Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Lc 15:11-32

11 Il dit encore : " Un homme avait deux fils.
12 Le plus jeune dit à son père : "Père, donne-moi la part de fortune qui me revient. " Et le père leur partagea son bien.
13 Peu de jours après, rassemblant tout son avoir, le plus jeune fils partit pour un pays lointain et y dissipa son bien en vivant dans l'inconduite.
14 " Quand il eut tout dépensé, une famine sévère survint en cette contrée et il commença à sentir la privation.
15 Il alla se mettre au service d'un des habitants de cette contrée, qui l'envoya dans ses champs garder les cochons.
16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre des caroubes que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait.
17 Rentrant alors en lui-même, il se dit : "Combien de mercenaires de mon père ont du pain en surabondance, et moi je suis ici à périr de faim !
18 Je veux partir, aller vers mon père et lui dire: Père j'ai péché contre le Ciel et envers toi;
19 je ne mérite plus d'être appelé ton fils, traite-moi comme l'un de tes mercenaires. "
20 Il partit donc et s'en alla vers son père. " Tandis qu'il était encore loin, son père l'aperçut et fut pris de pitié ; il courut se jeter à son cou et l'embrassa tendrement.
21 Le fils alors lui dit : "Père, j'ai péché contre le Ciel et envers toi, je ne mérite plus d'être appelé ton fils. "
22 Mais le père dit à ses serviteurs : "Vite, apportez la plus belle robe et l'en revêtez, mettez-lui un anneau au doigt et des chaussures aux pieds.
23 Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
24 car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! " Et ils se mirent à festoyer.
25 " Son fils aîné était aux champs. Quand, à son retour, il fut près de la maison, il entendit de la musique et des danses.
26 Appelant un des serviteurs, il s'enquérait de ce que cela pouvait bien être.
27 Celui-ci lui dit : "C'est ton frère qui est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu'il l'a recouvré en bonne santé. "
28 Il se mit alors en colère, et il refusait d'entrer. Son père sortit l'en prier.
29 Mais il répondit à son père : "Voilà tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé un seul de tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau, à moi, pour festoyer avec mes amis ;
30 et puis ton fils que voici revient-il, après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu fais tuer pour lui le veau gras ! "
31 " Mais le père lui dit : "Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
32 Mais il fallait bien festoyer et se réjouir, puisque ton frère que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! " "
Masquer

Dans la parabole du fils prodigue, le Christ nous raconte, par une métaphore compréhensible, l'histoire de l'élection. Le fils aîné est le peuple d'Israël, qui est « toujours avec moi », comme le dit le Christ. Le fils cadet, qui demande à son père de le prendre comme ouvrier, représente le reste du monde. Le Christ est venu prêcher l'Évangile à chacun. Et le fils aîné, mécontent de ce que, selon lui, rien ne lui était jamais donné, est l'image du peuple d'Israël qui vivait et attendait le Sauveur qui serait Roi pour le monde.

Dans la parabole, les paroles du père : « ton frère que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé », sont des paroles adressées à Israël. Des paroles disant que la venue du Christ a fait de chacun un peuple élu là où l'Évangile et le repentir pour la guérison des péchés ont été prêchés. Le Royaume de Dieu est avec nous depuis le jour de la venue du Christ et jusqu'à la fin des temps. Le monde entier, chaque homme, peut venir à Lui par le repentir.

Dans le repentir du coeur, il est impossible de s'imaginer fils du Christ. Dans le repentir, l'homme acquiert l'humilité et s'efforce de faire des oeuvres pour la gloire de Dieu, reconnaissant pleinement sa propre petitesse. Mais ce ne sont pas des esclaves ni des ouvriers que cherche le Christ, mais des enfants aimés et aimants. Et le Christ accueille comme un fils chacun qui vient à Lui dans le repentir et le désespoir ; Il se réjouit et prend soin de lui quand il revient dans la maison de son père.

Autres réflexions

 
Pour Lc 15:11-32
11 Il dit encore : " Un homme avait deux fils.
12 Le plus jeune dit à son père : "Père, donne-moi la part de fortune qui me revient. " Et le père leur partagea son bien.
13 Peu de jours après, rassemblant tout son avoir, le plus jeune fils partit pour un pays lointain et y dissipa son bien en vivant dans l'inconduite.
14 " Quand il eut tout dépensé, une famine sévère survint en cette contrée et il commença à sentir la privation.
15 Il alla se mettre au service d'un des habitants de cette contrée, qui l'envoya dans ses champs garder les cochons.
16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre des caroubes que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait.
17 Rentrant alors en lui-même, il se dit : "Combien de mercenaires de mon père ont du pain en surabondance, et moi je suis ici à périr de faim !
18 Je veux partir, aller vers mon père et lui dire: Père j'ai péché contre le Ciel et envers toi;
19 je ne mérite plus d'être appelé ton fils, traite-moi comme l'un de tes mercenaires. "
20 Il partit donc et s'en alla vers son père. " Tandis qu'il était encore loin, son père l'aperçut et fut pris de pitié ; il courut se jeter à son cou et l'embrassa tendrement.
21 Le fils alors lui dit : "Père, j'ai péché contre le Ciel et envers toi, je ne mérite plus d'être appelé ton fils. "
22 Mais le père dit à ses serviteurs : "Vite, apportez la plus belle robe et l'en revêtez, mettez-lui un anneau au doigt et des chaussures aux pieds.
23 Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
24 car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! " Et ils se mirent à festoyer.
25 " Son fils aîné était aux champs. Quand, à son retour, il fut près de la maison, il entendit de la musique et des danses.
26 Appelant un des serviteurs, il s'enquérait de ce que cela pouvait bien être.
27 Celui-ci lui dit : "C'est ton frère qui est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu'il l'a recouvré en bonne santé. "
28 Il se mit alors en colère, et il refusait d'entrer. Son père sortit l'en prier.
29 Mais il répondit à son père : "Voilà tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé un seul de tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau, à moi, pour festoyer avec mes amis ;
30 et puis ton fils que voici revient-il, après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu fais tuer pour lui le veau gras ! "
31 " Mais le père lui dit : "Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
32 Mais il fallait bien festoyer et se réjouir, puisque ton frère que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! " "
Masquer
Peu de passages de l'Évangile parlent de notre vie avec une clarté aussi saisissante que la parabole du fils prodigue. En effet chacun de nous, au fond, use de sa vie et du monde créé comme si le Créateur était mort et que nous avions reçu Son héritage après Lui. Et chacun de nous...  Lire la suite

Peu de passages de l'Évangile parlent de notre vie avec une clarté aussi saisissante que la parabole du fils prodigue. En effet chacun de nous, au fond, use de sa vie et du monde créé comme si le Créateur était mort et que nous avions reçu Son héritage après Lui. Et le Père attend chacun de nous comme Son fils bien-aimé.

Le problème est qu'il nous semble souvent que cette porcherie cruelle dans laquelle nous nous poussons nous-mêmes est le meilleur des sorts possibles. Par une naïveté absurde, nous pensons que la paix et la beauté, la joie et la miséricorde sont les propriétés du monde qui nous est échu, tandis que le mensonge, la cruauté, la trahison et la haine seraient des difficultés accidentelles et temporaires. Hélas, c'est tout le contraire.

Et si le choix entre la vie et la mort, entre le bien et le mal, nous est presque évident, il est impossible de ne pas penser à l'extrême amour de l'homme avec lequel le Tout-Puissant nous comble malgré toutes nos trahisons. Car tout ce qu'il y a de bon dans la vie vient seulement de Lui, et sans Son intervention nous resterons sans rien. C'est pourquoi, au début du Grand Carême, nous lisons cette parabole afin de nous dire à nous-mêmes ces paroles: «Je me lèverai, j'irai vers mon père...»

Masquer
 
Pour Lc 15:11-32
11 Il dit encore : " Un homme avait deux fils.
12 Le plus jeune dit à son père : "Père, donne-moi la part de fortune qui me revient. " Et le père leur partagea son bien.
13 Peu de jours après, rassemblant tout son avoir, le plus jeune fils partit pour un pays lointain et y dissipa son bien en vivant dans l'inconduite.
14 " Quand il eut tout dépensé, une famine sévère survint en cette contrée et il commença à sentir la privation.
15 Il alla se mettre au service d'un des habitants de cette contrée, qui l'envoya dans ses champs garder les cochons.
16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre des caroubes que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait.
17 Rentrant alors en lui-même, il se dit : "Combien de mercenaires de mon père ont du pain en surabondance, et moi je suis ici à périr de faim !
18 Je veux partir, aller vers mon père et lui dire: Père j'ai péché contre le Ciel et envers toi;
19 je ne mérite plus d'être appelé ton fils, traite-moi comme l'un de tes mercenaires. "
20 Il partit donc et s'en alla vers son père. " Tandis qu'il était encore loin, son père l'aperçut et fut pris de pitié ; il courut se jeter à son cou et l'embrassa tendrement.
21 Le fils alors lui dit : "Père, j'ai péché contre le Ciel et envers toi, je ne mérite plus d'être appelé ton fils. "
22 Mais le père dit à ses serviteurs : "Vite, apportez la plus belle robe et l'en revêtez, mettez-lui un anneau au doigt et des chaussures aux pieds.
23 Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
24 car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! " Et ils se mirent à festoyer.
25 " Son fils aîné était aux champs. Quand, à son retour, il fut près de la maison, il entendit de la musique et des danses.
26 Appelant un des serviteurs, il s'enquérait de ce que cela pouvait bien être.
27 Celui-ci lui dit : "C'est ton frère qui est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu'il l'a recouvré en bonne santé. "
28 Il se mit alors en colère, et il refusait d'entrer. Son père sortit l'en prier.
29 Mais il répondit à son père : "Voilà tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé un seul de tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau, à moi, pour festoyer avec mes amis ;
30 et puis ton fils que voici revient-il, après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu fais tuer pour lui le veau gras ! "
31 " Mais le père lui dit : "Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
32 Mais il fallait bien festoyer et se réjouir, puisque ton frère que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! " "
Masquer
Il est tout de même bon d'être le fils prodigue revenu vers son père. Tout le monde se réjouit pour toi, sauf, il est vrai, le frère aîné, et le père organise en l'honneur de ton retour un festin de fête que, dans d'autres circonstances, tu n'aurais jamais...  Lire la suite

Il est tout de même bon d'être le fils prodigue revenu vers son père. Tout le monde se réjouit pour toi, sauf, il est vrai, le frère aîné, et le père organise en l'honneur de ton retour un festin de fête que, dans d'autres circonstances, tu n'aurais jamais vu. Or ce frère aîné n'est pas mécontent par hasard et se plaint: un tel réjouissement ne lui est jamais échu dans toute sa vie, alors qu'il a toujours été fidèle à son père et attaché à la maison.

Mais au fond, pourquoi en est-il ainsi? Pourquoi ne pas donner au fils aîné l'occasion de se réjouir? Regrette-t-on le veau? C'est difficile à croire. C'est simplement que le temps est tel, on pourrait dire un temps de guerre. Car il est question de notre temps, du temps où le Royaume ne fait encore qu'entrer dans le monde, tandis que la fête est encore à venir, cette vraie fête où le Royaume se révélera dans toute sa plénitude. Cette plénitude-là sera sans doute la fête des fêtes, et la célébration sera pour le monde entier. Mais pour l'instant, il est trop tôt.

Il en va autrement du fils cadet: lui «était perdu et il est retrouvé»; ici, la joie ne porte pas sur le triomphe du Royaume, mais sur le salut d'une âme concrète. Et un tel salut vaut le triomphe du Royaume. Ne serait-ce que parce que chaque âme sauvée rapproche ce triomphe. Mais là encore, tous ceux de la maison peuvent y participer. Il suffit d'en avoir le désir. Et si tu n'es pas le personnage principal de la fête, dans le Royaume cela n'a pas tant d'importance.

Masquer
 
Pour Lc 15:11-32
11 Il dit encore : " Un homme avait deux fils.
12 Le plus jeune dit à son père : "Père, donne-moi la part de fortune qui me revient. " Et le père leur partagea son bien.
13 Peu de jours après, rassemblant tout son avoir, le plus jeune fils partit pour un pays lointain et y dissipa son bien en vivant dans l'inconduite.
14 " Quand il eut tout dépensé, une famine sévère survint en cette contrée et il commença à sentir la privation.
15 Il alla se mettre au service d'un des habitants de cette contrée, qui l'envoya dans ses champs garder les cochons.
16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre des caroubes que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait.
17 Rentrant alors en lui-même, il se dit : "Combien de mercenaires de mon père ont du pain en surabondance, et moi je suis ici à périr de faim !
18 Je veux partir, aller vers mon père et lui dire: Père j'ai péché contre le Ciel et envers toi;
19 je ne mérite plus d'être appelé ton fils, traite-moi comme l'un de tes mercenaires. "
20 Il partit donc et s'en alla vers son père. " Tandis qu'il était encore loin, son père l'aperçut et fut pris de pitié ; il courut se jeter à son cou et l'embrassa tendrement.
21 Le fils alors lui dit : "Père, j'ai péché contre le Ciel et envers toi, je ne mérite plus d'être appelé ton fils. "
22 Mais le père dit à ses serviteurs : "Vite, apportez la plus belle robe et l'en revêtez, mettez-lui un anneau au doigt et des chaussures aux pieds.
23 Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
24 car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! " Et ils se mirent à festoyer.
25 " Son fils aîné était aux champs. Quand, à son retour, il fut près de la maison, il entendit de la musique et des danses.
26 Appelant un des serviteurs, il s'enquérait de ce que cela pouvait bien être.
27 Celui-ci lui dit : "C'est ton frère qui est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu'il l'a recouvré en bonne santé. "
28 Il se mit alors en colère, et il refusait d'entrer. Son père sortit l'en prier.
29 Mais il répondit à son père : "Voilà tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé un seul de tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau, à moi, pour festoyer avec mes amis ;
30 et puis ton fils que voici revient-il, après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu fais tuer pour lui le veau gras ! "
31 " Mais le père lui dit : "Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
32 Mais il fallait bien festoyer et se réjouir, puisque ton frère que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! " "
Masquer
Ambroise de Milan, au IVe siècle, a appelé la parabole du fils prodigue Evangelium Evangeliorum — «l’Évangile des Évangiles»...  Lire la suite

Ambroise de Milan, au IVe siècle, a appelé la parabole du fils prodigue Evangelium Evangeliorum — «l’Évangile des Évangiles», ou «le cœur de l’Évangile» (nous pouvons l’apprendre dans le livre du père Gueorgui Tchistiakov, «Au-dessus des lignes du Nouveau Testament»). Pourquoi? Réfléchissons-y. Oui, c’est une parabole sur notre péché; oui, c’est une parabole disant que Dieu attend toujours notre repentir; oui, elle dit aussi que souvent la justice n’a pas la force de pardonner l’injustice. Tout cela est vrai. Mais beaucoup de paraboles de l’Évangile parlent de cela... Le métropolite Antoine de Souroge souligne toujours que l’acte du fils cadet n’est pas terrible parce qu’il a dilapidé l’argent. Ni par la manière dont il l’a dilapidé, en vivant dans la débauche. Alors pourquoi? Parce qu’il a traité son père comme si celui-ci était déjà mort; voilà ce qu’il y a de plus terrible. En voulant recevoir sa part d’héritage, il a comme dit à son père: meurs, pour moi tu es mort. Qu’est-ce que cela nous rappelle aujourd’hui? Nous nous souvenons d’un homme qui a dit: «Dieu est mort». Nous pensons que c’était Nietzsche. C’est en partie vrai, mais ce n’est pas toute la vérité: ainsi ont dit, non, n’ont pas dit, mais, pire encore, ont pensé des millions d’autres personnes. Nous avons pour eux un nom modeste: athées. Il existe une histoire amusante. Au milieu du siècle dernier, sur le mur d’une université européenne apparut l’inscription: Dieu est mort. Nietzsche. Peu après, quelqu’un ajouta: Nietzsche est mort. Dieu. C’est drôle, mais du point de vue spirituel, c’est faux. Pour Dieu, chacun est vivant, chacun est désiré: voilà peut-être de quoi parle cette parabole, voilà pourquoi elle est le cœur de l’Évangile.

Masquer
 
Pour Lc 15:31
31 " Mais le père lui dit : "Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
Masquer
Dans la parabole du fils prodigue, toute l’attention du lecteur se concentre habituellement sur le fils cadet, ce qui n’a rien d’étonnant: il est réellement le personnage principal du récit, autour de lui se déploie l’intrigue et c’est à lui que se rattache le sens de la parabole. Le fils aîné passe au second plan; à première vue, il ne fait que former le décor sur lequel se déroule l’action...  Lire la suite

Dans la parabole du fils prodigue, toute l’attention du lecteur se concentre habituellement sur le fils cadet, ce qui n’a rien d’étonnant: il est réellement le personnage principal du récit, autour de lui se déploie l’intrigue et c’est à lui que se rattache le sens de la parabole. Le fils aîné passe au second plan; à première vue, il ne fait que former le décor sur lequel se déroule l’action. Pourtant, en réalité, le fils aîné joue dans la parabole un rôle qui n’est pas moindre que celui du cadet. Seulement, il apparaît sur la scène tout à la fin, après le dénouement, lorsque le cadet est déjà à la maison et que le père l’accueille dans la joie. Les lecteurs et les auditeurs ne prêtent souvent presque pas attention au bref épilogue où apparaît le fils aîné; et s’ils y prêtent attention, ils le perçoivent comme une sorte de remarque en marge qui nuance le récit principal.

Pourtant, le fils aîné ne diffère pas tellement du cadet. Au fond, ni l’un ni l’autre ne savent ce qu’est une vie commune avec le père. Le fils cadet ne veut pas vivre avec le père d’une seule vie; il prend sa part et s’en va. Mais l’aîné, lui aussi, ne reste dans la maison que par obligation, par sens du devoir; au fond de son âme, comme le cadet, il veut lui aussi sa propre vie, séparée, particulière, il veut une fête pour lui, avec ses amis et séparément du père.

Et le père lui dit: tout ce qui est à moi est aussi à toi; tout le sens de notre vie sous un même toit consiste seulement en ceci: qu’elle devienne réellement commune, unique. Sinon, le fait de demeurer dans la même maison que moi ne changera rien pour toi: je ne serai pour toi qu’un fardeau, et au fond de ton âme tu chercheras quand même à te débarrasser de moi, comme ton frère cadet. C’est bien ce qui arrive, et la différence tient seulement à ceci: le cadet réclame sa part et s’en va, tandis que l’aîné essaie de s’arranger avec le père, pour ainsi dire à l’amiable, afin de vivre avec lui et en même temps de mener sa propre vie séparée.

Le père dit directement à son fils que cela ne marchera pas: la vie peut être une, commune, ou différente, et alors il est plus honnête de partir que de faire semblant de rester dans la maison paternelle. Dans la parabole, manifestement, il n’y a pas d’opposition entre le mauvais fils cadet et le bon fils aîné obéissant; il y a seulement la description d’un même problème spirituel qui se manifeste différemment dans la vie des deux fils. Ce qui, dans la vie du cadet, s’est révélé ouvertement et avec évidence ne se manifeste pas de manière aussi vive et ouverte dans la vie de l’aîné; et l’on ne sait pas encore ce qui est meilleur et ce qui est pire.

Masquer
 
Pour Lc 15:1-32
Cependant tous les publicains et les pécheurs s'approchaient de lui pour l'entendre.
Et les Pharisiens et les scribes de murmurer : " Cet homme, disaient-ils, fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux ! "
Il leur dit alors cette parabole :
" Lequel d'entre vous, s'il a cent brebis et vient à en perdre une, n'abandonne les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s'en aller après celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il l'ait retrouvée ?
Et, quand il l'a retrouvée, il la met, tout joyeux, sur ses épaules
et, de retour chez lui, il assemble amis et voisins et leur dit : "Réjouissez-vous avec moi, car je l'ai retrouvée, ma brebis qui était perdue ! "
C'est ainsi, je vous le dis, qu'il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n'ont pas besoin de repentir.
" Ou bien, quelle est la femme qui, si elle a dix drachmes et vient à en perdre une, n'allume une lampe, ne balaie la maison et ne cherche avec soin, jusqu'à ce qu'elle l'ait retrouvée ?
Et, quand elle l'a retrouvée, elle assemble amies et voisines et leur dit : "Réjouissez-vous avec moi, car je l'ai retrouvée, la drachme que j'avais perdue ! "
10 C'est ainsi, je vous le dis, qu'il naît de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. "
11 Il dit encore : " Un homme avait deux fils.
12 Le plus jeune dit à son père : "Père, donne-moi la part de fortune qui me revient. " Et le père leur partagea son bien.
13 Peu de jours après, rassemblant tout son avoir, le plus jeune fils partit pour un pays lointain et y dissipa son bien en vivant dans l'inconduite.
14 " Quand il eut tout dépensé, une famine sévère survint en cette contrée et il commença à sentir la privation.
15 Il alla se mettre au service d'un des habitants de cette contrée, qui l'envoya dans ses champs garder les cochons.
16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre des caroubes que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait.
17 Rentrant alors en lui-même, il se dit : "Combien de mercenaires de mon père ont du pain en surabondance, et moi je suis ici à périr de faim !
18 Je veux partir, aller vers mon père et lui dire: Père j'ai péché contre le Ciel et envers toi;
19 je ne mérite plus d'être appelé ton fils, traite-moi comme l'un de tes mercenaires. "
20 Il partit donc et s'en alla vers son père. " Tandis qu'il était encore loin, son père l'aperçut et fut pris de pitié ; il courut se jeter à son cou et l'embrassa tendrement.
21 Le fils alors lui dit : "Père, j'ai péché contre le Ciel et envers toi, je ne mérite plus d'être appelé ton fils. "
22 Mais le père dit à ses serviteurs : "Vite, apportez la plus belle robe et l'en revêtez, mettez-lui un anneau au doigt et des chaussures aux pieds.
23 Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
24 car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! " Et ils se mirent à festoyer.
25 " Son fils aîné était aux champs. Quand, à son retour, il fut près de la maison, il entendit de la musique et des danses.
26 Appelant un des serviteurs, il s'enquérait de ce que cela pouvait bien être.
27 Celui-ci lui dit : "C'est ton frère qui est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu'il l'a recouvré en bonne santé. "
28 Il se mit alors en colère, et il refusait d'entrer. Son père sortit l'en prier.
29 Mais il répondit à son père : "Voilà tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé un seul de tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau, à moi, pour festoyer avec mes amis ;
30 et puis ton fils que voici revient-il, après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu fais tuer pour lui le veau gras ! "
31 " Mais le père lui dit : "Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
32 Mais il fallait bien festoyer et se réjouir, puisque ton frère que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! " "
Masquer
On appelle généralement ces trois paraboles les paraboles du repentir, mais le repentir y est montré sous un angle tout à fait inhabituel...  Lire la suite

On appelle généralement ces trois paraboles les paraboles du repentir, mais le repentir y est montré sous un angle tout à fait inhabituel. On y décrit moins l’expérience de la personne qui se repent, ses sentiments, sa douleur, etc. ; Jésus parle de la joie de Dieu et de ses anges quand l’homme retrouve le chemin de la maison. C’est le repentir « du point de vue » de Dieu.

Visiblement, ce n’est pas un hasard. Quand l’homme raisonne sur sa conversion, sur sa recherche de Dieu, sur la foi, il est toujours porté à penser à lui-même : à ses motifs, à son chemin spirituel. Dieu apparaît ici comme un « but » sans visage, qu’il faut atteindre, comme un « sens de la vie » abstrait qu’il faut trouver. Or il s’avère que, pour Dieu, notre conversion est bien plus importante que nous ne le comprenons : il se réjouit comme un berger qui a perdu sa brebis aimée et l’a retrouvée, comme une pauvre femme qui rassemble ses voisines pour un repas de fête à cause de la joie d’avoir retrouvé une petite pièce, comme un père qui a vu revenir son fils perdu pour toujours. « Votre destin n’est pas indifférent à Dieu, dit Jésus pour ainsi dire ; que cela vous soutienne sur la route. »

Masquer
 
Pour Lc 15:1-32
Cependant tous les publicains et les pécheurs s'approchaient de lui pour l'entendre.
Et les Pharisiens et les scribes de murmurer : " Cet homme, disaient-ils, fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux ! "
Il leur dit alors cette parabole :
" Lequel d'entre vous, s'il a cent brebis et vient à en perdre une, n'abandonne les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s'en aller après celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il l'ait retrouvée ?
Et, quand il l'a retrouvée, il la met, tout joyeux, sur ses épaules
et, de retour chez lui, il assemble amis et voisins et leur dit : "Réjouissez-vous avec moi, car je l'ai retrouvée, ma brebis qui était perdue ! "
C'est ainsi, je vous le dis, qu'il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n'ont pas besoin de repentir.
" Ou bien, quelle est la femme qui, si elle a dix drachmes et vient à en perdre une, n'allume une lampe, ne balaie la maison et ne cherche avec soin, jusqu'à ce qu'elle l'ait retrouvée ?
Et, quand elle l'a retrouvée, elle assemble amies et voisines et leur dit : "Réjouissez-vous avec moi, car je l'ai retrouvée, la drachme que j'avais perdue ! "
10 C'est ainsi, je vous le dis, qu'il naît de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. "
11 Il dit encore : " Un homme avait deux fils.
12 Le plus jeune dit à son père : "Père, donne-moi la part de fortune qui me revient. " Et le père leur partagea son bien.
13 Peu de jours après, rassemblant tout son avoir, le plus jeune fils partit pour un pays lointain et y dissipa son bien en vivant dans l'inconduite.
14 " Quand il eut tout dépensé, une famine sévère survint en cette contrée et il commença à sentir la privation.
15 Il alla se mettre au service d'un des habitants de cette contrée, qui l'envoya dans ses champs garder les cochons.
16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre des caroubes que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait.
17 Rentrant alors en lui-même, il se dit : "Combien de mercenaires de mon père ont du pain en surabondance, et moi je suis ici à périr de faim !
18 Je veux partir, aller vers mon père et lui dire: Père j'ai péché contre le Ciel et envers toi;
19 je ne mérite plus d'être appelé ton fils, traite-moi comme l'un de tes mercenaires. "
20 Il partit donc et s'en alla vers son père. " Tandis qu'il était encore loin, son père l'aperçut et fut pris de pitié ; il courut se jeter à son cou et l'embrassa tendrement.
21 Le fils alors lui dit : "Père, j'ai péché contre le Ciel et envers toi, je ne mérite plus d'être appelé ton fils. "
22 Mais le père dit à ses serviteurs : "Vite, apportez la plus belle robe et l'en revêtez, mettez-lui un anneau au doigt et des chaussures aux pieds.
23 Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
24 car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! " Et ils se mirent à festoyer.
25 " Son fils aîné était aux champs. Quand, à son retour, il fut près de la maison, il entendit de la musique et des danses.
26 Appelant un des serviteurs, il s'enquérait de ce que cela pouvait bien être.
27 Celui-ci lui dit : "C'est ton frère qui est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu'il l'a recouvré en bonne santé. "
28 Il se mit alors en colère, et il refusait d'entrer. Son père sortit l'en prier.
29 Mais il répondit à son père : "Voilà tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé un seul de tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau, à moi, pour festoyer avec mes amis ;
30 et puis ton fils que voici revient-il, après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu fais tuer pour lui le veau gras ! "
31 " Mais le père lui dit : "Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
32 Mais il fallait bien festoyer et se réjouir, puisque ton frère que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! " "
Masquer
«Ce fils à toi», dit le fils aîné. Le fils cadet a renoncé à sa filiation en réclamant sa part de biens comme si son père était déjà mort, et il a vécu comme si...  Lire la suite

«Ce fils à toi», dit le fils aîné. Le fils cadet a renoncé à sa filiation en réclamant sa part de biens comme si son père était déjà mort, et il a vécu comme si son père n'existait pas, comme s'il n'était pas le fils de celui qui sait aimer. Le fils aîné n'a pas fait cela; il vivait auprès de son père, accomplissait tout ce que son père lui demandait de faire. Peut-être aimait-il même vraiment son père. Mais, comme l'a dit un prêtre dans une homélie sur le fils prodigue, en renonçant à son frère, en ne voulant pas l'appeler frère, le fils aîné renonce aussi au père; il se prive tout autant de la filiation que l'avait fait auparavant le cadet. Car si le cadet est maintenant un fils, «ce fils à toi», et que lui ne le considère pas comme son frère, il cesse par là même d'être fils.

Il en résulte que seul le manque d'amour envers le prochain nous prive de la possibilité d'être enfants de Dieu. Et c'est précisément l'amour qui fait de nous Ses enfants, car l'amour est le trait de famille des saints. Le saint est celui qui appartient à Dieu, et Dieu est amour.

Masquer

Lectures du  30 mars 2025

La Bible pour les débutants

Il n’y a pas de lecture pour dimanche

Lecture en trois ans

Il n’y a pas de lecture pour dimanche

La Bible en cinq ans

Il n’y a pas de lecture pour dimanche

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.