vent tomba et il se fit un grand calme. |
40 Puis il leur dit : " Pourquoi avez-vous peur ainsi ? N'avez-vous pas encore de foi ? " |
41 Alors ils furent saisis d'une grande crainte et ils se disaient les uns aux autres : " Qui est-il donc celui-là, que même le vent et la mer lui obéissent ? " |
L’apaisement de la tempête par Jésus a sans aucun doute laissé aux disciples une impression ineffaçable. Aucun des grands prophètes d’Israël n’aurait pu faire cela : eux aussi, bien sûr, accomplissaient parfois des miracles — ou plutôt, Dieu accomplissait parfois des miracles à leur prière —, mais personne encore n’était parvenu à apaiser d’un seul mot un lac déchaîné. Bien sûr, la force de Dieu, agissant à travers Jésus dans toute sa plénitude, pouvait faire absolument tout : Dieu est le maître total et souverain de Son monde. Ici, cependant, il ne s’agissait pas seulement de l’action de la force de Dieu ; le souffle du Royaume s’y faisait sentir, ce qui était particulièrement important et actuel.
En effet : l’humanité s’est trouvée confrontée aux manifestations de la force de Dieu dès le commencement de son existence, et la chute n’y a rien changé de fondamental : Dieu est Dieu, Il demeure Dieu après la chute, et Son action reste la même qu’elle a toujours été. Ce qui est différent, c’est que l’homme, après la chute, perçoit autrement l’action de la force de Dieu, souvent sans même comprendre quelle est cette force ni d’où elle vient. La force de Dieu, en elle-même, ne change pas toujours l’homme, et encore moins le change-t-elle toujours radicalement. Pour un changement radical, il faut la participation consciente de l’homme lui-même au processus, en premier lieu de sa volonté ; or une telle participation, pour l’homme déchu, se révèle souvent une tâche qui, si elle est soluble, est extrêmement difficile. Voilà pourquoi les miracles, en tout temps, ont été relativement rares dans le monde déchu.
Il serait plus juste de dire que peu de gens les voyaient : car on ne peut voir un miracle que lorsque le cœur est ouvert à Dieu, lorsque le grand monde de Dieu est une réalité pour l’homme, et qu’il vit précisément dans ce monde-là, et non dans le petit monde de l’homme déchu, séparé du monde de Dieu. Avant la venue du Christ, ce petit monde déchu, qui nous paraît parfois grand, était complètement isolé du grand monde de Dieu, que l’on appelle le Royaume. En ces temps-là, les miracles n’existaient que pour ceux pour qui Dieu et Sa présence dans le monde étaient une réalité indubitable et absolue.
Maintenant, avec la venue du Christ, la situation a changé. Sa venue a brisé la barrière, a détruit cette séparation de notre monde déchu d’avec le Royaume qui existait auparavant. Désormais, le miracle est devenu une réalité objective : et tous voient l’apaisement de la tempête, indépendamment de leur état et de leur attitude envers Dieu et envers le Christ. Le Royaume, sa force et son souffle sont devenus partie intégrante de notre monde. Extérieurement, rien de particulier ne s’est produit, mais en réalité tout a changé.
35 Ce jour-là, le soir venu, il leur dit : " Passons sur l'autre rive. " |
36 Et laissant la foule, ils l'emmènent, comme il était, dans la barque; et il y avait d'autres barques avec lui. |
37 Survient alors une forte bourrasque, et les vagues se jetaient dans la barque, de sorte que déjà elle se remplissait. |
38 Et lui était à la poupe, dormant sur le coussin. Ils le réveillent et lui disent : " Maître, tu ne te soucies pas de ce que nous périssons ? " |
39 S'étant réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : " Silence ! Tais-toi ! " Et le vent tomba et il se fit un grand calme. |
40 Puis il leur dit : " Pourquoi avez-vous peur ainsi ? N'avez-vous pas encore de foi ? " |
41 Alors ils furent saisis d'une grande crainte et ils se disaient les uns aux autres : " Qui est-il donc celui-là, que même le vent et la mer lui obéissent ? " |
Que signifie la foi dont parle aujourd'hui le Sauveur ? Elle semble être le contraire de la peur, de la pusillanimité et de l'incertitude devant l'avenir. Pourtant, Il nous met Lui-même en garde contre le souci de l'avenir, des besoins du lendemain... Ainsi, tout ce qui nous reste sur la mer agitée de notre vie, c'est l'espérance en Lui, la confiance dans le Maître, même lorsqu'Il semble dormir. En effet, il nous arrive de ne voir aucune action manifeste du Christ dans nos situations de détresse, de ne pas voir Son secours, de ne pas sentir Sa présence. Mais il nous reste la foi que nous sommes avec Lui dans la même barque ; et s'il en est ainsi, aucun naufrage ne nous menace. Voilà ce qui doit être le remède à nos peurs, à nos dépressions et à notre pusillanimité. Voilà la foi en l'invisible, qui est pourtant bien plus réel que toutes les tempêtes, tous les vents et toutes les vagues de la mer.
21 Et il leur disait : " Est-ce que la lampe vient pour qu'on la mette sous le boisseau ou sous le lit ? N'est-ce pas pour qu'on la mette sur le lampadaire ? |
22 Car il n'y a rien de caché qui ne doive être manifesté et rien n'est demeuré secret que pour venir au grand jour. |
23 Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende ! " |
24 Et il leur disait : " Prenez garde à ce que vous entendez ! De la mesure dont vous mesurez, on mesurera pour vous, et on vous donnera encore plus. |
25 Car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé. " |
26 Et il disait : " Il en est du Royaume de Dieu comme d'un homme qui aurait jeté du grain en terre : |
27 qu'il dorme et qu'il se lève, nuit et jour, la semence germe et pousse, il ne sait comment. |
28 D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, puis plein de blé dans l'épi. |
29 Et quand le fruit s'y prête, aussitôt il y met la faucille, parce que la moisson est à point. " |
30 Et il disait : " Comment allons-nous comparer le Royaume de Dieu ? ou par quelle parabole allons-nous le figurer ? |
31 C'est comme un grain de sénevé qui, lorsqu'on le sème sur la terre, est la plus petite de toutes les graines qui sont sur la terre; |
32 mais une fois semé, il monte et devient la plus grande de toutes les plantes potagères, et il pousse de grandes branches, au point que les oiseaux du ciel peuvent s'abriter sous son ombre. " |
33 C'est par un grand nombre de paraboles de ce genre qu'il leur annonçait la Parole selon qu'ils pouvaient l'entendre; |
34 et il ne leur parlait pas sans parabole, mais, en particulier, il expliquait tout à ses disciples. |
35 Ce jour-là, le soir venu, il leur dit : " Passons sur l'autre rive. " |
36 Et laissant la foule, ils l'emmènent, comme il était, dans la barque; et il y avait d'autres barques avec lui. |
37 Survient alors une forte bourrasque, et les vagues se jetaient dans la barque, de sorte que déjà elle se remplissait. |
38 Et lui était à la poupe, dormant sur le coussin. Ils le réveillent et lui disent : " Maître, tu ne te soucies pas de ce que nous périssons ? " |
39 S'étant réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : " Silence ! Tais-toi ! " Et le vent tomba et il se fit un grand calme. |
40 Puis il leur dit : " Pourquoi avez-vous peur ainsi ? N'avez-vous pas encore de foi ? " |
41 Alors ils furent saisis d'une grande crainte et ils se disaient les uns aux autres : " Qui est-il donc celui-là, que même le vent et la mer lui obéissent ? " |
La lecture d'aujourd'hui nous parle des paraboles de Jésus, où Il décrit la venue progressive et imperceptible du Royaume de Dieu, qui pourtant, à la fin, devient si visible qu'il est impossible de ne pas y prêter attention. Dans ces paraboles revient sans cesse l'image du grain qui germe, image très répandue dans l'antiquité dans tous les pays du Proche-Orient, de l'Égypte à la Babylonie. Le grain qui germe y est devenu le symbole d'une vie éternelle, sans cesse renouvelée, qui s'oppose à la mort et la vainc. Il n'est pas étonnant que Jésus utilise cette image pour décrire le Royaume de Dieu, car dans le Royaume de Dieu chacun reçoit toute la plénitude de vie que l'on puisse imaginer, et la mort n'y a pas de place. Mais il ne vient pas tout de suite, de sorte que le commencement de sa venue n'est pas visible à tous. De toute évidence, pour que le Royaume de Dieu se révèle dans toute sa plénitude, il faut du temps, et c'est précisément ce que dit Jésus en le comparant à une graine d'abord imperceptible, qui devient ensuite un arbre visible de tous. Dans ce même passage est mentionné l'apaisement par Jésus de la tempête qui s'était levée sur le lac de Génésareth tandis qu'Il passait avec Ses disciples sur l'autre rive, du côté opposé à la Galilée. Il faut noter que les tempêtes sont fréquentes sur le lac de Génésareth, surtout en hiver. Les hivers en Galilée sont doux, la température descend rarement au-dessous de +10 même en janvier, mais les vents y soufflent fort, et sur le lac de Génésareth, qui n'est nullement petit, il se produit de véritables tempêtes. Les barques de pêche, même assez grandes, ne sont tout de même pas aussi grandes que de véritables navires de mer, et de telles tempêtes représentent pour elles un danger sérieux. Des pêcheurs surpris par la tempête loin du rivage pouvaient être réellement menacés de mort, même si la scène ne se déroulait pas en mer. C'est l'une de ces tempêtes que Jésus apaise, sauvant la vie de Ses compagnons.
21 Et il leur disait : " Est-ce que la lampe vient pour qu'on la mette sous le boisseau ou sous le lit ? N'est-ce pas pour qu'on la mette sur le lampadaire ? |
22 Car il n'y a rien de caché qui ne doive être manifesté et rien n'est demeuré secret que pour venir au grand jour. |
23 Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende ! " |
24 Et il leur disait : " Prenez garde à ce que vous entendez ! De la mesure dont vous mesurez, on mesurera pour vous, et on vous donnera encore plus. |
25 Car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé. " |
26 Et il disait : " Il en est du Royaume de Dieu comme d'un homme qui aurait jeté du grain en terre : |
27 qu'il dorme et qu'il se lève, nuit et jour, la semence germe et pousse, il ne sait comment. |
28 D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, puis plein de blé dans l'épi. |
29 Et quand le fruit s'y prête, aussitôt il y met la faucille, parce que la moisson est à point. " |
30 Et il disait : " Comment allons-nous comparer le Royaume de Dieu ? ou par quelle parabole allons-nous le figurer ? |
31 C'est comme un grain de sénevé qui, lorsqu'on le sème sur la terre, est la plus petite de toutes les graines qui sont sur la terre; |
32 mais une fois semé, il monte et devient la plus grande de toutes les plantes potagères, et il pousse de grandes branches, au point que les oiseaux du ciel peuvent s'abriter sous son ombre. " |
33 C'est par un grand nombre de paraboles de ce genre qu'il leur annonçait la Parole selon qu'ils pouvaient l'entendre; |
34 et il ne leur parlait pas sans parabole, mais, en particulier, il expliquait tout à ses disciples. |
35 Ce jour-là, le soir venu, il leur dit : " Passons sur l'autre rive. " |
36 Et laissant la foule, ils l'emmènent, comme il était, dans la barque; et il y avait d'autres barques avec lui. |
37 Survient alors une forte bourrasque, et les vagues se jetaient dans la barque, de sorte que déjà elle se remplissait. |
38 Et lui était à la poupe, dormant sur le coussin. Ils le réveillent et lui disent : " Maître, tu ne te soucies pas de ce que nous périssons ? " |
39 S'étant réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : " Silence ! Tais-toi ! " Et le vent tomba et il se fit un grand calme. |
40 Puis il leur dit : " Pourquoi avez-vous peur ainsi ? N'avez-vous pas encore de foi ? " |
41 Alors ils furent saisis d'une grande crainte et ils se disaient les uns aux autres : " Qui est-il donc celui-là, que même le vent et la mer lui obéissent ? " |
Aujourd'hui le Seigneur nous adresse l'une des questions les plus importantes : « Comment écoutons-nous ? » Nous lisons régulièrement la Bible, nous visitons même des sites bibliques sur Internet, mais avons-nous des oreilles pour recevoir la Parole, la faire germer dans notre cœur et porter du fruit ?
Le Seigneur dit : « De la mesure dont vous mesurez, on mesurera pour vous, et il vous sera ajouté, à vous qui écoutez ». Au fond, cela signifie ceci : ce qu'une personne veut trouver dans l'Écriture (et plus généralement dans la révélation de Dieu), c'est cela qu'elle trouvera. La Bible peut nous fournir une matière extrêmement riche sur l'histoire, la littérature, la philologie, la mystique, et ainsi de suite ; mais seul celui qui y cherche la connaissance de Dieu (c'est-à-dire des relations vivantes et personnelles avec Lui, fondées sur la confiance et l'amour) pourra trouver Dieu dans la lecture de la Sainte Écriture.
Et c'est ici que prennent sens les paroles selon lesquelles « à celui qui a, il sera donné ». Dans l'écoute et la compréhension de la Parole de Dieu, nous ne pouvons qu'approfondir et multiplier ce que nous avons déjà, c'est-à-dire que nous devons nous en approcher dans une relation déjà existante avec Dieu, dans la foi et la prière.
Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible. Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit. | ||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||