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RÉFLEXIONS pour 2Co 1:12-20

12 Ce qui fait notre fierté, c'est ce témoignage de notre conscience que nous nous sommes comportés dans le monde, et plus particulièrement à votre égard, avec la sainteté et la pureté qui viennent de Dieu, non pas avec une sagesse charnelle, mais bien avec la grâce de Dieu.
13 En effet, il n'y a rien dans nos lettres que ce que vous y lisez et comprenez. Et j'espère que vous comprendrez pleinement -
14 ainsi que vous nous avez compris en partie - que nous sommes pour vous un titre de gloire, comme vous le serez pour nous, au Jour de notre Seigneur Jésus.
15 C'est dans cette assurance que je voulais venir chez vous tout d'abord pour vous procurer une seconde grâce;
16 puis de chez vous passer en Macédoine et de Macédoine revenir chez vous; et vous m'auriez acheminé vers la Judée.
17 En formant ce projet, aurais-je donc fait preuve de légèreté? Ou bien mes projets s'inspirent-ils de la chair, en sorte qu'il y ait en moi le oui, oui, et le non, non?
18 Aussi vrai que Dieu est fidèle, notre langage avec vous n'est pas oui et non.
19 Car le Fils de Dieu, le Christ Jésus, que nous avons prêché parmi vous, Silvain, Timothée et moi, n'a pas été oui et non; il n'y a eu que oui en lui.
20 Toutes les promesses de Dieu ont en effet leur oui en lui ; aussi bien est-ce par lui que nous disons l'" Amen " à Dieu pour sa gloire.
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Dans la lecture d’aujourd’hui, l’apôtre Paul, en s’appuyant sur l’immuabilité de la Parole de Dieu, indique un trait très important de notre foi, qui la distingue d’une immense multitude de courants religieux. Il s’agit de l’absence d’un enseignement secret, qui dès la fin du premier siècle commença, comme terme, à être appelé du mot « gnose » (grec gnosis, connaissance). Cette désignation ne désigne pas la connaissance de la Vérité que les disciples reçoivent du Maître, mais un savoir secret, caché, qui sépare ceux qui le possèdent des profanes, des non-initiés. D’une manière générale, l’idée d’initiation, sauf l’initiation de tout le peuple de Dieu, n’est pas propre à la période initiale de l’histoire du christianisme. La structure de la hiérarchie sacrée se définit dans l’Église non par une gnose secrète particulière, comme le pensaient les païens hellénisés, mais par le devoir de mettre en pratique les dons particuliers de l’Esprit Saint donnés aux hommes.

Ainsi donc, l’apôtre écrit : « comme je l’espère, vous comprendrez jusqu’au bout ». Adressées à toute la communauté, ces paroles impliquent précisément qu’il n’y a rien de secret qui serait inaccessible aux hommes. Le Sauveur lui-même dit dans sa prière au Père : « Je leur ai fait connaître ton nom » (Jn 17:26) : que peut-il y avoir de plus élevé que cela ? Et encore, dans le Deutéronome, le Seigneur dit au sujet de la vérité : « ce commandement que je te prescris aujourd’hui n’est pas trop difficile pour toi et n’est pas éloigné » (Dt 30:11). Et si la vérité n’est ni inaccessible ni éloignée, quelles excuses avons-nous lorsque nous ne voulons pas la trouver ?

Autres réflexions

 
Pour 2Co 1:12
12 Ce qui fait notre fierté, c'est ce témoignage de notre conscience que nous nous sommes comportés dans le monde, et plus particulièrement à votre égard, avec la sainteté et la pureté qui viennent de Dieu, non pas avec une sagesse charnelle, mais bien avec la grâce de Dieu.
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Qu'est-ce que c'est le témoignage chrétien? Et comment peut-on témoigner ? Pendant des siècles de l'histoire chrétienne de nombreux témoins ont témoigné de leur fidélité au Christ et au Royaume avec plusieurs belles oeuvres et paroles...  Lire la suite

Qu'est-ce que c'est le témoignage chrétien? Et comment peut-on témoigner ? Pendant des siècles de l'histoire chrétienne de nombreux témoins ont témoigné de leur fidélité au Christ et au Royaume avec plusieurs belles oeuvres et paroles. Mais il y a un témoignage, accessible à chacun sans exception: le mode de vie, que mène l’homme dans notre monde se transformant, mais pas encore transformé. C’est cela qui, probablement, doit être considéré comme le principal témoignage, ce témoignage sur lequel est fondée toute autre chose.

Bien sûr, si le christianisme était simplement une nouvelle religion, tout aurait été un peu différent: alors c’est notamment les mots séparés et les actes séparés des adeptes de la nouvelle religion, racontant de cette religion ou la démontrant, qui auront été le principal témoignage. Mais en effet, le christianisme n’est pas une nouvelle religion, mais vie nouvelle, la vie dans le Royaume. Et la principale tâche du chrétien comme témoin consiste à démontrer cette vie, sa capacité ici et maintenant, dans le monde bien que se transformant déjà, mais pas encore transfiguré jusqu'à la fin.

Tout le reste, tous les mots et toutes les oeuvres reçoivent leur sens seulement au fond de cette nouvelle vie, car ils ne sont tous qu’un dérivé d'elle. Et Paul parle notamment de cela, il parle de cette vie dans le monde non encore transformé, dont lui-même et ses compagnons menaient non pas d'après les lois du monde non transformé, mais «par grâce», par les lois du Royaume. Et il considère cette sa vie et celle de ses concélébrants comme on voit, le principal témoignage.

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Pour 2Co 1:13-15
13 En effet, il n'y a rien dans nos lettres que ce que vous y lisez et comprenez. Et j'espère que vous comprendrez pleinement -
14 ainsi que vous nous avez compris en partie - que nous sommes pour vous un titre de gloire, comme vous le serez pour nous, au Jour de notre Seigneur Jésus.
15 C'est dans cette assurance que je voulais venir chez vous tout d'abord pour vous procurer une seconde grâce;
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À en juger par le premier chapitre de la lettre de Paul, ses précédentes visites à l’Église de Corinthe ne furent pas du tout sans difficulté. Il ne nous reste qu’à deviner ce qu’il entend...  Lire la suite

À en juger par le premier chapitre de la lettre de Paul, ses précédentes visites à l’Église de Corinthe ne furent pas du tout sans difficulté. Il ne nous reste qu’à deviner ce qu’il entend par les «tristesses» causées aux chrétiens de Corinthe lors de sa visite précédente. Une chose est claire: la conversation fut sérieuse et, très probablement, peu agréable.

Paul s’empresse néanmoins d’assurer aux frères de Corinthe que cela n’annule ni ne détruit en rien cette unité spirituelle qui les unit tous comme membres de l’unique Église du Christ. Il ne s’agit bien sûr pas d’une unité extérieure et formelle, mais d’une unité essentielle. L’apôtre l’exprime ainsi: au jour du Seigneur, c’est ainsi que les premiers chrétiens appelaient le jour du retour du Sauveur, nous, dit l’apôtre en son nom et au nom de ses compagnons, nous nous glorifierons devant Dieu de vous, et vous de nous.

Et il ne s’agit pas seulement du fait que Paul aurait réussi à faire des Corinthiens de bons chrétiens, qu’il pourrait présenter au Christ au jour de Son retour comme preuve de la réussite incontestable de son ministère terrestre. Il s’agit du fait que l’on ne peut se glorifier, au sens où l’apôtre emploie ce mot, que de ceux avec qui l’on demeure dans la plénitude de la communion. Dans l’unité spirituelle.

Et qu’en est-il de toutes les paroles, apparemment dures et peu agréables, que Paul a dites auparavant aux chrétiens de Corinthe? Manifestement, elles n’ont pas détruit l’unité mentionnée. Car il ne s’agit pas seulement des paroles; il s’agit aussi de la manière dont elles sont dites: avec amour ou avec haine. Avec le désir d’aider ou avec le désir de repousser, de s’affirmer, de triompher d’un adversaire terrassé.

Il s’agit de l’intention qui se tient derrière les paroles, intention positive ou négative, constructive ou destructrice. Et si les paroles sont dites avec amour, elles ne détruisent pas les relations et ne rompent pas l’unité spirituelle, bien qu’elles puissent causer non seulement de l’inconfort, mais aussi de la douleur. Sans amour, aucune parole, même la plus agréable, ne crée rien et n’établit aucune relation. Cela signifie que, pour le Royaume, elles sont inutiles: elles n’y parviennent tout simplement pas. Car le Royaume est le milieu de l’amour, et tout ce qui n’a pas de rapport avec l’amour demeure donc hors du Royaume. Avec toutes les conséquences qui en découlent.

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Pour 2Co 1:12-24
12 Ce qui fait notre fierté, c'est ce témoignage de notre conscience que nous nous sommes comportés dans le monde, et plus particulièrement à votre égard, avec la sainteté et la pureté qui viennent de Dieu, non pas avec une sagesse charnelle, mais bien avec la grâce de Dieu.
13 En effet, il n'y a rien dans nos lettres que ce que vous y lisez et comprenez. Et j'espère que vous comprendrez pleinement -
14 ainsi que vous nous avez compris en partie - que nous sommes pour vous un titre de gloire, comme vous le serez pour nous, au Jour de notre Seigneur Jésus.
15 C'est dans cette assurance que je voulais venir chez vous tout d'abord pour vous procurer une seconde grâce;
16 puis de chez vous passer en Macédoine et de Macédoine revenir chez vous; et vous m'auriez acheminé vers la Judée.
17 En formant ce projet, aurais-je donc fait preuve de légèreté? Ou bien mes projets s'inspirent-ils de la chair, en sorte qu'il y ait en moi le oui, oui, et le non, non?
18 Aussi vrai que Dieu est fidèle, notre langage avec vous n'est pas oui et non.
19 Car le Fils de Dieu, le Christ Jésus, que nous avons prêché parmi vous, Silvain, Timothée et moi, n'a pas été oui et non; il n'y a eu que oui en lui.
20 Toutes les promesses de Dieu ont en effet leur oui en lui ; aussi bien est-ce par lui que nous disons l'" Amen " à Dieu pour sa gloire.
21 Et Celui qui nous affermit avec vous dans le Christ et qui nous a donné l'onction, c'est Dieu,
22 Lui qui nous a aussi marqués d'un sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l'Esprit.
23 Pour moi, j'en prends Dieu à témoin sur mon âme, c'est par ménagement pour vous que je ne suis plus venu à Corinthe.
24 Ce n'est pas que nous entendions régenter votre foi. Non, nous contribuons à votre joie ; car, pour la foi, vous tenez bon.
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S'adressant aux chrétiens de Corinthe, Paul passe du thème des persécutions et de la confession de la foi...  Lire la suite

S'adressant aux chrétiens de Corinthe, Paul passe du thème des persécutions et de la confession de la foi à des questions qui, à première vue, n'ont rien de commun ni avec l'un ni avec l'autre. Il partage avec l'Église de Corinthe ses projets, espérant manifestement le soutien de ses frères dans la foi (v. 15-16). Mais, d'autre part, l'apôtre ne rappelle pas par hasard aux destinataires de sa lettre la détermination et l'univocité de toutes ses paroles et de tous ses actes, prenant à témoin quiconque a pu l'entendre (v. 17-20). Une telle détermination et une telle univocité ne sont possibles qu'à condition que la personne possède une intégrité spirituelle, sans laquelle la vie spirituelle normale est impossible, et la vie ordinaire aussi. Alors devient évident le lien entre ce thème, soulevé par l'apôtre dans sa lettre, et celui des persécutions et de la confession de la foi qu'il a abordé un peu plus tôt. En effet, le témoin ne peut rester témoin dans une situation critique que si l'intégrité spirituelle dont parle Paul lui était déjà propre auparavant, dans la vie ordinaire, et si toute sa vie spirituelle, en général, se déroulait normalement et était telle qu'elle doit être chez un chrétien.

La confession de la foi et le martyre ne sont pas des actes héroïques pour lesquels un bref élan de l'âme suffirait, mais le point culminant de toute la vie du chrétien. Mais il ne s'agit pas seulement d'être prêt pour un tel sommet. Après tout, même si chaque chrétien est témoin du Christ et du Royaume, il n'est pas donné à chacun d'achever son témoignage par le martyre. Mais chacun est appelé à une vie pleine dans le Royaume, et celle-ci non plus ne peut exister sans l'intégrité spirituelle dont parle l'apôtre. Elle est nécessaire non seulement comme instrument du témoignage; elle est indispensable comme condition principale et vitale de la demeure dans le Royaume. Vitale au sens littéral: sans elle, vivre de la vie du Royaume est impossible. Au mieux, le chrétien qui ne la possède pas devra, dans le Royaume, non pas vivre en respirant à pleins poumons le souffle de Dieu, mais survivre en respirant péniblement, comme respire un homme dans un air raréfié. Au pire, la vie du Royaume ne restera pour lui qu'une abstraction ou un rêve inaccessible. Alors il n'y a plus lieu de parler ni de salut ni de christianisme.

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