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RÉFLEXIONS pour Mt 10:16-23

16 Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; montrez-vous donc prudents comme les serpents et candides comme les colombes.
17 « Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux sanhédrins et vous flagelleront dans leurs synagogues ;
18 vous serez traduits devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi, pour rendre témoignage en face d’eux et des païens.
19 Mais, lorsqu’on vous livrera, ne cherchez pas avec inquiétude comment parler ou que dire : ce que vous aurez à dire vous sera donné sur le moment,
20 car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
21 « Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mourir.
22 Et vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui aura tenu bon jusqu’au bout, celui-là sera sauvé.
23 « Si l’on vous pourchasse dans telle ville, fuyez dans telle autre, et si l’on vous pourchasse dans celle-là, fuyez dans une troisième ; en vérité je vous le dis, vous n’achèverez pas le tour des villes d’Israël avant que ne vienne le Fils de l’homme.
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Les paroles selon lesquelles les disciples sont envoyés comme des brebis au milieu des loups peuvent rappeler le principe populaire de la vie courante : « vivre avec les loups, c’est hurler comme les loups ». Mais non, il ne nous a pas été commandé de devenir des loups. Et pourtant, comment ne pas devenir un loup sans être dévoré ?

Comme beaucoup de ce que le Seigneur nous a révélé, ces paroles du Christ sont paradoxales. Mais derrière ce paradoxe se tient une réalité confirmée par l’expérience de la vie spirituelle : si nous voulons nous appuyer sur la seule force humaine et entendons devenir les égaux des loups, nous risquons de rejeter l’aide du Père céleste. Cela nous donnera peut-être quelques avantages temporaires, mais ensuite viendra inévitablement la dégradation. À l’inverse, ce que les hommes ont l’habitude de considérer comme une manifestation de faiblesse peut se révéler non seulement une manifestation, mais aussi une source de force.

Le Christ avertit de l’inévitabilité des persécutions ; elles ne viendront pas seulement d’ennemis déclarés, car beaucoup des plus chers et des plus proches deviendront aussi des ennemis. Il est difficile, dans une telle situation, de garder l’amour du prochain, mais c’est précisément ce que le Seigneur veut de nous lorsqu’Il nous appelle à ne pas ressembler aux persécuteurs. D’autant plus que, dans certains cas, l’amour du prochain et l’amour des ennemis signifient l’amour des mêmes personnes...

Parmi ce que le Christ a promis, la promesse que l’Esprit du Père parlera en nous dans les moments difficiles paraît particulièrement étonnante. Pourtant, beaucoup de chrétiens passés par l’épreuve confirment la vérité de ces paroles. Et c’est là une confirmation pratique de la vérité de l’Évangile.

Autres réflexions

 
Pour Mt 10:16-22
16 Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; montrez-vous donc prudents comme les serpents et candides comme les colombes.
17 « Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux sanhédrins et vous flagelleront dans leurs synagogues ;
18 vous serez traduits devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi, pour rendre témoignage en face d’eux et des païens.
19 Mais, lorsqu’on vous livrera, ne cherchez pas avec inquiétude comment parler ou que dire : ce que vous aurez à dire vous sera donné sur le moment,
20 car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
21 « Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mourir.
22 Et vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui aura tenu bon jusqu’au bout, celui-là sera sauvé.
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Aujourd'hui le Seigneur nous parle de la manière de mourir pour un autre, de mourir pour la foi, et donc pour lui. Mais à nous, nous est-il donné...  Lire la suite

Aujourd'hui le Seigneur nous parle de la manière de mourir pour un autre, de mourir pour la foi, et donc aussi pour lui. Mais à nous, nous est-il donné de mourir pour lui? Personne ne persécute notre foi, nous sommes libres; cela signifie-t-il que nous ne participons pas au martyre? Voici ce qu'écrit le poète et prédicateur John Donne dans la « Litanie » consacrée aux martyrs:

Et lorsque tu voulais si irrésistiblement
Mourir, avant même que cela te fût donné,
Et après, lorsqu'il ne te fut plus donné de mourir encore une fois,
Dans ton corps mystique généreusement dispersé, tu voulus
Mourir en Abel, et pourtant
En toi-même. Que leur corps soit
Pour notre pardon, une acceptation pleine de sens
De la mort, ou plus encore, de la vie: car voici, il en est
Pour qui ne pas être martyr est un martyre.

Nous sommes réellement libres; mais si, pour nous, ne pas être martyr est un tourment, si l'amour de Dieu et des hommes est si fort en nous que tout brûle intérieurement du désir de donner notre vie « pour nos amis », alors, par notre vie, nous communions à leur mort.

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Pour Mt 10:16-22
16 Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; montrez-vous donc prudents comme les serpents et candides comme les colombes.
17 « Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux sanhédrins et vous flagelleront dans leurs synagogues ;
18 vous serez traduits devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi, pour rendre témoignage en face d’eux et des païens.
19 Mais, lorsqu’on vous livrera, ne cherchez pas avec inquiétude comment parler ou que dire : ce que vous aurez à dire vous sera donné sur le moment,
20 car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
21 « Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mourir.
22 Et vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui aura tenu bon jusqu’au bout, celui-là sera sauvé.
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Pour la plupart d'entre nous, le sombre tableau décrit par le Christ est quelque chose de lointain. Certains se souviendront peut-être que les persécutions se sont effectivement abattues peu après sur les chrétiens et que tout...  Lire la suite

Pour la plupart d'entre nous, le sombre tableau décrit par le Christ est quelque chose de lointain. Certains se souviendront peut-être que les persécutions se sont effectivement abattues peu après sur les chrétiens et que tout s'est passé exactement comme le Seigneur l'avait prédit : les chrétiens—ceux qui portent le nom du Christ (voir Mt 10,22)—étaient persécutés, torturés et exécutés. Ils rencontraient aussi très souvent l'incompréhension de leurs proches... Certains se souviendront peut-être des martyrs du XXe siècle, qui ont traversé la même affliction et la même douleur. Mais peu d'entre nous ont personnellement vécu quelque chose de semblable. Et il y a là de quoi le regretter. Car le Seigneur adresse ces paroles d'avertissement non seulement aux Douze, mais à nous tous. Il nous appelle la lumière du monde (voir Mt 5,14), pourtant cette « lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas saisie » (Jn 1,5). Les chrétiens sont des hommes qui se tiennent à la frontière de ce monde et de l'éternité. Notre position est très dangereuse : le monde n'a pas connu notre Maître (voir Jn 1,10), et il ne nous aime pas non plus. Mais nous nous sommes peu à peu habitués à cohabiter avec le monde, nous avons appris à faire des compromis. Et nous devrons répondre de notre « tiédeur » (voir Ap 3,14-16)... Il vaudrait donc peut-être mieux pour nous que quelque danger, quelque persécution ou quelque oppression nous menace, car c'est précisément dans les situations extrêmes que se vérifie la solidité des convictions et des relations—la force de la foi et du lien avec Dieu.

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Pour Mt 10:16-22
16 Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; montrez-vous donc prudents comme les serpents et candides comme les colombes.
17 « Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux sanhédrins et vous flagelleront dans leurs synagogues ;
18 vous serez traduits devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi, pour rendre témoignage en face d’eux et des païens.
19 Mais, lorsqu’on vous livrera, ne cherchez pas avec inquiétude comment parler ou que dire : ce que vous aurez à dire vous sera donné sur le moment,
20 car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
21 « Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mourir.
22 Et vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui aura tenu bon jusqu’au bout, celui-là sera sauvé.
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La vie chrétienne est pleine de risques et de dangers, comme Jésus en avertit Ses disciples...  Lire la suite

La vie chrétienne est pleine de risques et de dangers, comme Jésus en avertit Ses disciples. Et les dangers les plus grands, les plus mortels, viennent de ceux qui nous sont les plus proches. Mais dans cette vie nous pouvons aussi connaître ce qu'il y a de plus beau et de plus précieux : la présence parmi nous du Fils de l'homme et l'action en nous de l'Esprit de Dieu, qui témoigne de la grandeur et de la gloire du Père.

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Pour Mt 10:16-22
16 Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; montrez-vous donc prudents comme les serpents et candides comme les colombes.
17 « Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux sanhédrins et vous flagelleront dans leurs synagogues ;
18 vous serez traduits devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi, pour rendre témoignage en face d’eux et des païens.
19 Mais, lorsqu’on vous livrera, ne cherchez pas avec inquiétude comment parler ou que dire : ce que vous aurez à dire vous sera donné sur le moment,
20 car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
21 « Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mourir.
22 Et vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui aura tenu bon jusqu’au bout, celui-là sera sauvé.
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En établissant les apôtres dans leur ministère, le Seigneur leur parle aussi du sort qui les attend. Ses paroles résonnent comme une redoutable prophétie ou des instructions avant une campagne militaire...  Lire la suite

En établissant les apôtres dans leur ministère, le Seigneur leur parle aussi du sort qui les attend. Ses paroles résonnent comme une redoutable prophétie ou des instructions avant une campagne militaire. Nous sommes habitués à percevoir dans le christianisme un certain goût de sirop rose. C’est précisément ce goût qu’avait à l’esprit un penseur singulier du XIXe siècle lorsqu’il qualifia la religion d’opium du peuple. À dire vrai, la grandiloquence doucereuse et le mysticisme ignorant empoisonnent réellement une part considérable de la culture chrétienne.

Dans l’Évangile en général, et dans les paroles du Christ lues aujourd’hui, cette mièvrerie est totalement absente. Il dit que le monde plongé dans le mal accueillera les témoins du Christ avec haine, non seulement une haine « organisée » venant des autorités, mais aussi une haine personnelle venant de leurs proches. L’histoire a connu de nombreuses tentatives pour atténuer la rudesse de ces paroles, mais toutes ont échoué et n’ont profité ni aux chrétiens ni aux sociétés qui prétendaient être chrétiennes ad nominem (pour la plupart, il s’agissait d’empires peu sympathiques qui finirent par s’effondrer sous le poids de leur hypocrisie).

Peut-être le plus important dans ce passage n’est-il même pas l’avertissement du Christ selon lequel Ses véritables témoins sont insupportablement gênants pour le monde « respectable », jusqu’à susciter la haine et la mort. Pour nous, dans la pratique, ce qui importe est qu’Il a promis aux disciples que l’Esprit Saint serait présent et agirait en eux. Or l’acquisition de l’Esprit Saint, comme saint Séraphim l’a formulé avec génie, est précisément le but de la vie chrétienne.

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Pour Mt 10:16
16 Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; montrez-vous donc prudents comme les serpents et candides comme les colombes.
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La sagesse du serpent et la simplicité de la colombe : une combinaison paradoxale même au premier regard rapide. Elle devient encore plus paradoxale lorsqu'on l'examine plus attentivement. Car il s'agit ici, manifestement, de ce serpent même qui séduisit les premiers hommes dans le jardin d'Éden...  Lire la suite

La sagesse du serpent et la simplicité de la colombe : une combinaison paradoxale même au premier regard rapide. Elle devient encore plus paradoxale lorsqu'on l'examine plus attentivement. Car il s'agit ici, manifestement, de ce serpent même qui séduisit les premiers hommes dans le jardin d'Éden. C'est lui qui est appelé « sage » dans le récit biblique de la chute. Ou, plus exactement, « prudent », « circonspect » : c'est précisément ce que signifie le mot hébreu correspondant du récit. De même que le mot grec du discours du Sauveur adressé aux apôtres.

La même « prudence » est propre à l'homme sage, c'est du moins ce qui est dit des sages dans le Livre des Proverbes. Les traducteurs appellent le serpent « rusé », mais lorsque le même mot concerne un homme, ils appellent le plus souvent cet homme « prudent », et parfois, comme dans notre passage évangélique, même « sage ».

Mais il ne s'agit manifestement pas de définitions. Au fond, il est question de la même chose : de la capacité de voir le monde tel qu'il est. Avec tous ses avantages et ses défauts. Avec toutes ses possibilités, même celles que l'on peut utiliser pour le mal. De la capacité à distinguer le blanc du noir, la lumière des ténèbres. Et à comprendre la logique d'action aussi bien des forces de lumière que des forces de ténèbres. Ne serait-ce que pour ne pas se faire d'illusions sur ceux qui ont choisi le côté des ténèbres. Mais cette connaissance seule ne suffit pas. Le serpent qui séduisit les premiers hommes la possédait aussi. Par elle-même, elle ne sauve pas encore du mal.

Il faut encore l'intégrité et la pureté, telles sont précisément les qualités désignées par le mot grec correspondant, de la tourterelle, de la colombe des bois, seul oiseau convenant à tout sacrifice, y compris purificatoire. Cette intégrité qui permettra de faire un choix et de prendre une décision en s'appuyant non sur la sagesse de ce monde, si bien connue de celui qui choisit, mais sur la volonté de Dieu. Et cette pureté qui permet, en voyant tout le mal du monde tel qu'il est, de ne absolument pas se retourner vers lui lorsqu'il est question de l'œuvre de Dieu.

La prudence de ce monde est utile pour analyser une situation, mais elle devient spirituellement destructrice lorsqu'il faut faire un choix et prendre des décisions en suivant la volonté de Dieu, des décisions conformes à la Torah et à l'Évangile. Le Royaume de Dieu est une réalité, non une pieuse fantaisie ni un symbole religieux ; celui qui le cherche doit donc être réaliste. Mais son réalisme ne doit pas se limiter seulement aux réalités du monde déchu, comme cela arrive souvent aux réalistes de ce monde. Alors le Royaume aussi deviendra pour un tel homme une réalité, un but réel qu'il est possible d'atteindre.

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Pour Mt 10:19-20
19 Mais, lorsqu’on vous livrera, ne cherchez pas avec inquiétude comment parler ou que dire : ce que vous aurez à dire vous sera donné sur le moment,
20 car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
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Que veut dire Jésus? Et pourquoi, semblerait-il, ne pas se préparer à l'avance, ne pas réfléchir au moins dans les grandes lignes à ce qu'il faudra dire lorsqu'il faudra témoigner devant les autorités? Dieu, bien sûr, aidera dans la situation critique, mais...  Lire la suite

Que veut dire Jésus? Et pourquoi, semblerait-il, ne pas se préparer à l'avance, ne pas réfléchir au moins dans les grandes lignes à ce qu'il faudra dire lorsqu'il faudra témoigner devant les autorités? Dieu, bien sûr, aidera dans la situation critique, mais il ne serait pas inutile, pour soi aussi, de réfléchir à ses propres vues et convictions et de les formuler?

Si la question portait sur des convictions et des vues, sans doute en serait-il ainsi. Si le christianisme était une doctrine nouvelle, une religion nouvelle, une théologie nouvelle ou un nouveau système éthique, c'est cette doctrine qu'il faudrait défendre, comme toute doctrine, arguments en main, de préférence avec un plan clair et préparé d'avance, ou au moins avec des réponses toutes prêtes aux questions les plus probables.

Mais justement, le christianisme n'est pas une doctrine nouvelle, mais une vie nouvelle, la vie avec le Christ dans le Royaume qu'il a apporté au monde. Bien sûr, on peut parler de cette vie comme de toute autre, mais les mots seuls ne suffisent pas ici: derrière eux doit se tenir l'expérience réelle de cette vie même, afin que celui qui écoute comprenne que le narrateur sait réellement de quoi il parle. Et pour cela, la vie dont parle le témoin doit être une réalité pour lui-même. Une réalité vécue au moment même où il en témoigne.

Un tel discours, bien sûr, ne peut en aucune façon être préparé d'avance. Le souffle du Père céleste, le souffle du Royaume, est toujours imprévisible. On ne peut jamais dire avec certitude ce qu'il révélera dans une minute. Telle est, en général, la vie du Royaume, et c'est seulement ainsi qu'on peut en parler.

Il ne s'agit pas du fait que, dans une situation critique, il est difficile de parler et qu'il faut donc la participation directe du Père, du Sauveur, la sensation immédiate du souffle du Royaume à cet instant. Elle est nécessaire non seulement à cet instant, elle est nécessaire toujours. Le témoignage devant les autorités n'est qu'un cas particulier du témoignage en général. Mais la probabilité d'un effondrement spirituel dans une situation critique est évidemment plus grande. C'est pourquoi le chrétien a ici tout particulièrement besoin de ce qui lui est en fait constamment nécessaire. Et le Sauveur rappelle aux disciples qui l'écoutent cette vérité simple, la vérité selon laquelle le vrai témoin du Royaume n'est pas celui qui parle du Royaume, mais celui à travers qui parle le souffle du Royaume. Et la voix du Père.

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Pour Mt 10:19-20
19 Mais, lorsqu’on vous livrera, ne cherchez pas avec inquiétude comment parler ou que dire : ce que vous aurez à dire vous sera donné sur le moment,
20 car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
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Jésus encourage les disciples devant les persécutions à venir. Mais en réalité, cette promesse agit non seulement dans de telles situations critiques, mais dans chaque cas de témoignage rendu au Christ...  Lire la suite

Jésus encourage les disciples devant les persécutions à venir. Mais en réalité, cette promesse agit non seulement dans de telles situations critiques, mais dans chaque cas de témoignage rendu au Christ. En Christ, Dieu Se révèle pleinement aux hommes ; c'est pourquoi le témoignage à Son sujet est l'œuvre de Dieu, qui ne peut s'accomplir correctement que par Sa force, c'est-à-dire par l'Esprit Saint. Mais, comme toute promesse de Dieu, elle ne se réalise pas sans participation humaine : pour que l'Esprit puisse parler en nous, il faut que nous Le laissions entrer, qu'Il demeure en nous. Nous voyons encore que la vie chrétienne ne se réduit pas à ce « que nous devons faire », mais à ce « que nous devons être ». Si nous sommes avec Dieu, et Lui avec nous, alors tout témoignage à Son sujet devient naturel, comme la respiration.

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Pour Mt 10:16-42
16 Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; montrez-vous donc prudents comme les serpents et candides comme les colombes.
17 « Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux sanhédrins et vous flagelleront dans leurs synagogues ;
18 vous serez traduits devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi, pour rendre témoignage en face d’eux et des païens.
19 Mais, lorsqu’on vous livrera, ne cherchez pas avec inquiétude comment parler ou que dire : ce que vous aurez à dire vous sera donné sur le moment,
20 car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
21 « Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mourir.
22 Et vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui aura tenu bon jusqu’au bout, celui-là sera sauvé.
23 « Si l’on vous pourchasse dans telle ville, fuyez dans telle autre, et si l’on vous pourchasse dans celle-là, fuyez dans une troisième ; en vérité je vous le dis, vous n’achèverez pas le tour des villes d’Israël avant que ne vienne le Fils de l’homme.
24 « Le disciple n’est pas au-dessus du maître, ni le serviteur au-dessus de son patron.
25 Il suffit pour le disciple qu’il devienne comme son maître, et le serviteur comme son patron. Du moment qu’ils ont traité de Béelzéboul le maître de maison, que ne diront-ils pas de sa maisonnée !
26 « N’allez donc pas les craindre ! Rien, en effet, n’est voilé qui ne sera révélé, rien de caché qui ne sera connu.
27 Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le au grand jour ; et ce que vous entendez dans le creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits.
28 « Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt Celui qui peut perdre dans la géhenne à la fois l’âme et le corps.
29 Ne vend-on pas deux passereaux pour un as ? Et pas un d’entre eux ne tombera au sol à l’insu de votre Père !
30 Et vous donc ! vos cheveux même sont tous comptés !
31 Soyez donc sans crainte ; vous valez mieux, vous, qu’une multitude de passereaux.
32 « Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux ;
33 mais celui qui m’aura renié devant les hommes, à mon tour je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux.
34 « N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.
35 Car je suis venu opposer l’homme à son père, la fille à sa mère et la bru à sa belle-mère :
36 on aura pour ennemis les gens de sa famille.
37 « Qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. Qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi.
38 Qui ne prend pas sa croix et ne suit pas derrière moi n’est pas digne de moi.
39 Qui aura trouvé sa vie la perdra et qui aura perdu sa vie à cause de moi la trouvera.
40 « Qui vous accueille m’accueille, et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé.
41 « Qui accueille un prophète au nom d’un prophète recevra une récompense de prophète, et qui accueille un juste au nom d’un juste recevra une récompense de juste.
42 « Quiconque donnera à boire à l’un de ces petits rien qu’un verre d’eau fraîche, au nom d’un disciple, en vérité je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense. »
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Aujourd'hui le Seigneur parle à ses disciples des détresses et des épreuves à venir. Ce qui les attend : la trahison, le rejet, l'exil, le martyre...  Lire la suite

Aujourd'hui le Seigneur parle à ses disciples des détresses et des épreuves à venir. Ce qui les attend : la trahison, le rejet, l'exil, le martyre. À quoi donc les appelle-t-Il (et nous appelle-t-Il) en cette heure difficile ? Dans de telles situations, le monde a besoin de l'intervention de Dieu Lui-même, et Jésus appelle Ses disciples à devenir les instruments de cette intervention. Que par eux les rois et les puissants entendent la parole du salut, que par eux ceux qui souffrent reçoivent consolation et encouragement. Eux-mêmes ne manqueront de rien — le Père céleste Lui-même prendra soin d'eux. Il leur faut seulement apprendre à Lui faire confiance. Alors leur lien avec le Ciel deviendra plus solide que tous les liens terrestres ; Dieu sera pour eux une réalité plus grande que la famille, les biens, que la vie elle-même.

Face aux épreuves, le Seigneur nous appelle à nous remettre entièrement à Sa volonté et à devenir Sa présence guérissante sur la terre.

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Pour Mt 10:23-31
23 « Si l’on vous pourchasse dans telle ville, fuyez dans telle autre, et si l’on vous pourchasse dans celle-là, fuyez dans une troisième ; en vérité je vous le dis, vous n’achèverez pas le tour des villes d’Israël avant que ne vienne le Fils de l’homme.
24 « Le disciple n’est pas au-dessus du maître, ni le serviteur au-dessus de son patron.
25 Il suffit pour le disciple qu’il devienne comme son maître, et le serviteur comme son patron. Du moment qu’ils ont traité de Béelzéboul le maître de maison, que ne diront-ils pas de sa maisonnée !
26 « N’allez donc pas les craindre ! Rien, en effet, n’est voilé qui ne sera révélé, rien de caché qui ne sera connu.
27 Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le au grand jour ; et ce que vous entendez dans le creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits.
28 « Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt Celui qui peut perdre dans la géhenne à la fois l’âme et le corps.
29 Ne vend-on pas deux passereaux pour un as ? Et pas un d’entre eux ne tombera au sol à l’insu de votre Père !
30 Et vous donc ! vos cheveux même sont tous comptés !
31 Soyez donc sans crainte ; vous valez mieux, vous, qu’une multitude de passereaux.
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Les paroles du Christ, qui annoncent les persécutions proches et encouragent les croyants, peuvent à première vue rappeler la manière dont on « conditionne » les adeptes dans les sectes totalitaires...  Lire la suite

Les paroles du Christ, qui annoncent les persécutions proches et encouragent les croyants, peuvent à première vue rappeler la manière dont on « conditionne » les adeptes dans les sectes totalitaires: « Nous seuls avons raison, et tous les autres sont stupides. C'est pourquoi on nous frappera, mais nous tiendrons bon, parce que nous avons raison, et nous recevrons pour cela une récompense. Et nous ne pouvons pas avoir tort, parce que cela ne peut jamais arriver ». Ou quelque chose du même genre...

Cependant, il y a une différence essentielle entre ce que dit Jésus et ce que peuvent dire les hommes. Elle se cache précisément dans Celui qui parle, puisque chez le Christ seul une vérité authentique se tient derrière les paroles. Seul Dieu lui-même peut réellement promettre quoi que ce soit, parce que seules ses promesses sont irrévocables.

Même si notre récompense est invisible, notre patience en est d'autant plus précieuse, car « ce que l'on voit, pourquoi l'espérer encore? » (Rm 8:24). Et si le Christ dit que rien ne nous arrivera sans la volonté de notre Père, nous pouvons être sûrs qu'il en est ainsi. Car chacun le comprend sans doute, et beaucoup d'entre nous le savent par leur propre expérience: Dieu prend réellement soin de nous. Même si nous marchons dans la rue et qu'aucune brique ne nous tombe dessus, il y a toutes les raisons d'y voir un don de Dieu...

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Pour Mt 10:23-31
23 « Si l’on vous pourchasse dans telle ville, fuyez dans telle autre, et si l’on vous pourchasse dans celle-là, fuyez dans une troisième ; en vérité je vous le dis, vous n’achèverez pas le tour des villes d’Israël avant que ne vienne le Fils de l’homme.
24 « Le disciple n’est pas au-dessus du maître, ni le serviteur au-dessus de son patron.
25 Il suffit pour le disciple qu’il devienne comme son maître, et le serviteur comme son patron. Du moment qu’ils ont traité de Béelzéboul le maître de maison, que ne diront-ils pas de sa maisonnée !
26 « N’allez donc pas les craindre ! Rien, en effet, n’est voilé qui ne sera révélé, rien de caché qui ne sera connu.
27 Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le au grand jour ; et ce que vous entendez dans le creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits.
28 « Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt Celui qui peut perdre dans la géhenne à la fois l’âme et le corps.
29 Ne vend-on pas deux passereaux pour un as ? Et pas un d’entre eux ne tombera au sol à l’insu de votre Père !
30 Et vous donc ! vos cheveux même sont tous comptés !
31 Soyez donc sans crainte ; vous valez mieux, vous, qu’une multitude de passereaux.
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En ces jours, pendant le jeûne consacré à la mémoire des saints apôtres, il est tout naturel de lire par petits passages le chapitre 10 de l'Évangile selon Matthieu, où le Seigneur envoie les disciples prêcher...  Lire la suite

En ces jours, pendant le jeûne consacré à la mémoire des saints apôtres, il est tout naturel de lire par petits passages le chapitre 10 de l'Évangile selon Matthieu, où le Seigneur envoie les disciples prêcher et leur donne des instructions. Mais ce jeûne lui-même, comme les paroles que le Christ adresse aux disciples, est important pour tous les chrétiens, parce que ce qui a été dit aux apôtres concerne nécessairement, d'une manière ou d'une autre, tous les membres de l'Église.

Dans le passage que nous lisons aujourd'hui, le Seigneur appelle Ses disciples à devenir comme le Maître, en disant que cela leur suffit. Mais cela vaut aussi pour nous tous, disciples de Ses disciples. Et le Christ dit aux disciples que l'hostilité du monde déchu est une sorte de pierre de touche : si les disciples suivent le Maître, eux aussi rencontreront cette résistance. Mais, comme le disait un saint contemporain, si tu sens une résistance, c'est que tu avances.

Mais l'homme est créé pour être avec les autres hommes. C'est pourquoi il est pénible pour notre cœur de vivre cette résistance ; c'est pourquoi nous nous unissons si facilement en foules, même pour quelque bassesse, pourvu que nous nous sentions comme un poisson dans un banc, nageant avec tous les autres. Et la résistance du monde fait naître en nous des doutes sur la justesse du chemin choisi. C'est pourquoi le Christ dit aux disciples que la Vérité qui leur a été révélée finira par devenir manifeste, et qu'il ne faut craindre qu'une chose : la trahir. Il est important pour nous d'entendre cela, car la résistance du monde ne devient pas plus faible pour les disciples du Christ, même si elle change de formes.

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Pour Mt 10:23-31
23 « Si l’on vous pourchasse dans telle ville, fuyez dans telle autre, et si l’on vous pourchasse dans celle-là, fuyez dans une troisième ; en vérité je vous le dis, vous n’achèverez pas le tour des villes d’Israël avant que ne vienne le Fils de l’homme.
24 « Le disciple n’est pas au-dessus du maître, ni le serviteur au-dessus de son patron.
25 Il suffit pour le disciple qu’il devienne comme son maître, et le serviteur comme son patron. Du moment qu’ils ont traité de Béelzéboul le maître de maison, que ne diront-ils pas de sa maisonnée !
26 « N’allez donc pas les craindre ! Rien, en effet, n’est voilé qui ne sera révélé, rien de caché qui ne sera connu.
27 Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le au grand jour ; et ce que vous entendez dans le creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits.
28 « Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt Celui qui peut perdre dans la géhenne à la fois l’âme et le corps.
29 Ne vend-on pas deux passereaux pour un as ? Et pas un d’entre eux ne tombera au sol à l’insu de votre Père !
30 Et vous donc ! vos cheveux même sont tous comptés !
31 Soyez donc sans crainte ; vous valez mieux, vous, qu’une multitude de passereaux.
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En parlant du témoignage et de l’attitude de l’entourage envers le témoin, Jésus compare cette attitude à celle que l’on adopte envers les gens de la maison d’un homme accusé de tous les péchés. Il dit que le serviteur n’est pas au-dessus du maître. Le Sauveur veut ainsi souligner sans cesse que les persécutions contre Ses disciples ne sont pas un accident mais une conséquence normale, que le monde ne Le rejette pas parce qu’il n’aurait pas compris ou vu quelque chose, mais parce que, plongé dans le mal, il n’a besoin ni du Christ ni du Royaume. Les témoins n’ont donc aucune raison de cacher quoi que ce soit, de laisser certaines choses sous silence ou de se dissimuler. Ce dont ils parlent n’est pas inacceptable parce que ce serait trop compliqué ou trop difficile. S’il en était ainsi, on pourrait réellement atténuer la situation en dissimulant au cours du témoignage ce qui provoque le plus fort rejet ou la plus grande répulsion. Mais, en l’occurrence, c’est l’essence même du christianisme, la personne même du Messie et l’image du Royaume qui suscitent le rejet. Dès lors, tenter d’« alléger » ou de « simplifier » le témoignage afin de le rendre plus acceptable au monde plongé dans le mal revient en fait à le déformer ou à y renoncer entièrement, en le remplaçant par autre chose, par exemple par la prédication d’une nouvelle religion ou d’une nouvelle morale. Cela s’est malheureusement produit plus d’une fois dans l’histoire de diverses Églises, mais il faut reconnaître qu’une telle prédication n’a pas de rapport direct avec ce dont parle Jésus. Pour prêcher sans se cacher, il faut toutefois établir correctement, dès le départ, ses priorités spirituelles et vitales. Il faut dès le départ accueillir et vivre la réalité du Royaume et de sa vie comme la seule réalité déterminante pour soi, comme quelque chose pour quoi l’on ne regrette pas d’abandonner le semblant de vie que le monde déchu nous permet d’avoir. Être prêt à se séparer de ce semblant pour la vraie vie, la vie du Royaume dans toute sa plénitude, est la condition nécessaire d’un témoignage ouvert. Il ne s’agit pas seulement du fait que les persécutions contre les témoins se terminent parfois par leur martyre, mais aussi de ce que, sans l’expérience de cette vie en plénitude, la vie du Royaume, il est impossible de témoigner du Royaume ; et même si cela est possible, ce témoignage ne sera pas complet. Jésus appelle Ses disciples et Ses fidèles à vivre cette vie pleine du Royaume, sans peur et sans regarder en arrière.

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Pour Mt 10:1-23
Ayant appelé à lui ses douze disciples, Jésus leur donna pouvoir sur les esprits impurs, de façon à les expulser et à guérir toute maladie et toute langueur.
Les noms des douze apôtres sont les suivants : le premier, Simon appelé Pierre, et André son frère ; puis Jacques, le fils de Zébédée, et Jean son frère ;
Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, le fils d’Alphée, et Thaddée ;
Simon le Zélé et Judas l’Iscariote, celui-là même qui l’a livré.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les prescriptions suivantes :
« Ne prenez pas le chemin des païens et n’entrez pas dans une ville de Samaritains ;
allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
Chemin faisant, proclamez que le Royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.
Ne vous procurez ni or, ni argent, ni menue monnaie pour vos ceintures,
10 ni besace pour la route, ni deux tuniques, ni sandales, ni bâton : car l’ouvrier mérite sa nourriture.
11 « En quelque ville ou village que vous entriez, faites-vous indiquer quelqu’un d’honorable et demeurez-y jusqu’à ce que vous partiez.
12 En entrant dans la maison, saluez-la :
13 si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle ; si elle ne l’est pas, que votre paix vous soit retournée.
14 Et si quelqu’un ne vous accueille pas et n’écoute pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.
15 En vérité je vous le dis : au Jour du Jugement, il y aura moins de rigueur pour le pays de Sodome et de Gomorrhe que pour cette ville-là.
16 Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; montrez-vous donc prudents comme les serpents et candides comme les colombes.
17 « Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux sanhédrins et vous flagelleront dans leurs synagogues ;
18 vous serez traduits devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi, pour rendre témoignage en face d’eux et des païens.
19 Mais, lorsqu’on vous livrera, ne cherchez pas avec inquiétude comment parler ou que dire : ce que vous aurez à dire vous sera donné sur le moment,
20 car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
21 « Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mourir.
22 Et vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui aura tenu bon jusqu’au bout, celui-là sera sauvé.
23 « Si l’on vous pourchasse dans telle ville, fuyez dans telle autre, et si l’on vous pourchasse dans celle-là, fuyez dans une troisième ; en vérité je vous le dis, vous n’achèverez pas le tour des villes d’Israël avant que ne vienne le Fils de l’homme.
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Le signe distinctif des disciples du Christ est qu’ils sont ouverts à Dieu et au monde. Ils portent le message du Royaume de Dieu, mais vont en même temps vers les hommes ; ils n’espèrent qu’en Dieu, mais reçoivent...  Lire la suite

Le signe distinctif des disciples du Christ est qu’ils sont ouverts à Dieu et au monde. Ils portent le message du Royaume de Dieu, mais vont en même temps vers les hommes ; ils n’espèrent qu’en Dieu, mais reçoivent l’aide des hommes ; ils s’adressent aux gouverneurs et aux rois, mais prononcent les paroles de l’Esprit. L’un et l’autre ne sont pas simples : être ouvert à Dieu est parfois difficile et effrayant ; être ouvert aux hommes est toujours difficile, et parfois dangereux. Les disciples devront unir en eux des qualités difficiles à concilier : être des agneaux, sages comme les serpents et simples comme les colombes.

Et pourtant telle est la tâche des disciples, dont chacun est en un sens apôtre, c’est-à-dire représentant, ambassadeur du Christ dans le monde. Car l’envoyé doit ressembler en quelque chose à son maître ; ainsi les disciples imitent la mission du Dieu-homme, le Christ : appartenant à Dieu, ils sont tournés vers le monde et vers les hommes, sans perdre le lien ni avec le Ciel ni avec la terre.

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