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RÉFLEXIONS pour Rm 4:2

Si Abraham tint sa justice des œuvres, il a de quoi se glorifier. Mais non au regard de Dieu !
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Si Abraham n'a pas été justifié par les oeuvres, pourquoi accomplissait-il des oeuvres ? Cela signifie-t-il qu'il suffit d'avoir la foi et que l'on peut ne rien faire ?

Pour bien comprendre les paroles de Paul, il faut se souvenir de ce qu'est la foi. Si l'on entend par foi uniquement un ensemble de représentations théoriques sans débouché pratique, alors il est en effet incompréhensible qu'une telle foi puisse justifier. Mais si la foi est un feu intérieur qui transforme l'homme, les oeuvres en deviendront nécessairement la conséquence et la manifestation. Les oeuvres, en elles-mêmes, ne peuvent pas justifier non parce qu'elles seraient inutiles ; il n'est dit nulle part qu'elles le soient ; mais parce que, dans un monde pécheur, même la motivation des oeuvres nécessaires et nobles peut se révéler basse, et les oeuvres qui paraissent utiles peuvent ne pas l'être réellement.

La pensée selon laquelle là où il n'y a pas de loi, il n'y a pas non plus de transgression, comme beaucoup de paroles de Paul, sonne de manière paradoxale. Mais s'il en est ainsi, pourquoi la loi est-elle donnée ?

La loi est donnée pour que nous discernions mieux où est le mal. En elle-même, la loi n'est pas première ; la bonne volonté de l'observer est une conséquence de la foi. L'accomplissement des commandements de la loi découle de la confiance en Dieu. Le légalisme formel dessèche le lien vivant avec Lui. Mais par la foi, l'observance de la loi peut être vivifiée.

Autres réflexions

 
Pour Rm 3:28-4:3
28 Car nous estimons que l’homme est justifié par la foi sans la pratique de la Loi.
29 Ou alors Dieu est-il le Dieu des Juifs seulement, et non point des nations ? Certes, également des nations ;
30 puisqu’il n’y a qu’un seul Dieu, qui justifiera les circoncis en vertu de la foi comme les incirconcis par le moyen de cette foi.
31 Alors, par la foi nous privons la Loi de sa valeur ? Certes non ! Nous la lui conférons.
Que dirons-nous donc d’Abraham, notre ancêtre selon la chair ?
Si Abraham tint sa justice des œuvres, il a de quoi se glorifier. Mais non au regard de Dieu !
Que dit en effet l’Écriture ? Abraham crut à Dieu, et ce lui fut compté comme justice.
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Dieu est un pour tous, c'est pourquoi il sauve chacun: les Judéens et les païens, les circoncis et les incirconcis, les purs et les impurs, puisqu'il ne se détourne pas du lépreux. Il sauve tous par la foi, et non par les œuvres. Mais en quoi consiste cette foi?..  Lire la suite

Dieu est un pour tous, c'est pourquoi il sauve chacun: les Judéens et les païens, les circoncis et les incirconcis, les purs et les impurs, puisqu'il ne se détourne pas du lépreux. Il sauve tous par la foi, et non par les œuvres. Mais en quoi consiste cette foi? Il apparaît que, pour que Dieu devienne notre salut, il faut non seulement écouter ses paroles, mais aussi les accomplir. Voilà le paradoxe! D'un côté, seule la foi; de l'autre, si nous n'accomplissons pas la volonté de Dieu, nous risquons de nous retrouver sous les décombres de notre propre vie.

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Pour Rm 4:1-15
Que dirons-nous donc d’Abraham, notre ancêtre selon la chair ?
Si Abraham tint sa justice des œuvres, il a de quoi se glorifier. Mais non au regard de Dieu !
Que dit en effet l’Écriture ? Abraham crut à Dieu, et ce lui fut compté comme justice.
À qui fournit un travail on ne compte pas le salaire à titre gracieux : c’est un dû ;
mais à qui, au lieu de travailler, croit en celui qui justifie l’impie, on compte sa foi comme justice.
Exactement comme David proclame heureux l’homme à qui Dieu attribue la justice indépendamment des œuvres :
Heureux ceux dont les offenses ont été remises, et les péchés couverts.
Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute aucun péché.
Cette déclaration de bonheur s’adresse-t-elle donc aux circoncis ou bien également aux incirconcis ? Nous disons, en effet, que la foi d’Abraham lui fut comptée comme justice.
10 Comment donc fut-elle comptée ? Quand il était circoncis ou avant qu’il le fût ? Non pas après, mais avant ;
11 et il reçut le signe de la circoncision comme sceau de la justice de la foi qu’il possédait quand il était incirconcis ; ainsi devint-il à la fois le père de tous ceux qui croiraient sans avoir la circoncision, pour que la justice leur fût également comptée,
12 et le père des circoncis, qui ne se contentent pas d’être circoncis, mais marchent sur les traces de la foi qu’avant la circoncision eut notre père Abraham.
13 De fait ce n’est point par l’intermédiaire d’une loi qu’agit la promesse faite à Abraham ou à sa descendance de recevoir le monde en héritage, mais par le moyen de la justice de la foi.
14 Car si l’héritage appartient à ceux qui relèvent de la Loi, la foi est sans objet, et la promesse sans valeur ;
15 la Loi en effet produit la colère, tandis qu’en l’absence de loi il n’y a pas non plus de transgression.
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En poursuivant le thème de l’universalisme de la Torah, Paul se tourne vers la figure d’Abraham. Il souligne...  Lire la suite

En poursuivant le thème de l’universalisme de la Torah, Paul se tourne vers la figure d’Abraham. Il souligne le fait qu’Abraham est devenu juste non pas par sa religiosité, mais parce qu’il a su faire confiance à Dieu (v. 1-3). L’apôtre rappelle de nouveau que la confiance en Dieu est le fondement de la justice, tandis que les œuvres de justice ne sont que la conséquence de cette confiance (v. 4-8). Même un rite religieux aussi important que la circoncision n’est pour Paul qu’un signe des relations qui unissent le juste à Dieu, mais nullement leur fondement (v. 9-12). On pourrait dire que, dans ces raisonnements, Paul reste un disciple de Hillel et de son maître Gamaliel : car Hillel et ses disciples ont toujours affirmé que le fondement de la justice et de la vie spirituelle en général est la relation avec Dieu, et que toute autre religiosité liée à l’observance de la Torah n’en est que la conséquence ; sans cette relation, elle perd tout sens.

Mais Paul va de nouveau plus loin que Hillel et Gamaliel. Il dit : si la circoncision n’est que le signe de l’appartenance au peuple de Dieu, donné par Dieu à Abraham comme conséquence de sa justice, alors la justice est possible aussi pour les incirconcis, s’ils savent faire confiance à Dieu comme les circoncis. En ce sens, Abraham devient le père spirituel de tous les justes, aussi bien des circoncis (les Juifs) que des incirconcis (les païens) (v. 11-12).

L’apôtre ne pense nullement qu’il n’y ait aucune différence entre ces deux catégories de justes ; il rappelle seulement que la justice est une, et que si un homme, même incirconcis, suit le chemin de la justice, tôt ou tard il arrivera là où arrivent par ce chemin les circoncis. La Torah n’est pas un tapis volant donné par Dieu à Son peuple pour le transporter dans le Royaume comme d’un coup de baguette magique, en l’épargnant du chemin sur lequel s’acquiert la justice ; elle est un guide qui aide à ne pas s’égarer. Considérer la Torah comme un privilège est une dangereuse illusion, car, si on la prend au sérieux, elle révélera non les avantages, mais les péchés de celui qui cherche à la suivre. La justice est plus grande que la Torah ; le juste reçoit de Dieu ce qui lui a été promis non parce qu’il l’a mérité, mais seulement par la miséricorde de Dieu ; la Torah en elle-même ne donne aucun droit à personne (v. 13-14). Si quelqu’un songeait à se glorifier devant Dieu de connaître la Torah mieux que les autres, cela provoquerait tout naturellement la colère de Dieu : car une telle connaissance révélerait avant tout non la justice, mais les péchés de celui qui se vante (v. 14-15).

À cet égard, le païen a la tâche plus simple : il ne prétend pas connaître la Torah ni en être le gardien. La connaissance de la Torah ne garantit pas en elle-même la justice ; c’est pourquoi, sur le chemin du Royaume, il n’y a devant Dieu aucune différence entre le Juif et le païen, mais on demandera davantage à ceux à qui la Torah a été donnée : ils en savent plus sur leurs péchés que ceux qui n’ont pas entendu parler de la Torah.

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Pour Rm 4:1-8
Que dirons-nous donc d’Abraham, notre ancêtre selon la chair ?
Si Abraham tint sa justice des œuvres, il a de quoi se glorifier. Mais non au regard de Dieu !
Que dit en effet l’Écriture ? Abraham crut à Dieu, et ce lui fut compté comme justice.
À qui fournit un travail on ne compte pas le salaire à titre gracieux : c’est un dû ;
mais à qui, au lieu de travailler, croit en celui qui justifie l’impie, on compte sa foi comme justice.
Exactement comme David proclame heureux l’homme à qui Dieu attribue la justice indépendamment des œuvres :
Heureux ceux dont les offenses ont été remises, et les péchés couverts.
Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute aucun péché.
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Lorsque nous parlons de la foi, nous entendons souvent par là croire à l’existence même de Dieu, à Sa présence dans le monde. La plupart des gens n’ont aucune difficulté à ce sujet. Il est rare de rencontrer un véritable athée...  Lire la suite

Lorsque nous parlons de la foi, nous entendons souvent par là croire à l’existence même de Dieu, à Sa présence dans le monde. La plupart des gens n’ont aucune difficulté à ce sujet. Il est rare de rencontrer un véritable athée ; le plus souvent, une personne est prête à reconnaître dans le monde la présence et l’influence d’un Être qu’elle accepte d’appeler Dieu. Mais ce n’est pas de cela que parle Paul. La lecture d’aujourd’hui nous demande : « Crois-tu Dieu ? Lui fais-tu confiance ? » Il s’avère donc que notre tâche principale consiste à croire Ses paroles, Son action et Ses desseins, à faire confiance à Sa volonté. Après réflexion, nous sommes sans doute prêts à aller jusque-là, mais il faudra ensuite agir en Lui faisant confiance en tout et accomplir l’œuvre qui nous est réservée. Y parviendrons-nous cette fois ? Très probablement non, ce qui nous attriste et nous prive d’espérance et de joie. Pourtant, la foi qui nous est comptée comme justice, comme notre œuvre principale, consiste précisément à accueillir ce qu’il y a de plus étonnant chez le Dieu miséricordieux : pour Lui, le fait que nous Lui fassions confiance, que nous nous relevions encore et encore et que nous essayions d’agir selon Sa volonté importe davantage que le fait que, une fois de plus, nous n’ayons pas réussi.

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