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RÉFLEXIONS pour 1Co 2:4-5

et ma parole et mon message n'avaient rien des discours persuasifs de la sagesse; c'était une démonstration d'Esprit et de puissance,
pour que votre foi reposât, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.
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On pourrait dire dans un certain sens que toute l'histoire du christianisme est l'histoire du message chrétien. Ce n’est pas par hasard que Paul rappelle dans son épître à ses correspondants du message, que ceux-ci ont dû un jour entendre de lui et d'autres témoins. A première vue il peut sembler qu’il n’y a rien de particulier en cela: car tout enseignement (et pas seulement religieux) se répand à travers le monde grâce à la prédication de ses adeptes et ses partisans. Mais l'apôtre renvoie immédiatement à la différence entre le message de n'importe quel autre enseignement et le message du Christ: le message du Christ est toujours notamment un témoignage, et non simplement l'exposition d’une certaine doctrine, bien qu'absolument vraie. Et ce n’est pas que le récit d'une expérience personnelle éprouvée personnellement est toujours plus persuasif que les raisonnements abstraits.

Le fait est que la doctrine chrétienne n'existe pas et ne peut pas en principe exister. Le christianisme n’est pas une doctrine, ni une théorie, ni un enseignement, mais un fait. Un fait comprenant le Christ ressuscité et le Royaume entrant dans le monde. Un fait, dont on peut connaître ou ne pas connaître, mais dont il faut en parler dans tous les cas comme d’une réalité, et non comme d’une théorie. C’est juste que quelqu'un est entré en contact avec cette réalité et a connu ce fait, et quelqu'un d’autre - non.

Ceux qui ont connu, considèrent ce qu'ils ont connu de tellement important qu’ils essaient d'en raconter le plus largement possible, partager ce qu’ils ont trouvé avec le plus grand nombre possible de personnes. C'est ça le témoignage chrétien. Mais voici raconter de telles choses a de sens seulement dans le cas où elles sont vraiment devenues une partie de votre propre vie. Ce n’est pas par hasard que Paul parle du message pas par les paroles, mais par les démonstrations de la puissance, la puissance de Dieu et la puissance du Royaume.

Et il ne s’agit bien sûr pas que la puissance est plus persuasive que les paroles. Le fait est que parler du Royaume, n’étant pas impliqué dans le Royaume est une occupation au plus haut degré inutile. Verbalement, on ne peut dans tous les cas persuader personne et en rien. Et si quelqu’un est impliqué dans la vie du Royaume, il a inévitablement avec lui sa puissance, et son souffle. Et cette puissance, ce souffle témoignent de la réalité des paroles du témoin mieux que n'importe quelles plus belles théories.

Mais l'essentiel n’est même pas dans le témoignage comme tel, mais en ce que les démonstrations de la puissance du Royaume donnent la possibilité à celui qui écoute de le joindre directement, pour ainsi dire, de goûter la nouvelle vie. Et décider, si celle-ci, l'alternative de la vie de ce monde proposé par les chrétiens le convient. Et ayant décidé, être défini s’il a besoin du Royaume ou pas.

Autres réflexions

 
Pour 1Co 2:1-16
Pour moi, quand je suis venu chez vous, frères, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige de la parole ou de la sagesse.
Non, je n'ai rien voulu savoir parmi vous, sinon Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié.
Moi-même, je me suis présenté à vous faible, craintif et tout tremblant,
et ma parole et mon message n'avaient rien des discours persuasifs de la sagesse; c'était une démonstration d'Esprit et de puissance,
pour que votre foi reposât, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.
Pourtant, c'est bien de sagesse que nous parlons parmi les parfaits, mais non d'une sagesse de ce monde ni des princes de ce monde, voués à la destruction.
Ce dont nous parlons, au contraire, c'est d'une sagesse de Dieu, mystérieuse, demeurée cachée, celle que, dès avant les siècles, Dieu a par avance destinée pour notre gloire,
celle qu'aucun des princes de ce monde n'a connue - s'ils l'avaient connue, en effet, ils n'auraient pas crucifié le Seigneur de la Gloire -
mais, selon qu'il est écrit, nous annonçons ce que l'œil n'a pas vu, ce que l'oreille n'a pas entendu, ce qui n'est pas monté au cœur de l'homme, tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui l'aiment.
10 Car c'est à nous que Dieu l'a révélé par l'Esprit; l'Esprit en effet sonde tout, jusqu'aux profondeurs de Dieu.
11 Qui donc entre les hommes sait ce qui concerne l'homme, sinon l'esprit de l'homme qui est en lui? De même, nul ne connaît ce qui concerne Dieu, sinon l'Esprit de Dieu.
12 Or, nous n'avons pas reçu, nous, l'esprit du monde, mais l'Esprit qui vient de Dieu, pour connaître les dons gracieux que Dieu nous a faits.
13 Et nous en parlons non pas avec des discours enseignés par l'humaine sagesse, mais avec ceux qu'enseigne l'Esprit, exprimant en termes spirituels des réalités spirituelles.
14 L'homme psychique n'accueille pas ce qui est de l'Esprit de Dieu: c'est folie pour lui et il ne peut le connaître, car c'est spirituellement qu'on en juge.
15 L'homme spirituel, au contraire, juge de tout, et lui-même n'est jugé par personne.
16  Qui en effet a connu la pensée du Seigneur, pour pouvoir l'instruire ? Et nous l'avons, nous, la pensée du Christ.
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Tout serait simple et évident si Paul était, comme la plupart des apôtres, un pêcheur sans instruction. Mais c'est précisément lui...  Lire la suite

Tout serait simple et évident si Paul était, comme la plupart des apôtres, un pêcheur sans instruction. Mais c'est précisément lui qui est pharisien, élève de Gamaliel, connaisseur des Écritures, homme instruit et éloquent. Et d'un seul geste il barre tout cela. Pourquoi ? Dans d'autres situations, il a fait appel à toute son éloquence et à toute son instruction, et rappelé qu'il n'était pas un garçon illettré... Mais il est venu chez les Corinthiens comme un homme qui ne savait rien ; bien plus, « dans la faiblesse et dans la crainte ». On comprend pourquoi il avait peur : il s'était privé d'un appui et d'une défense aussi puissants que la sagesse humaine. Mais pourquoi renonce-t-il volontairement à cet appui ? Je pense qu'une réponse simple nous suffit ici : parce que, dans cette situation, il a plu à Dieu de S'adresser ainsi aux Corinthiens, en contournant les raisonnements humains. Mais Il a envoyé un homme versé dans la sagesse humaine, le contraignant à renoncer à ce qui était « à lui » pour la gloire de Dieu, parce que Paul lui-même en avait besoin.

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Pour 1Co 2:1-16
Pour moi, quand je suis venu chez vous, frères, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige de la parole ou de la sagesse.
Non, je n'ai rien voulu savoir parmi vous, sinon Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié.
Moi-même, je me suis présenté à vous faible, craintif et tout tremblant,
et ma parole et mon message n'avaient rien des discours persuasifs de la sagesse; c'était une démonstration d'Esprit et de puissance,
pour que votre foi reposât, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.
Pourtant, c'est bien de sagesse que nous parlons parmi les parfaits, mais non d'une sagesse de ce monde ni des princes de ce monde, voués à la destruction.
Ce dont nous parlons, au contraire, c'est d'une sagesse de Dieu, mystérieuse, demeurée cachée, celle que, dès avant les siècles, Dieu a par avance destinée pour notre gloire,
celle qu'aucun des princes de ce monde n'a connue - s'ils l'avaient connue, en effet, ils n'auraient pas crucifié le Seigneur de la Gloire -
mais, selon qu'il est écrit, nous annonçons ce que l'œil n'a pas vu, ce que l'oreille n'a pas entendu, ce qui n'est pas monté au cœur de l'homme, tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui l'aiment.
10 Car c'est à nous que Dieu l'a révélé par l'Esprit; l'Esprit en effet sonde tout, jusqu'aux profondeurs de Dieu.
11 Qui donc entre les hommes sait ce qui concerne l'homme, sinon l'esprit de l'homme qui est en lui? De même, nul ne connaît ce qui concerne Dieu, sinon l'Esprit de Dieu.
12 Or, nous n'avons pas reçu, nous, l'esprit du monde, mais l'Esprit qui vient de Dieu, pour connaître les dons gracieux que Dieu nous a faits.
13 Et nous en parlons non pas avec des discours enseignés par l'humaine sagesse, mais avec ceux qu'enseigne l'Esprit, exprimant en termes spirituels des réalités spirituelles.
14 L'homme psychique n'accueille pas ce qui est de l'Esprit de Dieu: c'est folie pour lui et il ne peut le connaître, car c'est spirituellement qu'on en juge.
15 L'homme spirituel, au contraire, juge de tout, et lui-même n'est jugé par personne.
16  Qui en effet a connu la pensée du Seigneur, pour pouvoir l'instruire ? Et nous l'avons, nous, la pensée du Christ.
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Dans sa lettre à l'Église de Corinthe, Paul aborde quelques questions très importantes...  Lire la suite

Dans sa lettre à l'Église de Corinthe, Paul aborde quelques questions très importantes de la vie spirituelle. Ce n'est pas par hasard qu'il souligne que sa prédication n'a rien de commun avec les entretiens et les enseignements des rabbins et des maîtres de la Torah, qui s'adressaient avant tout à la raison humaine, cherchant à enseigner à leurs disciples l'art de la vie juste que l'on appelait alors sagesse. L'apôtre dit directement qu'il n'a jamais été un maître au sens traditionnel ; il est toujours resté seulement témoin du Christ et du Royaume, voyant précisément là la tâche principale de son ministère (v. 1-5). Et pourtant Paul mentionne une certaine sagesse dont il dit qu'il n'a de sens de la prêcher qu'aux « parfaits », à ceux qui ont déjà été associés au Royaume (v. 6-8). Il s'agit manifestement de l'expérience de la vie dans le Royaume, sans laquelle il n'y a pas de christianisme. Et le fondement de cette expérience est l'expérience de la réalité du souffle (« esprit ») de Dieu, qui entrouvre à l'homme le mystère de la vie divine, ces profondeurs qui, autrement, ne lui auraient jamais été ouvertes (v. 9-10). Parlant de « l'esprit de l'homme » (v. 11), l'apôtre a évidemment en vue ce « souffle de vie » que Dieu insuffla dans les narines (« au visage ») de l'homme lors de la création et qui, au sens spirituel, fait proprement de l'homme ce qu'il est, un être spirituel créé à l'image et à la ressemblance de Dieu (Gn 2:7).

C'est un tel homme que Paul appelle « psychique » (v. 14), en utilisant le mot grec ψυχή pour rendre l'hébreu nephesh, qui dans le texte hébreu de l'Ancien Testament désigne cette vie que l'homme reçoit avec le « souffle » que Dieu lui donne. Mais pour la vie dans le Royaume, cela ne suffit manifestement pas. Ici, en plus du « souffle de vie », il faut encore être associé au souffle (« esprit ») de Dieu, que tous les prophètes bibliques connaissent si bien. Auparavant, il n'était réellement connu que des élus de Dieu, à qui Dieu révélait directement ce qu'Il voulait révéler. À certains de ces hommes, comme aux grands prophètes d'Israël, le Royaume s'entrouvrait parfois. Mais avant la venue du Messie, il ne leur était entrouvert que pour peu de temps et en vision ; maintenant il est entré dans le monde, et l'on ne peut y être associé qu'en recevant ce souffle de Dieu que les prophètes connaissaient si bien. C'est de lui que parle Paul lorsqu'il mentionne le souffle (« esprit ») de Dieu, que seuls connaissent ceux qui ont déjà été associés à la vie du Royaume (v. 11-13). Ce souffle imprègne tout le Royaume. Chaque habitant du Royaume le connaît ; pour tous les autres, il demeure quelque chose d'étrange et d'incompréhensible (v. 14-15). Mais c'est précisément ainsi que l'homme devient chrétien au sens propre du mot, en acquérant, selon la parole de l'apôtre, « la pensée du Christ » (v. 16).

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