Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Rm 7:7-12

Qu'est-ce à dire? Que la Loi est péché? Certes non! Seulement je n'ai connu le péché que par la Loi. Et, de fait, j'aurais ignoré la convoitise si la Loi n'avait dit: Tu ne convoiteras pas!
Mais, saisissant l'occasion, le péché par le moyen du précepte produisit en moi toute espèce de convoitise: car sans la Loi le péché n'est qu'un mort.
Ah! je vivais jadis sans la Loi; mais quand le précepte est survenu, le péché a pris vie
10 tandis que moi je suis mort, et il s'est trouvé que le précepte fait pour la vie me conduisit à la mort.
11 Car le péché saisit l'occasion et, utilisant le précepte, me séduisit et par son moyen me tua.
12 La Loi, elle, est donc sainte, et saint le précepte, et juste et bon.
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Poursuivant sa réflexion sur la Torah et son autorité sur les vivants et les morts, Paul se pose la question suivante : si la Torah révèle à l’homme ses péchés, cela signifie-t-il qu’elle devient elle-même la cause du péché (v. 7) ? À cette question l’apôtre répond par la négative, car la Torah ne produit pas le péché ; elle ne fait que le signaler à celui qui cherche à observer le commandement. Il attire l’attention sur le caractère paradoxal du chemin du juste : pour parvenir au Royaume et recevoir la plénitude de la vie, il doit passer par la mort. Pour Paul, la Torah est moins une nourriture qu’un remède, et même un remède radical. Elle peut tuer l’homme qui vit dans le péché (v. 9-11). Mais le péché, de toute façon, tue l’homme ; la mesure de vie qu’il laisse à l’homme déchu ne peut être appelée vie qu’en partie.

Il ne s’agit pas seulement de la vie spirituelle, des relations de l’homme avec Dieu, mais aussi de la vie physique, qui approche inexorablement de sa fin précisément à cause de sa corruption par le péché. L’apôtre revient de nouveau au thème de la mort, qui peut être aussi bien un départ vers le shéol qu’un passage vers le Royaume. Mais si la mort comme départ vers le shéol est un processus naturel qui dépend peu de l’homme, la mort qui mène au Royaume lui est ouverte : il suffit de suivre la Torah, en permettant à Dieu, par cet instrument, de le guérir du péché.

Un tel remède semblerait plutôt capable de tuer que de guérir ; mais si le couteau se trouve dans la main de Dieu, il cesse d’être un instrument de mort et devient le scalpel dans la main du chirurgien, n’apportant plus la mort mais la guérison. Ainsi la Torah devient, dans la main de Dieu, un instrument qui guérit l’homme ; on peut bien sûr l’éviter, mais alors il faudra aussi renoncer au Royaume. Comme on le voit, même la vie que Dieu remet entre ses mains ne peut venir en aide à l’homme déchu : elle ne fait que le tuer. Mais entre les mains de Dieu, même la mort par laquelle il retranche le péché au moyen de sa Torah devient vivifiante, ouvrant au guéri la route du Royaume. C’est pourquoi l’apôtre appelle la Torah et le commandement saints et bons pour l’homme : ils sont bons comme tout instrument qui aide l’homme à recevoir la plénitude de la vie, et ils sont sanctifiés comme tout ce que Dieu touche.

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