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RÉFLEXIONS pour Rm 14:9-18

9 Car le Christ est mort et revenu à la vie pour être le Seigneur des morts et des vivants.
10 Mais toi, pourquoi juger ton frère ? et toi, pourquoi mépriser ton frère ? Tous, en effet, nous comparaîtrons au tribunal de Dieu,
11 car il est écrit : Par ma vie, dit le Seigneur, tout genou devant moi fléchira, et toute langue rendra gloire à Dieu.
12 C’est donc que chacun de nous rendra compte à Dieu pour soi-même.
13 Finissons-en donc avec ces jugements les uns sur les autres : jugez plutôt qu’il ne faut rien mettre devant votre frère qui le fasse buter ou tomber. —
14 Je le sais, j’en suis certain dans le Seigneur Jésus, rien n’est impur en soi, mais seulement pour celui qui estime un aliment impur ; en ce cas il l’est pour lui. —
15 En effet, si pour un aliment ton frère est contristé, tu ne te conduis plus selon la charité. Ne va pas avec ton aliment faire périr celui-là pour qui le Christ est mort !
16 N’exposez donc pas votre privilège à l’outrage.
17 Car le règne de Dieu n’est pas affaire de nourriture ou de boisson, il est justice, paix et joie dans l’Esprit Saint.
18 Celui en effet qui sert le Christ de la sorte est agréable à Dieu et approuvé des hommes.
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Le chapitre 14 de l'épître aux Romains inspire souvent des réflexions assez tristes. On a beau esquiver la question, les paroles de l'apôtre Paul dans le passage d'aujourd'hui paraissent tout de même assez inattendues lorsqu'on les compare à la vie des chrétiens d'aujourd'hui. Plus précisément, aux principes de cette vie que nous appelons habituellement spiritualité ou manière de vivre spirituelle. Le Royaume de Dieu, voyez-vous, n'est pas nourriture et boisson, mais justice, paix et joie dans l'Esprit Saint ! Pourquoi sommes-nous donc à ce point ensevelis sous les règles du jeûne que nous les prenons parfois pour l'essence de notre foi ? Il serait également bon de se rappeler la paix lorsque nous manifestons contre quelqu'un... Quant au mot « joie », il nous semble tout à fait étranger.

L'histoire de l'Église chrétienne explique dans une certaine mesure comment s'est formée la « spiritualité » à laquelle nous avons affaire aujourd'hui, mais en parler n'est ni intéressant ni utile. Dans le passage d'aujourd'hui, l'apôtre Paul explique lui-même, au fond, pourquoi nous acceptons tout cela : pour ne pas donner aux autres une occasion de chute. Mais ses paroles contiennent un point important qui mérite notre attention. L'abondance même de nos règles sur ce qu'il faut faire et comment le faire aurait paru bien étrange à l'apôtre et à ses contemporains, car ils savaient ce que nous avons oublié : « nous comparaîtrons tous devant le tribunal du Christ » et « chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même ».

Oublier ce fait conduit à se mettre à faire sans cesse la leçon aux autres. Il vaut probablement la peine d'écouter attentivement les paroles du Christ : « Celui qui enfreindra l'un de ces plus petits commandements et enseignera aux hommes à faire de même sera appelé le plus petit dans le Royaume des cieux ; mais celui qui les mettra en pratique et les enseignera sera appelé grand dans le Royaume des cieux » (Mt 5:19). Le Seigneur avait-il peut-être en vue non des consignes de type scolaire, mais l'exemple et l'élan donné aux autres ? C'est important, car, sans y réfléchir, tu risques de vivre dans la Nouvelle Alliance comme dans l'Ancienne.

Autres réflexions

 
Pour Rm 14:13
13 Finissons-en donc avec ces jugements les uns sur les autres : jugez plutôt qu’il ne faut rien mettre devant votre frère qui le fasse buter ou tomber. —
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Paul attire l'attention sur ce qui peut détruire la paix au sein de la communauté ecclésiale. Que faire si, à une même table, pendant le repas de la fraction du pain, prennent place des Juifs observants, pour qui toutes les prescriptions religieuses du judaïsme sont importantes, et des païens, à qui ces prescriptions n'importent pas ? Peut-on mettre sur la table des aliments non cachères simplement parce que...  Lire la suite

Paul attire l'attention sur ce qui peut détruire la paix au sein de la communauté ecclésiale. Que faire si, à une même table, pendant le repas de la fraction du pain, prennent place des Juifs observants, pour qui toutes les prescriptions religieuses du judaïsme sont importantes, et des païens, à qui ces prescriptions n'importent pas ?

Peut-on mettre sur la table des aliments non cachères simplement parce que, pour les chrétiens, les questions de cacherout ne sont plus pertinentes ? D'un côté, on le peut, et l'on ne peut accuser d'apostasie celui qui refuse la nourriture cachère. Mais, de l'autre, il y a aussi les relations entre les membres de la communauté. Des relations d'amour mutuel. L'apôtre comprend parfaitement que l'homme s'accroche à la religion non par force, mais par faiblesse.

Par faiblesse spirituelle, qui, ne permettant pas à l'homme de vivre pleinement la relation avec Dieu et avec le Christ, l'oblige à chercher un appui dans ce qui n'a pas de rapport direct ni avec le Royaume ni avec la vie spirituelle.

La religion est une béquille. Mais peut-on retirer ses béquilles à celui qui ne peut s'en passer, simplement parce que d'autres, sains et forts, s'en passent très bien ? Évidemment non. Et il n'est pas très fraternel non plus de faire parade de sa force et de sa santé devant ceux qui en sont privés. Il ne s'agit certes pas que les bien portants se fassent passer pour malades ou se comportent comme des malades.

Mais si les choses se présentent ainsi, et qu'il faut partager la route avec ceux qui ne peuvent se passer de béquilles, ce sont précisément les bien portants qui doivent, en chemin, adapter leur marche aux malades, et non l'inverse. Bien sûr, celui qui sent sa force veut toujours lui donner libre cours et se manifester pleinement. Mais alors il faudra oublier les faibles, ceux qui ne peuvent suivre le rythme des forts. Et avec eux il faudra oublier aussi l'amour, sans lequel aucune force ne vaut quoi que ce soit.

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Pour Rm 14:13
13 Finissons-en donc avec ces jugements les uns sur les autres : jugez plutôt qu’il ne faut rien mettre devant votre frère qui le fasse buter ou tomber. —
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Paul attire l'attention sur ce qui peut détruire la paix à l'intérieur de la communauté ecclésiale. Que faire si, à la même table, pendant le repas de la fraction du pain, s'assoient des Juifs fidèles, pour qui toutes les prescriptions religieuses du judaïsme sont importantes, et des païens pour qui...  Lire la suite

Paul attire l'attention sur ce qui peut détruire la paix à l'intérieur de la communauté ecclésiale. Que faire si, à la même table, pendant le repas de la fraction du pain, s'assoient des Juifs fidèles, pour qui toutes les prescriptions religieuses du judaïsme sont importantes, et des païens pour qui ces prescriptions ne comptent pas du tout ?

Peut-on mettre sur la table une nourriture non cachère simplement parce que, pour les chrétiens, les questions de cacherout ne sont plus actuelles ? D'un côté, oui, et on ne peut accuser de trahison celui qui renonce à la nourriture cachère. Mais, d'un autre côté, il y a aussi les relations entre les membres de la communauté. Les relations d'amour mutuel. L'apôtre comprend parfaitement que l'homme ne s'accroche pas à la religion par force, mais par faiblesse.

Par faiblesse spirituelle, qui, ne permettant pas à l'homme de vivre pleinement ses relations avec Dieu et avec le Christ, l'oblige à chercher un appui dans ce qui n'a pas de rapport direct ni avec le Royaume ni avec la vie spirituelle.

La religion, ce sont des béquilles. Mais peut-on enlever les béquilles à celui qui ne peut pas s'en passer, uniquement parce que d'autres, sains et forts, s'en passent très bien ? Évidemment non. Et même faire parade de sa force et de sa santé devant ceux qui en sont privés n'est pas très fraternel. Certes, il ne s'agit pas pour les bien portants de faire semblant d'être malades ou de se conduire comme des malades.

Mais s'il se trouve que l'on doit partager la route avec ceux qui ne peuvent pas se passer de béquilles, ce sont précisément les bien portants qui doivent adapter leur marche aux malades, et non l'inverse. Bien sûr, l'homme qui sent sa force a toujours envie de la laisser s'exprimer et de se manifester pleinement. Mais alors il faudra oublier les faibles, ceux qui ne peuvent pas suivre les forts. Et avec eux il faudra oublier l'amour, sans lequel aucune force ne vaut quoi que ce soit.

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Pour Rm 14:14
14 Je le sais, j’en suis certain dans le Seigneur Jésus, rien n’est impur en soi, mais seulement pour celui qui estime un aliment impur ; en ce cas il l’est pour lui. —
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Dans le yahvisme, comme dans le judaïsme, les notions de pureté et d'impureté étaient essentielles dans la vie religieuse. À première vue, on pourrait croire qu'il s'agit de restrictions purement rituelles, partiellement empruntées au monde païen. Mais ce n'est tout de même pas exactement le cas...  Lire la suite

Dans le yahvisme, comme dans le judaïsme, les notions de pureté et d'impureté étaient essentielles dans la vie religieuse. À première vue, on pourrait croire qu'il s'agit de restrictions purement rituelles, partiellement empruntées au monde païen. Mais ce n'est tout de même pas exactement le cas. Les notions de pureté et d'impureté étaient liées aux représentations de la vie et de l'homme propres au yahvisme d'avant l'exil, qui devinrent ensuite habituelles pour le judaïsme aussi. La Bible décrit l'homme comme un être double et un, spirituel et naturel. Dieu « insuffle » dans les « narines » de l'homme, comme le dit le texte hébreu, ce souffle de vie qui fait de lui un homme. La vie humaine elle-même est un flux qui comprend une composante spirituelle et une composante naturelle. Le souffle divin de vie y entre en contact avec la nature, la pénétrant et en changeant la qualité. Ce flux de vie est désigné par le mot hébreu que l'on traduit habituellement par « âme ».

Il est naturel que l'intensité et la qualité de ce flux vital puissent varier. Dans le monde et dans la vie humaine, il existe quelque chose qui en obstrue le lit et en ralentit le cours: c'est ce qu'on appelle, dans la langue biblique, l'impureté ou la souillure. En premier lieu, bien sûr, les conséquences du péché commis souillent l'homme. Mais aux temps préchrétiens, il y avait dans le monde d'autres choses qui pouvaient souiller l'homme, conduire à l'appauvrissement et à l'épuisement du flux de sa vie. Tout ce qui se rapporte à la mort, à la décomposition, à l'entropie, tout cela diminuait la mesure de la plénitude de la vie humaine et en abaissait la qualité. Dans un tel état, la rencontre avec Dieu devenait problématique pour l'homme, voire totalement impossible: car pour le rencontrer, pour vivre la réalité de sa présence au lieu qu'il a lui-même choisi, il faut déjà posséder un certain minimum de plénitude et d'intensité de sa propre existence. Dans le shéol, dans le royaume des morts, on ne glorifie pas Dieu parce que sa présence ne s'y manifeste pas: l'existence qu'y mènent les morts est une existence au minimum, lorsque le flux de la vie est presque entièrement tari. Avant la venue du Christ, il fallait tenir compte de tout cela.

Mais avec le Christ, le Royaume est entré dans le monde avec toute sa plénitude de vie, auparavant invisible et inconnue. Désormais, quiconque vit de cette vie n'a plus à craindre que certains processus du monde non transformé l'empêchent de vivre toute la plénitude de la vie du Royaume. Désormais, seul son propre péché peut faire obstacle à l'homme. Et, bien sûr, la peur de l'impureté: car la peur crée souvent elle-même son propre objet. Celui qui continue de craindre l'impureté du monde déchu en subira inévitablement l'effet. Quant aux autres, ceux qui ont choisi le Christ et le Royaume, ils n'ont pas à s'en inquiéter: car le souffle du Royaume est plus fort que toutes les forces destructrices de ce monde.

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Pour Rm 14:17
17 Car le règne de Dieu n’est pas affaire de nourriture ou de boisson, il est justice, paix et joie dans l’Esprit Saint.
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Est invincible le rêve dans l'humanité d’une société idéale, où tout sera bien, juste et abondant. Seulement ceci ne réussit pas, on ne sait pourquoi...  Lire la suite

Est invincible le rêve dans l'humanité d’une société idéale, où tout sera bien, juste et abondant. Seulement ceci ne réussit pas, on ne sait pourquoi. Peut être, le fait est que chacun de nous considère la société de mauvaise, et que seulement nous sommes bons. Le Christ, en parlant du Règne de Dieu, souligne toujours le caractère spirituel de ce Règne, sa réalisation à l'intérieur de l’homme, et non dans la «société». De la même chose écrit l'apôtre Paul: notre appartenance à Christ n’est pas définie par les catégories extérieures et corporelles, mais par l'action de l'Esprit Saint en nous.

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Pour Rm 14:13-23
13 Finissons-en donc avec ces jugements les uns sur les autres : jugez plutôt qu’il ne faut rien mettre devant votre frère qui le fasse buter ou tomber. —
14 Je le sais, j’en suis certain dans le Seigneur Jésus, rien n’est impur en soi, mais seulement pour celui qui estime un aliment impur ; en ce cas il l’est pour lui. —
15 En effet, si pour un aliment ton frère est contristé, tu ne te conduis plus selon la charité. Ne va pas avec ton aliment faire périr celui-là pour qui le Christ est mort !
16 N’exposez donc pas votre privilège à l’outrage.
17 Car le règne de Dieu n’est pas affaire de nourriture ou de boisson, il est justice, paix et joie dans l’Esprit Saint.
18 Celui en effet qui sert le Christ de la sorte est agréable à Dieu et approuvé des hommes.
19 Poursuivons donc ce qui favorise la paix et l’édification mutuelle.
20 Ne va pas pour un aliment détruire l’œuvre de Dieu. Tout est pur assurément, mais devient un mal pour l’homme qui mange en donnant du scandale.
21 Ce qui est bien, c’est de s’abstenir de viande et de vin et de tout ce qui fait buter ou tomber ou faiblir ton frère.
22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux qui ne se juge pas coupable au moment même où il se décide.
23 Mais celui qui mange malgré ses doutes est condamné, parce qu’il agit sans bonne foi et que tout ce qui ne procède pas de la bonne foi est péché.
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Poursuivant la discussion sur la religion dans son rapport au Royaume, Paul propose...  Lire la suite

Poursuivant la discussion sur la religion dans son rapport au Royaume, Paul propose des critères qui peuvent guider ce qui concerne les obligations religieuses. Il attire d’abord l’attention sur le fait que, dans le Royaume, il n’y a ni ne peut y avoir en principe rien qui soit pécheur ou impur en soi, car le péché et l’impureté ne peuvent par définition faire partie du Royaume. Le problème surgit lorsque quelqu’un qui vit dans le Royaume commence à voir le péché ou l’impureté là où ils ne sont pas ; dans ce cas, pour celui qui voit ainsi la situation, ils peuvent devenir une réalité et rendre problématique pour lui la vie dans le Royaume (v. 14). Bien sûr, si le Royaume était déjà manifesté au monde dans toute sa plénitude, de tels problèmes ne seraient que les problèmes de personnes particulières et concrètes. Mais le Royaume ne s’est pas encore pleinement révélé, il ne fait que conquérir le monde, et l’ancien ordre des choses, pas encore entièrement transformé, peut influencer les esprits non seulement de ceux qui cherchent le Royaume, mais aussi de ceux qui l’ont déjà touché. Tous ceux qui ont trouvé le Royaume n’y sont pas encore enracinés au point que tout ce qui est lié à l’ancien ordre des choses, y compris la religion, leur soit devenu spirituellement indifférent ; il faut en tenir compte afin que personne ne perde le Royaume simplement parce que ceux qui vivent près de lui n’ont pas jugé nécessaire de s’abaisser à sa faiblesse (v. 15-16).

Le problème de la religion ici, comme on le voit, n’est plus lié au contenu spirituel de la religiosité comme telle, mais à son effet sur les âmes de ceux qui cherchent le Royaume et de ceux qui viennent tout juste de le trouver (v. 13). Mais il existe aussi un autre critère qui permet de vérifier sa propre sincérité devant Dieu. Il s’agit des doutes qui peuvent apparaître tout naturellement chez celui qui ne suit pas les normes religieuses communément admises. Et ici l’apôtre est très catégorique : s’il existe le moindre doute sur le fait d’avoir raison, alors il s’agit précisément d’une transgression de la norme, et non de la liberté propre à ceux qui vivent dans le Royaume (v. 21-22).

En effet, on peut simplement transgresser les normes communément admises sans en tenir compte, ou bien être au-dessus d’elles. Mais l’expérience du Royaume exclut les doutes ; s’ils apparaissent tout de même, on peut dire avec certitude qu’il s’agit précisément d’une transgression de la norme. Or, comme celui qui vit dans le Royaume n’ignore pas les normes et règles religieuses communément admises, mais se sent seulement parfaitement libre à l’égard de la religion, il ne lui est pas difficile de les suivre pour le bien spirituel de son prochain. La tâche principale, dans les relations avec le prochain, pour ceux qui vivent dans le Royaume, est de préserver cette paix et cette joie sans lesquelles il n’y a pas de Royaume, et non de lutter contre la religiosité en tant que telle. C’est pourquoi il ne leur est pas difficile de suivre les normes et règles religieuses si cela facilite la vie du prochain (v. 17-21).

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Pour Rm 14:8-9
8 si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur, et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Donc, dans la vie comme dans la mort, nous appartenons au Seigneur.
9 Car le Christ est mort et revenu à la vie pour être le Seigneur des morts et des vivants.
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Parfois lors des conversations sérieuses entre les gens, se forme l’impression que l’événement le plus important de la vie humaine est la mort. Seulement après...  Lire la suite

Parfois lors des conversations sérieuses entre les gens, se forme l’impression que l’événement le plus important de la vie humaine est la mort. Seulement après la rencontre avec la mort ou après une réflexion la concernant, que nous commençons à estimer la vie et même peut-être réfléchir par rapport à Dieu. Pour l'apôtre Paul (et en général dans le christianisme) c’est tout le contraire.

Dieu, Son existence éternelle, Sa plénitude de la vie, est à la première place. Le suivant selon la signification de faits est notre appartenance à Lui. Et c’est déjà sous cette lumière qu’on examine la question de notre vie humaine et de la mort. Et il s’avère alors que ma mort physique ne change rien en ce qu'est plus signifiant : en l'existence de Dieu et en mon appartenance à Lui, - et donc, elle n’est pas trop importante dans ma vie, elle ne peut pas cesser ma vie. En ceci, se consiste probablement la victoire Christique sur la mort dans mon cas concret.

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Pour Rm 14:1-23
1 À celui qui est faible dans la foi, soyez accueillants sans vouloir discuter des opinions.
2 Tel croit pouvoir manger de tout, tandis que le faible ne mange que des légumes :
3 que celui qui mange ne méprise pas l’abstinent et que l’abstinent ne juge pas celui qui mange ; Dieu l’a bien accueilli.
4 Toi, qui es-tu pour juger un serviteur d’autrui ? Qu’il reste debout ou qu’il tombe, cela ne concerne que son maître ; d’ailleurs il restera debout, car le Seigneur a la force de le soutenir.
5 Celui-ci préfère un jour à un autre ; celui-là les estime tous pareils : que chacun s’en tienne à son jugement.
6 Celui qui tient compte des jours le fait pour le Seigneur ; et celui qui mange le fait pour le Seigneur, puisqu’il rend grâce à Dieu. Et celui qui s’abstient le fait pour le Seigneur, et il rend grâce à Dieu.
7 En effet, nul d’entre nous ne vit pour soi-même, comme nul ne meurt pour soi-même ;
8 si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur, et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Donc, dans la vie comme dans la mort, nous appartenons au Seigneur.
9 Car le Christ est mort et revenu à la vie pour être le Seigneur des morts et des vivants.
10 Mais toi, pourquoi juger ton frère ? et toi, pourquoi mépriser ton frère ? Tous, en effet, nous comparaîtrons au tribunal de Dieu,
11 car il est écrit : Par ma vie, dit le Seigneur, tout genou devant moi fléchira, et toute langue rendra gloire à Dieu.
12 C’est donc que chacun de nous rendra compte à Dieu pour soi-même.
13 Finissons-en donc avec ces jugements les uns sur les autres : jugez plutôt qu’il ne faut rien mettre devant votre frère qui le fasse buter ou tomber. —
14 Je le sais, j’en suis certain dans le Seigneur Jésus, rien n’est impur en soi, mais seulement pour celui qui estime un aliment impur ; en ce cas il l’est pour lui. —
15 En effet, si pour un aliment ton frère est contristé, tu ne te conduis plus selon la charité. Ne va pas avec ton aliment faire périr celui-là pour qui le Christ est mort !
16 N’exposez donc pas votre privilège à l’outrage.
17 Car le règne de Dieu n’est pas affaire de nourriture ou de boisson, il est justice, paix et joie dans l’Esprit Saint.
18 Celui en effet qui sert le Christ de la sorte est agréable à Dieu et approuvé des hommes.
19 Poursuivons donc ce qui favorise la paix et l’édification mutuelle.
20 Ne va pas pour un aliment détruire l’œuvre de Dieu. Tout est pur assurément, mais devient un mal pour l’homme qui mange en donnant du scandale.
21 Ce qui est bien, c’est de s’abstenir de viande et de vin et de tout ce qui fait buter ou tomber ou faiblir ton frère.
22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux qui ne se juge pas coupable au moment même où il se décide.
23 Mais celui qui mange malgré ses doutes est condamné, parce qu’il agit sans bonne foi et que tout ce qui ne procède pas de la bonne foi est péché.
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« Heureux celui qui ne se condamne pas dans le choix qu’il fait. » Se condamner soi-même, c’est ne pas accomplir ce que...  Lire la suite

« Heureux celui qui ne se condamne pas dans le choix qu’il fait. » Se condamner soi-même, c’est ne pas accomplir ce que nous prenons sur nous devant Dieu. Ne pas nous condamner dans notre choix, c’est ne pas regarder en arrière ni nous abandonner à l’imagination, ne pas supposer : « Qu’aurait-il pu arriver si... ? » C’est l’habitude de marcher droit devant Dieu dans le secret du cœur. C’est savoir mener une vie patiente sans envier ceux qui vivent autrement. Il arrive que nous regardions ceux qui n’observent pas le jeûne et pensions que leur vie est plus facile, plus gaie, plus simple. Nous reculons alors devant notre choix du Christ. Par le doute et l’imagination, nous laissons entrer dans notre vie la duplicité et la méfiance envers Dieu.

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