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RÉFLEXIONS pour Gn 12:1-20

Yahvé dit à Abram : Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour le pays que je t'indiquerai.
Je ferai de toi un grand peuple, je te bénirai, je magnifierai ton nom; sois une bénédiction!
Je bénirai ceux qui te béniront, je réprouverai ceux qui te maudiront. Par toi se béniront tous les clans de la terre.
Abram partit, comme lui avait dit Yahvé, et Lot partit avec lui. Abram avait soixante-quinze ans lorsqu'il quitta Harân.
Abram prit sa femme Saraï, son neveu Lot, tout l'avoir qu'ils avaient amassé et le personnel qu'ils avaient acquis à Harân; ils se mirent en route pour le pays de Canaan et ils y arrivèrent.
Abram traversa le pays jusqu'au lieu saint de Sichem, au Chêne de Moré. Les Cananéens étaient alors dans le pays.
Yahvé apparut à Abram et dit : C'est à ta postérité que je donnerai ce pays. Et là, Abram bâtit un autel à Yahvé qui lui était apparu.
Il passa de là dans la montagne, à l'orient de Béthel, et il dressa sa tente, ayant Béthel à l'ouest et Aï à l'est. Là, il bâtit un autel à Yahvé et il invoqua son nom.
Puis, de campement en campement, Abram alla au Négeb.
10 Il y eut une famine dans le pays et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait lourdement sur le pays.
11 Lorsqu'il fut près d'entrer en Égypte, il dit à sa femme Saraï : Vois-tu, je sais que tu es une femme de belle apparence.
12 Quand les Égyptiens te verront, ils diront : C'est sa femme, et ils me tueront et te laisseront en vie.
13 Dis, je te prie, que tu es ma sœur, pour qu'on me traite bien à cause de toi et qu'on me laisse en vie par égard pour toi.
14 De fait, quand Abram arriva en Égypte, les Égyptiens virent que la femme était très belle.
15 Les officiers de Pharaon la virent et la vantèrent à Pharaon; et la femme fut emmenée au palais de Pharaon.
16 Celui-ci traita bien Abram à cause d'elle: il eut du petit et du gros bétail, des ânes, des esclaves, des servantes, des ânesses, des chameaux.
17 Mais Yahvé frappa Pharaon de grandes plaies, et aussi sa maison, à propos de Saraï, la femme d'Abram.
18 Pharaon appela Abram et dit : Qu'est-ce que tu m'as fait ? Pourquoi ne m'as-tu pas déclaré qu'elle était ta femme ?
19 Pourquoi as-tu dit : Elle est ma sœur ! en sorte que je l'ai prise pour femme. Maintenant, voilà ta femme : prends-la et va-t'en !
20 Pharaon le confia à des hommes qui le reconduisirent à la frontière, lui, sa femme et tout ce qu'il possédait.
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L'histoire d'Abraham commence simplement : il entendit la voix de Dieu et suivit un Dieu inconnu. Il existe beaucoup de commentaires ingénieux, juifs comme chrétiens, sur les recherches spirituelles d'Abraham qui auraient précédé cette première rencontre avec Dieu. Mais la Bible ne dit rien de telles recherches. Très probablement, il n'y en eut pas : Abraham sut simplement faire confiance au Dieu inconnu. Pourquoi ? Nous ne trouverons guère aujourd'hui de réponse à cette question. Il ne s'agit évidemment pas de la voix elle-même en tant que telle, ni même des promesses que Dieu donne à Abraham.

Entendre la voix d'un dieu ou d'un esprit à cette époque n'avait rien de rare : beaucoup entendaient des voix, et assez souvent. Certes, il s'agissait d'ordinaire de voix de dieux et d'esprits connus, familiers, et elles disaient quelque chose qui s'inscrivait facilement dans le contexte de la vie de celui à qui la voix s'adressait. Avec Abraham, il en fut autrement : la voix appartenait à quelqu'un qu'Abraham ne connaissait pas, et elle promettait quelque chose qu'Abraham ne pouvait absolument pas attendre. Il avait déjà plus de soixante-dix ans, un âge qui, selon les représentations établies de ce temps, n'était pas du tout celui où l'on pouvait entreprendre quelque chose de sérieux et se lancer sur un chemin dangereux. Et qui est donc cet inconnu qui appelle à le suivre ? Il promet beaucoup, mais accomplira-t-il ? Il n'y avait qu'un seul moyen de le savoir : partir et vérifier. Ou ne pas partir et ne pas vérifier. Abraham choisit la première possibilité, alors qu'il aurait pu ne pas prendre ce risque. Pourquoi il choisit ce qu'il a choisi demeure le mystère de son coeur. Une chose est claire : ce choix détermina le destin du peuple de Dieu, en donnant naissance à son histoire.

On demande parfois : Abraham aurait-il pu refuser, ne pas suivre le Dieu qui lui était inconnu ? Que se serait-il passé alors ? Bien sûr, il l'aurait pu : l'homme est libre, et Dieu ne porte pas atteinte à sa liberté. Alors Dieu aurait dû chercher quelqu'un d'autre, et l'on ne peut en douter : Il l'aurait trouvé. Seulement, cela aurait déjà été une autre histoire, celle d'un autre peuple. Abraham dit « oui » à Dieu, et l'histoire du peuple de Dieu devint celle que nous connaissons par la Bible.

Autres réflexions

 
Pour Gn 12:1-20
Yahvé dit à Abram : Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour le pays que je t'indiquerai.
Je ferai de toi un grand peuple, je te bénirai, je magnifierai ton nom; sois une bénédiction!
Je bénirai ceux qui te béniront, je réprouverai ceux qui te maudiront. Par toi se béniront tous les clans de la terre.
Abram partit, comme lui avait dit Yahvé, et Lot partit avec lui. Abram avait soixante-quinze ans lorsqu'il quitta Harân.
Abram prit sa femme Saraï, son neveu Lot, tout l'avoir qu'ils avaient amassé et le personnel qu'ils avaient acquis à Harân; ils se mirent en route pour le pays de Canaan et ils y arrivèrent.
Abram traversa le pays jusqu'au lieu saint de Sichem, au Chêne de Moré. Les Cananéens étaient alors dans le pays.
Yahvé apparut à Abram et dit : C'est à ta postérité que je donnerai ce pays. Et là, Abram bâtit un autel à Yahvé qui lui était apparu.
Il passa de là dans la montagne, à l'orient de Béthel, et il dressa sa tente, ayant Béthel à l'ouest et Aï à l'est. Là, il bâtit un autel à Yahvé et il invoqua son nom.
Puis, de campement en campement, Abram alla au Négeb.
10 Il y eut une famine dans le pays et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait lourdement sur le pays.
11 Lorsqu'il fut près d'entrer en Égypte, il dit à sa femme Saraï : Vois-tu, je sais que tu es une femme de belle apparence.
12 Quand les Égyptiens te verront, ils diront : C'est sa femme, et ils me tueront et te laisseront en vie.
13 Dis, je te prie, que tu es ma sœur, pour qu'on me traite bien à cause de toi et qu'on me laisse en vie par égard pour toi.
14 De fait, quand Abram arriva en Égypte, les Égyptiens virent que la femme était très belle.
15 Les officiers de Pharaon la virent et la vantèrent à Pharaon; et la femme fut emmenée au palais de Pharaon.
16 Celui-ci traita bien Abram à cause d'elle: il eut du petit et du gros bétail, des ânes, des esclaves, des servantes, des ânesses, des chameaux.
17 Mais Yahvé frappa Pharaon de grandes plaies, et aussi sa maison, à propos de Saraï, la femme d'Abram.
18 Pharaon appela Abram et dit : Qu'est-ce que tu m'as fait ? Pourquoi ne m'as-tu pas déclaré qu'elle était ta femme ?
19 Pourquoi as-tu dit : Elle est ma sœur ! en sorte que je l'ai prise pour femme. Maintenant, voilà ta femme : prends-la et va-t'en !
20 Pharaon le confia à des hommes qui le reconduisirent à la frontière, lui, sa femme et tout ce qu'il possédait.
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À partir de ce moment, l'auteur du livre de la Genèse passe à un nouveau genre: celui de l'histoire sacrée...  Lire la suite

À partir de ce moment, l'auteur du livre de la Genèse passe à un nouveau genre: celui de l'histoire sacrée. Ce n'est pas l'histoire au sens moderne du mot, ni la biographie de grands hommes, ni une chronique. C'est la vue d'ensemble d'un long processus, lorsque Dieu s'adresse non seulement à des personnes séparées, mais à une communauté capable de se maintenir dans le temps: à une famille, à un peuple. Le lien dans cette suite ininterrompue doit être la promesse donnée dès le commencement. Et le premier dans cette communauté est Abram, ancêtre légendaire du peuple hébreu. Comme nous le verrons plus tard, il est le premier à recevoir de Dieu la promesse qui commence à s'accomplir de son vivant, mais qui doit s'achever définitivement dans un avenir indéterminé: par son intermédiaire, tous les peuples doivent connaître Dieu. Abram, malgré son âge avancé et son absence d'enfants, répond à cette promesse, et commence une chaîne de foi qui peut nous saisir nous aussi, nous faisant ainsi entrer dans le cours de l'histoire sacrée du monde.

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Pour Gn 12:1-20
Yahvé dit à Abram : Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour le pays que je t'indiquerai.
Je ferai de toi un grand peuple, je te bénirai, je magnifierai ton nom; sois une bénédiction!
Je bénirai ceux qui te béniront, je réprouverai ceux qui te maudiront. Par toi se béniront tous les clans de la terre.
Abram partit, comme lui avait dit Yahvé, et Lot partit avec lui. Abram avait soixante-quinze ans lorsqu'il quitta Harân.
Abram prit sa femme Saraï, son neveu Lot, tout l'avoir qu'ils avaient amassé et le personnel qu'ils avaient acquis à Harân; ils se mirent en route pour le pays de Canaan et ils y arrivèrent.
Abram traversa le pays jusqu'au lieu saint de Sichem, au Chêne de Moré. Les Cananéens étaient alors dans le pays.
Yahvé apparut à Abram et dit : C'est à ta postérité que je donnerai ce pays. Et là, Abram bâtit un autel à Yahvé qui lui était apparu.
Il passa de là dans la montagne, à l'orient de Béthel, et il dressa sa tente, ayant Béthel à l'ouest et Aï à l'est. Là, il bâtit un autel à Yahvé et il invoqua son nom.
Puis, de campement en campement, Abram alla au Négeb.
10 Il y eut une famine dans le pays et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait lourdement sur le pays.
11 Lorsqu'il fut près d'entrer en Égypte, il dit à sa femme Saraï : Vois-tu, je sais que tu es une femme de belle apparence.
12 Quand les Égyptiens te verront, ils diront : C'est sa femme, et ils me tueront et te laisseront en vie.
13 Dis, je te prie, que tu es ma sœur, pour qu'on me traite bien à cause de toi et qu'on me laisse en vie par égard pour toi.
14 De fait, quand Abram arriva en Égypte, les Égyptiens virent que la femme était très belle.
15 Les officiers de Pharaon la virent et la vantèrent à Pharaon; et la femme fut emmenée au palais de Pharaon.
16 Celui-ci traita bien Abram à cause d'elle: il eut du petit et du gros bétail, des ânes, des esclaves, des servantes, des ânesses, des chameaux.
17 Mais Yahvé frappa Pharaon de grandes plaies, et aussi sa maison, à propos de Saraï, la femme d'Abram.
18 Pharaon appela Abram et dit : Qu'est-ce que tu m'as fait ? Pourquoi ne m'as-tu pas déclaré qu'elle était ta femme ?
19 Pourquoi as-tu dit : Elle est ma sœur ! en sorte que je l'ai prise pour femme. Maintenant, voilà ta femme : prends-la et va-t'en !
20 Pharaon le confia à des hommes qui le reconduisirent à la frontière, lui, sa femme et tout ce qu'il possédait.
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L’histoire du peuple de Dieu commence par l’appel d’Abraham. Dieu la commence avec une petite tribu dont...  Lire la suite

L’histoire du peuple de Dieu commence par l’appel d’Abraham. Dieu la commence avec une petite tribu dont Il fera ensuite croître Son peuple. Le dessein de Dieu comprenait manifestement l’intention de créer un peuple qui deviendrait en même temps une communauté de fidèles. C’est peut-être pourquoi Il commence à le créer précisément ainsi, même si, à ce qu’il semblerait, en Égypte comme en Mésopotamie, il y avait beaucoup de gens qui savaient quelque chose de l’Unique. Mais ce savoir était tout de même, pour l’essentiel, théorique; il n’influençait pratiquement pas la vie spirituelle de la société et changeait apparemment peu de chose dans la vie des personnes prises séparément. Pour un tel changement, il faut non des théories théologiques, mais une rencontre réelle avec le Dieu réel et vivant. Les connaissances théologiques peuvent ici non seulement aider, mais parfois aussi faire obstacle: il arrive souvent, en effet, que la révélation reçue de Dieu ne confirme pas, mais au contraire réfute les représentations établies et généralement admises, tant sur Lui-même que sur la vie spirituelle en général. C’est peut-être précisément pourquoi Dieu, lors de la première rencontre, ne dit rien à Abraham sur Lui-même. Il appelle simplement Abraham à Le suivre, promettant de transformer plus tard une petite tribu en peuple (v. 2 – 3). Mais pour cela, il faut partir, s’établir en un nouveau lieu, en quittant la terre des pères (v. 1). Certes, Abraham ne fut pas le premier à émigrer de Mésopotamie vers la Palestine; le mouvement des tribus sémitiques de la Mésopotamie vers l’Ouest, jusqu’à la mer Méditerranée, avait apparemment commencé presque cent ans avant sa naissance. Mais au moment de sa rencontre avec Dieu, Abraham a déjà soixante-quinze ans (v. 4), et à cet âge, comme on le pensait alors, il était déjà tard pour se décider à une telle entreprise. De plus, Dieu ne dit rien à Abraham sur Lui-même, de sorte qu’en se dirigeant vers la Palestine, Abraham devait faire confiance à un Dieu inconnu, dont il ne savait rien. Dans une telle situation, ni les raisonnements théologiques ni le bon sens ne peuvent aider: la théologie ne peut rien dire d’un Dieu inconnu, et le bon sens inciterait plutôt celui qui le possède à répondre «non» que «oui». Abraham, manifestement, ne se guide ici ni par le bon sens ni par des connaissances théologiques. Il agit comme son cœur le lui indique, au sens où les auteurs de la Bible comprennent ce mot: le cœur est pour eux le centre spirituel de la personne humaine, ce «moi» spirituel qui entend Dieu et choisit. Et Dieu lui fait confiance, en lui laissant une liberté complète. On demande parfois: Abraham aurait-il pu refuser? Aurait-il pu répondre «non» à Dieu? Et qu’aurait-il alors été du peuple de Dieu? Nous n’avons pas de réponse à ces questions, car tout ce qui est décrit dans la Bible est déjà arrivé comme c’est arrivé. On peut seulement dire qu’alors Dieu aurait dû Se chercher un autre élu, et Il l’aurait sans aucun doute trouvé. Mais cela aurait été une autre histoire d’un autre peuple.

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Pour Gn 12:1-4
Yahvé dit à Abram : Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour le pays que je t'indiquerai.
Je ferai de toi un grand peuple, je te bénirai, je magnifierai ton nom; sois une bénédiction!
Je bénirai ceux qui te béniront, je réprouverai ceux qui te maudiront. Par toi se béniront tous les clans de la terre.
Abram partit, comme lui avait dit Yahvé, et Lot partit avec lui. Abram avait soixante-quinze ans lorsqu'il quitta Harân.
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L'histoire du peuple de Dieu commence par l'appel d'Abraham. Et ce qui était inhabituel ici, ce n'était pas qu'Abraham ait entendu la voix de Dieu: en ces temps-là, entendre la voix d'une divinité ou d'un esprit n'était pas si inhabituel; cela arrivait sinon à chacun, du moins à beaucoup, au moins une fois dans la vie. Ce qui était inhabituel...  Lire la suite

L'histoire du peuple de Dieu commence par l'appel d'Abraham. Et ce qui était inhabituel ici, ce n'était pas qu'Abraham ait entendu la voix de Dieu: en ces temps-là, entendre la voix d'une divinité ou d'un esprit n'était pas si inhabituel; cela arrivait sinon à chacun, du moins à beaucoup, au moins une fois dans la vie. Ce qui était inhabituel, c'était la réaction même d'Abraham, sa réponse à Dieu. Il ne s'agissait pas du fait que Dieu l'appelait quelque part, vers une terre nouvelle et inconnue. Abraham (ou plutôt, à cette époque, Abram) vivait dans la partie nord de la Mésopotamie, et de ces régions, à son époque, de nombreuses tribus se dirigeaient vers la Palestine, dont certaines étaient voisines d'Abraham. La route vers la Palestine était déjà connue, et Abraham devait savoir quelque chose de la Palestine elle-même.

Il s'agissait d'autre chose. Abraham était déjà vieux, il avait plus de soixante-dix ans. À cet âge, entreprendre quelque chose de radical et de décisif était, pour le moins, peu raisonnable: c'était l'affaire des jeunes. Et surtout, le Dieu qui appelait Abraham était pour lui, au fond, un Dieu inconnu. Nous comprenons aujourd'hui qui s'adresse à Abraham. Lui-même, en revanche, ne savait encore rien de Dieu. Certes, ce Dieu inconnu promet beaucoup, mais pourra-t-Il accomplir ce qu'Il a promis? Jusqu'alors, personne autour de lui n'avait entendu parler de Lui. Qui sait ce que l'on peut attendre de Lui? Les dieux et les esprits des païens étaient loin d'être toujours véridiques, et Abraham ne savait pas qui lui parlait.

Il ne restait qu'à faire confiance à ce Dieu inconnu, ou à Lui refuser cette confiance. À raisonner humainement, la seconde option était peut-être plus prudente. Mais Abraham agit pour une raison qui nous échappe autrement. Pourquoi? À cette question, nous n'avons pas de réponse. Il a simplement cru, et voilà. Son coeur lui a suggéré que l'on pouvait faire confiance à ce Dieu inconnu.

Abraham se confia à Lui. Une fois, et pour tout le reste de sa vie. Et il devint le père du peuple de Dieu. On demande parfois: et s'il avait dit «non» à Dieu? Tous les plans de Dieu auraient-ils échoué? Non, bien sûr. Dieu trouvera toujours des collaborateurs sur la terre. Il aurait appelé quelqu'un d'autre. Mais ce n'aurait déjà plus été Abraham. Et alors l'histoire du peuple de Dieu aurait été une autre histoire, celle d'un autre peuple. Mais Abraham dit «oui» à Dieu. Et le peuple juif devint le peuple de Dieu. Son peuple. Quant au conditionnel, l'histoire ne le connaît pas. Cela vaut aussi pour l'histoire du salut, pleinement.

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Pour Gn 12:1-4
Yahvé dit à Abram : Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour le pays que je t'indiquerai.
Je ferai de toi un grand peuple, je te bénirai, je magnifierai ton nom; sois une bénédiction!
Je bénirai ceux qui te béniront, je réprouverai ceux qui te maudiront. Par toi se béniront tous les clans de la terre.
Abram partit, comme lui avait dit Yahvé, et Lot partit avec lui. Abram avait soixante-quinze ans lorsqu'il quitta Harân.
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Abraham a 75 ans. Quelle que soit la manière dont on considère ce chiffre, c’est déjà clairement un âge peu approprié pour tout quitter et partir vers l’inconnu. Si l’on se rappelle d’autres exemples, alors...  Lire la suite

Abraham a 75 ans. Quelle que soit la manière dont on considère ce chiffre, c’est déjà clairement un âge peu approprié pour tout quitter et partir vers l’inconnu. Si l’on se rappelle d’autres exemples, Pierre a plus de quarante ans, l’âge où l’on considère qu’un homme doit avoir tout organisé. Quant à Jean, il est tout simplement trop jeune pour décider quoi que ce soit.

Qui que l’on regarde, il n’y a pas d’âge approprié pour répondre à la voix de Dieu. Jamais nous ne pouvons être assez responsables, assez sages, assez bons pour nous lever et aller sur la montagne, vers une autre terre, vers l’inconnu complet, afin de voir ce dont il est encore impossible de parler.

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Pour Gn 12:3
Je bénirai ceux qui te béniront, je réprouverai ceux qui te maudiront. Par toi se béniront tous les clans de la terre.
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La promesse de Dieu est donnée à Abram, mais elle s'étend, comme toute cette alliance, à tous ses descendants. Et nous savons bien que Dieu ne viole pas Ses promesses ; Il les accomplit tôt ou tard, que les hommes gardent ou non l'alliance avec Lui, parce que Dieu est fidèle...  Lire la suite

La promesse de Dieu est donnée à Abram, mais elle s'étend, comme toute cette alliance, à tous ses descendants. Et nous savons bien que Dieu ne viole pas Ses promesses ; Il les accomplit tôt ou tard, que les hommes gardent ou non l'alliance avec Lui, parce que Dieu est fidèle.

Pensons maintenant à ce que cela signifie pour nous aujourd'hui. Dieu promet de bénir ceux qui bénissent les descendants d'Abraham et de maudire ceux qui les maudissent. Et aucun comportement, digne ou indigne, des descendants d'Abraham au cours de l'histoire humaine ne change quoi que ce soit à la promesse de Dieu. Oui, toutes les familles de la terre reçoivent la bénédiction par l'un des descendants d'Abraham, Jésus Christ, et par la foi en Lui nous sommes tous bénis ; mais même cela n'annule pas la malédiction promise par Dieu si nous ne tenons pas compte des paroles qu'Il a dites à Abram.

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Pour Gn 12:3
Je bénirai ceux qui te béniront, je réprouverai ceux qui te maudiront. Par toi se béniront tous les clans de la terre.
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La promesse de Dieu est donnée à Abram (c’est plus tard qu’il sera appelé Abraham), mais elle se répand (tout comme tout ce testament) à tous ses descendants. Et nous connaissons en effet que Dieu ne viole jamais Ses promesses, Il les accomplit tôt ou tard indépendamment du fait...  Lire la suite

La promesse de Dieu est donnée à Abram (c’est plus tard qu’il sera appelé Abraham), mais elle se répand (tout comme tout ce testament) à tous ses descendants. Et nous connaissons en effet que Dieu ne viole jamais Ses promesses, Il les accomplit tôt ou tard indépendamment du fait, les gens respectent l’alliance avec lui ou non, parce que Dieu est fidèle.

A présent pensons ce que cela signifie pour nous maintenant. Dieu promet de bénir ceux qui bénissent les descendants d’Abram et reprouver ceux qui les maudissent. Et aucune conduite - digne ou indigne - des descendants d’Abram tout au long de l'histoire de l’humanité ne change rien dans la promesse de Dieu. Oui, tous les peuples du monde reçoivent la bénédiction à travers un des descendants d’Abram, Jésus-Christ, et nous sommes tous bénits par la foi en Lui, mais même cela n’abolit pas la malédiction promise par Dieu, si nous ne croyons pas en Ses mots dits à Abram.

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Pour Gn 12:4
Abram partit, comme lui avait dit Yahvé, et Lot partit avec lui. Abram avait soixante-quinze ans lorsqu'il quitta Harân.
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Que pourrait nous raconter un historien sur la migration d'Abraham ? Il pourrait sans doute raconter qu'à l'époque des Patriarches, de nombreuses tribus sémitiques migraient vers l'ouest, s'établissant dans la vaste steppe sèche qui s'étendait des frontières occidentales...  Lire la suite

Que pourrait nous raconter un historien sur la migration d'Abraham ? Il pourrait sans doute raconter qu'à l'époque des Patriarches, de nombreuses tribus sémitiques migraient vers l'ouest, s'établissant dans la vaste steppe sèche qui s'étendait des frontières occidentales de la Mésopotamie jusqu'à la côte orientale de la mer Méditerranée. Qu'Abraham n'était sûrement pas le premier chef à conduire les membres de sa tribu en Palestine. Que, dans l'Antiquité, beaucoup entendaient les voix des dieux et des esprits, et pas si rarement, et qu'on prêtait attention à ces voix. Que, bien sûr, lorsqu'un homme a déjà passé soixante-dix ans, commencer une nouvelle vie et se lancer dans un voyage pas très long mais très dangereux était tout de même un peu tard ; il fallait des circonstances particulières pour se décider à cela.

Mais aucun historien ne nous racontera l'essentiel, car sur cet essentiel les sources historiques se taisent. Rien d'étonnant à cela : l'essentiel est caché au fond du coeur d'Abraham, qui, ayant entendu la voix d'un Dieu qui lui était alors encore inconnu, crut et partit là où ce Dieu inconnu l'appelait. Il partit en comprenant parfaitement que personne ne lui garantissait rien : il lui restait encore à connaître de plus près Celui qui l'avait appelé, afin de comprendre à qui il avait affaire. Et là, tout dépendait seulement du choix d'Abraham lui-même. Dieu ne le contraint à rien ; il l'appelle seulement à sa suite. Abraham aurait-il pu dire « non » à Dieu ? Il l'aurait pu, bien sûr, car l'homme est libre. Mais alors, en parlant du « peuple de Dieu », nous aurions à l'esprit un autre peuple, avec une autre histoire.

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Pour Gn 12:4
Abram partit, comme lui avait dit Yahvé, et Lot partit avec lui. Abram avait soixante-quinze ans lorsqu'il quitta Harân.
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Que pourrait nous dire un historien sur la migration d'Abraham ? Il pourrait nous dire qu'à l'époque des Patriarches de nombreuses tribus sémitiques migraient vers l'ouest, s'installant dans la vaste steppe sèche qui s'étendait des frontières occidentales...  Lire la suite

Que pourrait nous dire un historien sur la migration d'Abraham ? Il pourrait nous dire qu'à l'époque des Patriarches de nombreuses tribus sémitiques migraient vers l'ouest, s'installant dans la vaste steppe sèche qui s'étendait des frontières occidentales de la Mésopotamie jusqu'à la côte orientale de la mer Méditerranée. Qu'Abraham n'était certainement pas le premier chef à conduire ses compagnons de tribu en Palestine. Que, dans l'Antiquité, beaucoup de gens entendaient les voix de dieux et d'esprits, et pas si rarement, et qu'ils écoutaient ces voix. Que, bien sûr, lorsqu'un homme a déjà dépassé les soixante-dix ans, commencer une nouvelle vie et se mettre en route pour un voyage pas très long mais très dangereux était tout de même assez tardif ; on ne pouvait se décider à une telle chose que dans des circonstances particulières.

Mais aucun historien ne nous dira l'essentiel, car les sources historiques se taisent sur cet essentiel. Cela n'a rien d'étonnant : l'essentiel est caché au plus profond du coeur d'Abraham, qui, entendant la voix d'un Dieu encore inconnu de lui, crut et alla là où ce Dieu inconnu l'appelait. Il alla en comprenant pleinement que personne ne lui garantissait rien : il lui fallait encore mieux connaître Celui qui l'avait appelé pour comprendre à qui il avait affaire. Et ici tout dépendait seulement du choix d'Abraham lui-même. Dieu ne le contraint à rien ; il l'appelle seulement à le suivre. Abraham aurait-il pu dire « non » à Dieu ? Bien sûr qu'il le pouvait, car l'homme est libre. Mais alors, en disant « le peuple de Dieu », nous penserions à un autre peuple, avec une autre histoire.

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Pour Gn 12:4
Abram partit, comme lui avait dit Yahvé, et Lot partit avec lui. Abram avait soixante-quinze ans lorsqu'il quitta Harân.
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Les simples paroles de l'auteur de cette partie du livre de Genèse décrivent un événement très considérable. Pour Abram, son geste est un exploit de confiance; dans sa vieillesse (soixante quinze ans) il laisse tout...  Lire la suite

Les simples paroles de l'auteur de cette partie du livre de Genèse décrivent un événement très considérable. Pour Abram, son geste est un exploit de confiance; dans sa vieillesse (soixante quinze ans) il laisse tout - les relations, une vie organisée, les perspectives et part à l'incertitude parce que son Dieu l’a appelé à faire cela. L’appel d’Abram et le fait qu’il soit choisi par Dieu, s’avèrent au fond des choses étroitement liées. C'est pourquoi, c'est justement pourquoi Abram devient le père de tous les croyants, c'est pourquoi en lui sont bénits toutes les peuples de la terre, puisqu'il s'est montré capable de faire cet exploit de confiance. Nous pensons d'habitude que Dieu élit une personne - et cette personne est supérieure aux autres par ses possibilités et ses forces spirituelles. Mais c’est en réalité tout le contraire. Celui qui est capable de croire est celui qui s’avère élu. C'est justement ceci que le Seigneur Jésus Christ veut dire, quand Il dit beaucoup sont appelés, mais peu sont élus.

En outre, il est important qu’à partir de ce geste d’Abram commence la guérison de l'humanité du péché et de la mort. La foi d’Abram est si importante qu’elle couvre l'imperfection morale d’Abram lui-même et le milieu, dans lequel il vit. On compte sa foi comme justice; et il ne s’agit pas que la foi «est comptée» à Abraham à la place d’une justice absente en lui. La foi d’Abraham s’avère la seule voie, qui puisse amener à la justice. C'est une longue voie, sur laquelle toute l'humanité est appelée. Elle commence par la foi d’Abram, et s'achève par les paroles de la Reine Mère : «Je suis servante du Seigneur...».

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Pour Gn 12:4
Abram partit, comme lui avait dit Yahvé, et Lot partit avec lui. Abram avait soixante-quinze ans lorsqu'il quitta Harân.
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Que pouvait nous raconter l'historien du déplacement d’Abraham? Il pouvait probablement raconter qu'à l'époque des Patriarches plusieurs tribus sémitiques se déplaçaient vers l'ouest, s’installant sur une steppe vaste sèche, s’étendant des frontières occidentales de la Mésopotamie jusqu'à la côte orientale de la Méditerranée...  Lire la suite

Que pouvait nous raconter l'historien du déplacement d’Abraham? Il pouvait probablement raconter qu'à l'époque des Patriarches plusieurs tribus sémitiques se déplaçaient vers l'ouest, s’installant sur une steppe vaste sèche, s’étendant des frontières occidentales de la Mésopotamie jusqu'à la côte orientale de la Méditerranée. Qu'Abraham n’était sûrement pas le premier chef, qui à avoir conduit ses compatriotes en Palestine. Que plusieurs entendaient dans l’antiquité les voix des dieux et les esprits et pas si rare, et écoutaient ces voix.

Qu’il était bien sûr trop tard, pour quelqu’un qui a déjà franchi soixante-dix ans, de commencer une nouvelle vie et de se livrer à un chemin pas si long, mais très dangereux, quelqu’un pouvait se décider à une pareille chose seulement dans des circonstances particulières. Mais aucun historien ne nous racontera du plus important, car les sources historiques se taisent de cela. Et ce n'est pas étonnant : car, le plus important est caché profondément dans le coeur d'Abraham, qui, ayant entendu la voix de Dieu alors encore inconnu à lui, cru et alla où ce Dieu inconnu l'a envoyé.

Il est allé, comprenant parfaitement que personne ne lui garantit rien : puisqu’il lui fallait encore faire connaissance de plus près avec Celui qui l’appelle, pour comprendre à qui il a affaire. Ici tout dépendait ici seulement du choix personnel d’Abraham. Dieu ne lui a forcé en rien, Il l’appelle juste à Le suivre. Abraham pouvait-il dire «non» à Dieu ? Bien sûr qu’il pouvait, car l’homme est libre. Mais alors, en disant «peuple de Dieu», nous aurions voulu dire un autre peuple avec une autre histoire.

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