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RÉFLEXIONS pour Lc 2:49

49 Et il leur dit : " Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? "
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Le Seigneur Jésus âgé de douze ans, resté dans le Temple de Jérusalem, répond à la question douloureuse de Sa très pure Mère en parlant de la Maison de Son Père. C'est la Maison où Il doit demeurer. Peut-être la pensée de cela a-t-elle servi de base à la révélation du Livre des Proverbes : « La Sagesse s'est bâti une maison... ». L'évangéliste dessine aussitôt deux tableaux : les maîtres et les scribes s'étonnent de la sagesse de Jésus, tandis que Ses parents, bouleversés, Le cherchent dans la ville. Sa réponse à Sa Mère ressemble à une énigme : où donc un garçon devrait-il être, sinon chez son père ? L'homme doit vivre chez lui. Déjà alors, le Seigneur commence à révéler aux hommes Son origine et Sa vocation : Il est la Sagesse de Dieu et le Fils de Dieu.

Mais il y a encore un aspect important de cet événement. Le Seigneur parle de la Maison qui appartient à Son Père céleste ; à proprement parler, c'est précisément cela que notre langue appelle la « patrie ». Et en lisant que Sa patrie est le ciel, ne devons-nous pas nous demander où se trouve notre patrie ? Non pas le territoire où vit le peuple qui nous a engendrés, mais la patrie au sens plus profond : d'où venons-nous, et où est la maison que nous pourrions appeler notre demeure éternelle ? En essayant de trouver la réponse à cette question, nous comprenons que, grâce à l'Incarnation du Fils de Dieu, Sa patrie devient aussi la nôtre, et que par Lui nous acquérons la Maison éternelle.

Autres notes

 
Pour Lc 2:49
49 Et il leur dit : " Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? "
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Resté dans le temple de Jérusalem, le Seigneur Jésus qui n’a que douze ans en ce moment parle de la Maison de Son Père en réponse à la question lugubre de Sa Sainte Mère. C’est dans cette Maison qu’Il va demeurer...  Lire la suite

Resté dans le temple de Jérusalem, le Seigneur Jésus qui n’a que douze ans en ce moment parle de la Maison de Son Père en réponse à la question lugubre de Sa Sainte Mère. C’est dans cette Maison qu’Il va demeurer. Cette pensée a peut être servir de base pour la révélation du livre des proverbes: «la Sagesse a bâti Sa maison…». L’évangéliste fait ressortir deux scènes: les maitres et les scribes sont stupéfaits de la sagesse de Jésus d’une part, et d’autre part Ses parents qui dans l’émoi Le cherche dans toute la ville. Sa réponse à Sa mère ressemble à une énigme: où peut encore être un petit garçon, si ce n’est dans la maison de son père? L’homme doit vivre chez lui, dans sa maison. Jésus commence déjà ici à ouvrir aux gens Son origine et Sa vocation: Il est le Dieu de la Sagesse et le Fils de Dieu.

Il y a encore un autre important aspect de cet événement. Le Seigneur parle de la Maison, appartenant à Son Père Céleste – c’est en effet ce qui est appelé dans notre langage «patrie». Ne devrons-nous pas nous poser la question à savoir où se trouve notre patrie, en lisant que la Patrie de Jésus est au ciel? On ne parle pas du territoire où ont vécu nos ancêtres et nous mêmes aujourd’hui, on parle de la patrie dans un sens plus large. D’où venons-nous et où se trouve la maison que nous pouvions appeler notre demeure éternelle? Lorsque nous essayons de trouver la réponse à cette question, nous comprenons que la patrie du Fils de Dieu devient la notre et que par Lui nous retrouvons la maison éternelle, tout ceci grâce à Son Incarnation.

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Pour Lc 2:41-52
41 Ses parents se rendaient chaque année à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
42 Et lorsqu'il eut douze ans, ils y montèrent, comme c'était la coutume pour la fête.
43 Une fois les jours écoulés, alors qu'ils s'en retournaient, l'enfant Jésus resta à Jérusalem à l'insu de ses parents.
44 Le croyant dans la caravane, ils firent une journée de chemin, puis ils se mirent à le rechercher parmi leurs parents et connaissances.
45 Ne l'ayant pas trouvé, ils revinrent, toujours à sa recherche, à Jérusalem.
46 Et il advint, au bout de trois jours, qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant;
47 et tous ceux qui l'entendaient étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses.
48 A sa vue, ils furent saisis d'émotion, et sa mère lui dit : " Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois ! ton père et moi, nous te cherchons, angoissés. "
49 Et il leur dit : " Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? "
50 Mais eux ne comprirent pas la parole qu'il venait de leur dire.
51 Il redescendit alors avec eux et revint à Nazareth; et il leur était soumis. Et sa mère gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur.
52 Quant à Jésus, il croissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes.
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La vie de Jésus entre la Nativité et Son entrée dans la prédication nous est fermée, mais le récit du voyage à Jérusalem nous donne...  Lire la suite

La vie de Jésus entre la Nativité et Son entrée dans la prédication nous est fermée, mais le récit du voyage à Jérusalem nous donne l'unique éclaircie dans le brouillard. Pourquoi donc seul cet épisode de l'enfance du Sauveur a-t-il été inclus par l'évangéliste dans son récit? Guère seulement parce qu'aucune autre information ne s'était conservée au moment de la rédaction du texte; plutôt en raison de l'importance de cet épisode précis pour comprendre les événements ultérieurs. Car nous avons devant nous le témoignage que, dès l'enfance, Jésus avait conscience de Sa mission.

Jésus devait être sociable dans son enfance, sinon il serait difficile d'expliquer pourquoi, au début, Marie et Joseph, pensant qu'Il marchait avec des parents et des compatriotes, ne se sont pas inquiétés de Son absence. Nous pouvons donc conclure que, dès l'enfance, Il savait communiquer avec des gens très différents, et que la conversation dans le temple a préfiguré Son enseignement à venir. Quant au fait que le temple soit la maison de Son Père, en témoignent non seulement Ses paroles, mais aussi le naturel avec lequel Il se tenait dans le temple. Et beaucoup de commentateurs conseillent de regarder aussi Son absence de trois jours parmi Ses proches comme une préfiguration de Son absence sur terre après le Golgotha...

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Pour Lc 2:40-52
40 Cependant l'enfant grandissait, se fortifiait et se remplissait de sagesse. Et la grâce de Dieu était sur lui.
41 Ses parents se rendaient chaque année à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
42 Et lorsqu'il eut douze ans, ils y montèrent, comme c'était la coutume pour la fête.
43 Une fois les jours écoulés, alors qu'ils s'en retournaient, l'enfant Jésus resta à Jérusalem à l'insu de ses parents.
44 Le croyant dans la caravane, ils firent une journée de chemin, puis ils se mirent à le rechercher parmi leurs parents et connaissances.
45 Ne l'ayant pas trouvé, ils revinrent, toujours à sa recherche, à Jérusalem.
46 Et il advint, au bout de trois jours, qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant;
47 et tous ceux qui l'entendaient étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses.
48 A sa vue, ils furent saisis d'émotion, et sa mère lui dit : " Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois ! ton père et moi, nous te cherchons, angoissés. "
49 Et il leur dit : " Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? "
50 Mais eux ne comprirent pas la parole qu'il venait de leur dire.
51 Il redescendit alors avec eux et revint à Nazareth; et il leur était soumis. Et sa mère gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur.
52 Quant à Jésus, il croissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes.
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Pourquoi le Christ a-t-il reçu la circoncision, quel est le sens spirituel de cet événement ? On peut bien sûr dire qu'Il était alors tout petit. Mais Il a laissé cela arriver, et donc...  Lire la suite

Pourquoi le Christ a-t-il reçu la circoncision, quel est le sens spirituel de cet événement ? On peut bien sûr dire qu'Il était alors tout petit. Mais Il a laissé cela arriver, et donc, bien qu'Il fût petit, cet événement a un contenu spirituel. Lequel ? Était-ce pour confirmer que « le salut vient des Juifs » (Jn 4:22) ? Ou pour parcourir tout le chemin de Son abaissement, en Se limitant non seulement par l'apparence humaine, mais aussi par toute la finitude de la culture humaine ?

Il est également certain qu'Il savait qu'après Lui viendrait l'apôtre Paul, qui reprendrait sévèrement tous ceux qui ne comprennent pas toute la limite de ce rite, comme de tout rite en général. Dans la seule Épître aux Romains, il en parle plus d'une fois (voir les chapitres 2, 3, 4). Par exemple : « ce n'est pas celui qui en a les dehors qui est Juif, et la circoncision n'est pas celle qui est extérieure, dans la chair » (Rm 2:28), ou encore : « la circoncision n'est rien, et l'incirconcision n'est rien ; ce qui compte, c'est l'observation des commandements de Dieu » (1 Co 7:19).

Le Seigneur le savait et a pourtant permis que Sa circoncision ait lieu. C'est là Son humilité devant la Loi, qu'Il est venu accomplir (Mt 5:17), et c'est précisément ce qui permet à l'apôtre Paul de dire : « en Lui vous avez été circoncis d'une circoncision qui n'est pas faite de main d'homme, par le dépouillement du corps de la chair, par la circoncision du Christ » (Col 2:11).

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Pour Lc 2:21-52
21 Et lorsque furent accomplis les huit jours pour sa circoncision, il fut appelé du nom de Jésus, nom indiqué par l'ange avant sa conception.
22 Et lorsque furent accomplis les jours pour leur purification, selon la Loi de Moïse, ils l'emmenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
23 selon qu'il est écrit dans la Loi du Seigneur : Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur,
24 et pour offrir en sacrifice, suivant ce qui est dit dans la Loi du Seigneur, un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes.
25 Et voici qu'il y avait à Jérusalem un homme du nom de Syméon. Cet homme était juste et pieux; il attendait la consolation d'Israël et l'Esprit Saint reposait sur lui.
26 Et il avait été divinement averti par l'Esprit Saint qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Christ du Seigneur.
27 Il vint donc au Temple, poussé par l'Esprit, et quand les parents apportèrent le petit enfant Jésus pour accomplir les prescriptions de la Loi à son égard,
28 il le reçut dans ses bras, bénit Dieu et dit :
29 " Maintenant, Souverain Maître, tu peux, selon ta parole, laisser ton serviteur s'en aller en paix ;
30 car mes yeux ont vu ton salut,
31 que tu as préparé à la face de tous les peuples,
32 lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël. "
33 Son père et sa mère étaient dans l'étonnement de ce qui se disait de lui.
34 Syméon les bénit et dit à Marie, sa mère : " Vois ! cet enfant doit amener la chute et le relèvement d'un grand nombre en Israël ; il doit être un signe en butte à la contradiction -
35 et toi-même, une épée te transpercera l'âme ! - afin que se révèlent les pensées intimes de bien des cœurs. "
36 Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanouel, de la tribu d'Aser. Elle était fort avancée en âge. Après avoir, depuis sa virginité, vécu sept ans avec son mari,
37 elle était restée veuve; parvenue à l'âge de quatre-vingt-quatre ans, elle ne quittait pas le Temple, servant Dieu nuit et jour dans le jeûne et la prière.
38 Survenant à cette heure même, elle louait Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
39 Et quand ils eurent accompli tout ce qui était conforme à la Loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville.
40 Cependant l'enfant grandissait, se fortifiait et se remplissait de sagesse. Et la grâce de Dieu était sur lui.
41 Ses parents se rendaient chaque année à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
42 Et lorsqu'il eut douze ans, ils y montèrent, comme c'était la coutume pour la fête.
43 Une fois les jours écoulés, alors qu'ils s'en retournaient, l'enfant Jésus resta à Jérusalem à l'insu de ses parents.
44 Le croyant dans la caravane, ils firent une journée de chemin, puis ils se mirent à le rechercher parmi leurs parents et connaissances.
45 Ne l'ayant pas trouvé, ils revinrent, toujours à sa recherche, à Jérusalem.
46 Et il advint, au bout de trois jours, qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant;
47 et tous ceux qui l'entendaient étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses.
48 A sa vue, ils furent saisis d'émotion, et sa mère lui dit : " Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois ! ton père et moi, nous te cherchons, angoissés. "
49 Et il leur dit : " Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? "
50 Mais eux ne comprirent pas la parole qu'il venait de leur dire.
51 Il redescendit alors avec eux et revint à Nazareth; et il leur était soumis. Et sa mère gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur.
52 Quant à Jésus, il croissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes.
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La lecture d’aujourd’hui poursuit le récit des témoignages liés à la Nativité. Et si les premiers témoins furent...  Lire la suite

La lecture d’aujourd’hui poursuit le récit des témoignages liés à la Nativité. Et si les premiers témoins furent les bergers, voici que viennent maintenant à leur place les justes et les prophètes. À première vue, ces gens ne ressemblent pas du tout à de simples bergers. Mais il y a quelque chose de commun qui les unit : tous attendent le Messie et sont prêts à L’accueillir tel qu’Il est. Pour le prophète, ce qui compte le plus est la révélation reçue de Dieu ; il entend Dieu directement, et la question de savoir s’il peut faire confiance à ce qu’il a entendu ne se pose pas pour lui.

L’expérience prophétique de la communication directe avec Dieu est bien sûr chaque fois unique, mais malgré toute son unicité, aucun de ceux qui ont eu à entendre la voix de Dieu ne se demandait, comme disent les théologiens modernes, s’il fallait une vérification théologique : tout prophète reçoit la révélation obtenue comme une indication directe pour agir. Et si Dieu désigne l’enfant porté au Temple comme le Messie, alors cet enfant est réellement le Messie, quoi que l’on dise et quels que soient les doutes exprimés à ce sujet par les rabbins savants et les enseignants de la Torah.

La justice est un phénomène d’un autre ordre, mais il est souvent donné au juste, lui aussi, d’entendre Dieu. Et si parfois son ouïe mystique n’est pas aussi aiguë que celle du prophète, l’habitude de faire confiance à Dieu sans réserve aide le juste à s’assurer de l’authenticité de la révélation reçue. Ces personnes sont apparentées aux simples bergers non seulement par l’attente du Messie, mais aussi par leur attitude envers Dieu et envers la volonté de Dieu. On pourrait dire que, contrairement par exemple à ces mêmes pharisiens, elles sont peu religieuses. Bien sûr, elles sont toutes membres de la Synagogue, mais là, visiblement, elles ne sont pas au premier rang : il y a là des gens dont l’activité les rend peu visibles, et parfois même tout à fait invisibles.

Dans les controverses théologiques et politico-religieuses, si fréquentes dans les synagogues des temps évangéliques, elles ne participent, semble-t-il, que rarement et à contrecœur, ou pas du tout. Elles n’appartiennent à aucune école religieuse et, peut-être, n’ont même pas ce qu’on appelle ordinairement une vision religieuse du monde. Elles font simplement confiance à Dieu, qui est depuis longtemps devenu le centre et le sens de leur vie, et elles vivent en écoutant attentivement ce qu’Il leur dira. Ou bien elles gardent leurs troupeaux, comme les bergers de Bethléem. Certes, comparées aux théologiens savants, elles peuvent paraître simples et même, comme les bergers, ignorantes. Mais en revanche, elles n’auront aucun problème d’interprétation théologique de ce qu’elles ont entendu de Dieu. Ni de doutes superflus sur la fiabilité de ce qu’elles ont entendu. Voilà pourquoi il leur est donné de voir le Messie avant les autres. Y compris avant ceux qui étaient certains de Le voir les premiers.

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Pour Lc 2:21-52
21 Et lorsque furent accomplis les huit jours pour sa circoncision, il fut appelé du nom de Jésus, nom indiqué par l'ange avant sa conception.
22 Et lorsque furent accomplis les jours pour leur purification, selon la Loi de Moïse, ils l'emmenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
23 selon qu'il est écrit dans la Loi du Seigneur : Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur,
24 et pour offrir en sacrifice, suivant ce qui est dit dans la Loi du Seigneur, un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes.
25 Et voici qu'il y avait à Jérusalem un homme du nom de Syméon. Cet homme était juste et pieux; il attendait la consolation d'Israël et l'Esprit Saint reposait sur lui.
26 Et il avait été divinement averti par l'Esprit Saint qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Christ du Seigneur.
27 Il vint donc au Temple, poussé par l'Esprit, et quand les parents apportèrent le petit enfant Jésus pour accomplir les prescriptions de la Loi à son égard,
28 il le reçut dans ses bras, bénit Dieu et dit :
29 " Maintenant, Souverain Maître, tu peux, selon ta parole, laisser ton serviteur s'en aller en paix ;
30 car mes yeux ont vu ton salut,
31 que tu as préparé à la face de tous les peuples,
32 lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël. "
33 Son père et sa mère étaient dans l'étonnement de ce qui se disait de lui.
34 Syméon les bénit et dit à Marie, sa mère : " Vois ! cet enfant doit amener la chute et le relèvement d'un grand nombre en Israël ; il doit être un signe en butte à la contradiction -
35 et toi-même, une épée te transpercera l'âme ! - afin que se révèlent les pensées intimes de bien des cœurs. "
36 Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanouel, de la tribu d'Aser. Elle était fort avancée en âge. Après avoir, depuis sa virginité, vécu sept ans avec son mari,
37 elle était restée veuve; parvenue à l'âge de quatre-vingt-quatre ans, elle ne quittait pas le Temple, servant Dieu nuit et jour dans le jeûne et la prière.
38 Survenant à cette heure même, elle louait Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
39 Et quand ils eurent accompli tout ce qui était conforme à la Loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville.
40 Cependant l'enfant grandissait, se fortifiait et se remplissait de sagesse. Et la grâce de Dieu était sur lui.
41 Ses parents se rendaient chaque année à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
42 Et lorsqu'il eut douze ans, ils y montèrent, comme c'était la coutume pour la fête.
43 Une fois les jours écoulés, alors qu'ils s'en retournaient, l'enfant Jésus resta à Jérusalem à l'insu de ses parents.
44 Le croyant dans la caravane, ils firent une journée de chemin, puis ils se mirent à le rechercher parmi leurs parents et connaissances.
45 Ne l'ayant pas trouvé, ils revinrent, toujours à sa recherche, à Jérusalem.
46 Et il advint, au bout de trois jours, qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant;
47 et tous ceux qui l'entendaient étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses.
48 A sa vue, ils furent saisis d'émotion, et sa mère lui dit : " Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois ! ton père et moi, nous te cherchons, angoissés. "
49 Et il leur dit : " Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? "
50 Mais eux ne comprirent pas la parole qu'il venait de leur dire.
51 Il redescendit alors avec eux et revint à Nazareth; et il leur était soumis. Et sa mère gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur.
52 Quant à Jésus, il croissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes.
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Chaque homme sait qu'un jour il mourra. La mort est un phénomène unique: elle est parfaitement évidente et parfaitement fermée à ceux qui...  Lire la suite

Chaque homme sait qu'un jour il mourra. La mort est un phénomène unique: elle est parfaitement évidente et parfaitement fermée à ceux qui ne l'ont pas encore traversée. Dieu parle avec l'homme, et celui-ci demeure vivant. À partir de ce passage évangélique, on peut dire que l'homme qui parle avec Dieu, non pas n'importe comment, mais face à face, reçoit à la fois la vie et la mort: une vie pleine de sa présence, lumière de révélation pour tous, et la mort comme accomplissement de la promesse, comme possibilité de la rencontre pleine et définitive.

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