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RÉFLEXIONS pour 2Tm 2:8-9

Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d'entre les morts, issu de la race de David, selon mon Évangile.
Pour lui je souffre jusqu'à porter des chaînes comme un malfaiteur. Mais la parole de Dieu n'est pas enchaînée.
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Que veut dire Paul, en disant que «la parole de Dieu n’est pas enchaînée»? On aurait bien sûr pu dire que la vérité vaincra dans tous les cas, malgré toutes les persécutions et les poursuites. Mais on aurait pu parler ainsi, seulement dans le cas si la vérité était quelque chose complètement indépendante de l’homme et de son choix. La célèbre «et tout de même la terre tourne!» est un meilleur exemple à cela: si «la terre» «tourne» vraiment, peu importe ce que les gens pensent, tout comme peu importe, si on obligera à renoncer de ses mots, celui qui a raconté de cela aux autres : qui a entendu, a entendu, après chacun fait ses conclusions, et la réalité ne changera pas d’un iota de ces conclusions.

Bien sûr, pour le savant même, sa position et fidélité à la vérité révélée par lui sont une question du choix spirituel, mais les faiblesses humaines dans ce cas ne changent rien : « la terre tournera » dans tous les cas, et les qualités spirituelles personnelles de chacun et son choix dans une situation concrète n’influenceront que dans son propre destin. Et quiconque voudra étudier ce qui a été révélé aux autres, réussira à le faire indépendamment de la position et des qualités personnelles de son prédécesseur.

Quand il s’agit du témoignage du Royaume, tout s’avère autrement. Ne peut témoigner de la vie dans le Royaume que celui qui fait partie de ce Royaume, et le destin spirituel de ceux qui cherchent peut dépendre de son témoignage. Ici la fidélité du témoignage est importante non seulement pour celui qui témoigne, elle cesse juste d'être son affaire personnelle. Mais le témoignage s’avère déjà ici non seulement la parole, mais aussi la vie de celui qui témoigne, et même sa mort.

Ce n’est pas par hasard que ceux qu’on a commencé à appeler plus tard des martyrs, étaient appelés des témoins aux temps du début du christianisme: en se séparant de la vie terrestre, ils prouvaient alors qu'il y a une autre vie, la vie du Royaume, dont ils racontaient autrefois à ceux qui voulaient écouter. Et pour cette vie, une vie dans toute sa plénitude, on ne regrette pas de se séparer de ce petit grain de plénitude, que représente notre vie dans ce monde non transformé. Et alors il s’avère que la parole de Dieu vraiment «n’est pas enchaînée» : car si ce n’est pas seulement la vie, mais aussi la mort de celui qui témoigne, qui est le témoignage, alors il est impossible d'étouffer une telle parole.

Autres réflexions

 
Pour 2Tm 2:8-15
Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d'entre les morts, issu de la race de David, selon mon Évangile.
Pour lui je souffre jusqu'à porter des chaînes comme un malfaiteur. Mais la parole de Dieu n'est pas enchaînée.
10 C'est pourquoi j'endure tout pour les élus, afin qu'eux aussi obtiennent le salut qui est dans le Christ Jésus avec la gloire éternelle.
11 Elle est sûre cette parole: Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons.
12 Si nous tenons ferme, avec lui nous régnerons. Si nous le renions, lui aussi nous reniera.
13 Si nous sommes infidèles, lui reste fidèle, car il ne peut se renier lui-même.
14 Tout cela, rappelle-le, attestant devant Dieu qu'il faut éviter les querelles de mots, bonnes seulement à perdre ceux qui les écoutent.
15 Efforce-toi de te présenter à Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n'a pas à rougir, un fidèle dispensateur de la parole de vérité.
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Dans la Deuxième lettre à Timothée, l’apôtre Paul cite probablement les paroles de l’une des hymnes chrétiennes...  Lire la suite

Dans la Deuxième lettre à Timothée, l’apôtre Paul cite probablement les paroles de l’une des hymnes chrétiennes (2 Tm 2:11-13). Il écrit à propos de ces lignes : « Elle est sûre, cette parole », comme s’il apposait sa signature à leur contenu. Et de fait, elles ressemblent par leur construction à des vers qui portent tant de sens en si peu de mots. Elles touchent à ce qu’il y a de plus important dans la vie humaine : son sens et, par conséquent, la manière dont il faut vivre cette vie et ce dont il faut se souvenir. Si nous lions notre vie à celle du Christ au point de Lui donner notre vie, alors Lui, notre Seigneur, a le pouvoir de nous rendre pleinement la vie en nous ressuscitant d’entre les morts. Nous lisons ensuite en quoi consiste ce lien avec Dieu : endurer avec Lui en partageant Ses souffrances, et rester fidèles. Les terribles paroles sur le fait qu’Il nous reniera en réponse à notre reniement signifient seulement qu’Il constate que le lien avec le Créateur est rompu. Il est rompu de notre côté. Et Lui ne peut répondre que d’une seule manière : par Sa fidélité, « car Il ne peut Se renier Lui-même » (2 Tm 2:13).

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Pour 2Tm 2:1-13
Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce du Christ Jésus.
Ce que tu as appris de moi sur l'attestation de nombreux témoins, confie-le à des hommes sûrs, capables à leur tour d'en instruire d'autres.
Prends ta part de souffrances, en bon soldat du Christ Jésus.
Dans le métier des armes, personne ne s'encombre des affaires de la vie civile, s'il veut donner satisfaction à qui l'a engagé.
De même l'athlète ne reçoit la couronne que s'il a lutté selon les règles.
C'est au cultivateur, qui travaille dur, que doivent revenir, en premier lieu, les fruits de la récolte.
Comprends ce que je veux dire. D'ailleurs le Seigneur te fera tout comprendre.
Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d'entre les morts, issu de la race de David, selon mon Évangile.
Pour lui je souffre jusqu'à porter des chaînes comme un malfaiteur. Mais la parole de Dieu n'est pas enchaînée.
10 C'est pourquoi j'endure tout pour les élus, afin qu'eux aussi obtiennent le salut qui est dans le Christ Jésus avec la gloire éternelle.
11 Elle est sûre cette parole: Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons.
12 Si nous tenons ferme, avec lui nous régnerons. Si nous le renions, lui aussi nous reniera.
13 Si nous sommes infidèles, lui reste fidèle, car il ne peut se renier lui-même.
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La question de la souffrance pour le Christ est toujours l'une des plus difficiles. Les incroyants trouvent insensé de défendre son droit à la foi...  Lire la suite

La question de la souffrance pour le Christ est toujours l'une des plus difficiles. Les incroyants trouvent insensé de défendre sa foi jusqu'à la mort : selon eux, cela n'en vaut pas la peine, on ne prouve rien à personne de cette manière et, d'ailleurs, il n'est pas nécessaire de prouver quoi que ce soit. Les croyants comprennent que, dans une situation difficile, l'esprit, la force et le courage peuvent leur manquer pour résister à la pression physique et morale. Et pourtant, dans l'attente de la mort, Paul nous appelle à demeurer fermes face à toutes les épreuves, car le reniement de Jésus est toujours la conséquence de ce qu'il appelle l'enchevêtrement dans les affaires de la vie. Nous craignons l'inconnu, la douleur et les conséquences possibles de notre fermeté pour nos parents et nos proches. Paul ne nous donne aucune recette pour résister à la tentation du reniement ; il nous appelle simplement à nous souvenir toujours que, malgré toute notre infidélité, Dieu demeure toujours fidèle et toujours pour nous. Et rien n'est plus terrible que de renier Celui qui nous a confié Sa propre personne.

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Pour 2Tm 2:1-13
Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce du Christ Jésus.
Ce que tu as appris de moi sur l'attestation de nombreux témoins, confie-le à des hommes sûrs, capables à leur tour d'en instruire d'autres.
Prends ta part de souffrances, en bon soldat du Christ Jésus.
Dans le métier des armes, personne ne s'encombre des affaires de la vie civile, s'il veut donner satisfaction à qui l'a engagé.
De même l'athlète ne reçoit la couronne que s'il a lutté selon les règles.
C'est au cultivateur, qui travaille dur, que doivent revenir, en premier lieu, les fruits de la récolte.
Comprends ce que je veux dire. D'ailleurs le Seigneur te fera tout comprendre.
Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d'entre les morts, issu de la race de David, selon mon Évangile.
Pour lui je souffre jusqu'à porter des chaînes comme un malfaiteur. Mais la parole de Dieu n'est pas enchaînée.
10 C'est pourquoi j'endure tout pour les élus, afin qu'eux aussi obtiennent le salut qui est dans le Christ Jésus avec la gloire éternelle.
11 Elle est sûre cette parole: Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons.
12 Si nous tenons ferme, avec lui nous régnerons. Si nous le renions, lui aussi nous reniera.
13 Si nous sommes infidèles, lui reste fidèle, car il ne peut se renier lui-même.
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Poursuivant la conversation sur le témoignage, Paul attire l'attention sur la responsabilité du témoin. Pour l'apôtre, le témoignage...  Lire la suite

Poursuivant la conversation sur le témoignage, Paul attire l'attention sur la responsabilité du témoin. Pour l'apôtre, le témoignage est une sorte de relais spirituel, au cours duquel quiconque a reçu la possibilité de participer à la vie du Royaume devient ensuite lui-même témoin pour ceux qui cherchent une vie nouvelle (v. 1-2). Et il ne s'agit pas ici, semble-t-il, d'un simple sentiment du devoir, fût-ce un devoir que l'on appelle parfois, dans de tels cas, sacré. Il s'agit du fait que le témoignage est l'état spirituel normal du chrétien. Il ne s'agit évidemment pas de dire qu'un chrétien doit prêcher toute la journée en parlant à son entourage du Christ et du Royaume. Il s'agit d'autre chose : si le christianisme est pour quelqu'un une vie réellement nouvelle, et non simplement une nouvelle religion ou une nouvelle morale, il ne pourra pas cacher cette vie nouvelle à ceux qui l'entourent, et il ne voudra sans doute pas la cacher. Et il ne s'agit pas seulement de la joie éprouvée par quiconque sait ce qu'est le Royaume.

Il s'agit aussi du fait que le Royaume ne peut exister qu'en s'étendant sans cesse et en incluant en lui de nouveaux habitants. Ce n'est pas par hasard que le souffle du Royaume fut éprouvé (notamment le jour de la Pentecôte) comme un vent : comme le vent, il ne connaît pas d'obstacles et, comme l'air, il pénètre partout où cela est possible, occupant tout l'espace disponible. La différence entre ce souffle et l'air physique tient seulement au fait qu'il se propage de coeur à coeur, et que l'amour du prochain devient pour lui un milieu de diffusion aussi organique que l'atmosphère l'est pour le vent. Et le chrétien, s'il ne veut pas perdre le Royaume, doit nécessairement devenir une partie de ce processus, de ce mouvement spirituel lié à l'extension du Royaume dans notre monde en cours de transfiguration, mais pas encore totalement transfiguré. C'est alors seulement que sa propre vie spirituelle sera pleinement accomplie, ce que Paul rappelle à Timothée (v. 3-7).

Il rappelle aussi autre chose à son disciple : cette fidélité au Christ sans laquelle il n'y a pas de Royaume (v. 8-13). Pour Paul, il est évident que la fidélité au Christ et la fidélité au Royaume sont une seule et même chose, car Jésus de Nazareth n'est pas seulement le Maître qui montre la route : Il est Lui-même le Royaume, Il le porte en Lui dans toute sa plénitude. Le chrétien peut renier le Royaume dans la mesure où, avant la transfiguration complète de sa nature humaine, il mène encore une vie double ; n'appartenant au Royaume qu'en partie, il appartient encore en partie à l'ancien ordre des choses, non transfiguré. Il en va autrement du Christ : Il est tout entier Royaume, il n'y a en Lui aucune autre vie, et renier le Royaume signifierait pour Lui se renier Lui-même. Et Paul, semble-t-il, appelle Timothée comme tous les autres chrétiens à ressembler au Christ précisément dans cette plénitude, dans la plénitude de la vie du Royaume.

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