40 Oui, telle est la volonté de mon Père, que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. " |
41 Les Juifs alors se mirent à murmurer à son sujet, parce qu'il avait dit : " Je suis le pain descendu du ciel. " |
42 Ils disaient : " Celui-là n'est-il pas Jésus, le fils de Joseph, dont nous connaissons le père et la mère ? Comment peut-il dire maintenant : Je suis descendu du ciel ? " |
43 Jésus leur répondit : " Ne murmurez pas entre vous. |
44 Nul ne peut venir à moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. |
Pourquoi Jésus dit-Il qu’au dernier jour, c’est-à-dire au jour du Jugement, c’est Lui qui ressuscitera ceux qui croient en Lui, et que telle est la volonté du Père ? Et qu’adviendra-t-il alors de tous les autres ? Ne ressusciteront-ils pas du tout ? Ou l’ordre ancien demeure-t-il pour eux, de sorte que Dieu Lui-même les ressuscitera ? On ne saurait guère penser, bien sûr, que la résurrection ne concernera que les chrétiens. Il semble plutôt que ceux qui ont établi une relation particulière avec le Messie envoyé par Dieu conserveront cette relation jusqu’au jour même du Jugement. En effet, quiconque partage une même vie avec le Christ participe au Royaume qu’Il a apporté dans le monde. Or le Royaume ne se révèle dans sa plénitude qu’au dernier jour ; jusque-là, bien qu’il demeure dans le monde, il reste partiellement caché, de sorte que même ceux qui participent à sa vie ne le voient qu’en partie. Il n’est donc pas surprenant que les chrétiens arrivent eux aussi au Jugement autrement que tous les autres : ils viennent comme habitants du Royaume, pour lesquels Celui qui a apporté ce Royaume dans le monde peut se porter garant. Dans ce cas, la probabilité d’une issue favorable du Jugement augmente évidemment considérablement. Alors quoi : Dieu aurait-Il au Jugement une sorte de communauté privilégiée ? D’un côté, on pourrait dire que oui. Mais d’où viennent les privilèges de ses membres, et pourquoi les ont-ils ? Jésus répond à cette question : personne ne viendra à Lui, dans Son Royaume, si Son Père n’y conduit celui qui cherche. Il ne s’agit pas ici de prédestination, ni du fait que le chemin de l’homme serait décidé d’avance de telle manière qu’il serait impossible de le changer. Jésus ne dit rien des critères dont le Père se sert lorsqu’Il montre le chemin vers le Christ et vers le Royaume à ceux auxquels Il le montre. Il est tout à fait possible que le choix de l’homme et sa persévérance sur la voie choisie jouent ici, sinon un rôle décisif, du moins un rôle important. Le fait est que le choix de l’homme seul ne suffit pas : pour reconnaître le Messie en Jésus de Nazareth, une révélation particulière est nécessaire. Si celui qui cherche est prêt, Dieu peut lui donner une telle révélation, et alors le Royaume s’ouvrira devant lui. Dans le Royaume l’attendent une vie nouvelle, de nouvelles relations avec Dieu, et aussi le Jugement : car toute rencontre face à face avec Dieu devient inévitablement pour l’homme non seulement une révélation et une joie, mais aussi un moment de vérité, et donc un Jugement. Il n’est pas surprenant que les habitants du Royaume se trouvent dans une position particulière au jour du Jugement : à ce moment-là, Dieu aura déjà eu plus d’une occasion de les éprouver et de les mettre à l’épreuve, et ils auront réellement eu le temps de devenir Siens. C’est pourquoi le dernier Jugement sera moins effrayant pour eux que pour ceux qui s’étaient auparavant efforcés de fuir tout à la fois Dieu, le Jugement et le Royaume.
40 Oui, telle est la volonté de mon Père, que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. " |
41 Les Juifs alors se mirent à murmurer à son sujet, parce qu'il avait dit : " Je suis le pain descendu du ciel. " |
42 Ils disaient : " Celui-là n'est-il pas Jésus, le fils de Joseph, dont nous connaissons le père et la mère ? Comment peut-il dire maintenant : Je suis descendu du ciel ? " |
43 Jésus leur répondit : " Ne murmurez pas entre vous. |
44 Nul ne peut venir à moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. |
Poursuivant Sa parole sur le salut et la vie, le Seigneur nous dit aujourd’hui que la volonté de Dieu est que quiconque fait confiance au Fils de Dieu, quiconque, selon la parole du prophète et de l’apôtre, « invoquera le nom du Seigneur » — sera sauvé. Et à la fin du passage d’aujourd’hui, le Seigneur dit que peut venir à Lui celui que le Père attire. Hier, nous avons entendu Sa parole : la volonté du Père consiste dans le salut de tous. Ce n’est pas seulement l’espérance du monde et de l’homme. J’oserai dire que ces paroles du Christ sont l’unique espérance du monde ; tout le reste est tromperie. Et l’on ne peut que s’en réjouir, car le chemin difficile vers la vie est tout de même incomparablement meilleur que le désespoir.
Que répond-on au Christ ? Au fond, la réponse des Juifs se réduit à une formule grossière : « Et toi, qui es-tu ? » « Prouvez donc que votre Jésus est Dieu... » : voilà ce que les chrétiens entendent depuis des siècles. On ne peut pas le prouver, ne serait-ce que parce que ce n’est pas Lui qui nous appartient, mais nous qui Lui appartenons ; pourtant la question n’est même pas là. Une telle protestation contre les paroles du Christ signifie seulement que j’essaie de reporter sur Lui-même la responsabilité de ma défiance. Heureusement, l’Évangile nous donne l’exemple d’une position juste, lorsque l’homme ne remet pas au Christ la responsabilité de l’exploit de la foi, de l’acte d’espérance, mais Le prie de l’y aider en disant : « Je crois, Seigneur — viens au secours de mon incrédulité ».
44 Nul ne peut venir à moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. |
Dans ce verset se trouve la réponse à un paradoxe : le salut m’est obtenu par la foi en Jésus Christ, c’est-à-dire comme résultat de ma venue vers Lui comme Sauveur et Seigneur. Ainsi tout arrive à la suite de mon action, je me trouve au commencement de mon salut, et le Christ — n’est qu’un moyen. Jésus remet tout à sa place : au commencement de tout se trouve Dieu. Premièrement, si ce n’était pas Lui, je n’aurais personne vers qui venir, car c’est le Père qui a envoyé le Fils dans le monde. Deuxièmement, si ce n’était pas Lui, je n’existerais pas du tout et il n’y aurait personne pour venir. Et troisièmement, c’est l’Esprit Saint qui procède du Père qui oriente notre cœur vers le désir d’aimer, de faire confiance et de chercher la vérité (cf. 1 Co 12,3).
Ainsi, Dieu est au commencement de ma vie, Dieu est au commencement de ma conversion, Dieu est au commencement de mon salut et — Dieu, qui a ressuscité Jésus Christ, est au commencement de ma vie éternelle.
41 Les Juifs alors se mirent à murmurer à son sujet, parce qu'il avait dit : " Je suis le pain descendu du ciel. " |
42 Ils disaient : " Celui-là n'est-il pas Jésus, le fils de Joseph, dont nous connaissons le père et la mère ? Comment peut-il dire maintenant : Je suis descendu du ciel ? " |
43 Jésus leur répondit : " Ne murmurez pas entre vous. |
44 Nul ne peut venir à moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. |
45 Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous enseignés par Dieu. Quiconque s'est mis à l'écoute du Père et à son école vient à moi. |
46 Non que personne ait vu le Père, sinon celui qui vient d'auprès de Dieu: celui-là a vu le Père. |
47 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit a la vie éternelle. |
48 Je suis le pain de vie. |
49 Vos pères, dans le désert, ont mangé la manne et sont morts; |
50 ce pain est celui qui descend du ciel pour qu'on le mange et ne meure pas. |
51 Je suis le pain vivant, descendu du ciel. Qui mangera ce pain vivra à jamais. Et même, le pain que je donnerai, c'est ma chair pour la vie du monde. " |
52 Les Juifs alors se mirent à discuter fort entre eux ; ils disaient : " Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? " |
53 Alors Jésus leur dit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme et ne buvez son sang, vous n'aurez pas la vie en vous. |
54 Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour. |
55 Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang vraiment une boisson. |
56 Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. |
57 De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé et que je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. |
58 Voici le pain descendu du ciel ; il n'est pas comme celui qu'ont mangé les pères et ils sont morts ; qui mange ce pain vivra à jamais. " |
59 Tel fut l'enseignement qu'il donna dans une synagogue à Capharnaüm. |
60 Après l'avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent : " Elle est dure, cette parole ! Qui peut l'écouter ? " |
61 Mais, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce propos, Jésus leur dit : " Cela vous scandalise ? |
62 Et quand vous verrez le Fils de l'homme monter là où il était auparavant?... |
63 C'est l'esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. |
64 Mais il en est parmi vous qui ne croient pas. " Jésus savait en effet dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le livrerait. |
65 Et il disait : " Voilà pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui est donné par le Père. " |
66 Dès lors, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n'allaient plus avec lui. |
67 Jésus dit alors aux Douze : " Voulez-vous partir, vous aussi ? " |
68 Simon-Pierre lui répondit : " Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. |
69 Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu. " |
70 Jésus leur répondit : " N'est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous, les Douze ? Et l'un d'entre vous est un démon. " |
71 Il parlait de Judas, fils de Simon Iscariote ; c'est lui en effet qui devait le livrer, lui, l'un des Douze. |
Le Christ s'est appelé lui-même pain, et cela seul était déjà difficile à comprendre pour ses auditeurs. Mais pour ceux qui se souvenaient des images inhabituelles propres aux discours prophétiques, il n'aurait pas été difficile de tenir les paroles sur le pain pour l'une de ces paraboles. Jésus dit que son enseignement et lui-même sont aussi nécessaires que la nourriture quotidienne: pourquoi ne pas être d'accord avec cela?
Et une telle compréhension ne peut pas être dite fausse; cependant, elle est manifestement insuffisante. Depuis déjà vingt siècles, pour beaucoup de personnes qui n'acceptent le Christ que comme un sage et un moraliste, ses paroles sur la Chair et le Sang demeurent fermées et incompréhensibles, exactement comme pour beaucoup de ses auditeurs d'alors. Il suffit d'imaginer un Juif ayant fermement assimilé que la loi de Moïse interdit non seulement la consommation du sang, mais considère aussi comme souillant, et exigeant des rites de purification, tout ce qui est lié à l'écoulement du sang. Et soudain il entend parler de la nécessité de boire du sang, et encore du sang humain, et de plus le Sang de cet étrange prédicateur. Même pour une image prophétique, un tel appel sonne de manière trop scandaleuse!
Pour nous qui lisons l'Évangile bien des siècles plus tard, il est plus facile de voir qu'ici le Christ parle de l'eucharistie; mais il ne faut pas s'arrêter là. Le sens de l'eucharistie est profond et incompréhensible dans sa plénitude. Il n'est parfois pas inutile de se rappeler combien les anciens Juifs furent bouleversés en entendant pour la première fois l'appel de Jésus à manger sa Chair et à boire son Sang. Peut-être cela nous aidera-t-il à ressentir de nouveau ce qu'a été la Cène pour la première génération des disciples du Christ. L'évangéliste Jean, à la différence des autres évangélistes, ne mentionne pas que les disciples aient mangé le Corps et le Sang lors de la Cène. Mais les paroles du Sauveur qu'il nous a conservées sont tout aussi importantes pour comprendre l'essence de ce qui se passait alors.
44 Nul ne peut venir à moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. |
45 Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous enseignés par Dieu. Quiconque s'est mis à l'écoute du Père et à son école vient à moi. |
46 Non que personne ait vu le Père, sinon celui qui vient d'auprès de Dieu: celui-là a vu le Père. |
47 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit a la vie éternelle. |
48 Je suis le pain de vie. |
49 Vos pères, dans le désert, ont mangé la manne et sont morts; |
50 ce pain est celui qui descend du ciel pour qu'on le mange et ne meure pas. |
51 Je suis le pain vivant, descendu du ciel. Qui mangera ce pain vivra à jamais. Et même, le pain que je donnerai, c'est ma chair pour la vie du monde. " |
La lecture évangélique d'aujourd'hui poursuit la réflexion sur la rencontre avec Jésus, mystère caché dans le cœur de chaque personne. Dans la lecture de ce jour, Jésus nous dit comment cela se produit. « Nul ne peut venir à Moi si le Père qui M'a envoyé ne l'attire. » Ainsi, ce n'est pas seulement, ni même surtout, l'homme qui cherche Dieu : c'est Dieu qui cherche l'homme. C. S. Lewis l'a exprimé ainsi : « Vous ne m'auriez pas appelé si Je ne vous avais pas appelé. » Nous venons à Jésus après avoir entendu la voix de Dieu dans notre cœur. De plus, Jésus dit que celui qui vient à Lui a « reçu l'enseignement du Père ». Même lorsqu'une personne n'est pas encore venue à la foi, la communion avec Dieu a peut-être déjà commencé dans son cœur. Le Seigneur nous enseigne même lorsque nous ne nous en doutons pas.
37 Tout ce que me donne le Père viendra à moi, et celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors; |
38 car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. |
39 Or c'est la volonté de celui qui m'a envoyé que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour. |
40 Oui, telle est la volonté de mon Père, que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. " |
Ce texte est pour le moins dur. D’un côté, le Seigneur dit qu’Il ne rejettera personne venant à Lui, et que la volonté du Père est de ne rien perdre, mais de ressusciter. Mais, d’un autre côté, quiconque voit le Fils et croit en Lui a la vie éternelle. Supposons que, pour la foi, tout soit en ordre chez nous ; mais peu de ceux qui ont vécu et vivent peuvent dire que le Seigneur leur est apparu personnellement dans la chair.
Regardons maintenant ce qui entoure ces trois versets, et nous nous trouverons exactement au centre du discours sur le Pain de Vie. Sur la Chair du Christ, qui deviendra pour nous la source de la vie éternelle. Notre tâche est de nous nourrir de ce pain et de contempler Dieu, qui s’est abaissé jusqu’à un état si sans défense afin de s’unir à chacun de ceux qui sont prêts à Le recevoir. Si nous faisons cela en Lui faisant confiance, Il nous ressuscitera nous aussi au dernier jour, comme Il l’a promis.
35 Jésus leur dit : " Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n'aura jamais faim ; qui croit en moi n'aura jamais soif. |
36 Mais je vous l'ai dit: vous me voyez et vous ne croyez pas. |
37 Tout ce que me donne le Père viendra à moi, et celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors; |
38 car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. |
39 Or c'est la volonté de celui qui m'a envoyé que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour. |
40 Oui, telle est la volonté de mon Père, que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. " |
Dans la lecture évangélique d'aujourd'hui, Jésus dit : « La volonté du Père qui m'a envoyé est que je ne perde rien de tout ce qu'Il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour ». Ces paroles sont la réponse à une question classique, posée par des personnes étrangères à l'Église : « Et qu'arrivera-t-il à mon amie si elle est morte sans avoir été baptisée ? » La volonté du Père céleste est que personne ne périsse. Mais il y a une précision importante : « de tout ce qu'Il m'a donné ». Qu'est-ce donc que ce que le Père a donné à Jésus ? Ce sont ceux qui L'ont accueilli dans leur coeur, ceux qui croient en Lui.
Mais alors, cela signifie-t-il que tous les incroyants sont condamnés ? Il n'y a pas ici de réponse univoque, mais nous savons une chose : la rencontre avec Dieu se produit dans la profondeur même du coeur humain. Personne ne pourra jamais déterminer quelles sont en réalité les relations avec Dieu de telle personne concrète, personne sauf Dieu, qui voit les coeurs. Seul le Seigneur qui connaît les coeurs peut dire à quel point un homme était proche de Dieu. Or la volonté du Père est que personne ne périsse ; nous pouvons donc espérer qu'il peut Lui suffire de la plus petite étincelle de foi, de la plus petite ouverture, pour ressusciter l'homme au dernier jour.
22 Le lendemain, la foule qui se tenait de l'autre côté de la mer vit qu'il n'y avait eu là qu'une barque et que Jésus n'était pas monté dans le bateau avec ses disciples, mais que seuls ses disciples s'en étaient allés. |
23 Cependant, de Tibériade des bateaux vinrent près du lieu où l'on avait mangé le pain. |
24 Quand donc la foule vit que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus, les gens s'embarquèrent et vinrent à Capharnaüm à la recherche de Jésus. |
25 L'ayant trouvé de l'autre côté de la mer, ils lui dirent : " Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? " |
26 Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés. |
27 Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, car c'est lui que le Père, Dieu, a marqué de son sceau. " |
28 Ils lui dirent alors : " Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? " |
29 Jésus leur répondit : " L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. " |
30 Ils lui dirent alors : " Quel signe fais-tu donc, pour qu'à sa vue nous te croyions ? Quelle œuvre accomplis-tu ? |
31 Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : Il leur a donné à manger du pain venu du ciel. " |
32 Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, non, ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain qui vient du ciel ; mais c'est mon Père qui vous le donne, le pain qui vient du ciel, le vrai ; |
33 car le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. " |
34 Ils lui dirent alors : " Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. " |
35 Jésus leur dit : " Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n'aura jamais faim ; qui croit en moi n'aura jamais soif. |
36 Mais je vous l'ai dit: vous me voyez et vous ne croyez pas. |
37 Tout ce que me donne le Père viendra à moi, et celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors; |
38 car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. |
39 Or c'est la volonté de celui qui m'a envoyé que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour. |
40 Oui, telle est la volonté de mon Père, que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. " |
Les gens se sont précipités à la recherche du Christ parce qu'ils avaient mangé du pain et en voulaient davantage plutôt que des miracles. Mais beaucoup d'entre eux considèrent aussi les miracles moins comme des signes témoignant d'une vérité supérieure que comme des spectacles impressionnants. C'est pourquoi les paroles sur le pain de vie qui descend du ciel et qui, contrairement à la manne, ne rassasie pas seulement le corps restent incomprises.
Les auditeurs ont du mal à comprendre le Christ, mais Il continue de leur parler. S'il en est ainsi, pourquoi prêche-t-Il ? Ne sème-t-Il pas au vent ?
Non, pas au vent. Il sème pour l'avenir, et des jours viendront où ce qui a été semé commencera à germer dans ces mêmes cœurs qui semblent encore réfractaires. À l'éternelle question : « Que faire ? », le Christ donne une réponse inattendue que beaucoup ont encore du mal à concevoir : croire. Non pas parce qu'Il rejetterait les œuvres, mais parce qu'au milieu de notre agitation et de nos efforts pour mettre en pratique des projets artificiels conçus selon notre propre jugement, il est trop facile de perdre de vue s'il faut ou non construire ce que nous avons imaginé.
La foi, elle, donne un point de repère qui nous aide à agir.
1 Après cela, Jésus s'en alla de l'autre côté de la mer de Galilée ou de Tibériade. |
2 Une grande foule le suivait, à la vue des signes qu'il opérait sur les malades. |
3 Jésus gravit la montagne et là, il s'assit avec ses disciples. |
4 Or la Pâque, la fête des Juifs, était proche. |
5 Levant alors les yeux et voyant qu'une grande foule venait à lui, Jésus dit à Philippe : " Où achèterons-nous des pains pour que mangent ces gens ? " |
6 Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait ce qu'il allait faire. |
7 Philippe lui répondit : " Deux cents deniers de pain ne suffisent pas pour que chacun en reçoive un petit morceau. " |
8 Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit: |
9 " Il y a ici un enfant, qui a cinq pains d'orge et deux poissons ; mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ? " |
10 Jésus leur dit : " Faites s'étendre les gens. " Il y avait beaucoup d'herbe en ce lieu. Ils s'étendirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes. |
11 Alors Jésus prit les pains et, ayant rendu grâces, il les distribua aux convives, de même aussi pour les poissons, autant qu'ils en voulaient. |
12 Quand ils furent repus, il dit à ses disciples : " Rassemblez les morceaux en surplus, afin que rien ne soit perdu. " |
13 Ils les rassemblèrent donc et remplirent douze couffins avec les morceaux des cinq pains d'orge restés en surplus à ceux qui avaient mangé. |
14 A la vue du signe qu'il venait de faire, les gens disaient : " C'est vraiment lui le prophète qui doit venir dans le monde. " |
15 Alors Jésus, se rendant compte qu'ils allaient venir s'emparer de lui pour le faire roi, s'enfuit à nouveau dans la montagne, tout seul. |
16 Quand le soir fut venu, ses disciples descendirent à la mer, |
17 et, montant en bateau, ils se rendaient de l'autre côté de la mer, à Capharnaüm. Il faisait déjà nuit; Jésus n'était pas encore venu les rejoindre; |
18 et la mer, comme soufflait un grand vent, se soulevait. |
19 Ils avaient ramé environ vingt-cinq ou trente stades, quand ils voient Jésus marcher sur la mer et s'approcher du bateau. Ils eurent peur. |
20 Mais il leur dit : " C'est moi. N'ayez pas peur. " |
21 Ils étaient disposés à le prendre dans le bateau, mais aussitôt le bateau toucha terre là où ils se rendaient. |
22 Le lendemain, la foule qui se tenait de l'autre côté de la mer vit qu'il n'y avait eu là qu'une barque et que Jésus n'était pas monté dans le bateau avec ses disciples, mais que seuls ses disciples s'en étaient allés. |
23 Cependant, de Tibériade des bateaux vinrent près du lieu où l'on avait mangé le pain. |
24 Quand donc la foule vit que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus, les gens s'embarquèrent et vinrent à Capharnaüm à la recherche de Jésus. |
25 L'ayant trouvé de l'autre côté de la mer, ils lui dirent : " Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? " |
26 Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés. |
27 Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, car c'est lui que le Père, Dieu, a marqué de son sceau. " |
28 Ils lui dirent alors : " Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? " |
29 Jésus leur répondit : " L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. " |
30 Ils lui dirent alors : " Quel signe fais-tu donc, pour qu'à sa vue nous te croyions ? Quelle œuvre accomplis-tu ? |
31 Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : Il leur a donné à manger du pain venu du ciel. " |
32 Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, non, ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain qui vient du ciel ; mais c'est mon Père qui vous le donne, le pain qui vient du ciel, le vrai ; |
33 car le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. " |
34 Ils lui dirent alors : " Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. " |
35 Jésus leur dit : " Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n'aura jamais faim ; qui croit en moi n'aura jamais soif. |
36 Mais je vous l'ai dit: vous me voyez et vous ne croyez pas. |
37 Tout ce que me donne le Père viendra à moi, et celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors; |
38 car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. |
39 Or c'est la volonté de celui qui m'a envoyé que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour. |
40 Oui, telle est la volonté de mon Père, que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. " |
41 Les Juifs alors se mirent à murmurer à son sujet, parce qu'il avait dit : " Je suis le pain descendu du ciel. " |
N'est-il pas étrange que Celui qui vient des cieux se soucie de nourrir de pain les foules de Ses auditeurs et de Ses disciples? Est-ce pour cela qu'Il est venu? Pourtant, le miracle de la multiplication des pains pour cinq mille personnes est le seul miracle décrit par tous les évangélistes, et il est donc particulièrement important. C'est lui qui sert de point de départ à la conversation sur le vrai pain dont l'homme vit véritablement, le pain de vie.
Nous avons entendu depuis l'enfance que l'homme ne vit pas seulement de pain. Mais si nous essayons de comprendre ce qui compose notre régime spirituel, y trouverons-nous ce qui peut réellement rassasier le cœur, et non un substitut qui ne laisse qu'une gueule de bois et de la nausée?
Le Seigneur nous propose un tel pain. Ce n'est pas un enseignement, ni des commandements, ni la foi en Dieu: tout cela existait déjà chez les Juifs et existe dans beaucoup d'écoles spirituelles et de religions. Jésus parle du pain qui descend réellement des cieux et donne la vraie vie, la vie éternelle. Ce pain, c'est Lui-même.
1 Après cela, Jésus s'en alla de l'autre côté de la mer de Galilée ou de Tibériade. |
2 Une grande foule le suivait, à la vue des signes qu'il opérait sur les malades. |
3 Jésus gravit la montagne et là, il s'assit avec ses disciples. |
4 Or la Pâque, la fête des Juifs, était proche. |
5 Levant alors les yeux et voyant qu'une grande foule venait à lui, Jésus dit à Philippe : " Où achèterons-nous des pains pour que mangent ces gens ? " |
6 Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait ce qu'il allait faire. |
7 Philippe lui répondit : " Deux cents deniers de pain ne suffisent pas pour que chacun en reçoive un petit morceau. " |
8 Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit: |
9 " Il y a ici un enfant, qui a cinq pains d'orge et deux poissons ; mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ? " |
10 Jésus leur dit : " Faites s'étendre les gens. " Il y avait beaucoup d'herbe en ce lieu. Ils s'étendirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes. |
11 Alors Jésus prit les pains et, ayant rendu grâces, il les distribua aux convives, de même aussi pour les poissons, autant qu'ils en voulaient. |
12 Quand ils furent repus, il dit à ses disciples : " Rassemblez les morceaux en surplus, afin que rien ne soit perdu. " |
13 Ils les rassemblèrent donc et remplirent douze couffins avec les morceaux des cinq pains d'orge restés en surplus à ceux qui avaient mangé. |
14 A la vue du signe qu'il venait de faire, les gens disaient : " C'est vraiment lui le prophète qui doit venir dans le monde. " |
15 Alors Jésus, se rendant compte qu'ils allaient venir s'emparer de lui pour le faire roi, s'enfuit à nouveau dans la montagne, tout seul. |
16 Quand le soir fut venu, ses disciples descendirent à la mer, |
17 et, montant en bateau, ils se rendaient de l'autre côté de la mer, à Capharnaüm. Il faisait déjà nuit; Jésus n'était pas encore venu les rejoindre; |
18 et la mer, comme soufflait un grand vent, se soulevait. |
19 Ils avaient ramé environ vingt-cinq ou trente stades, quand ils voient Jésus marcher sur la mer et s'approcher du bateau. Ils eurent peur. |
20 Mais il leur dit : " C'est moi. N'ayez pas peur. " |
21 Ils étaient disposés à le prendre dans le bateau, mais aussitôt le bateau toucha terre là où ils se rendaient. |
22 Le lendemain, la foule qui se tenait de l'autre côté de la mer vit qu'il n'y avait eu là qu'une barque et que Jésus n'était pas monté dans le bateau avec ses disciples, mais que seuls ses disciples s'en étaient allés. |
23 Cependant, de Tibériade des bateaux vinrent près du lieu où l'on avait mangé le pain. |
24 Quand donc la foule vit que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus, les gens s'embarquèrent et vinrent à Capharnaüm à la recherche de Jésus. |
25 L'ayant trouvé de l'autre côté de la mer, ils lui dirent : " Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? " |
26 Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés. |
27 Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, car c'est lui que le Père, Dieu, a marqué de son sceau. " |
28 Ils lui dirent alors : " Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? " |
29 Jésus leur répondit : " L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. " |
30 Ils lui dirent alors : " Quel signe fais-tu donc, pour qu'à sa vue nous te croyions ? Quelle œuvre accomplis-tu ? |
31 Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : Il leur a donné à manger du pain venu du ciel. " |
32 Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, non, ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain qui vient du ciel ; mais c'est mon Père qui vous le donne, le pain qui vient du ciel, le vrai ; |
33 car le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. " |
34 Ils lui dirent alors : " Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. " |
35 Jésus leur dit : " Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n'aura jamais faim ; qui croit en moi n'aura jamais soif. |
36 Mais je vous l'ai dit: vous me voyez et vous ne croyez pas. |
37 Tout ce que me donne le Père viendra à moi, et celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors; |
38 car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. |
39 Or c'est la volonté de celui qui m'a envoyé que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour. |
40 Oui, telle est la volonté de mon Père, que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. " |
41 Les Juifs alors se mirent à murmurer à son sujet, parce qu'il avait dit : " Je suis le pain descendu du ciel. " |
La lecture d'aujourd'hui nous permet de mieux comprendre ce que l'on appelle habituellement le « secret messianique » de Jésus. En parlant de lui, on entend le fait que Jésus lui-même, jusqu'aux derniers jours de son ministère terrestre, ne parlait presque pas directement de sa messianité, du moins pas ouvertement. Le récit de l'évangéliste nous ramène au miracle de la multiplication des pains (v. 1-14). La réaction à ce miracle fut manifestement une tentative de proclamer Jésus « roi », de faire de lui le chef d'un nouveau mouvement messianique (v. 15). Et ce n'est pas étonnant: selon les représentations généralement admises à cette époque, le Messie devait justement devenir roi, rétablir un État juif indépendant et y introduire des lois conformes à la Torah. Jésus, bien sûr, n'avait aucune intention de devenir le chef de quelque mouvement politico-religieux que ce soit.
Mais Jésus avait aussi une autre raison, plus importante, de cacher sa messianité. Il la dit lui-même directement à ceux qui étaient partis le chercher en Galilée: la plupart des hommes qui cherchaient à le rencontrer ne le faisaient pas parce qu'ils avaient soif du Royaume, mais parce qu'ils voulaient, en cas de besoin, toujours pouvoir recevoir gratuitement du pain (v. 26). Jésus, lui, leur parle de la vie éternelle et de l'essentiel sans lequel on ne peut y participer: la confiance en Celui que Dieu a envoyé dans le monde pour donner le Royaume aux hommes (v. 27-29).
Mais ils ne le comprennent pas. Ils lui demandent: où sont les preuves de la vérité de tes paroles (v. 30)? Et ils donnent aussitôt un exemple des preuves qui les convaincraient: la manne venue du ciel, comme au temps de Moïse dans le désert (v. 31). Jésus, de nouveau, leur dit que le Royaume est plus grand que n'importe quel miracle, et que le pain du Royaume est plus important que la manne (v. 32-33). Et de nouveau, ils ne le comprennent pas.
Ses auditeurs ne parviennent pas à saisir qu'avec la venue du Sauveur dans le monde une nouvelle époque a commencé, et que ce qui leur est arrivé sur la rive du lac de Génésareth n'était pas un miracle au sens où la manne en était un. Simplement, en étant avec Jésus, ils se sont trouvés dans le Royaume et ont vécu un certain temps selon ses lois; mais, manifestement, ils n'ont pas compris jusqu'au bout ce qui leur était arrivé. C'est pourquoi ils demandent du pain à Jésus et s'attendent à le recevoir comme autrefois leurs pères recevaient de Dieu la manne (v. 34). Et Jésus tente encore et encore de leur expliquer qu'il ne s'agit pas du pain, mais du Royaume et de cette plénitude de la vie divine qui y est donnée à chacun, de sorte que là aucune manne ne sera plus nécessaire.
Le miracle, c'est l'irruption du Royaume dans notre monde, la manifestation de ses lois là où, d'ordinaire, règnent des règles tout autres. Mais maintenant le Royaume entre dans le monde en le transformant, et le temps des miracles passe. Vient le temps du Royaume, ouvert à quiconque le cherche et veut y entrer.
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