Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Lc 6:6-11

Or il advint, un autre sabbat, qu'il entra dans la synagogue, et il enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était sèche.
Les scribes et les Pharisiens l'épiaient pour voir s'il allait guérir, le sabbat, afin de trouver à l'accuser.
Mais lui connaissait leurs pensées. Il dit donc à l'homme qui avait la main sèche : " Lève-toi et tiens-toi debout au milieu. " Il se leva et se tint debout.
Puis Jésus leur dit : " Je vous le demande : est-il permis, le sabbat, de faire le bien plutôt que de faire le mal, de sauver une vie plutôt que de la perdre ? "
10 Promenant alors son regard sur eux tous, il lui dit : " Étends ta main. " L'autre le fit, et sa main fut remise en état.
11 Mais eux furent remplis de rage, et ils se concertaient sur ce qu'ils pourraient bien faire à Jésus.
Masquer

Le comportement de Jésus est délibérément provocateur. Il est clair que, pour Lui, la personne passe avant la Loi. Il est clair que la guérison importe davantage que le repos du sabbat. Mais pourquoi dire : « Lève-toi et tiens-toi au milieu » ? Pourquoi même discuter de cette question ? Il pourrait garder le silence, tout faire discrètement, sans rien montrer... Il importe à Jésus de dire ce qui compte davantage. Il refuse consciemment la position de celui qui agit « discrètement ». Dieu agit ouvertement ; Son action est toujours lumière. C’est pourquoi Il ne se contente pas de ne pas cacher que Son comportement ne correspond pas à la norme admise : Il le souligne, mettant ainsi cette norme en doute et la rejetant.

Autres réflexions

 
Pour Lc 6:9
Puis Jésus leur dit : " Je vous le demande : est-il permis, le sabbat, de faire le bien plutôt que de faire le mal, de sauver une vie plutôt que de la perdre ? "
Masquer
Les disputes sur le sabbat sont presque la plus vive des contradictions entre le Seigneur Jésus-Christ et les pharisiens...  Lire la suite

Les disputes sur le sabbat sont presque la plus vive des contradictions entre le Seigneur Jésus-Christ et les pharisiens et les docteurs de la Loi, et ce n'est pas un hasard. Il ne s'agit pas en effet de choses évidentes, mais de ce que signifie obéir au commandement de Dieu. Dans toute communauté religieuse, les commandements ont tendance à devenir des prescriptions rituelles dont l'accomplissement vaut par lui-même. En outre, cette approche du commandement exige une casuistique: comment exactement l'accomplir, ce qui est permis et ce qui ne l'est pas. C'est ce qui s'est produit avec le commandement du sabbat: il existait une tradition orale détaillant toutes les subtilités de l'observance du jour saint. Jésus n'entre manifestement pas dans ces cadres. Il demande directement aux docteurs de la Loi pourquoi existe le commandement de Dieu: pour faire le bien, ou au contraire? Pour Lui, la réponse «pour ne rien faire» est inacceptable. D'ailleurs, beaucoup de croyants formulent encore aujourd'hui le but de leur vie ainsi: «ne rien faire de mal». Mais si nous prenons soudain conscience que le commandement est donné pour le bien, il nous faudra peut-être faire ce bien le sabbat, le dimanche et les autres jours...

Masquer
 
Pour Lc 6:1-16
Or il advint, un sabbat, qu'il traversait des moissons, et ses disciples arrachaient et mangeaient des épis en les froissant de leurs mains.
Mais quelques Pharisiens dirent : " Pourquoi faites-vous ce qui n'est pas permis le jour du sabbat ? "
Jésus leur répondit : " Vous n'avez donc pas lu ce que fit David, lorsqu'il eut faim, lui et ses compagnons,
comment il entra dans la demeure de Dieu, prit les pains d'oblation, en mangea et en donna à ses compagnons, ces pains qu'il n'est permis de manger qu'aux seuls prêtres ? "
Et il leur disait : " Le Fils de l'homme est maître du sabbat. "
Or il advint, un autre sabbat, qu'il entra dans la synagogue, et il enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était sèche.
Les scribes et les Pharisiens l'épiaient pour voir s'il allait guérir, le sabbat, afin de trouver à l'accuser.
Mais lui connaissait leurs pensées. Il dit donc à l'homme qui avait la main sèche : " Lève-toi et tiens-toi debout au milieu. " Il se leva et se tint debout.
Puis Jésus leur dit : " Je vous le demande : est-il permis, le sabbat, de faire le bien plutôt que de faire le mal, de sauver une vie plutôt que de la perdre ? "
10 Promenant alors son regard sur eux tous, il lui dit : " Étends ta main. " L'autre le fit, et sa main fut remise en état.
11 Mais eux furent remplis de rage, et ils se concertaient sur ce qu'ils pourraient bien faire à Jésus.
12 Or il advint, en ces jours-là, qu'il s'en alla dans la montagne pour prier, et il passait toute la nuit à prier Dieu.
13 Lorsqu'il fit jour, il appela ses disciples et il en choisit douze, qu'il nomma apôtres:
14 Simon, qu'il nomma Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
15 Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote,
16 Judas fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître.
Masquer
La lecture d’aujourd’hui nous propose deux épisodes liés au sabbat et à la manière dont Jésus comprend le sabbat. L’un d’eux décrit une situation bien compréhensible pour tout Juif orthodoxe...  Lire la suite

La lecture d’aujourd’hui nous propose deux épisodes liés au sabbat et à la manière dont Jésus comprend le sabbat. L’un d’eux (v. 1-5) décrit une situation bien compréhensible pour tout Juif orthodoxe. Au jour du sabbat, aux temps évangéliques comme aujourd’hui, s’appliquait une multitude d’interdits réglant ce que le judaïsme considère comme un travail, interdit le jour du sabbat par le quatrième commandement. Les systèmes de ces interdits rituels pouvaient varier quelque peu d’une école rabbinique à l’autre, mais tous avaient déjà, au fond, largement perdu leur sens spirituel pour ne garder qu’une fonction strictement religieuse. Le but du commandement du sabbat était de détourner l’homme de ses occupations quotidiennes afin qu’au moins un jour sur sept il le consacre entièrement à Dieu, en oubliant ses propres affaires. Or le système d’interdits rituels formé après l’exil de Babylone ne reposait pas sur cette tâche spirituelle et pratique, mais sur des critères théologiques plus ou moins formels qui définissaient telles ou telles actions comme du travail. Toutes ces actions étaient bien entendu interdites le jour du sabbat, et le fait de frotter des épis, même avec les mains et en très petite quantité (v. 1), était formellement assimilé à moudre du grain et comptait parmi les actions interdites.

En réponse, Jésus renvoie à des événements de l’histoire de l’ancien Israël (v. 3-4), faisant allusion à une règle rabbinique bien connue des pharisiens, qui permettait de violer les interdits du sabbat si cela était nécessaire pour sauver la vie d’un homme ou d’un animal domestique. Plus encore, il rappelle à ses interlocuteurs que, pour sauver une vie, on transgressait autrefois même les normes de pureté rituelle: donner le pain sacré à quelqu’un qui n’était pas prêtre revenait en effet à profaner ce pain.

Bien sûr, si les disciples de Jésus étaient morts de faim et n’avaient eu aucune autre nourriture, on leur aurait permis de froisser autant d’épis qu’il leur fallait pour ne pas mourir de faim; dans ce cas, froisser des épis n’aurait pas été une violation du sabbat. Mais il aurait fallu pour cela que la menace de mourir de faim soit inévitable pour eux. Jésus, lui, regarde le sabbat autrement: il dit que, dans le Royaume, le sabbat n’est pas un système de limitations rituelles, mais la plénitude de la communion avec Dieu, inséparable de Celui qui a apporté le Royaume dans le monde (v. 5).

Le second épisode (v. 6-11) décrit la guérison par Jésus de l’homme à la main desséchée. Ici encore, nous voyons la même différence dans la compréhension du sabbat. Pour Jésus, la guérison n’est pas un travail, mais la manifestation du Royaume, qui doit précisément se manifester le jour du sabbat, jour consacré à Dieu; c’est pourquoi il guérit particulièrement souvent le sabbat, rappelant aux présents le vrai sens de ce jour (v. 8-10). Mais pour les formalistes religieux, il n’y a pas de Royaume: il n’y a que la violation d’interdits qu’ils surveillent avec soin (v. 7). Et ils haïssent quiconque viole ces interdits (v. 11). Ainsi l’attachement aux interdits religieux cache le Royaume à l’homme. Et il conduit à la croix Celui qui a apporté ce Royaume dans le monde.

Masquer
 
Pour Lc 6:1-16
Or il advint, un sabbat, qu'il traversait des moissons, et ses disciples arrachaient et mangeaient des épis en les froissant de leurs mains.
Mais quelques Pharisiens dirent : " Pourquoi faites-vous ce qui n'est pas permis le jour du sabbat ? "
Jésus leur répondit : " Vous n'avez donc pas lu ce que fit David, lorsqu'il eut faim, lui et ses compagnons,
comment il entra dans la demeure de Dieu, prit les pains d'oblation, en mangea et en donna à ses compagnons, ces pains qu'il n'est permis de manger qu'aux seuls prêtres ? "
Et il leur disait : " Le Fils de l'homme est maître du sabbat. "
Or il advint, un autre sabbat, qu'il entra dans la synagogue, et il enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était sèche.
Les scribes et les Pharisiens l'épiaient pour voir s'il allait guérir, le sabbat, afin de trouver à l'accuser.
Mais lui connaissait leurs pensées. Il dit donc à l'homme qui avait la main sèche : " Lève-toi et tiens-toi debout au milieu. " Il se leva et se tint debout.
Puis Jésus leur dit : " Je vous le demande : est-il permis, le sabbat, de faire le bien plutôt que de faire le mal, de sauver une vie plutôt que de la perdre ? "
10 Promenant alors son regard sur eux tous, il lui dit : " Étends ta main. " L'autre le fit, et sa main fut remise en état.
11 Mais eux furent remplis de rage, et ils se concertaient sur ce qu'ils pourraient bien faire à Jésus.
12 Or il advint, en ces jours-là, qu'il s'en alla dans la montagne pour prier, et il passait toute la nuit à prier Dieu.
13 Lorsqu'il fit jour, il appela ses disciples et il en choisit douze, qu'il nomma apôtres:
14 Simon, qu'il nomma Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
15 Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote,
16 Judas fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître.
Masquer
Dans leurs conversations avec Jésus, les pharisiens lui adressent souvent des reproches sur sa manière de traiter telle ou telle prescription, telle ou telle tradition. Le sabbat occupe une place centrale dans ces controverses...  Lire la suite

Dans leurs conversations avec Jésus, les pharisiens lui adressent souvent des reproches sur sa manière de traiter telle ou telle prescription, telle ou telle tradition. Le sabbat occupe une place centrale dans ces controverses. Que peut-on faire le jour du sabbat, et que ne peut-on pas faire?

Dans l'esprit d'un Juif de l'époque, la réponse à cette question exige une connaissance sérieuse de la Loi et des commentaires qu'en ont donnés des maîtres faisant autorité. Mais la façon dont Jésus pose la question transforme une discussion théologique en un défi direct à la conscience, qui n'appartient pas seulement aux maîtres et aux théologiens: que peut-on faire le jour du sabbat, le bien ou le mal? Sauver ou perdre? L'Évangile nous apprend à poser ainsi les questions qui nous préoccupent, car la conscience est souvent le meilleur conseiller, même en théologie.

Masquer
 
Pour Lc 6:1-11
Or il advint, un sabbat, qu'il traversait des moissons, et ses disciples arrachaient et mangeaient des épis en les froissant de leurs mains.
Mais quelques Pharisiens dirent : " Pourquoi faites-vous ce qui n'est pas permis le jour du sabbat ? "
Jésus leur répondit : " Vous n'avez donc pas lu ce que fit David, lorsqu'il eut faim, lui et ses compagnons,
comment il entra dans la demeure de Dieu, prit les pains d'oblation, en mangea et en donna à ses compagnons, ces pains qu'il n'est permis de manger qu'aux seuls prêtres ? "
Et il leur disait : " Le Fils de l'homme est maître du sabbat. "
Or il advint, un autre sabbat, qu'il entra dans la synagogue, et il enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était sèche.
Les scribes et les Pharisiens l'épiaient pour voir s'il allait guérir, le sabbat, afin de trouver à l'accuser.
Mais lui connaissait leurs pensées. Il dit donc à l'homme qui avait la main sèche : " Lève-toi et tiens-toi debout au milieu. " Il se leva et se tint debout.
Puis Jésus leur dit : " Je vous le demande : est-il permis, le sabbat, de faire le bien plutôt que de faire le mal, de sauver une vie plutôt que de la perdre ? "
10 Promenant alors son regard sur eux tous, il lui dit : " Étends ta main. " L'autre le fit, et sa main fut remise en état.
11 Mais eux furent remplis de rage, et ils se concertaient sur ce qu'ils pourraient bien faire à Jésus.
Masquer
Jésus accomplit si souvent le jour du sabbat des actes réprouvés qu’on en vient malgré soi à se demander : pourquoi ?...  Lire la suite

Jésus accomplit si souvent le jour du sabbat des actes réprouvés qu’on en vient malgré soi à se demander : pourquoi ? Il semble provoquer les pharisiens, violant ostensiblement le repos du sabbat et s’exposant ainsi à leur condamnation. Mais la violation des prescriptions relatives au repos sabbatique n’existe que dans le regard des pharisiens, fins connaisseurs des subtilités rituelles et juridiques, mais qui ont perdu la compréhension de la raison pour laquelle les lois et les rites nous ont été donnés. Et si, en apparence, Jésus viole la loi, en réalité Il l’accomplit, car le Sabbat Lui appartient et le repos de ce jour n’est pas une oisiveté stupide, mais paix et miséricorde.

En Se nommant Seigneur du Sabbat, Jésus annonce ouvertement à ceux qui L’entourent qui Il est. Ceux qui ont entendu ces paroles doivent désormais choisir qui ils considèrent que Jésus est. C’est aussi le choix de leur propre chemin.

Masquer
 
Pour Lc 6:1-11
Or il advint, un sabbat, qu'il traversait des moissons, et ses disciples arrachaient et mangeaient des épis en les froissant de leurs mains.
Mais quelques Pharisiens dirent : " Pourquoi faites-vous ce qui n'est pas permis le jour du sabbat ? "
Jésus leur répondit : " Vous n'avez donc pas lu ce que fit David, lorsqu'il eut faim, lui et ses compagnons,
comment il entra dans la demeure de Dieu, prit les pains d'oblation, en mangea et en donna à ses compagnons, ces pains qu'il n'est permis de manger qu'aux seuls prêtres ? "
Et il leur disait : " Le Fils de l'homme est maître du sabbat. "
Or il advint, un autre sabbat, qu'il entra dans la synagogue, et il enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était sèche.
Les scribes et les Pharisiens l'épiaient pour voir s'il allait guérir, le sabbat, afin de trouver à l'accuser.
Mais lui connaissait leurs pensées. Il dit donc à l'homme qui avait la main sèche : " Lève-toi et tiens-toi debout au milieu. " Il se leva et se tint debout.
Puis Jésus leur dit : " Je vous le demande : est-il permis, le sabbat, de faire le bien plutôt que de faire le mal, de sauver une vie plutôt que de la perdre ? "
10 Promenant alors son regard sur eux tous, il lui dit : " Étends ta main. " L'autre le fit, et sa main fut remise en état.
11 Mais eux furent remplis de rage, et ils se concertaient sur ce qu'ils pourraient bien faire à Jésus.
Masquer
L’accomplissement de la prophétie d’Ézéchiel se révèle pour Jésus une tâche difficile. En Israël, les gens sont tellement enfermés dans leurs idées sur ce qui est pieux et ce qui ne l’est pas qu’ils refusent aux miracles le droit de s’accomplir le sabbat...  Lire la suite

L’accomplissement de la prophétie d’Ézéchiel se révèle pour Jésus une tâche difficile. En Israël, les gens sont tellement enfermés dans leurs idées sur ce qui est pieux et ce qui ne l’est pas qu’ils refusent aux miracles le droit de s’accomplir le sabbat. Pour préserver leurs conceptions, ils sont prêts à ne pas considérer comme une œuvre agréable à Dieu même le fait de faire le bien, même le salut ! Ils maintiennent leur position même lorsque Jésus leur montre que ne pas faire le bien, c’est faire le mal, et que ne pas sauver signifie livrer à la perdition ; alors Dieu se trouve réduit à un dieu du mal et de la perdition. Et lorsque Jésus, en guérissant l’homme à la main desséchée, leur montre quelles sont les œuvres de Dieu dans ce monde, ils entrent en fureur.

Et nous, ne nous sommes-nous pas endurcis dans notre « piété », n’avons-nous pas cessé de distinguer le salut de la perdition, n’avons-nous pas oublié que Dieu ne veut pas la mort du pécheur ?

Masquer
 
Pour Lc 6:1-10
Or il advint, un sabbat, qu'il traversait des moissons, et ses disciples arrachaient et mangeaient des épis en les froissant de leurs mains.
Mais quelques Pharisiens dirent : " Pourquoi faites-vous ce qui n'est pas permis le jour du sabbat ? "
Jésus leur répondit : " Vous n'avez donc pas lu ce que fit David, lorsqu'il eut faim, lui et ses compagnons,
comment il entra dans la demeure de Dieu, prit les pains d'oblation, en mangea et en donna à ses compagnons, ces pains qu'il n'est permis de manger qu'aux seuls prêtres ? "
Et il leur disait : " Le Fils de l'homme est maître du sabbat. "
Or il advint, un autre sabbat, qu'il entra dans la synagogue, et il enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était sèche.
Les scribes et les Pharisiens l'épiaient pour voir s'il allait guérir, le sabbat, afin de trouver à l'accuser.
Mais lui connaissait leurs pensées. Il dit donc à l'homme qui avait la main sèche : " Lève-toi et tiens-toi debout au milieu. " Il se leva et se tint debout.
Puis Jésus leur dit : " Je vous le demande : est-il permis, le sabbat, de faire le bien plutôt que de faire le mal, de sauver une vie plutôt que de la perdre ? "
10 Promenant alors son regard sur eux tous, il lui dit : " Étends ta main. " L'autre le fit, et sa main fut remise en état.
Masquer
D’après le témoignage de l’évangéliste, les gens qui entouraient Jésus, et en premier lieu les pharisiens, Lui reprochaient plus d’une fois Son attitude irrespectueuse envers le shabbat, qui se manifestait...  Lire la suite

D’après le témoignage de l’évangéliste, les gens qui entouraient Jésus, et en premier lieu les pharisiens, Lui reprochaient plus d’une fois Son attitude irrespectueuse envers le shabbat, qui se manifestait notamment par le fait qu’Il accomplissait, le jour du shabbat, quelque chose qui violait les interdits liés au repos sabbatique. Certains commentateurs interprètent même ces actes du Sauveur comme une violation consciente du shabbat, qu’Il aurait, selon eux, «aboli».

Pourtant Jésus Lui-même disait qu’Il était venu non pour détruire la Torah, mais pour la conduire à sa plénitude. Et cela vaut pleinement pour le shabbat: car l’observance du shabbat est une prescription du quatrième commandement du Décalogue. La seule question est de savoir ce qu’il faut considérer ici comme le sens, et ce qu’il faut considérer comme la forme.

Le sens initial du commandement du shabbat était lié, avant tout, à la nécessité d’une communion plus profonde avec Dieu, qu’on ne pouvait apprendre qu’en consacrant un temps particulier à cette communion, chaque septième jour selon la prescription de la Torah. L’interdiction de s’occuper, le jour du shabbat, des affaires ordinaires était liée avant tout à la nécessité de sortir de ce tourbillon des affaires quotidiennes qui d’ordinaire saisit l’homme tout entier; ce n’est pas un hasard si la tradition juive interdit pendant le shabbat non seulement de travailler, mais aussi de parler du travail, et même d’y penser.

Cependant, dès la période postexilique, le commandement du shabbat s’est chargé de nombreuses règles et prescriptions, liées surtout à des interdits rituels qui avaient, à bien des égards, un caractère extérieur et formel. Pour beaucoup, le jour du shabbat passait d’un jour consacré à la communion avec Dieu à une obligation religieuse assez sévère et sombre: il fallait déjà penser non à Dieu, mais à ne pas transgresser tel ou tel interdit, et encore veiller à ce que les autres autour de soi ne transgressent rien non plus. Jésus, Lui, rend au shabbat son sens initial de temps de communion avec Dieu.

Si quelqu’un a faim, il faut le nourrir; s’il est malade, il faut le guérir; et il n’y a là rien qui empêche la communion avec Dieu, ni ne peut y en avoir. En effet, il ne s’agit pas de ce travail quotidien, de cette occupation, de cette agitation qui saisit l’homme tout entier, mais d’une situation tout à fait concrète où se trouve une personne qui a besoin d’aide. Du point de vue des règles religieuses, le shabbat est violé; mais en vérité, non, car l’aide au prochain ne sépare pas de Dieu.

Mais il y avait aussi autre chose: le témoignage rendu au Royaume. Car Jésus ne soigne pas seulement, Il guérit. Celui qui est guéri retrouve la santé non grâce au travail de quelqu’un, mais parce que le Royaume est entré dans le monde et l’a touché. Or c’est précisément dans le Royaume que le shabbat trouve sa plénitude. En effet: où la communion avec Dieu pourrait-elle être plus pleine? Et c’est en elle que se trouve l’unique sens du shabbat. Dès lors, peu importe ce que fait l’homme, ce dont il s’occupe. Car aucune œuvre, pourvu qu’elle soit accomplie dans le Royaume, ne violera le shabbat.

Masquer
 
Pour Lc 6:1-10
Or il advint, un sabbat, qu'il traversait des moissons, et ses disciples arrachaient et mangeaient des épis en les froissant de leurs mains.
Mais quelques Pharisiens dirent : " Pourquoi faites-vous ce qui n'est pas permis le jour du sabbat ? "
Jésus leur répondit : " Vous n'avez donc pas lu ce que fit David, lorsqu'il eut faim, lui et ses compagnons,
comment il entra dans la demeure de Dieu, prit les pains d'oblation, en mangea et en donna à ses compagnons, ces pains qu'il n'est permis de manger qu'aux seuls prêtres ? "
Et il leur disait : " Le Fils de l'homme est maître du sabbat. "
Or il advint, un autre sabbat, qu'il entra dans la synagogue, et il enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était sèche.
Les scribes et les Pharisiens l'épiaient pour voir s'il allait guérir, le sabbat, afin de trouver à l'accuser.
Mais lui connaissait leurs pensées. Il dit donc à l'homme qui avait la main sèche : " Lève-toi et tiens-toi debout au milieu. " Il se leva et se tint debout.
Puis Jésus leur dit : " Je vous le demande : est-il permis, le sabbat, de faire le bien plutôt que de faire le mal, de sauver une vie plutôt que de la perdre ? "
10 Promenant alors son regard sur eux tous, il lui dit : " Étends ta main. " L'autre le fit, et sa main fut remise en état.
Masquer
Le Seigneur guérit même le sabbat. Dans l'Évangile selon Jean, Il en donne une explication accomplie : « Jésus leur disait : Mon Père agit jusqu'à présent, et Moi aussi J'agis. » Nous recevons cette explication...  Lire la suite

Le Seigneur guérit même le sabbat. Dans l'Évangile selon Jean, Il en donne une explication accomplie : « Jésus leur disait : Mon Père agit jusqu'à présent, et Moi aussi J'agis. » (Jn 5:17). Nous recevons cette explication de toute notre âme et nous nous en réjouissons. Mais alors surgit une difficulté pour comprendre directement deux autres textes bibliques, et des textes de première importance. Première difficulté : comment comprendre les Six Jours de la création ? Deuxième difficulté : si l'être vivant importe plus à Jésus que le repos rituel du sabbat, pourquoi est-Il Lui-même ressuscité le dimanche, et non le sabbat ? Nous ne parviendrons sans doute pas maintenant, vous et moi, à résoudre ces deux questions d'une immense complexité théologique. Nous ne pouvons que proposer notre propre opinion, très imparfaite et, très certainement, tout simplement erronée, car c'est par les erreurs les uns des autres que nous apprenons.

Concernant la première difficulté, même dans l'héritage patristique, on ne peut dégager une ligne stricte unique ; les enseignements divergent beaucoup. Mais cela doit-il nous tourmenter ? L'essentiel, ce qui nous distingue des déistes, et cela vaut absolument pour tous les chrétiens, qu'ils soient créationnistes ou évolutionnistes, c'est notre connaissance que Dieu, après l'Acte de la Création, participe encore à la vie de l'Univers, à la vie de chaque homme. Toute la Bible, comme quelqu'un l'a dit, est l'histoire de Dieu parti à la recherche de l'homme. Dieu est actif, Il agit, cela ne fait aucun doute même pour les créationnistes les plus convaincus. Dans le cas contraire, ils ne sont pas chrétiens, ni même théistes, mais déistes ou panthéistes. Et, dans l'ensemble, cela enlève la tension entre ces deux textes.

Quant à la seconde question, il y a sans doute pour chaque chrétien quelque chose de si bouleversant, de si inviolable... Mais nous ne pouvons pas ne pas reconnaître une chose : dans ce repos du Grand Samedi, il y a pour nous quelque chose de très, très important, même si ce n'est plus ce que les pharisiens avaient en vue. En réalité, comme le disait un prêtre contemporain, nous sommes tous les enfants du Grand Samedi. Car la Résurrection ne fait encore que venir. Beaucoup, beaucoup de personnes parlent de la valeur qu'elles accordent au silence de ce jour. Et pour le sens nouveau de ce sabbat, nous sommes indiciblement reconnaissants au Seigneur.

Masquer

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.