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RÉFLEXIONS pour Mc 9:17-31

17 Quelqu'un de la foule lui dit : " Maître, je t'ai apporté mon fils qui a un esprit muet.
18 Quand il le saisit, il le jette à terre, et il écume, grince des dents et devient raide. Et j'ai dit à tes disciples de l'expulser et ils n'en ont pas été capables. " -
19 " Engeance incrédule, leur répond-il, jusques à quand serai-je auprès de vous ? Jusques à quand vous supporterai-je ? Apportez-le-moi. "
20 Et ils le lui apportèrent. Sitôt qu'il vit Jésus, l'esprit secoua violemment l'enfant qui tomba à terre et il s'y roulait en écumant.
21 Et Jésus demanda au père : " Combien de temps y a-t-il que cela lui arrive ? " - " Depuis son enfance, dit-il ;
22 et souvent il l'a jeté soit dans le feu soit dans l'eau pour le faire périr. Mais si tu peux quelque chose, viens à notre aide, par pitié pour nous. " -
23 " Si tu peux ! ... reprit Jésus ; tout est possible à celui qui croit. "
24 Aussitôt le père de l'enfant de s'écrier : " Je crois ! Viens en aide à mon peu de foi ! "
25 Jésus, voyant qu'une foule affluait, menaça l'esprit impur en lui disant : " Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de lui et n'y rentre plus. "
26 Après avoir crié et l'avoir violemment secoué, il sortit, et l'enfant devint comme mort, si bien que la plupart disaient : " Il a trépassé ! "
27 Mais Jésus, le prenant par la main, le releva et il se tint debout.
28 Quand il fut rentré à la maison, ses disciples lui demandaient dans le privé : " Pourquoi nous autres, n'avons-nous pu l'expulser ? "
29 Il leur dit : " Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière. "
30 Étant partis de là, ils faisaient route à travers la Galilée et il ne voulait pas qu'on le sût.
31 Car il instruisait ses disciples et il leur disait : " Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes et ils le tueront, et quand il aura été tué, après trois jours il ressuscitera. "
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Aujourd'hui nous lisons parmi les paroles du Christ les plus difficiles à comprendre, qui troublent le lecteur : "Ô génération incrédule ! jusqu'à quand serai-je avec vous ? jusqu'à quand vous supporterai-je ?". La génération incrédule, ce ne sont pas des traîtres, mais des gens sans foi et sans assurance. Ceux dont l'esprit et le coeur, dès qu'ils entreprennent quelque chose, sont déjà certains qu'il est impossible de l'accomplir. Ceux qui, derrière des accusations, des critiques et des reproches constants, cachent leur faiblesse, leur froideur et leur paresse. Ceux qui ne peuvent pas reconnaître leur faiblesse et leur aveuglement ni faire confiance aux hommes et à Dieu. Ceux qui ont perdu le lien avec Dieu et demeurent sans cesse dans la dépression et la mauvaise humeur.

Dans un tel état, peu de gens peuvent même reconnaître en eux cet état. Mais l'un de ceux qui étaient atteints par cet abattement s'est écrié : "Je crois, Seigneur ! viens au secours de mon incrédulité". Il a vu dans le Christ celui qui a la puissance, celui qui seul peut aider. Et son "je crois !" est la parole d'un homme qui, dans sa souffrance, cherche et trouve un appui dans le regard, les paroles et les actes du Christ. Et il sait qu'il Lui demande de l'aider parce qu'il ne connaît pas d'autre moyen. Il voit dans son âme l'absence de foi et de confiance. Il ne veut pas être un intermédiaire, il ne peut pas tenir debout par lui-même. Mais il ne demande pas pour lui, il demande pour un autre.

Et le Christ guérit à sa demande le possédé. Puis Il dit que cette espèce est chassée par le jeûne et la prière. Et Il parle ici de la manière d'acquérir la foi, non de la raison pour laquelle les disciples n'ont pas pu guérir.

Autres réflexions

 
Pour Mc 9:17-31
17 Quelqu'un de la foule lui dit : " Maître, je t'ai apporté mon fils qui a un esprit muet.
18 Quand il le saisit, il le jette à terre, et il écume, grince des dents et devient raide. Et j'ai dit à tes disciples de l'expulser et ils n'en ont pas été capables. " -
19 " Engeance incrédule, leur répond-il, jusques à quand serai-je auprès de vous ? Jusques à quand vous supporterai-je ? Apportez-le-moi. "
20 Et ils le lui apportèrent. Sitôt qu'il vit Jésus, l'esprit secoua violemment l'enfant qui tomba à terre et il s'y roulait en écumant.
21 Et Jésus demanda au père : " Combien de temps y a-t-il que cela lui arrive ? " - " Depuis son enfance, dit-il ;
22 et souvent il l'a jeté soit dans le feu soit dans l'eau pour le faire périr. Mais si tu peux quelque chose, viens à notre aide, par pitié pour nous. " -
23 " Si tu peux ! ... reprit Jésus ; tout est possible à celui qui croit. "
24 Aussitôt le père de l'enfant de s'écrier : " Je crois ! Viens en aide à mon peu de foi ! "
25 Jésus, voyant qu'une foule affluait, menaça l'esprit impur en lui disant : " Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de lui et n'y rentre plus. "
26 Après avoir crié et l'avoir violemment secoué, il sortit, et l'enfant devint comme mort, si bien que la plupart disaient : " Il a trépassé ! "
27 Mais Jésus, le prenant par la main, le releva et il se tint debout.
28 Quand il fut rentré à la maison, ses disciples lui demandaient dans le privé : " Pourquoi nous autres, n'avons-nous pu l'expulser ? "
29 Il leur dit : " Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière. "
30 Étant partis de là, ils faisaient route à travers la Galilée et il ne voulait pas qu'on le sût.
31 Car il instruisait ses disciples et il leur disait : " Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes et ils le tueront, et quand il aura été tué, après trois jours il ressuscitera. "
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Dans le récit de la guérison du garçon épileptique, le mot «incrédulité» retentit deux fois, si bien qu'il devient une sorte de refrain inquiétant, tout simplement la dominante du récit. Jésus adresse ces paroles, semble-t-il, à tous, et non pas précisément au père du garçon; pourtant...  Lire la suite

Dans le récit de la guérison du garçon épileptique, le mot «incrédulité» retentit deux fois, si bien qu'il devient une sorte de refrain inquiétant, tout simplement la dominante du récit. Jésus adresse ces paroles, semble-t-il, à tous, et non pas précisément au père du garçon; pourtant c'est lui le principal destinataire sur qui tombe tout le poids de ces paroles. Et le père reconnaît humblement en lui l'incrédulité, bien que, songez-y seulement, cela lui fût très difficile. Pour nous, les paroles sur l'incrédulité résonnent comme quelque chose d'ordinaire. Nous avons déjà traversé l'époque postmoderne avec les mots de Hermann Hesse selon lesquels la foi et le doute se conditionnent mutuellement comme l'inspiration et l'expiration; mais alors, «incrédulité» sonnait terriblement.

Le Christ ressuscité «leur reprocha leur incrédulité et leur dureté de coeur» (Mc 16:14). Le Seigneur Lui-même assimile l'incrédulité à la dureté de coeur. Et même à quelque chose de pire que la dureté de coeur, car l'apôtre Paul demande: «Quel accord entre le Christ et Bélial? Ou quelle part le fidèle a-t-il avec l'infidèle?» (2 Co 6:15 - c'est-à-dire que le fidèle et l'infidèle diffèrent autant que le Christ et le diable. Nous devons le comprendre, le ressentir, afin de comprendre ce qu'ont vécu le père du garçon et les disciples, à qui ces paroles étaient aussi adressées. Car nous sommes habitués à la tolérance religieuse des intellectuels, et ces dernières années, dans notre pays, on s'est même mis à respecter d'une façon particulière les athées comme des gens qui ne se sont pas joints à la majorité, à la foule, à la masse.

Mais «si nous sommes infidèles, Lui demeure fidèle» (2 Tm 2:13) C'est pourquoi la guérison s'accomplit. Les paroles suivantes attirent l'attention: «Et Il leur dit: cette espèce ne peut être chassée par rien, sinon par la prière». On ne comprend pas: par quoi auraient-ils donc pu essayer de la chasser? Car le Christ ne leur enseignait ni la médecine ni la magie, et tous ceux qui entendaient ces paroles comprenaient qu'ils avaient essayé de la chasser par la prière. Mais Il leur fit comprendre très simplement, et d'une manière qui ne souffrait pas d'objection, que toute prière ne peut pas être appelée prière.

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Pour Mc 9:17-31
17 Quelqu'un de la foule lui dit : " Maître, je t'ai apporté mon fils qui a un esprit muet.
18 Quand il le saisit, il le jette à terre, et il écume, grince des dents et devient raide. Et j'ai dit à tes disciples de l'expulser et ils n'en ont pas été capables. " -
19 " Engeance incrédule, leur répond-il, jusques à quand serai-je auprès de vous ? Jusques à quand vous supporterai-je ? Apportez-le-moi. "
20 Et ils le lui apportèrent. Sitôt qu'il vit Jésus, l'esprit secoua violemment l'enfant qui tomba à terre et il s'y roulait en écumant.
21 Et Jésus demanda au père : " Combien de temps y a-t-il que cela lui arrive ? " - " Depuis son enfance, dit-il ;
22 et souvent il l'a jeté soit dans le feu soit dans l'eau pour le faire périr. Mais si tu peux quelque chose, viens à notre aide, par pitié pour nous. " -
23 " Si tu peux ! ... reprit Jésus ; tout est possible à celui qui croit. "
24 Aussitôt le père de l'enfant de s'écrier : " Je crois ! Viens en aide à mon peu de foi ! "
25 Jésus, voyant qu'une foule affluait, menaça l'esprit impur en lui disant : " Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de lui et n'y rentre plus. "
26 Après avoir crié et l'avoir violemment secoué, il sortit, et l'enfant devint comme mort, si bien que la plupart disaient : " Il a trépassé ! "
27 Mais Jésus, le prenant par la main, le releva et il se tint debout.
28 Quand il fut rentré à la maison, ses disciples lui demandaient dans le privé : " Pourquoi nous autres, n'avons-nous pu l'expulser ? "
29 Il leur dit : " Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière. "
30 Étant partis de là, ils faisaient route à travers la Galilée et il ne voulait pas qu'on le sût.
31 Car il instruisait ses disciples et il leur disait : " Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes et ils le tueront, et quand il aura été tué, après trois jours il ressuscitera. "
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Les chrétiens anciens, en établissant l'ordre des lectures ecclésiales, ont très probablement fixé le passage lu aujourd'hui de l'Évangile selon Marc pour ce dimanche du Grand Carême à cause des paroles du Christ: «Cette espèce ne sort que par la prière et le jeûne»...  Lire la suite

Les chrétiens anciens, en établissant l'ordre des lectures ecclésiales, ont très probablement fixé le passage lu aujourd'hui de l'Évangile selon Marc pour ce dimanche du Grand Carême à cause des paroles du Christ: «Cette espèce ne sort que par la prière et le jeûne». De ces paroles du Sauveur découle d'elle-même la conclusion que la prière et le jeûne ne sont pas seulement des moyens importants, mais parfois irremplaçables, de la vie spirituelle de l'homme. Il faut toutefois garder à l'esprit, bien sûr, que le mot «jeûne» (comme la phrase analogue de l'Évangile selon Matthieu) est ici une interpolation byzantine relativement tardive, et que, dans l'original, l'évangéliste Marc a très probablement écrit: «cette espèce ne sort par rien, sinon par la prière».

Néanmoins, la question de savoir pourquoi on ne peut pas se contenter, dans la vie spirituelle, de quelque chose de plus commode paraît à première vue assez naturelle. Cependant les paroles du Christ mettent exactement les accents à leur place, car sans prière tu peux t'occuper de perfectionnement moral ou de charité, mais ce ne sera guère une vie spirituelle.

Mais dans le récit de l'évangéliste Marc, il y a des paroles qui sont peut-être non moins importantes pour nous dans nos relations avec Dieu. Ce sont les paroles du père de l'adolescent possédé: «Je crois, Seigneur, viens en aide à mon incrédulité». Sans doute aucun de nous n'osera dire qu'il croit «entièrement et pleinement». Le mouvement constant de la confiance vers la certitude et l'espérance par l'accumulation de l'expérience de la foi est une composante naturelle et, j'ose le dire, nécessaire de la vie spirituelle. Et en cela, il nous est très important de savoir que nous pouvons ne pas cacher notre incrédulité en jouant honteusement le rôle d'un hypothétique homme assuré. L'exemple de cet homme dit que nous pouvons apporter au Christ notre faiblesse dans la foi et trouver auprès de Lui-même aide et affermissement.

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Pour Mc 9:30-50
30 Étant partis de là, ils faisaient route à travers la Galilée et il ne voulait pas qu'on le sût.
31 Car il instruisait ses disciples et il leur disait : " Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes et ils le tueront, et quand il aura été tué, après trois jours il ressuscitera. "
32 Mais ils ne comprenaient pas cette parole et ils craignaient de l'interroger.
33 Ils vinrent à Capharnaüm ; et une fois à la maison, il leur demandait : " De quoi discutiez-vous en chemin ? "
34 Eux se taisaient, car en chemin ils avaient discuté entre eux qui était le plus grand.
35 Alors, s'étant assis, il appela les Douze et leur dit : " Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous. "
36 Puis, prenant un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux et, l'ayant embrassé, il leur dit:
37 " Quiconque accueille un enfant comme celui-ci à cause de mon nom, c'est moi qu'il accueille ; et quiconque m'accueille, ce n'est pas moi qu'il accueille, mais Celui qui m'a envoyé. "
38 Jean lui dit : " Maître, nous avons vu quelqu'un expulser des démons en ton nom, quelqu'un qui ne nous suit pas, et nous voulions l'empêcher, parce qu'il ne nous suivait pas. "
39 Mais Jésus dit : " Ne l'en empêchez pas, car il n'est personne qui puisse faire un miracle en invoquant mon nom et sitôt après parler mal de moi.
40 Qui n'est pas contre nous est pour nous.
41 " Quiconque vous donnera à boire un verre d'eau pour ce motif que vous êtes au Christ, en vérité, je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense.
42 " Mais si quelqu'un doit scandaliser l'un de ces petits qui croient, il serait mieux pour lui de se voir passer autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d'être jeté à la mer.
43 Et si ta main est pour toi une occasion de péché, coupe-la: mieux vaut pour toi entrer manchot dans la Vie que de t'en aller avec tes deux mains dans la géhenne, dans le feu qui ne s'éteint pas
44 
45 Et si ton pied est pour toi une occasion de péché, coupe-le: mieux vaut pour toi entrer estropié dans la Vie que d'être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne
46 
47 Et si ton œil est pour toi une occasion de péché, arrache-le: mieux vaut pour toi entrer borgne dans le Royaume de Dieu que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne
48 où leur ver ne meurt point et où le feu ne s'éteint point.
49 Car tous seront salés par le feu.
50 C'est une bonne chose que le sel ; mais si le sel devient insipide, avec quoi l'assaisonnerez-vous ? Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix les uns avec les autres. "
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Plus la Crucifixion approche, plus Jésus passe de temps avec ses disciples. Il leur parle des souffrances qui l'attendent...  Lire la suite

Plus la Crucifixion approche, plus Jésus passe de temps avec ses disciples. Il leur parle des souffrances qui l'attendent. Mais ses disciples ne le comprennent pas ; ils ne pensent pas aux souffrances et à la mort, mais à la gloire et aux privilèges. De là vient la dispute : « Qui est le plus grand ? À qui reviendra le plus de pouvoir dans le Royaume du Messie ? ». Et Jean, en outre, cherche à protéger les douze disciples de la concurrence des « étrangers ». La frontière du « cercle des nôtres » est alors tracée selon un critère très simple : « les nôtres », ce sont ceux qui marchent avec nous.

Le Christ rejette à la fois les tentatives d'édifier une pyramide de pouvoir et d'honneurs, et le désir de transformer la communauté des disciples en club fermé. Il dit directement à Jean : « Ne l'empêchez pas ». Puis il commence soudain une conversation sur le danger des scandales, qu'il conclut par ces mots : « Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix les uns avec les autres ». On peut voir ici un écho à la question de Jean et aux disputes des disciples pour savoir qui est le plus grand. Le désir de séparer les « nôtres » des « étrangers », puis de ranger les « nôtres » par ordre de rang, détruit la paix, rend les hommes soupçonneux et hostiles. Sans paix entre eux, les disciples du Christ ne peuvent accomplir leur mission dans le monde : être « le sel de la terre » (Mt 5:13). (Rappelons qu'on salait toute offrande avant de l'apporter à Dieu sur l'autel (Lv 2:13). Le sel rendait pour ainsi dire l'offrande apte pour Dieu).

Que signifie le mot « scandale » ? D'autres traductions de ce mot grec (« skandalon ») sont : piège, trappe, lacet. C'est tout ce qui, par tromperie, en cachette, pousse le simple à tomber, ou simplement gêne et fait obstacle. Réfléchissons à la mesure dans laquelle la lutte pour le pouvoir, les querelles et les divisions entre chrétiens servent de scandale pour ces « petits » et empêchent ceux qui cherchent la Vérité de parvenir à la foi qui sauve.

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Pour Mc 9:30-50
30 Étant partis de là, ils faisaient route à travers la Galilée et il ne voulait pas qu'on le sût.
31 Car il instruisait ses disciples et il leur disait : " Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes et ils le tueront, et quand il aura été tué, après trois jours il ressuscitera. "
32 Mais ils ne comprenaient pas cette parole et ils craignaient de l'interroger.
33 Ils vinrent à Capharnaüm ; et une fois à la maison, il leur demandait : " De quoi discutiez-vous en chemin ? "
34 Eux se taisaient, car en chemin ils avaient discuté entre eux qui était le plus grand.
35 Alors, s'étant assis, il appela les Douze et leur dit : " Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous. "
36 Puis, prenant un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux et, l'ayant embrassé, il leur dit:
37 " Quiconque accueille un enfant comme celui-ci à cause de mon nom, c'est moi qu'il accueille ; et quiconque m'accueille, ce n'est pas moi qu'il accueille, mais Celui qui m'a envoyé. "
38 Jean lui dit : " Maître, nous avons vu quelqu'un expulser des démons en ton nom, quelqu'un qui ne nous suit pas, et nous voulions l'empêcher, parce qu'il ne nous suivait pas. "
39 Mais Jésus dit : " Ne l'en empêchez pas, car il n'est personne qui puisse faire un miracle en invoquant mon nom et sitôt après parler mal de moi.
40 Qui n'est pas contre nous est pour nous.
41 " Quiconque vous donnera à boire un verre d'eau pour ce motif que vous êtes au Christ, en vérité, je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense.
42 " Mais si quelqu'un doit scandaliser l'un de ces petits qui croient, il serait mieux pour lui de se voir passer autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d'être jeté à la mer.
43 Et si ta main est pour toi une occasion de péché, coupe-la: mieux vaut pour toi entrer manchot dans la Vie que de t'en aller avec tes deux mains dans la géhenne, dans le feu qui ne s'éteint pas
44 
45 Et si ton pied est pour toi une occasion de péché, coupe-le: mieux vaut pour toi entrer estropié dans la Vie que d'être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne
46 
47 Et si ton œil est pour toi une occasion de péché, arrache-le: mieux vaut pour toi entrer borgne dans le Royaume de Dieu que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne
48 où leur ver ne meurt point et où le feu ne s'éteint point.
49 Car tous seront salés par le feu.
50 C'est une bonne chose que le sel ; mais si le sel devient insipide, avec quoi l'assaisonnerez-vous ? Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix les uns avec les autres. "
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Le passage d’aujourd’hui est consacré à l’un des thèmes principaux de tout le Nouveau Testament — le thème du Royaume de Dieu. Ce qui est particulièrement important ici...  Lire la suite

Le passage d’aujourd’hui est consacré à l’un des thèmes principaux de tout le Nouveau Testament — le thème du Royaume de Dieu. Ce qui est particulièrement important ici, c’est que les explications concernant le Royaume sont données par Jésus Lui-même. Au centre de Son récit se trouve l’image de l’enfant, qui symbolise ceux qui occupent les premières places dans le Royaume de Dieu (v.36–37). Celui qui scandalise un enfant est pire qu’un meurtrier; car même le meurtrier est digne de jugement, tandis que Jésus compare un tel séducteur à un homme que l’on jette à la mer pour le noyer sans aucun jugement (v.42). Cette image, bien sûr, n’apparaît pas par hasard. Dans la société traditionnelle et patriarcale, dans les grandes familles, les enfants n’occupaient généralement pas les premières places honorables qu’ils occupent souvent dans les familles modernes. On regardait les enfants comme des serviteurs et des aides naturels, comme les membres plus jeunes d’une grande famille ou d’un clan patriarcal, qui étaient réellement les plus jeunes; c’est pourquoi la position d’un tel «serviteur naturel» ne les blessait pas le moins du monde et n’était pas ressentie par eux comme une humiliation ou un manque d’attention ou d’amour. Tout adulte, dans une telle position, ressent presque toujours une certaine infériorité et dépendance, ce qui se comprend, vu l’importance que revêt aux yeux d’un adulte la position sociale et le statut qui lui est lié. Les enfants n’y pensent pas, et il n’y a donc pour eux aucun problème ici. Apparemment, c’est précisément cela que Jésus a en vue lorsqu’Il donne l’enfant en exemple comme modèle de l’habitant du Royaume de Dieu: pour ceux qui veulent en être les habitants, il est important de renoncer aux représentations traditionnelles de l’importance de la position sociale et du statut social. Bien sûr, dans ce cas subsiste toujours le danger que se trouvent à côté des personnes désireuses de profiter d’un tel état de choses, de même qu’en tout temps il s’est trouvé des gens prêts à profiter de la naïveté bien connue de l’enfant et à en abuser; c’est de ce péché-là que Jésus dit qu’il est pire que le meurtre et indigne même d’un jugement — car l’homme qui agit ainsi non seulement rejette lui-même la plénitude de la vie du Royaume de Dieu, mais empêche aussi les autres de la recevoir. Cependant, il se trouve toujours dans la vie de l’homme quelque chose qui l’empêche de devenir un enfant au sens où Jésus en parle: ce peut être la «main», ou le «pied», ou l’«œil», en un mot, tout ce dont l’homme se sert pour ne pas être cet enfant qui peut entrer dans le Royaume. Et Jésus conseille de se débarrasser sans regret de ce qui fait obstacle (v.43–48). Parfois il peut sembler qu’on y perde quelque chose de vital, quelque chose sans quoi la vie deviendra diminuée; mais à l’épreuve il s’avère que la prétendue «plénitude» ne mène pas du tout là où l’on peut trouver la plénitude de la vie, tandis que l’apparente privation se transforme, au bout du chemin, en plénitude du Royaume de Dieu.

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Pour Mc 9:14-32
14 En rejoignant les disciples, ils virent une foule nombreuse qui les entourait et des scribes qui discutaient avec eux.
15 Et aussitôt qu'elle l'aperçut, toute la foule fut très surprise et ils accoururent pour le saluer.
16 Et il leur demanda : " De quoi disputez-vous avec eux ? "
17 Quelqu'un de la foule lui dit : " Maître, je t'ai apporté mon fils qui a un esprit muet.
18 Quand il le saisit, il le jette à terre, et il écume, grince des dents et devient raide. Et j'ai dit à tes disciples de l'expulser et ils n'en ont pas été capables. " -
19 " Engeance incrédule, leur répond-il, jusques à quand serai-je auprès de vous ? Jusques à quand vous supporterai-je ? Apportez-le-moi. "
20 Et ils le lui apportèrent. Sitôt qu'il vit Jésus, l'esprit secoua violemment l'enfant qui tomba à terre et il s'y roulait en écumant.
21 Et Jésus demanda au père : " Combien de temps y a-t-il que cela lui arrive ? " - " Depuis son enfance, dit-il ;
22 et souvent il l'a jeté soit dans le feu soit dans l'eau pour le faire périr. Mais si tu peux quelque chose, viens à notre aide, par pitié pour nous. " -
23 " Si tu peux ! ... reprit Jésus ; tout est possible à celui qui croit. "
24 Aussitôt le père de l'enfant de s'écrier : " Je crois ! Viens en aide à mon peu de foi ! "
25 Jésus, voyant qu'une foule affluait, menaça l'esprit impur en lui disant : " Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de lui et n'y rentre plus. "
26 Après avoir crié et l'avoir violemment secoué, il sortit, et l'enfant devint comme mort, si bien que la plupart disaient : " Il a trépassé ! "
27 Mais Jésus, le prenant par la main, le releva et il se tint debout.
28 Quand il fut rentré à la maison, ses disciples lui demandaient dans le privé : " Pourquoi nous autres, n'avons-nous pu l'expulser ? "
29 Il leur dit : " Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière. "
30 Étant partis de là, ils faisaient route à travers la Galilée et il ne voulait pas qu'on le sût.
31 Car il instruisait ses disciples et il leur disait : " Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes et ils le tueront, et quand il aura été tué, après trois jours il ressuscitera. "
32 Mais ils ne comprenaient pas cette parole et ils craignaient de l'interroger.
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L’épisode de la guérison d’un homme possédé, de sa libération du pouvoir des forces ténébreuses, est remarquable par un détail sur lequel l’évangéliste attire particulièrement l’attention...  Lire la suite

L’épisode de la guérison d’un homme possédé, de sa libération du pouvoir des forces ténébreuses, est remarquable par un détail sur lequel l’évangéliste attire particulièrement l’attention. Il écrit que les disciples de Jésus ne pouvaient pas chasser le démon de l’homme qu’il possédait, et que seul le Sauveur lui-même y parvint. Ses paroles sur une génération incrédule («race») sont souvent comprises comme adressées aux proches de l’homme possédé, et d’abord à son père, qui avait amené son fils aux disciples de Jésus.

Cependant, la question du destinataire de ces paroles reste ouverte: elles pouvaient tout autant s’adresser aux disciples, qui n’avaient pas réussi à faire ce qu’ils avaient déjà eu à faire plus d’une fois, au moins lors de la mission à laquelle le Maître les avait envoyés autrefois. Alors, pendant cette mission, ils avaient dû chasser des démons, libérer des possédés du pouvoir des forces ténébreuses. C’est peut-être précisément pour cette raison que le père du possédé s’adresse à eux: des rumeurs lui étaient sans doute parvenues au sujet des guérisons accomplies par les disciples de cet Homme mystérieux.

Il apparut pourtant que les disciples n’étaient pas aussi forts qu’on le racontait, et il ne restait alors qu’à s’adresser à leur Maître: si lui non plus ne pouvait pas aider, l’affaire était désespérée. Jésus, bien sûr, y parvient, et prononce ces paroles mêmes sur la génération incrédule. Plus tard, les disciples lui demandent: pourquoi donc n’avons-nous pas réussi? La question était légitime: ils se souvenaient bien qu’auparavant ils réussissaient, et ils devaient percevoir leur échec comme une regrettable faute dont il fallait connaître la cause afin d’éviter à l’avenir ce genre d’erreurs. Jésus, en réponse, parle de la prière, sans laquelle rien ne réussira.

Dans les éditions tardives du texte évangélique, à la prière s’ajoute la mention du jeûne, absente des éditions anciennes; mais cet ajout, qui existait probablement au départ sous forme de note marginale, ne change rien d’essentiel: le jeûne n’a de sens que lorsqu’il favorise une prière plus intense. Le sens de la réponse est clair: la principale erreur des disciples fut d’avoir pensé qu’ils avaient déjà atteint quelque chose, reçu quelque chose, acquis une nouvelle qualité de vie spirituelle désormais inaliénable. Jésus leur dit que ce n’est pas le cas, que toutes leurs avancées ne sont possibles que dans le contexte d’une dynamique spirituelle continue, liée à une prière elle aussi continue: alors seulement les miracles, les guérisons et l’expulsion des esprits mauvais sont possibles.

Dès que l’homme s’arrête spirituellement, dès qu’il sort de cette dynamique spirituelle, il perd tout et devient tout à fait impuissant, comme les disciples devant le possédé. Rien d’étonnant: les miracles et les guérisons ne sont possibles que par la force du Royaume et par son souffle, et ceux-ci n’existent que dans une dynamique continue, qui à son tour n’est possible que dans des relations conscientes et continues avec le Christ. Ce n’est pas par hasard que Jésus parle d’une génération incrédule: ce sont précisément de telles relations qui s’appellent la foi, celle qui a manqué aux disciples.

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Pour Mc 9:14-29
14 En rejoignant les disciples, ils virent une foule nombreuse qui les entourait et des scribes qui discutaient avec eux.
15 Et aussitôt qu'elle l'aperçut, toute la foule fut très surprise et ils accoururent pour le saluer.
16 Et il leur demanda : " De quoi disputez-vous avec eux ? "
17 Quelqu'un de la foule lui dit : " Maître, je t'ai apporté mon fils qui a un esprit muet.
18 Quand il le saisit, il le jette à terre, et il écume, grince des dents et devient raide. Et j'ai dit à tes disciples de l'expulser et ils n'en ont pas été capables. " -
19 " Engeance incrédule, leur répond-il, jusques à quand serai-je auprès de vous ? Jusques à quand vous supporterai-je ? Apportez-le-moi. "
20 Et ils le lui apportèrent. Sitôt qu'il vit Jésus, l'esprit secoua violemment l'enfant qui tomba à terre et il s'y roulait en écumant.
21 Et Jésus demanda au père : " Combien de temps y a-t-il que cela lui arrive ? " - " Depuis son enfance, dit-il ;
22 et souvent il l'a jeté soit dans le feu soit dans l'eau pour le faire périr. Mais si tu peux quelque chose, viens à notre aide, par pitié pour nous. " -
23 " Si tu peux ! ... reprit Jésus ; tout est possible à celui qui croit. "
24 Aussitôt le père de l'enfant de s'écrier : " Je crois ! Viens en aide à mon peu de foi ! "
25 Jésus, voyant qu'une foule affluait, menaça l'esprit impur en lui disant : " Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de lui et n'y rentre plus. "
26 Après avoir crié et l'avoir violemment secoué, il sortit, et l'enfant devint comme mort, si bien que la plupart disaient : " Il a trépassé ! "
27 Mais Jésus, le prenant par la main, le releva et il se tint debout.
28 Quand il fut rentré à la maison, ses disciples lui demandaient dans le privé : " Pourquoi nous autres, n'avons-nous pu l'expulser ? "
29 Il leur dit : " Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière. "
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Le passage d’aujourd’hui nous ramène de nouveau au thème des guérisons, et cette fois il s’agit encore de la guérison d’un possédé...  Lire la suite

Le passage d’aujourd’hui nous ramène de nouveau au thème des guérisons, et cette fois il s’agit encore de la guérison d’un possédé. Mais maintenant la guérison du possédé par Jésus Lui-même est précédée d’une tentative infructueuse entreprise par les apôtres (v.18). En outre, apparaît dans le texte un dialogue bref mais très significatif sur la foi et l’incrédulité (v.23–24). Le lien, à première vue, n’est pas tout à fait clair: car il arrivait que même des païens reçoivent la guérison, comme ce fut le cas de la Syro-Phénicienne mentionnée dans ce même Évangile (Mc 7:25–30). Mais beaucoup de choses deviendront plus compréhensibles si l’on médite le sens du mot «foi». Dans le langage religieux moderne, la foi désigne souvent la conviction de la justesse de telle ou telle opinion ou représentation au sujet de Dieu, de l’homme, de la vie spirituelle et d’autres choses importantes du point de vue religieux. Pourtant, le mot hébreu que l’on traduit d’ordinaire en russe par «foi», comme le mot grec correspondant qu’emploie l’évangéliste, désignent moins la foi comme conviction que la fidélité et la confiance envers celui à qui cette fidélité a été promise. La fidélité et la confiance étaient le fondement des relations entre Jésus et tous ceux qu’Il rencontrait durant Son ministère terrestre. Si, dès le début, la confiance ne naissait pas entre Lui et ceux avec qui Il communiquait, la suite de la relation devenait impossible, de même que dans les cas où, après s’être confié une fois, l’homme trahissait ensuite Jésus pour quelque raison. Mais si les relations ne s’établissaient pas ou se rompaient, le Royaume de Dieu se trouvait fermé pour l’homme — car il est inséparable de la personne de Jésus Lui-même, et dans ce cas il ne pouvait pas non plus être question de guérison. Un tel homme pouvait conserver ses convictions religieuses, mais les convictions et les opinions en elles-mêmes ne peuvent ouvrir le Royaume à personne. Inversement, la confiance en Jésus l’ouvre même à un païen qui, comme la femme syro-phénicienne venue à Lui, pouvait n’avoir aucune vision religieuse du monde réfléchie. Pour Jésus, manifestement, les relations personnelles avec une personne concrète, ou leur absence, comptent davantage que sa vision du monde.

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Lectures du  30 mars 2025

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