Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour 1Th 5:14-23

14 Nous vous y engageons, frères, reprenez les désordonnés, encouragez les craintifs, soutenez les faibles, ayez de la patience envers tous.
15 Veillez à ce que personne ne rende le mal pour le mal, mais poursuivez toujours le bien, soit entre vous soit envers tous.
16 Restez toujours joyeux.
17 Priez sans cesse.
18 En toute condition soyez dans l'action de grâces. C'est la volonté de Dieu sur vous dans le Christ Jésus.
19 N'éteignez pas l'Esprit,
20 ne dépréciez pas les dons de prophétie;
21 mais vérifiez tout: ce qui est bon, retenez-le;
22  gardez-vous de toute espèce de mal.
23 Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie totalement, et que votre être entier, l'esprit, l'âme et le corps, soit gardé sans reproche à l'Avènement de notre Seigneur Jésus Christ.
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« Rendez grâce en toute chose... » Nous savons très bien que l’action de grâce est l’un des piliers les plus importants, porteurs, de notre foi. Mais, le sachant, nous sommes souvent tourmentés par le fait que notre action de grâce est en quelque sorte forcée, non sincère ; on voit que nous ne voulons simplement pas attrister le Seigneur. Ou bien il ne reste peut-être plus aucune action de grâce, mais seulement des cris de douleur morale ou physique, et cela arrive aussi. Qu’advient-il alors de notre foi ? Comment expliquer à un père qui a perdu sa fille bien-aimée de dix-neuf ans, non pas emportée par la maladie, mais soudainement, simplement renversée mortellement par une voiture, comment lui dire qu’il faut rendre grâce pour cela, qu’il faut croire ? Il existe cette froide ecclésialité qui place simplement l’homme devant un choix dont il est incapable. Elle existe. Mais il existe aussi une autre théologie. Voici une pensée inattendue de Mgr Antoine de Souroge : « Pour rendre grâce maintenant pour les souffrances, pour rendre grâce maintenant pour la douleur de la terre, il faut déjà la voir glorifiée, il faut déjà discerner la victoire du Seigneur ; autrement notre action de grâce est blasphématoire et nous ne rendons pas grâce, nous sommes impuissants à rendre grâce, parce que nous ne vivons pas de ce Royaume pour lequel nous prions. » (métropolite Antoine de Souroge, « Après le moleben du Nouvel An », 31 décembre 1967.) Regardons attentivement les mots « autrement notre action de grâce est blasphématoire ». Réfléchissons à toute leur gravité et comprenons qu’il vaut mieux ne pas rendre grâce que rendre grâce de façon blasphématoire. Et il faut chercher non les fruits de la foi, mais la foi elle-même. On peut aller partout chercher où trouver des pommes, ou bien planter soi-même un pommier, le cultiver, l’arroser, le fertiliser, attendre plusieurs années ; alors il donnera des fruits.

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