RÉFLEXIONS pour Ga 4:11-31 — le 3 juillet 2025

RÉFLEXIONS pour Ga 4:11-31

On le voit, le principal problème des chrétiens de Galatie tenait à ce que, selon les propres mots de Paul, ils voulaient être «sous le pouvoir de la Torah» («sous la loi», v. 21). Ce désir a très bien pu naître en eux après le départ de Paul, qu'ils avaient, selon son propre témoignage, accueilli «comme un messager de Dieu» (v. 12-14). La liberté du Royaume dont l'apôtre leur avait, semble-t-il, témoigné pouvait paraître excessive aux Galates, comme cela arrive parfois à des néophytes en quête d'une «main ferme». Et alors la place de Paul fut tout naturellement prise par ceux que l'apôtre appelle des «zélateurs impurs» (v. 17-18). Dans ce cas deviennent tout à fait compréhensibles et explicables l'autoritarisme de ces nouveaux «pasteurs», déjà mentionné dans l'épître, et leurs prétentions à l'exclusivité, de même que le fait que, malgré tout cela, on les traitait dans l'Église de Galatie avec respect et, semble-t-il, même avec une certaine crainte.

Paul, quant à lui, leur propose une parabole fondée sur le matériau du Livre de la Genèse. Il leur rappelle l'histoire bien connue de la naissance d'Ismaël, venu au monde avant Isaac, bien qu'il ne fût pas le fils d'Abraham né de Sara, celui dont Dieu avait parlé à Abraham. C'est pourquoi l'apôtre dit que l'un des deux fils est né «selon la chair», c'est-à-dire uniquement selon une volonté humaine, tandis que l'autre est né «selon la promesse», conformément à la promesse donnée par Dieu (v. 22-23). Paul compare ces deux fils à deux alliances: l'ancienne, fondée sur la Torah et l'observance de la loi, et la nouvelle, fondée sur la fidélité à Dieu et sur les promesses qui avaient été données dès Abraham et qui, selon l'apôtre, ne se sont accomplies que maintenant, après la venue du Messie (v. 24-31).

Une telle opposition, à première vue, sépare l'ancienne et la nouvelle alliance comme l'ancien et le nouveau peuple de Dieu. Mais l'apôtre ne parle pas de séparation; il veut seulement souligner ce fait: l'ancienne alliance, conclue déjà avec Abraham, ne peut trouver sa plénitude que dans cette alliance nouvelle, messianique, qui se conclut avec Dieu par Jésus-Christ. Les anciennes alliances ne sont ni abolies ni dévalorisées, mais, pour recevoir tout ce qu'elles peuvent donner, il faut se tourner vers Celui en qui elles ont reçu leur plénitude.