Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Ga 4:11-31

11 Vous me faites craindre de m'être inutilement fatigué pour vous.
12 Devenez semblables à moi, puisque je me suis fait semblable à vous, frères, je vous en supplie. Vous ne m'avez nullement offensé.
13 Mais vous le savez, ce fut une maladie qui me donna l'occasion de vous évangéliser la première fois,
14 et, malgré l'épreuve que vous était ce corps infirme, vous n'avez marqué ni mépris ni dégoût; mais vous m'avez accueilli comme un ange de Dieu, comme le Christ Jésus.
15 Que sont donc devenues les félicitations que vous vous adressiez? Car je vous rends ce témoignage: s'il avait été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner.
16 Alors suis-je devenu votre ennemi en vous disant la vérité?
17 Leur attachement pour vous n'est pas bon; ils veulent vous séparer de moi, pour vous attacher à eux.
18 Il est bien de s'attacher les autres pour le bien, pour toujours, et non pas seulement quand je suis près de vous,
19 mes petits enfants, vous que j'enfante à nouveau dans la douleur jusqu'à ce que le Christ soit formé en vous.
20 Que ne suis-je près de vous en cet instant pour adapter mon langage, car je ne sais comment m'y prendre avec vous.
21 Dites-moi, vous qui voulez vous soumettre à la Loi, n'entendez-vous pas la Loi?
22 Il est écrit en effet qu'Abraham eut deux fils, l'un de la servante, l'autre de la femme libre;
23 mais celui de la servante est né selon la chair, celui de la femme libre en vertu de la promesse.
24 Il y a là une allégorie: ces femmes représentent deux alliances; la première se rattache au Sinaï et enfante pour la servitude: c'est Agar
25  car le Sinaï est en Arabie et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui de fait est esclave avec ses enfants.
26 Mais la Jérusalem d'en haut est libre, et elle est notre mère;
27 car il est écrit: Réjouis-toi, stérile qui n'enfantais pas, éclate en cris de joie, toi qui n'as pas connu les douleurs; car nombreux sont les enfants de l'abandonnée, plus que les fils de l'épouse.
28 Or vous, mes frères, à la manière d'Isaac, vous êtes enfants de la promesse.
29 Mais, comme alors l'enfant de la chair persécutait l'enfant de l'esprit, il en est encore ainsi maintenant.
30 Eh bien, que dit l'Écriture: Chasse la servante et son fils, car il ne faut pas que le fils de la servante hérite avec le fils de la femme libre.
31 Aussi, mes frères, ne sommes-nous pas enfants d'une servante mais de la femme libre.
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On le voit, le principal problème des chrétiens de Galatie tenait à ce que, selon les propres mots de Paul, ils voulaient être «sous le pouvoir de la Torah» («sous la loi», v. 21). Ce désir a très bien pu naître en eux après le départ de Paul, qu'ils avaient, selon son propre témoignage, accueilli «comme un messager de Dieu» (v. 12-14). La liberté du Royaume dont l'apôtre leur avait, semble-t-il, témoigné pouvait paraître excessive aux Galates, comme cela arrive parfois à des néophytes en quête d'une «main ferme». Et alors la place de Paul fut tout naturellement prise par ceux que l'apôtre appelle des «zélateurs impurs» (v. 17-18). Dans ce cas deviennent tout à fait compréhensibles et explicables l'autoritarisme de ces nouveaux «pasteurs», déjà mentionné dans l'épître, et leurs prétentions à l'exclusivité, de même que le fait que, malgré tout cela, on les traitait dans l'Église de Galatie avec respect et, semble-t-il, même avec une certaine crainte.

Paul, quant à lui, leur propose une parabole fondée sur le matériau du Livre de la Genèse. Il leur rappelle l'histoire bien connue de la naissance d'Ismaël, venu au monde avant Isaac, bien qu'il ne fût pas le fils d'Abraham né de Sara, celui dont Dieu avait parlé à Abraham. C'est pourquoi l'apôtre dit que l'un des deux fils est né «selon la chair», c'est-à-dire uniquement selon une volonté humaine, tandis que l'autre est né «selon la promesse», conformément à la promesse donnée par Dieu (v. 22-23). Paul compare ces deux fils à deux alliances: l'ancienne, fondée sur la Torah et l'observance de la loi, et la nouvelle, fondée sur la fidélité à Dieu et sur les promesses qui avaient été données dès Abraham et qui, selon l'apôtre, ne se sont accomplies que maintenant, après la venue du Messie (v. 24-31).

Une telle opposition, à première vue, sépare l'ancienne et la nouvelle alliance comme l'ancien et le nouveau peuple de Dieu. Mais l'apôtre ne parle pas de séparation; il veut seulement souligner ce fait: l'ancienne alliance, conclue déjà avec Abraham, ne peut trouver sa plénitude que dans cette alliance nouvelle, messianique, qui se conclut avec Dieu par Jésus-Christ. Les anciennes alliances ne sont ni abolies ni dévalorisées, mais, pour recevoir tout ce qu'elles peuvent donner, il faut se tourner vers Celui en qui elles ont reçu leur plénitude.

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