2 Si nous sommes morts au péché, comment continuer de vivre en lui?
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Quand on rencontre chez Paul les mots que nous, comme des chrétiens, sommes morts au péché, différentes associations apparaissent, et la plus proche se trouve assez souvent lier à un certain ascétisme particulièrement rigoureux, avec une lutte impitoyable, avec la disposition de résister à sa propre humanité déchue, ne serait-ce jusqu'à la mort. Peut-être tel est le cas dans le monde déchu, d'autant plus que et l'apôtre lui-même dans certains de ses messages dit qu’on ne peut rester fidèle à la Torah, l’observer jusqu'à la fin qu’au prix de sa propre vie : car tant que le pécheur vit, il continue à pécher, tel est la propriété de sa nature humaine déchue. Et si le christianisme était encore une nouvelle religion, probablement, alors on pouvait se limiter à ceci: car l’homme déchu n’est vraiment pas en état de faire plus. Mais le christianisme n’est pas une religion nouvelle, mais une vie nouvelle, la vie dans ce Royaume, que le Sauveur a apporté sur terre, disant qu'il «s'est approché». Et cette vie est tout à fait incompatible avec le péché. Si seulement nous voulons vivre la vie du Royaume, le péché doit disparaître de notre vie. Mais en effet, il faut pour cela une transformation totale de la nature humaine, autrement on ne saura parler de la libération du péché! D'une part, c'est justement ainsi.
Mais, d'autre part, le processus de transformation de l’individu dans le Royaume est inséparable de l'histoire du Royaume même dans notre monde se transformant, mais pas encore transformé jusqu'à la fin. C’est dans un certain sens, deux faces d’un même processus : aussi longtemps que le Royaume ne se révélera pas dans toute son intégralité, aucun de nous, recherchant le Royaume ou vivant en lui, n’obtiendra toute la plénitude de sa vie, et donc, notre propre biographie spirituelle est étroitement liée à l'histoire du Royaume dans notre monde et est définie par celle-ci. Cependant, tant que notre nature humaine ne sera pas totalement transformée, nous ne nous débarrasserons pas du péché! Alors quoi : la perspective d’une vie sans péché est reportée jusqu'au jour du retour du Christ et du triomphe définitif du Royaume ?
Et oui, et non. Oui parce que ce n’est qu’ainsi que nous allons définitivement nous débarrasser du péché. Non parce que nous pouvons nous débarrasser du pouvoir du péché bien avant, que nous ne nous débarrassions définitivement et pour toujours du péché. Une telle affirmation peut sembler étrange, si on ne prend pas en considération ce fait que le Royaume «est proche» déjà, il est ici, et on peut rejoindre sa vie déjà aujourd'hui. Bien sûr, à notre époque de transition, l'époque du Royaume à venir, nous allons probablement vivre simultanément dans deux mondes : dans l’ancien monde non transformé et dans le Royaume. Et dans une telle position, seulement de notre état spirituel dépend quelle des deux composantes de notre, comme on dit les philosophes, existence, s’avéra déterminant.
Idéalement, notre vie doit être définie exceptionnellement par celle de ses composantes, qui appartient au Royaume. Et alors nous serons morts au péché: il existera dans notre vie, comme quelque chose d’extérieure par rapport à lui, sans définir sa qualité, peut-être seulement parfois faisant des tentatives d'entrer là, où il n’aura pas chemin. Probablement, c'est le maximum de ce que nous pouvons réaliser dans notre époque de transition, dans l'époque, lorsque le Royaume est déjà ici, mais ne s'est pas encore totalement révélé.
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