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RÉFLEXIONS pour He 1:1-12

Après avoir, à maintes reprises et sous maintes formes, parlé jadis aux Pères par les prophètes, Dieu,
en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par le Fils, qu'il a établi héritier de toutes choses, par qui aussi il a fait les siècles.
Resplendissement de sa gloire, effigie de sa substance, ce Fils qui soutient l'univers par sa parole puissante, ayant accompli la purification des péchés, s'est assis à la droite de la Majesté dans les hauteurs,
devenu d'autant supérieur aux anges que le nom qu'il a reçu en héritage est incomparable au leur.
Auquel des anges, en effet, Dieu a-t-il jamais dit: Tu es mon Fils, moi, aujourd'hui, je t'ai engendré? Et encore: Je serai pour lui un père, et lui sera pour moi un fils.
Et de nouveau, lorsqu'il introduit le Premier-né dans le monde, il dit : Que tous les anges de Dieu l'adorent.
Tandis qu'il s'exprime ainsi en s'adressant aux anges : Il fait de ses anges des vents, de ses serviteurs une flamme ardente,
il dit à son Fils : Ton trône, ô Dieu, subsiste dans les siècles des siècles, et : Le sceptre de droiture est le sceptre de sa royauté.
Tu as aimé la justice et tu as haï l'impiété. C'est pourquoi, Dieu, ton Dieu t'a oint d'une huile d'allégresse de préférence à tes compagnons.
10 Et encore: C'est toi, Seigneur, qui aux origines fondas la terre, et les cieux sont l'ouvrage de tes mains.
11 Eux périront, mais toi tu demeures, et tous ils vieilliront comme un vêtement.
12  Comme un manteau tu les rouleras, comme un vêtement, et ils seront changés. Mais toi, tu es le même et tes années ne s'achèveront point.
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Dans l'Épître aux Hébreux, l'apôtre explique dans le langage de la loi juive et avec les images de la loi que Jésus est le Fils de Dieu. Et qu'Il a participé, à l'égal du Père, à la création du monde. Et dans les paroles du Christ dans l'Évangile, nous entendons un rappel humble et en même temps absolument ferme: Il est le maître du sabbat. Et le jour du sabbat Il guérit. Et Il demande: est-il permis, le sabbat, de faire du bien ou de faire du mal? de sauver une âme ou de la perdre? Et Il n'entend pas de réponse.

Cette question s'adresse aussi à nous. Il est inhabituel de fixer un jour de la semaine pour accomplir de bonnes oeuvres, pour visiter les malades, visiter ses parents, ses grands-parents, consacrer son temps à des oeuvres de paix et d'attention. Et si une telle attitude devient pratique et constante, Il permettra à ce jour d'être important et utile pour la guérison de nos coeurs et l'affermissement de notre foi.

Autres réflexions

 
Pour He 1:1-12
Après avoir, à maintes reprises et sous maintes formes, parlé jadis aux Pères par les prophètes, Dieu,
en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par le Fils, qu'il a établi héritier de toutes choses, par qui aussi il a fait les siècles.
Resplendissement de sa gloire, effigie de sa substance, ce Fils qui soutient l'univers par sa parole puissante, ayant accompli la purification des péchés, s'est assis à la droite de la Majesté dans les hauteurs,
devenu d'autant supérieur aux anges que le nom qu'il a reçu en héritage est incomparable au leur.
Auquel des anges, en effet, Dieu a-t-il jamais dit: Tu es mon Fils, moi, aujourd'hui, je t'ai engendré? Et encore: Je serai pour lui un père, et lui sera pour moi un fils.
Et de nouveau, lorsqu'il introduit le Premier-né dans le monde, il dit : Que tous les anges de Dieu l'adorent.
Tandis qu'il s'exprime ainsi en s'adressant aux anges : Il fait de ses anges des vents, de ses serviteurs une flamme ardente,
il dit à son Fils : Ton trône, ô Dieu, subsiste dans les siècles des siècles, et : Le sceptre de droiture est le sceptre de sa royauté.
Tu as aimé la justice et tu as haï l'impiété. C'est pourquoi, Dieu, ton Dieu t'a oint d'une huile d'allégresse de préférence à tes compagnons.
10 Et encore: C'est toi, Seigneur, qui aux origines fondas la terre, et les cieux sont l'ouvrage de tes mains.
11 Eux périront, mais toi tu demeures, et tous ils vieilliront comme un vêtement.
12  Comme un manteau tu les rouleras, comme un vêtement, et ils seront changés. Mais toi, tu es le même et tes années ne s'achèveront point.
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L’auteur de l’Épître aux Hébreux revient souvent au thème des anges et de la hiérarchie angélique, en les comparant au Christ. Une telle comparaison est propre précisément à l’auteur de cette Épître: personne d’autre que lui n’accorde autant d’attention au thème des anges...  Lire la suite

L’auteur de l’Épître aux Hébreux revient souvent au thème des anges et de la hiérarchie angélique, en les comparant au Christ. Une telle comparaison est propre précisément à l’auteur de cette Épître: personne d’autre que lui n’accorde autant d’attention au thème des anges. Pourquoi ce thème est-il soudain devenu si actuel? Peut-être parce que l’épître a été écrite après la catastrophe de l’an 70, lorsque Jérusalem et le Temple furent détruits à la suite d’une nouvelle révolte antiromaine.

Auparavant, avant l’an 70, du vivant de l’apôtre Paul, la forme la plus répandue de messianisme parmi les Juifs était le messianisme politique. On attendait le Messie comme Roi et libérateur, écrasant le pouvoir des Romains et rétablissant un État juif indépendant et fort. Désormais, après cette catastrophe monstrueuse, le messianisme mystique passa au premier plan. Dans le Messie, beaucoup, et sans doute même certains chrétiens, commencèrent à voir non pas l’Homme qui avait contenu en lui la plénitude de Dieu, mais quelqu’un comme un ange, un médiateur entre Dieu et les hommes. Dans ce cas, on regardait aussi le Royaume comme quelque chose de mystique, sans aucun rapport avec notre monde. C’est précisément ainsi que certains comprenaient les paroles du Sauveur sur le Royaume qui «n’est pas de ce monde».

Beaucoup étaient en outre troublés par le fait que Jérusalem et le Temple avaient été détruits, que tout ce dont le Sauveur avait parlé comme signes de la fin des temps était arrivé, et que lui-même ne revenait toujours pas. Peut-être, pensaient ces gens, n’a-t-il pas l’intention de revenir comme l’attendent ses disciples? Peut-être est-il déjà venu, venu dans un autre monde, dans son Royaume qui n’est pas de ce monde, et ici, dans le monde déchu, est-il inutile de l’attendre? Alors il enverra peut-être des anges pour avertir ceux qu’il voudra sauver et prendre avec lui.

Or, en réalité, il apparaissait que la personne du Christ comme Sauveur et médiateur entre Dieu et les fidèles passait au second plan, tandis qu’au premier plan venaient certains «anges», «puissances», «principautés» et autres entités réelles ou, plus souvent, imaginaires, qui le remplaçaient et l’éclipsaient. Et l’auteur de l’Épître, l’un des disciples de l’apôtre Paul, rappelle à ses lecteurs qu’ayant le Messie pour Maître et Sauveur, les fidèles n’ont plus besoin de personne ni de rien. Sinon, à la place du Christ et du Royaume viennent des médiateurs sans fin, des hiérarchies, d’abord «célestes», puis terrestres. Et le christianisme comme vie avec le Christ dans son Royaume disparaît. À sa place vient une certaine religion qui promet tout, mais ne donne rien. Du moins rien de ce que le Christ peut donner.

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Pour He 1:1-6
Après avoir, à maintes reprises et sous maintes formes, parlé jadis aux Pères par les prophètes, Dieu,
en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par le Fils, qu'il a établi héritier de toutes choses, par qui aussi il a fait les siècles.
Resplendissement de sa gloire, effigie de sa substance, ce Fils qui soutient l'univers par sa parole puissante, ayant accompli la purification des péchés, s'est assis à la droite de la Majesté dans les hauteurs,
devenu d'autant supérieur aux anges que le nom qu'il a reçu en héritage est incomparable au leur.
Auquel des anges, en effet, Dieu a-t-il jamais dit: Tu es mon Fils, moi, aujourd'hui, je t'ai engendré? Et encore: Je serai pour lui un père, et lui sera pour moi un fils.
Et de nouveau, lorsqu'il introduit le Premier-né dans le monde, il dit : Que tous les anges de Dieu l'adorent.
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Par ces paroles, l'apôtre affirme l'unité de toute la Révélation divine transmise par la Sainte Écriture: l'unité de l'Ancien et du Nouveau Testament. Le même Dieu...  Lire la suite

Par ces paroles, l'apôtre affirme l'unité de toute la Révélation divine transmise par la Sainte Écriture: l'unité de l'Ancien et du Nouveau Testament. Le même Dieu a parlé aux hommes par les anciens prophètes de l'Ancien Testament et par Jésus-Christ; la même Parole a d'abord été donnée à entendre, puis elle est venue dans la chair. Le même Fils participe à la création de l'Univers «avant tous les siècles», s'incarne par la Vierge Marie pour notre rédemption et notre union avec Dieu «sous Ponce Pilate», et accomplit la Transfiguration définitive du monde pour la vie «du siècle à venir». Cette conscience de la présence divine dans toute l'histoire humaine, et donc dans la vie de chaque homme, est une composante essentielle de la foi chrétienne. Et il est encore important que cette présence ne soit pas muette, ni indifférente. Dieu parle; cela signifie qu'Il révèle Son amour et Sa volonté aux hommes; cela signifie que nos tentatives de communion avec Lui, nos prières, ne sont jamais stériles, même quand il nous semble que nous ne L'entendons pas. Sa Parole vient à nous par la Sainte Écriture, par l'expérience priante et sacramentelle de l'Église, par les «gémissements ineffables» de l'Esprit Saint dans nos cœurs; elle vient et porte du fruit: notre croissance dans l'amour pour Lui et les uns pour les autres.

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Pour He 1:1-2
Après avoir, à maintes reprises et sous maintes formes, parlé jadis aux Pères par les prophètes, Dieu,
en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par le Fils, qu'il a établi héritier de toutes choses, par qui aussi il a fait les siècles.
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Chaque personne, croyant ou non, dans les moments difficiles de la vie demande l'intervention directe du Dieu dans ce qui se passe avec lui-même, avec les proches ou avec le monde. Chaque personne a sa vision comment changer...  Lire la suite

Chaque personne, croyant ou non, dans les moments difficiles de la vie demande l'intervention directe du Dieu dans ce qui se passe avec lui-même, avec les proches ou avec le monde. Chaque personne a sa vision comment changer rapidement et effectivement le cours des événements. Nous attendons ces mêmes actions opportunes et actives de Dieu, en exclamant : «Pourquoi ne punira t-Il pas? Pourquoi ne condamnera t-Il pas ? Pourquoi ne détruira t-Il pas? Pourquoi Il ne frappera pas, ne commencera pas la guerre, ne fera pas disparaitre de la surface de la terre ? Pourquoi ne réagira-t-Il pas?»

Nous attribuons à Dieu ces paramètres de l'effectivité, qui sont des normes pour nous-mêmes, peu importe, croyons nous ou pas. Nous ne sommes pas prêts à prendre conscience juste d'un simple fait: Dieu n'est pas semblable à nous, Ses pensées ne sont pas nos pensées. Aujourd’hui, tout comme il y a deux mille ans, les gens attendent Son intervention dans leur vie, mais reçoivent de réponse étrange et paradoxale : Dieu naît dans le monde enfant impuissant. Il n'est pas armé, il ne peut ni parler, ni marcher, Il limite Sa liberté et Son omnipotence dans la mesure, dans laquelle nous aurions voulu développer nos possibilités d'influencer et changer tout sur notre propre initiative. Il accomplit ce dont personne n'attend de Lui et, ne veut probablement surtout pas: Il Se confie entièrement à l’homme. Et chacun de nous, décide lui-même, comment il agira avec le Bébé.

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Pour He 1:1-2
Après avoir, à maintes reprises et sous maintes formes, parlé jadis aux Pères par les prophètes, Dieu,
en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par le Fils, qu'il a établi héritier de toutes choses, par qui aussi il a fait les siècles.
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Chaque personne, croyant ou non, dans les moments difficiles de la vie demande l'intervention directe du Dieu dans ce qui se passe avec lui-même, avec les proches ou avec le monde. Chaque personne a sa vision comment changer...  Lire la suite

Chaque personne, croyant ou non, dans les moments difficiles de la vie demande l'intervention directe du Dieu dans ce qui se passe avec lui-même, avec les proches ou avec le monde. Chaque personne a sa vision comment changer rapidement et effectivement le cours des événements. Nous attendons ces mêmes actions opportunes et actives de Dieu, en exclamant : «Pourquoi ne punira t-Il pas? Pourquoi ne condamnera t-Il pas ? Pourquoi ne détruira t-Il pas? Pourquoi Il ne frappera pas, ne commencera pas la guerre, ne fera pas disparaitre de la surface de la terre ? Pourquoi ne réagira-t-Il pas?»

Nous attribuons à Dieu ces paramètres de l'effectivité, qui sont des normes pour nous-mêmes, peu importe, croyons nous ou pas. Nous ne sommes pas prêts à prendre conscience juste d'un simple fait: Dieu n'est pas semblable à nous, Ses pensées ne sont pas nos pensées. Aujourd’hui, tout comme il y a deux mille ans, les gens attendent Son intervention dans leur vie, mais reçoivent de réponse étrange et paradoxale : Dieu naît dans le monde enfant impuissant. Il n'est pas armé, il ne peut ni parler, ni marcher, Il limite Sa liberté et Son omnipotence dans la mesure, dans laquelle nous aurions voulu développer nos possibilités d'influencer et changer tout sur notre propre initiative. Il accomplit ce dont personne n'attend de Lui et, ne veut probablement surtout pas: Il Se confie entièrement à l’homme. Et chacun de nous, décide lui-même, comment il agira avec le Bébé.

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Pour He 1:3-4
Resplendissement de sa gloire, effigie de sa substance, ce Fils qui soutient l'univers par sa parole puissante, ayant accompli la purification des péchés, s'est assis à la droite de la Majesté dans les hauteurs,
devenu d'autant supérieur aux anges que le nom qu'il a reçu en héritage est incomparable au leur.
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Dans l'Épître aux Hébreux, il est beaucoup question du fait que le Messie est supérieur aux anges. Au premier regard, cela est tout à fait évident, et il paraît étrange que l'auteur de la lettre...  Lire la suite

Dans l'Épître aux Hébreux, il est beaucoup question du fait que le Messie est supérieur aux anges. Au premier regard, cela est tout à fait évident, et il paraît étrange qu'il ait fallu convaincre quelqu'un de ce qui aurait dû être clair de toute façon. Mais la situation, manifestement, n'était pas si simple.

L'Épître aux Hébreux, selon l'opinion généralement admise parmi les biblistes, n'a pas été écrite par Paul lui-même, mais par l'un de ses disciples, déjà après la mort martyre de l'apôtre et après l'an 70, donc après cette catastrophe qui a complètement changé le cours de l'histoire juive et, en partie, mondiale. La révolte de l'an 70 n'était pas simplement une guerre contre Rome : c'était une guerre messianique, menée sous des mots d'ordre religieux et perçue par ses participants comme sacrée. Ce fut l'un des derniers soubresauts de ce messianisme belliqueux dont les zélotes étaient porteurs à l'époque évangélique, eux qui organisèrent justement la révolte de l'an 70.

La dernière guerre messianique de l'Antiquité fut la révolte de Bar Kokhba, mais au moment de la rédaction de la lettre il restait encore près d'un demi-siècle avant celle-ci. Dans les années 70 du premier siècle, l'ardeur guerrière des messianistes s'était quelque peu éteinte, ce qui n'a rien d'étonnant : la défaite de la révolte, la destruction totale de Jérusalem et du Temple jusqu'aux fondations furent un coup terrible dont il était loin d'être simple de se remettre. Il n'est pas surprenant qu'en ces temps-là le messianisme mystique ait remplacé le messianisme politique.

Si les messianistes politiques se représentaient le Messie comme un puissant roi terrestre que Dieu Lui-même soutenait, affermissant son royaume et l'aidant à remporter la victoire sur tous ses ennemis, les messianistes mystiques voyaient réellement dans le Messie quelqu'un qui ressemblait à un ange, un être qui n'était pas de ce monde au sens plein du terme. Beaucoup d'entre eux considéraient probablement le Messie non comme un Homme, mais comme quelque esprit surhumain, qui n'avait jamais été homme et ne devait pas l'être.

Une telle image était presque plus éloignée de l'image du Messie réel, évangélique, que celle du puissant roi terrestre qui dominait la conscience des messianistes de l'époque évangélique. C'est pourquoi l'auteur de la lettre insiste sur le fait que le Messie n'est pas quelque ange mystérieux et puissant, mais un Homme tout à fait réel, dont l'humanité ne diffère pas par principe de celle de chacun de nous. Mais la plénitude de Dieu que porte en Lui cet Homme Le place au-dessus des anges : car à aucun ange une telle plénitude n'a été donnée.

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Pour Mc 2:23-28
23 Et il advint qu'un jour de sabbat il passait à travers les moissons et ses disciples se mirent à se frayer un chemin en arrachant les épis.
24 Et les Pharisiens lui disaient : " Vois ! Pourquoi font-ils le jour du sabbat ce qui n'est pas permis ? "
25 Il leur dit : " N'avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu'il fut dans le besoin et qu'il eut faim, lui et ses compagnons,
26 comment il entra dans la demeure de Dieu, au temps du grand prêtre Abiathar, et mangea les pains d'oblation qu'il n'est permis de manger qu'aux prêtres, et en donna aussi à ses compagnons ? "
27 Et il leur disait : " Le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat ;
28 en sorte que le Fils de l'homme est maître même du sabbat. "
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Le samedi, le shabbat dans le judaïsme, est le fondement des fondements. Sans l'observance du shabbat, il n'y a pas de judaïsme ; cela est clair pour tout Juif fidèle, et les temps évangéliques ne diffèrent en rien des nôtres sur ce point...  Lire la suite

Le samedi, le shabbat dans le judaïsme, est le fondement des fondements. Sans l'observance du shabbat, il n'y a pas de judaïsme ; cela est clair pour tout Juif fidèle, et les temps évangéliques ne diffèrent en rien des nôtres sur ce point. Mais que signifie observer le shabbat ? Pour la conscience religieuse, cela signifie avant tout observer les interdits rituels correspondants. De tels interdits étaient déjà à cette époque pratiquement aussi nombreux qu'aujourd'hui, si nombreux qu'une personne, à moins d'être née et d'avoir grandi dans un milieu juif orthodoxe, ne parvient généralement pas à les observer tous : elle oubliera forcément quelque chose, se trompera quelque part et fera quelque chose d'interdit.

Les pharisiens justement, étant des hommes profondément et, à leur manière, sincèrement religieux, veillaient à ce que les interdits ne soient pas enfreints. Arracher des épis est aussi un travail qui, comme tout travail, est interdit le shabbat ; cela signifie donc que les disciples de Jésus ont violé le shabbat.

Les pharisiens signalent cette violation au Maître : ils pensent qu'Il instruit simplement mal Ses disciples, qu'Il ne leur apprend pas à observer le shabbat comme il faut ; c'est donc à Lui, en premier lieu, qu'il faut demander des comptes. Mais Jésus leur répond de manière tout à fait inattendue, en rappelant l'histoire connue, décrite dans le livre des Rois, où le grand prêtre donna à David, qui se cachait de Saül, les pains de proposition, nourriture exclusivement sacerdotale. Par là, il semblait avoir violé la Torah, qui interdit de manger les pains de proposition à tous sauf aux prêtres, et l'interdit est ici direct : ce n'est pas une liste d'interdits rituels du shabbat établie par des commentateurs.

Il existe pourtant des situations où l'on peut même ce qui, d'ordinaire, n'est pas permis. Le shabbat ne peut ni ne doit devenir une fin en soi ; il n'est qu'un moyen, comme tout le culte, tout le rituel. Dès qu'on l'oublie, qu'on en fait le but, la vie spirituelle et la communion avec Dieu sont remplacées par le ritualisme religieux et le légalisme qui tuent cette vie. Des choses simples, qu'il faut pourtant rappeler, et avant tout à des personnes profondément et, à leur manière, sincèrement religieuses.

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Pour Mc 2:23-28
23 Et il advint qu'un jour de sabbat il passait à travers les moissons et ses disciples se mirent à se frayer un chemin en arrachant les épis.
24 Et les Pharisiens lui disaient : " Vois ! Pourquoi font-ils le jour du sabbat ce qui n'est pas permis ? "
25 Il leur dit : " N'avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu'il fut dans le besoin et qu'il eut faim, lui et ses compagnons,
26 comment il entra dans la demeure de Dieu, au temps du grand prêtre Abiathar, et mangea les pains d'oblation qu'il n'est permis de manger qu'aux prêtres, et en donna aussi à ses compagnons ? "
27 Et il leur disait : " Le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat ;
28 en sorte que le Fils de l'homme est maître même du sabbat. "
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Dans les disputes des pharisiens avec le Christ au sujet du sabbat, la différence fondamentale tient à ce qui est tenu pour important...  Lire la suite

Dans les disputes des pharisiens avec le Christ au sujet du sabbat, la différence fondamentale tient à ce qui est tenu pour important. La position pharisienne, à première vue, est simple: il est écrit «tu ne feras aucun de tes travaux le jour du sabbat», donc nous n’en ferons pas. Que l’herbe cesse de pousser, comme on dit, nous resterons tranquilles. Car nous avons accompli le commandement, et nous ne laisserons personne nous faire de reproche, pas même Celui qui a donné ce commandement. Il sera tout simplement obligé de donner au pharisien les biens du paradis, puisque tout a été accompli. Ainsi, au centre se trouve le pharisien lui-même et le sentiment de sa propre justice. L’élan vers l’accomplissement formel des commandements porte en lui le désir caché de soustraire à l’intervention du Créateur toute la vie «restante», irréductible aux commandements.

Mais pour le Fils de Dieu, au centre se trouve l’homme vivant, souffrant et dans le besoin. Formellement, le commandement peut même être transgressé, mais alors l’amour de Dieu et la miséricorde de Dieu entrent dans le monde et y agissent. En dénonçant les pharisiens, le Seigneur Jésus dit que les vraies valeurs doivent être le bien et le salut de l’âme: «est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal? de sauver une âme ou de la perdre?» Lorsque nous devons prendre des décisions de ce genre, il est important de nous souvenir du critère simple et pratique que le Christ Lui-même nous donne ici.

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Pour Mc 2:23-28
23 Et il advint qu'un jour de sabbat il passait à travers les moissons et ses disciples se mirent à se frayer un chemin en arrachant les épis.
24 Et les Pharisiens lui disaient : " Vois ! Pourquoi font-ils le jour du sabbat ce qui n'est pas permis ? "
25 Il leur dit : " N'avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu'il fut dans le besoin et qu'il eut faim, lui et ses compagnons,
26 comment il entra dans la demeure de Dieu, au temps du grand prêtre Abiathar, et mangea les pains d'oblation qu'il n'est permis de manger qu'aux prêtres, et en donna aussi à ses compagnons ? "
27 Et il leur disait : " Le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat ;
28 en sorte que le Fils de l'homme est maître même du sabbat. "
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Pourquoi pas le jour du sabbat ? Comment comprendre cela ? Le repos pour Dieu. Le repos pour la prière, cela se comprend. Mais voici cette vulnérabilité et...  Lire la suite

Pourquoi pas le jour du sabbat ? Comment comprendre cela ? Le repos pour Dieu. Le repos pour la prière, cela se comprend. Mais voici cette vulnérabilité et cette fragilité d'une rose de verre qui reste là, reste là, reste là... et si une voiture passait soudain et l'écrasait, la réduisant en éclats ? Tout semble passer : la neige, le vent et la lune ; les tableaux du ciel se succèdent. Mais la fragilité de cette rose est quelque chose de particulier et de précieux. Il nous semble que, puisque cette rose a traversé tant de choses, le vent, la neige et la tempête, rien ne lui arrivera pendant le sabbat. Mais elle est fragile, elle est de verre. Ainsi en est-il de l'âme de chaque personne. Il nous semble que Jésus notre Seigneur agit avec chaque âme exactement ainsi, comme avec une fragile rose de verre qu'il faut, une fois touchée, réchauffer et déposer dans un lieu sûr pour qu'aucune voiture ne l'écrase ; et ce lieu, ce sont Ses mains. Dès qu'Il l'a touchée... qu'importe si c'est le sabbat ? Et la prière est le souffle.

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Pour Mc 2:23-28
23 Et il advint qu'un jour de sabbat il passait à travers les moissons et ses disciples se mirent à se frayer un chemin en arrachant les épis.
24 Et les Pharisiens lui disaient : " Vois ! Pourquoi font-ils le jour du sabbat ce qui n'est pas permis ? "
25 Il leur dit : " N'avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu'il fut dans le besoin et qu'il eut faim, lui et ses compagnons,
26 comment il entra dans la demeure de Dieu, au temps du grand prêtre Abiathar, et mangea les pains d'oblation qu'il n'est permis de manger qu'aux prêtres, et en donna aussi à ses compagnons ? "
27 Et il leur disait : " Le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat ;
28 en sorte que le Fils de l'homme est maître même du sabbat. "
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La loi et les règles ne sont que le point de départ de toute création. Comparons-les aux gammes. Tout élève doit pendant de longues...  Lire la suite

La loi et les règles ne sont que le point de départ de toute création. Comparons-les aux gammes. Tout élève doit pendant de longues années jouer ses gammes jour après jour afin d’apprendre à interpréter Bach. Les objections des pharisiens deviennent alors manifestement absurdes, aussi absurdes que le serait une objection à une brillante interprétation de Bach. Oui, contrairement au Seigneur, nous sommes encore des élèves. Nous devons donc faire nos gammes. Mais même un élève débutant essaie déjà de jouer de petites études, comprenant que les gammes ne sont pas une fin en soi : leur exécution est subordonnée à un but supérieur. Il devrait en aller ainsi de tous nos rites. Voilà ce que signifient réellement les paroles : le sabbat est fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat. Car on rencontre souvent une autre compréhension, trop libre, de ces paroles, qui conduit à une attitude « philosophique » envers les jeûnes et les prières prescrites. Nous devons être bien certains de savoir correctement faire nos gammes avant de nous permettre cela.

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Pour Mc 2:27-28
27 Et il leur disait : " Le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat ;
28 en sorte que le Fils de l'homme est maître même du sabbat. "
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Le commandement du sabbat a été donné par Dieu Lui-même dans la Loi de Moïse; de plus, c'est précisément son observance qui est déclarée signe de l'alliance conclue par Dieu avec Son peuple...  Lire la suite

Le commandement du sabbat a été donné par Dieu Lui-même dans la Loi de Moïse; de plus, c'est précisément son observance qui est déclarée signe de l'alliance conclue par Dieu avec Son peuple. Peut-on appeler un homme (et l'expression « fils de l'homme », sans majuscules, qui n'existent pas dans la parole orale, signifie simplement « homme ») seigneur d'un commandement de Dieu aussi important? Pourtant Jésus le fait! Dans quel cas cela est-il possible? Non pas lorsque ce commandement n'est pas accompli, mais lorsqu'il est dépassé. Le sens de ce commandement est que l'homme consacre un jour sur sept aux affaires de Dieu: c'est une sorte de « dîme » offerte à Dieu, non en argent ni en fruits, mais en temps. On comprend alors que l'homme devient non l'esclave de ce commandement, mais son seigneur, lorsqu'il donne à Dieu plus qu'un septième de sa vie. Par exemple, comme le Fils de l'Homme, toute sa vie. Une fois encore, nous voyons que, pour Jésus, il est évident que le service de Dieu n'est pas « calendaire », mais permanent; Il est libre de l'esclavage de ce commandement, parce que chacun de Ses jours est un « sabbat », un jour donné à Dieu.

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Pour Mc 3:1-5
Il entra de nouveau dans une synagogue, et il y avait là un homme qui avait la main desséchée.
Et ils l'épiaient pour voir s'il allait le guérir, le jour du sabbat, afin de l'accuser.
Il dit à l'homme qui avait la main sèche : " Lève-toi, là, au milieu. "
Et il leur dit : " Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien plutôt que de faire du mal, de sauver une vie plutôt que de la tuer ? " Mais eux se taisaient.
Promenant alors sur eux un regard de colère, navré de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme : " Étends la main. " Il l'étendit et sa main fut remise en état.
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Pourquoi pas le jour du sabbat ? Comment comprendre cela ? Le repos pour Dieu. Le repos pour la prière, cela se comprend. Mais voici cette vulnérabilité et...  Lire la suite

Pourquoi pas le jour du sabbat ? Comment comprendre cela ? Le repos pour Dieu. Le repos pour la prière, cela se comprend. Mais voici cette vulnérabilité et cette fragilité d'une rose de verre qui reste là, reste là, reste là... et si une voiture passait soudain et l'écrasait, la réduisant en éclats ? Tout semble passer : la neige, le vent et la lune ; les tableaux du ciel se succèdent. Mais la fragilité de cette rose est quelque chose de particulier et de précieux. Il nous semble que, puisque cette rose a traversé tant de choses, le vent, la neige et la tempête, rien ne lui arrivera pendant le sabbat. Mais elle est fragile, elle est de verre. Ainsi en est-il de l'âme de chaque personne. Il nous semble que Jésus notre Seigneur agit avec chaque âme exactement ainsi, comme avec une fragile rose de verre qu'il faut, une fois touchée, réchauffer et déposer dans un lieu sûr pour qu'aucune voiture ne l'écrase ; et ce lieu, ce sont Ses mains. Dès qu'Il l'a touchée... qu'importe si c'est le sabbat ? Et la prière est le souffle.

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Pour Mc 3:4
Et il leur dit : " Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien plutôt que de faire du mal, de sauver une vie plutôt que de la tuer ? " Mais eux se taisaient.
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Le sabbat — est le jour consacré à Dieu, le jour où il est commandé de ne faire aucune œuvre à soi, mais seulement les œuvres de Dieu...  Lire la suite

Le sabbat est le jour consacré à Dieu, le jour où il est commandé de ne faire aucune œuvre à soi, mais seulement les œuvres de Dieu. Qu'est-ce qu'une œuvre à soi? Eh bien, par exemple, le travail. Et qu'est-ce qu'une œuvre de Dieu, c'est-à-dire une œuvre agréable à Dieu? Pour répondre à cette question, il faut soit Le demander directement à Lui-même, soit bien savoir qui Il est. Bien sûr, il est plus simple de ne pas travailler et, en général, d'interdire tout ce qui ressemble au travail. L'interprétation pharisienne de la Loi allait précisément dans ce sens, et c'est pourquoi on accusait sans cesse Jésus de violer le commandement du sabbat à cause de Ses guérisons. Mais Lui cherche à ramener les hommes vers le Dieu vivant; Sa question signifie: hommes, quel est votre Dieu? Est-Il bon ou mauvais? En quoi consiste Sa volonté: dans le salut ou dans la perdition? Connaissez-vous votre Dieu? Ces mêmes questions s'adressent aussi à nous. Les pharisiens, en réponse, gardèrent le silence. Et nous, que répondrons-nous?

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Pour He 1:1-14
Après avoir, à maintes reprises et sous maintes formes, parlé jadis aux Pères par les prophètes, Dieu,
en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par le Fils, qu'il a établi héritier de toutes choses, par qui aussi il a fait les siècles.
Resplendissement de sa gloire, effigie de sa substance, ce Fils qui soutient l'univers par sa parole puissante, ayant accompli la purification des péchés, s'est assis à la droite de la Majesté dans les hauteurs,
devenu d'autant supérieur aux anges que le nom qu'il a reçu en héritage est incomparable au leur.
Auquel des anges, en effet, Dieu a-t-il jamais dit: Tu es mon Fils, moi, aujourd'hui, je t'ai engendré? Et encore: Je serai pour lui un père, et lui sera pour moi un fils.
Et de nouveau, lorsqu'il introduit le Premier-né dans le monde, il dit : Que tous les anges de Dieu l'adorent.
Tandis qu'il s'exprime ainsi en s'adressant aux anges : Il fait de ses anges des vents, de ses serviteurs une flamme ardente,
il dit à son Fils : Ton trône, ô Dieu, subsiste dans les siècles des siècles, et : Le sceptre de droiture est le sceptre de sa royauté.
Tu as aimé la justice et tu as haï l'impiété. C'est pourquoi, Dieu, ton Dieu t'a oint d'une huile d'allégresse de préférence à tes compagnons.
10 Et encore: C'est toi, Seigneur, qui aux origines fondas la terre, et les cieux sont l'ouvrage de tes mains.
11 Eux périront, mais toi tu demeures, et tous ils vieilliront comme un vêtement.
12  Comme un manteau tu les rouleras, comme un vêtement, et ils seront changés. Mais toi, tu es le même et tes années ne s'achèveront point.
13 Et auquel des anges a-t-il jamais dit: Assieds-toi à ma droite jusqu'à ce que je place tes ennemis comme un escabeau sous tes pieds?
14 Est-ce que tous ne sont pas des esprits chargés d'un ministère, envoyés en service pour ceux qui doivent hériter du salut ?
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Pour bien comprendre le sens de l'Épître aux Hébreux, il est important de se rappeler par qui et quand elle a été écrite...  Lire la suite

Pour bien comprendre le sens de l'Épître aux Hébreux, il est important de se rappeler par qui et quand elle a été écrite. Selon l'opinion aujourd'hui généralement admise parmi les biblistes, l'auteur de l'épître n'était pas Paul lui-même, mais l'un de ses disciples, et elle fut écrite après la mort martyrique de l'apôtre, qui fut apparemment exécuté dans la seconde moitié des années 60. Très vraisemblablement, l'Épître aux Hébreux vit le jour après l'an 70, qui devint une année charnière dans l'histoire juive et, à bien des égards, dans l'histoire du monde. C'est précisément cette année-là qu'après le soulèvement antiromain déclenché par les zélotes, la Judée fut écrasée, et Jérusalem et le Temple furent détruits jusque dans leurs fondations, au sens littéral du mot.

Par son ampleur, cette catastrophe était comparable à celle de 587 av. J.-C., lorsque la ville et le Temple furent détruits par l'armée babylonienne et que commença pour le peuple juif la période des soixante-dix ans d'exil à Babylone. De tels événements provoquent inévitablement une crise, sociale et politique aussi bien que religieuse. Et la crise vécue dans les années 70 par le peuple juif et la Synagogue ne pouvait manquer de toucher aussi l'Église, qui à cette époque était encore majoritairement judéo-chrétienne, tant par sa composition que, ce qui est plus important encore, par sa vision du monde : les vues et les traditions judéo-chrétiennes déterminaient la mentalité de l'Église primitive et, en partie, de l'Église ancienne.

Or l'un des signes de la crise religieuse était un messianisme mystique, qui remplaçait rapidement, dans les milieux proches de la synagogue comme dans ceux proches de l'Église, le messianisme politique. Par la suite, ce messianisme engendra de nombreuses écoles et mouvements gnostiques. Et si le messianisme politique voyait dans le Messie un homme ordinaire, un souverain terrestre agissant selon la volonté de Dieu, le messianisme mystique était plutôt prêt à voir en lui un être surhumain, ressemblant davantage à un ange qu'à un homme. Mais l'auteur de l'épître, dont le nom nous est inconnu, ne cesse de rappeler que le Messie est plus grand que n'importe quel ange (v. 1-4), que ce ne sont nullement les anges qui ont ouvert à l'homme le chemin du Royaume (v. 5-12), que les anges ne sont que des esprits créés, remplissant auprès de Dieu des fonctions purement de service (v. 13-14). Il rappelle à ses lecteurs que le sens du christianisme n'est pas dans la mystique, mais dans le fait d'entrer dans ce Royaume que le Sauveur a apporté dans le monde et de s'y enraciner, pour y trouver ce qu'aucune mystique et aucun ange ne peuvent donner à l'homme.

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Pour He 1:10-14
10 Et encore: C'est toi, Seigneur, qui aux origines fondas la terre, et les cieux sont l'ouvrage de tes mains.
11 Eux périront, mais toi tu demeures, et tous ils vieilliront comme un vêtement.
12  Comme un manteau tu les rouleras, comme un vêtement, et ils seront changés. Mais toi, tu es le même et tes années ne s'achèveront point.
13 Et auquel des anges a-t-il jamais dit: Assieds-toi à ma droite jusqu'à ce que je place tes ennemis comme un escabeau sous tes pieds?
14 Est-ce que tous ne sont pas des esprits chargés d'un ministère, envoyés en service pour ceux qui doivent hériter du salut ?
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« Et encore : Toi, Seigneur, au commencement, Tu as fondé la terre, et les cieux — sont l’œuvre de Tes mains ; ils périront, mais Toi Tu demeures ; tous vieilliront comme un vêtement, et Tu les rouleras comme un manteau... » Dans le texte d’aujourd’hui, l’apôtre renvoie au texte...  Lire la suite

« Et encore : Toi, Seigneur, au commencement, Tu as fondé la terre, et les cieux — sont l’œuvre de Tes mains ; ils périront, mais Toi Tu demeures ; tous vieilliront comme un vêtement, et Tu les rouleras comme un manteau... »

Dans le texte d’aujourd’hui, l’apôtre renvoie au texte du prophète Isaïe : « Levez les yeux vers les cieux et regardez en bas vers la terre ; car les cieux s’évanouiront comme une fumée, et la terre vieillira » (Is 51:6). Mais ce n’est évidemment pas le seul passage du livre du prophète Isaïe où il est question de la fin des jours. Cela fait partie de tout ministère prophétique : rappeler aux hommes la fin des jours « de la terre et du ciel », la fin de l’existence de l’Univers physique. « Toute l’armée des cieux se dissoudra ; les cieux seront roulés comme un livre ; et toute leur armée tombera comme tombe la feuille de la vigne, comme tombe la feuille flétrie du figuier » (Is 34:4).

Sergueï Averintsev écrivait ainsi : « D’une ultime lumière s’éclaire le firmament, / Les murs blancs comme une mort paisible, / en rouleau se replient tous les temps, / les minutes tardent et la coupe est pleine ». La mort paisible est quelque chose de très important pour nous aujourd’hui aussi, parce que les images de la fin peuvent nous effrayer, et donc nous plonger inévitablement dans la dépression. Et les paroles d’Averintsev ne sont pas une interprétation tardive dont nous pourrions ne pas faire confiance à la consolation parce qu’elle serait trop moderne, trop jeune, non éprouvée par le temps. Non : le prophète lui-même dit aussitôt : « Dites à ceux qui ont le cœur troublé : ne craignez pas ; voici votre Dieu, la vengeance viendra, la rétribution de Dieu ; Il viendra et vous sauvera » (Is 35:4). Il suffit seulement d’entrer dans la paix de Dieu, maintenant, encore sur la terre, et alors de dire avec joie avec l’apôtre : « Tu es le même, et Tes années ne finiront pas ».

Notre propre destin après la mort ne nous importe pas ; nous aimons tellement le Seigneur que nous dissolvons en Lui notre moi propre. L’essentiel, c’est que « Tu es le même, et Tes années ne finiront pas » ; l’essentiel, c’est que Toi, Dieu bien-aimé, Tu ne mourras pas de la mort de la corruption. Et en Toi sont tous ceux qui sont entrés dans Ta paix, et que nous aimons tant.

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Pour Mc 2:13-28
13 Il sortit de nouveau au bord de la mer, et toute la foule venait à lui et il les enseignait.
14 En passant, il vit Lévi, le fils d'Alphée, assis au bureau de la douane, et il lui dit : " Suis-moi. " Et, se levant, il le suivit.
15 Alors qu'il était à table dans sa maison, beaucoup de publicains et de pécheurs se trouvaient à table avec Jésus et ses disciples: car il y en avait beaucoup qui le suivaient.
16 Les scribes des Pharisiens, le voyant manger avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : " Quoi ? Il mange avec les publicains et les pécheurs ? "
17 Jésus, qui avait entendu, leur dit : " Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. "
18 Les disciples de Jean et les Pharisiens étaient en train de jeûner, et on vient lui dire : " Pourquoi les disciples de Jean et les disciples des Pharisiens jeûnent-ils, et tes disciples ne jeûnent-ils pas ? "
19 Jésus leur dit : " Les compagnons de l'époux peuvent-ils jeûner pendant que l'époux est avec eux ? Tant qu'ils ont l'époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner.
20 Mais viendront des jours où l'époux leur sera enlevé; et alors ils jeûneront en ce jour-là.
21 Personne ne coud une pièce de drap non foulé à un vieux vêtement; autrement, la pièce neuve tire sur le vieux vêtement et la déchirure s'aggrave.
22 Personne non plus ne met du vin nouveau dans des outres vieilles ; autrement, le vin fera éclater les outres, et le vin est perdu aussi bien que les outres. Mais du vin nouveau dans des outres neuves ! "
23 Et il advint qu'un jour de sabbat il passait à travers les moissons et ses disciples se mirent à se frayer un chemin en arrachant les épis.
24 Et les Pharisiens lui disaient : " Vois ! Pourquoi font-ils le jour du sabbat ce qui n'est pas permis ? "
25 Il leur dit : " N'avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu'il fut dans le besoin et qu'il eut faim, lui et ses compagnons,
26 comment il entra dans la demeure de Dieu, au temps du grand prêtre Abiathar, et mangea les pains d'oblation qu'il n'est permis de manger qu'aux prêtres, et en donna aussi à ses compagnons ? "
27 Et il leur disait : " Le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat ;
28 en sorte que le Fils de l'homme est maître même du sabbat. "
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La lecture d'aujourd'hui est une description brève mais dense de la prédication de Jésus dans sa Galilée natale, où, comme on le voit, il prêchait souvent non seulement dans les maisons et les synagogues, mais aussi...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui est une description brève mais dense de la prédication de Jésus dans sa Galilée natale, où, comme on le voit, il prêchait souvent non seulement dans les maisons et les synagogues, mais aussi en plein air (v. 13; par « mer », il faut entendre ici non la Méditerranée, mais le lac de Génésareth). Il arrivait souvent que, dans la même maison que lui et à la même table, se trouvent des personnes dont la réputation dans la société des croyants n'était pas très bonne (v. 15).

Dans les Évangiles, on appelle « publicains » les collecteurs d'impôts, comme Lévi, fils d'Alphée, mentionné dans ce passage (v. 14). Dans la société juive, on les considérait comme des traîtres, car ils collectaient les impôts pour le trésor de l'Empire romain, sous le pouvoir duquel se trouvait alors la Palestine, et beaucoup les regardaient comme des auxiliaires des autorités d'occupation. Il n'est pas étonnant qu'à des personnes aussi respectées parmi les croyants que les scribes et les pharisiens, un tel voisinage ne plaise guère (v. 16).

Dans les Évangiles, on appelle « pharisiens » les membres de fraternités religieuses particulières qui existaient alors auprès des synagogues. C'était la partie la plus active de la Synagogue ; les pharisiens consacraient beaucoup de temps à la prédication, non seulement parmi les Juifs mais souvent aussi parmi les païens, à la charité et à l'instruction religieuse. Ils se considéraient, non sans raison, comme le noyau de la communauté synagogale, et la proximité de personnes qui, de ce point de vue, ne représentaient rien, connues pour leur mode de vie manifestement injuste, ne pouvait que les heurter. De plus, ils ne jugeaient pas ces personnes dignes de fréquenter un Maître tel que Jésus, et ils estimaient honteux pour lui de s'asseoir avec elles à la même table.

Quant à Jésus lui-même, au contraire, il considère que de telles personnes méritent non le rejet, mais l'aide : chacune d'elles peut se repentir de ses péchés et se tourner vers Dieu (v. 17). Et il ne traite pas la vie religieuse aussi formellement que beaucoup de personnes religieuses de ce temps : le jeûne et le sabbat ne sont pas pour lui des fins en soi, mais des moyens d'établir avec Dieu les relations si nécessaires à l'homme, qui demeure toujours le but principal (v. 27-28). Une telle position devait évidemment conduire à un conflit avec les formalistes religieux, pour qui aucun écart par rapport aux normes et aux règles établies n'est acceptable par définition, si bien que l'image du vin nouveau versé dans une vieille outre (des outres) (v. 22) ne pouvait guère provoquer chez eux autre chose que de l'irritation.

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Pour Mc 2:13-28
13 Il sortit de nouveau au bord de la mer, et toute la foule venait à lui et il les enseignait.
14 En passant, il vit Lévi, le fils d'Alphée, assis au bureau de la douane, et il lui dit : " Suis-moi. " Et, se levant, il le suivit.
15 Alors qu'il était à table dans sa maison, beaucoup de publicains et de pécheurs se trouvaient à table avec Jésus et ses disciples: car il y en avait beaucoup qui le suivaient.
16 Les scribes des Pharisiens, le voyant manger avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : " Quoi ? Il mange avec les publicains et les pécheurs ? "
17 Jésus, qui avait entendu, leur dit : " Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. "
18 Les disciples de Jean et les Pharisiens étaient en train de jeûner, et on vient lui dire : " Pourquoi les disciples de Jean et les disciples des Pharisiens jeûnent-ils, et tes disciples ne jeûnent-ils pas ? "
19 Jésus leur dit : " Les compagnons de l'époux peuvent-ils jeûner pendant que l'époux est avec eux ? Tant qu'ils ont l'époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner.
20 Mais viendront des jours où l'époux leur sera enlevé; et alors ils jeûneront en ce jour-là.
21 Personne ne coud une pièce de drap non foulé à un vieux vêtement; autrement, la pièce neuve tire sur le vieux vêtement et la déchirure s'aggrave.
22 Personne non plus ne met du vin nouveau dans des outres vieilles ; autrement, le vin fera éclater les outres, et le vin est perdu aussi bien que les outres. Mais du vin nouveau dans des outres neuves ! "
23 Et il advint qu'un jour de sabbat il passait à travers les moissons et ses disciples se mirent à se frayer un chemin en arrachant les épis.
24 Et les Pharisiens lui disaient : " Vois ! Pourquoi font-ils le jour du sabbat ce qui n'est pas permis ? "
25 Il leur dit : " N'avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu'il fut dans le besoin et qu'il eut faim, lui et ses compagnons,
26 comment il entra dans la demeure de Dieu, au temps du grand prêtre Abiathar, et mangea les pains d'oblation qu'il n'est permis de manger qu'aux prêtres, et en donna aussi à ses compagnons ? "
27 Et il leur disait : " Le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat ;
28 en sorte que le Fils de l'homme est maître même du sabbat. "
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Dans le passage d'aujourd'hui, on peut distinguer trois épisodes : l'appel de Lévi, fils d'Alphée, la conversation avec les disciples des pharisiens et...  Lire la suite

Dans le passage d'aujourd'hui, on peut distinguer trois épisodes : l'appel de Lévi, fils d'Alphée, la conversation avec les disciples des pharisiens et de Jean le Baptiste au sujet du jeûne, et la conversation avec les pharisiens au sujet de l'observance du sabbat. Dans ces trois épisodes apparaît le conflit grandissant entre Jésus et les pharisiens. Les pharisiens ne peuvent accepter la nouveauté des relations avec Dieu et avec les hommes que le Christ leur propose. Dans leur représentation, l'essentiel est la lettre de la Loi. Ils condamnent Jésus parce qu'il fréquente les publicains, collecteurs d'impôts au profit de Rome. Ces hommes étaient considérés comme des traîtres et de grands pécheurs. Pour une personne pieuse, il était jugé inadmissible de s'asseoir avec eux à la même table. Mais pour le Christ, une autre chose est importante : la soif du salut, qui pousse de nombreux publicains et pécheurs à le suivre. Lévi laisse son poste lucratif et suit aussitôt Jésus.

L'attitude de Jésus envers le jeûne est également incompréhensible pour les pharisiens. Le jeûne est un moyen ascétique auquel les ascètes avaient recours depuis les temps anciens dans l'espoir de se rapprocher de Dieu. Mais les disciples du Christ ne peuvent pas jeûner, car celui vers qui ils tendent est déjà avec eux. Le temps du jeûne viendra lorsque le Christ ne sera plus auprès d'eux. Le Christ compare l'incompréhension des pharisiens à l'impossibilité de rapiécer un vieux tissu avec une pièce neuve, et à l'incapacité de vieilles outres fragiles à contenir du vin nouveau. Pour accueillir les relations nouvelles que Jésus propose, il faut soi-même être renouvelé.

Ainsi, le Christ ne place pas la loi vétérotestamentaire du sabbat au-dessus de l'homme, mais au service de l'homme. Pour Dieu, l'homme est plus important. Le sabbat n'a pas de valeur en lui-même ; il a été institué pour l'homme. Le Christ, Dieu devenu homme, « Seigneur du sabbat », affirme la primauté de l'homme sur la lettre de la Loi, qu'il remplace par des relations d'amour et de foi.

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Pour Mc 3:1-6
Il entra de nouveau dans une synagogue, et il y avait là un homme qui avait la main desséchée.
Et ils l'épiaient pour voir s'il allait le guérir, le jour du sabbat, afin de l'accuser.
Il dit à l'homme qui avait la main sèche : " Lève-toi, là, au milieu. "
Et il leur dit : " Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien plutôt que de faire du mal, de sauver une vie plutôt que de la tuer ? " Mais eux se taisaient.
Promenant alors sur eux un regard de colère, navré de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme : " Étends la main. " Il l'étendit et sa main fut remise en état.
Étant sortis, les Pharisiens tenaient aussitôt conseil avec les Hérodiens contre lui, en vue de le perdre.
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La question du shabbat, de son observance et de sa violation, revient constamment dans les évangiles. Cela se comprend: le problème de l'observance du shabbat était l'un des principaux dans le judaïsme...  Lire la suite

La question du shabbat, de son observance et de sa violation, revient constamment dans les évangiles. Cela se comprend: le problème de l'observance du shabbat était l'un des principaux dans le judaïsme. Des traités entiers furent écrits par les commentateurs de la Torah pour expliquer ce qu'il était permis de faire le shabbat et ce qui ne l'était pas, dans quels cas telle ou telle action constituait une violation du shabbat et dans quels cas elle était admissible.

Par exemple, au sujet des soins, le consensus se ramenait à l'idée que le shabbat on peut et l'on doit sauver un homme de la mort si elle le menace; par conséquent on peut et l'on doit accomplir les actes médicaux nécessaires, pour parler en termes modernes, selon les indications vitales, les actes d'urgence sans lesquels le malade mourrait. S'il n'y a pas une telle urgence, on peut ne pas se hâter de soigner: car cela aussi est un travail, et le travail est interdit le shabbat.

Pour sauver une vie, on peut violer le shabbat; mais pour une guérison immédiate, non. Le cas de l'homme à la main desséchée était précisément de ceux où l'on pouvait ne pas se hâter: la mort ne le menaçait pas, puisqu'il avait déjà vécu ainsi plus d'une année; on pouvait donc le guérir après la fin du shabbat. Jésus, Lui, regarde le shabbat tout autrement, en lui rendant son sens originel. Or le sens originel du shabbat ne consistait pas du tout dans des restrictions et des interdits rituels, mais dans le fait de passer la journée en présence de Dieu, en la consacrant entièrement et sans réserve à la communion avec Dieu. Tous les interdits et toutes les restrictions visaient en fin de compte à soustraire l'homme à ce «flux» quotidien qui rend très difficile la communion avec Dieu et parfois la rend tout simplement impossible. Or la guérison accomplie par Jésus manifestait précisément aux personnes rassemblées cette plénitude du Royaume qui ouvrait une possibilité de communion avec Dieu jusque-là inconnue du peuple de Dieu. Et voilà que les interdits rituels, compris de manière purement formelle, commençaient à faire obstacle à la communion avec Dieu au lieu de l'aider.

Ce n'est pas par hasard que Jésus pose aux personnes qui L'entourent la question du salut de «l'âme», du salut de la vie. En guérissant, Il fait participer l'homme qu'Il guérit à la plénitude de la vie du Royaume; et on Lui déclare qu'en agissant ainsi Il viole le shabbat. Qu'est donc alors le shabbat: la plénitude de la communion avec Dieu, ou un système d'interdits pour les interdits? Chacun devait répondre lui-même à cette question.

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Pour Mc 3:1-6
Il entra de nouveau dans une synagogue, et il y avait là un homme qui avait la main desséchée.
Et ils l'épiaient pour voir s'il allait le guérir, le jour du sabbat, afin de l'accuser.
Il dit à l'homme qui avait la main sèche : " Lève-toi, là, au milieu. "
Et il leur dit : " Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien plutôt que de faire du mal, de sauver une vie plutôt que de la tuer ? " Mais eux se taisaient.
Promenant alors sur eux un regard de colère, navré de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme : " Étends la main. " Il l'étendit et sa main fut remise en état.
Étant sortis, les Pharisiens tenaient aussitôt conseil avec les Hérodiens contre lui, en vue de le perdre.
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Dans le récit d’aujourd’hui, Jésus touche au sens même du commandement du sabbat. Il avait été donné au peuple de Dieu pour l’habituer à consacrer sa vie à Dieu...  Lire la suite

Dans le récit d’aujourd’hui, Jésus touche au sens même du commandement du sabbat. Il avait été donné au peuple de Dieu pour l’habituer à consacrer sa vie à Dieu. Pour commencer — un jour par semaine. À ce sujet, le Seigneur demande aux pharisiens ce que signifie cette consécration — simplement ne rien faire le jour du sabbat (et parfois l’inaction — est un crime), ou bien faire le bien? Cette question s’adresse directement à nous aussi. En entrant dans la Nouvelle Alliance avec Dieu, nous Lui avons consacré toute notre vie — toutes nos œuvres, nos paroles, nos pensées, tous les aspects de notre être. Que signifie donc cette consécration? Et que doit-elle être? Et comment faire pour que la vie soit consacrée non pas à l’accomplissement du commandement du sabbat (selon notre manière de le comprendre), mais à Dieu Lui-même, qui est amour?

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Pour Mc 3:1-12
Il entra de nouveau dans une synagogue, et il y avait là un homme qui avait la main desséchée.
Et ils l'épiaient pour voir s'il allait le guérir, le jour du sabbat, afin de l'accuser.
Il dit à l'homme qui avait la main sèche : " Lève-toi, là, au milieu. "
Et il leur dit : " Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien plutôt que de faire du mal, de sauver une vie plutôt que de la tuer ? " Mais eux se taisaient.
Promenant alors sur eux un regard de colère, navré de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme : " Étends la main. " Il l'étendit et sa main fut remise en état.
Étant sortis, les Pharisiens tenaient aussitôt conseil avec les Hérodiens contre lui, en vue de le perdre.
Jésus avec ses disciples se retira vers la mer et une grande multitude le suivit de la Galilée; et de la Judée,
de Jérusalem, de l'Idumée, de la Transjordane, des environs de Tyr et de Sidon, une grande multitude, ayant entendu tout ce qu'il faisait, vint à lui.
Et il dit à ses disciples qu'une petite barque fût tenue à sa disposition, à cause de la foule, pour qu'ils ne l'écrasent pas.
10 Car il en guérit beaucoup, si bien que tous ceux qui avaient des infirmités se jetaient sur lui pour le toucher.
11 Et les esprits impurs, lorsqu'ils le voyaient, se jetaient à ses pieds et criaient en disant : " Tu es le Fils de Dieu ! "
12 Et il leur enjoignait avec force de ne pas le faire connaître.
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Parfois le comportement de Jésus peut paraître franchement provocateur. Pourquoi, semble-t-il, Lui fallait-il guérir un homme à la main desséchée précisément le shabbat et précisément dans la synagogue ? C'était en effet un défi direct...  Lire la suite

Parfois le comportement de Jésus peut paraître franchement provocateur. Pourquoi, semble-t-il, Lui fallait-il guérir un homme à la main desséchée précisément le shabbat et précisément dans la synagogue ? C'était en effet un défi direct et évident non seulement aux pharisiens en particulier, mais aussi, plus généralement, aux représentations déjà établies à cette époque des normes et des règles du shabbat, notamment des interdits rituels qui y étaient liés.

La règle habituelle était la suivante : l'aide apportée à une personne le shabbat, y compris l'aide médicale, était donnée sous la forme et dans la mesure nécessaires pour des raisons vitales. Si, par exemple, la main desséchée de l'homme guéri avait menacé directement sa vie, personne n'aurait reproché à Jésus cette guérison.

Mais s'il n'y avait pas de menace directe et immédiate pour la vie, on ne soignait pas le shabbat et l'on remettait le traitement à la fin du shabbat. On peut remarquer, d'ailleurs, que dans les établissements médicaux d'Israël, par exemple, ces règles sont encore suivies aujourd'hui : le shabbat, on n'effectue que les actes médicaux planifiés nécessaires et l'on fournit l'aide d'urgence nécessaire pour des raisons vitales.

La situation de l'homme guéri par Jésus était manifestement différente : sa main desséchée ne menaçait en rien sa vie, et la guérison pouvait donc tout à fait être reportée à la fin du shabbat. Mais Jésus, comme nous le voyons, ne le fait pas et guérit l'homme précisément le shabbat. À première vue, une telle guérison peut sembler une violation démonstrative et donc provocatrice du shabbat.

En réalité, tout est exactement inverse. Dans ce cas, il ne s'agit pas d'une aide médicale, mais d'une guérison. De la manifestation du Royaume et de sa puissance. C'est-à-dire précisément de ce pour quoi le shabbat existe en tant que tel. Aux temps évangéliques, on discutait beaucoup des normes et des prescriptions rituelles liées au shabbat, et derrière les restrictions on oubliait souvent l'essentiel : le shabbat n'est pas un jour d'interdits rituels, mais un jour à passer dans la présence de Dieu.

Jésus, justement, cherche à rendre au shabbat son sens véritable. En effet : le shabbat peut-il être davantage lui-même, non par la forme mais par l'essence, quelque part ailleurs que dans le Royaume ? Entrer dans le Royaume signifie entrer dans le repos du shabbat, et cela dans une plénitude impensable nulle part ailleurs. C'est précisément ce que Jésus propose à ceux qui ont été témoins de la guérison qu'Il a accomplie : ils se sont trouvés de fait au seuil du Royaume, tous autant qu'ils étaient là. Mais beaucoup de ceux qui étaient présents n'ont pas du tout remarqué le Royaume ; en revanche, ils ont très bien remarqué la violation des prescriptions religieuses liées au shabbat. Cet accent mis sur l'extérieur au détriment de l'essentiel, sur la religion au détriment du Royaume, était le principal obstacle sur le chemin du Royaume pour les personnes religieuses. Un obstacle qu'il fallait surmonter, ou bien renoncer entièrement au chemin vers le Royaume. Là, chacun fait son choix. Et porte toutes les conséquences de ce choix.

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Pour Mc 3:1-12
Il entra de nouveau dans une synagogue, et il y avait là un homme qui avait la main desséchée.
Et ils l'épiaient pour voir s'il allait le guérir, le jour du sabbat, afin de l'accuser.
Il dit à l'homme qui avait la main sèche : " Lève-toi, là, au milieu. "
Et il leur dit : " Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien plutôt que de faire du mal, de sauver une vie plutôt que de la tuer ? " Mais eux se taisaient.
Promenant alors sur eux un regard de colère, navré de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme : " Étends la main. " Il l'étendit et sa main fut remise en état.
Étant sortis, les Pharisiens tenaient aussitôt conseil avec les Hérodiens contre lui, en vue de le perdre.
Jésus avec ses disciples se retira vers la mer et une grande multitude le suivit de la Galilée; et de la Judée,
de Jérusalem, de l'Idumée, de la Transjordane, des environs de Tyr et de Sidon, une grande multitude, ayant entendu tout ce qu'il faisait, vint à lui.
Et il dit à ses disciples qu'une petite barque fût tenue à sa disposition, à cause de la foule, pour qu'ils ne l'écrasent pas.
10 Car il en guérit beaucoup, si bien que tous ceux qui avaient des infirmités se jetaient sur lui pour le toucher.
11 Et les esprits impurs, lorsqu'ils le voyaient, se jetaient à ses pieds et criaient en disant : " Tu es le Fils de Dieu ! "
12 Et il leur enjoignait avec force de ne pas le faire connaître.
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Comment expliquer le comportement des pharisiens dans ce passage ? C'est la première question. En parallèle vient la seconde : comment expliquer le comportement de Jésus ?...  Lire la suite

Comment expliquer le comportement des pharisiens dans ce passage ? C'est la première question. En parallèle vient la seconde : comment expliquer le comportement de Jésus ? Pour le lecteur moderne de l'Évangile, formé aux valeurs de l'humanisme, il est facile de voir dans les pharisiens de véritables « fils de l'enfer ». Nous, nous sommes sans réserve du côté de Jésus, et cela ne signifie-t-il pas que nous sommes bien meilleurs qu'eux, même si, dans la vie, nous ne nous souvenons pas très souvent de Dieu ? Réfléchissons...

Les pharisiens formaient un parti religieux avec une tradition fondée sur l'étude scrupuleuse de la Loi de Moïse. Beaucoup de choses leur paraissaient évidentes, par exemple qu'un homme à la main desséchée était puni par Dieu pour quelque chose. Accepter que la spiritualité puisse provenir d'une autre source revenait à tout perdre. Et si le miracle d'une guérison le jour du sabbat est évident, il était le fruit d'une « autre » spiritualité... ne serait-elle pas satanique ?

Regardons maintenant encore une fois notre épisode. Me voici témoin d'un miracle évident... Il fait irruption dans mon monde habituel et explicable, et le détruit. Qu'est-ce qui m'est le plus facile : m'incliner dans la joie du cœur devant ce qui est arrivé, avec une humble reconnaissance, ou me détourner en marmonnant que le miracle a été accompli « par la puissance de Béelzéboul » ?

D'un autre côté, que signifiait pour l'homme à la main desséchée, qui souffrait depuis de nombreuses années, d'attendre encore un jour ? Que coûtait-il à Jésus d'attendre encore un jour et de ne pas mettre les pharisiens à l'épreuve ? En effet, un délai d'un jour, sur le fond de toute une vie, ne joue aucun rôle. Mais, manifestement, il n'en va pas ainsi pour l'amour de Dieu. Peut-on remettre à plus tard une rencontre inattendue ? Et attendre pour aimer ? Le Médecin et le malade qui se sont rencontrés dans ce texte évangélique pouvaient-ils tarder à s'ouvrir l'un à l'autre ? Il ne s'agit pas du caractère révolutionnaire de Jésus, ni d'une provocation délibérée dans son comportement. Il s'agit seulement du fait que son amour est véritable.

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