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RÉFLEXIONS pour 2P 3:1-18

Voici déjà, très chers, la deuxième lettre que je vous écris; dans les deux je fais appel à vos souvenirs pour éveiller en vous une saine intelligence.
Souvenez-vous des choses prédites par les saints prophètes et du commandement de vos apôtres, celui du Seigneur et Sauveur.
Sachez tout d'abord qu'aux derniers jours, il viendra des railleurs pleins de raillerie, guidés par leurs passions.
Ils diront : " Où est la promesse de son avènement ? Depuis que les Pères sont morts, tout demeure comme au début de la création. "
Car ils ignorent volontairement qu'il y eut autrefois des cieux et une terre qui, du milieu de l'eau, par le moyen de l'eau, surgit à la parole de Dieu
et que, par ces mêmes causes, le monde d'alors périt inondé par l'eau.
Mais les cieux et la terre d'à présent, la même parole les a mis de côté et en réserve pour le feu, en vue du jour du Jugement et de la ruine des hommes impies.
Mais voici un point, très chers, que vous ne devez pas ignorer: c'est que devant le Seigneur, un jour est comme mille et mille ans comme un jour.
Le Seigneur ne retarde pas l'accomplissement de ce qu'il a promis, comme certains l'accusent de retard, mais il use de patience envers vous, voulant que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir.
10 Il viendra, le Jour du Seigneur, comme un voleur ; en ce jour, les cieux se dissiperont avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, la terre avec les œuvres qu'elle renferme sera consumée.
11 Puisque toutes ces choses se dissolvent ainsi, quels ne devez-vous pas être par une sainte conduite et par les prières,
12 attendant et hâtant l'avènement du Jour de Dieu, où les cieux enflammés se dissoudront et où les éléments embrasés se fondront.
13 Ce sont de nouveaux cieux et une terre nouvelle que nous attendons selon sa promesse, où la justice habitera.
14 C'est pourquoi, très chers, en attendant, mettez votre zèle à être sans tache et sans reproche, pour être trouvés en paix.
15 Tenez la longanimité de notre Seigneur pour salutaire, comme notre cher frère Paul vous l'a aussi écrit selon la sagesse qui lui a été donnée.
16 Il le fait d'ailleurs dans toutes les lettres où il parle de ces questions. Il s'y rencontre des points obscurs, que les gens sans instruction et sans fermeté détournent de leur sens - comme d'ailleurs les autres Écritures - pour leur propre perdition.
17 Vous donc, très chers, étant avertis, soyez sur vos gardes, de peur qu'entraînés par l'égarement des criminels, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté.
18 Mais croissez dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ : à lui la gloire maintenant et jusqu'au jour de l'éternité ! Amen.
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Nous lisons les paroles prophétiques du Christ sur l'avenir du monde et sur les jours qui précéderont Son Second Avènement dans la puissance et la gloire. Tout ce qui arrivera sera terrible, et... tout cela se rencontre déjà dans notre monde : tremblements de terre et guerres, famines et épidémies. Mais en quoi consiste la patience du Seigneur dont parle l'apôtre ? Elle consiste en ce qu'Il attend chaque personne et donne à chacun la possibilité de Le rencontrer. Il nous a donné la promesse dont parle l'apôtre : « Selon Sa promesse, nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre où habite la justice. » Notre monde peut devenir ces nouveaux cieux et cette nouvelle terre si la prédication du Christ est entendue par chacun ; si les œuvres du Christ et l'amour des hommes pour Lui deviennent le fondement de la vie humaine ; si chacun, par le repentir et la crainte de Dieu, acquiert la foi, l'espérance et l'amour. La prière pour le monde et pour tout ce qui s'y passe, la prière adressée au Christ pour le salut des âmes humaines au milieu des détresses et des malheurs, doit résonner chaque jour dans le cœur de tout chrétien, comme elle résonne chaque jour dans l'Église.

Autres réflexions

 
Pour 2P 3:1-18
Voici déjà, très chers, la deuxième lettre que je vous écris; dans les deux je fais appel à vos souvenirs pour éveiller en vous une saine intelligence.
Souvenez-vous des choses prédites par les saints prophètes et du commandement de vos apôtres, celui du Seigneur et Sauveur.
Sachez tout d'abord qu'aux derniers jours, il viendra des railleurs pleins de raillerie, guidés par leurs passions.
Ils diront : " Où est la promesse de son avènement ? Depuis que les Pères sont morts, tout demeure comme au début de la création. "
Car ils ignorent volontairement qu'il y eut autrefois des cieux et une terre qui, du milieu de l'eau, par le moyen de l'eau, surgit à la parole de Dieu
et que, par ces mêmes causes, le monde d'alors périt inondé par l'eau.
Mais les cieux et la terre d'à présent, la même parole les a mis de côté et en réserve pour le feu, en vue du jour du Jugement et de la ruine des hommes impies.
Mais voici un point, très chers, que vous ne devez pas ignorer: c'est que devant le Seigneur, un jour est comme mille et mille ans comme un jour.
Le Seigneur ne retarde pas l'accomplissement de ce qu'il a promis, comme certains l'accusent de retard, mais il use de patience envers vous, voulant que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir.
10 Il viendra, le Jour du Seigneur, comme un voleur ; en ce jour, les cieux se dissiperont avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, la terre avec les œuvres qu'elle renferme sera consumée.
11 Puisque toutes ces choses se dissolvent ainsi, quels ne devez-vous pas être par une sainte conduite et par les prières,
12 attendant et hâtant l'avènement du Jour de Dieu, où les cieux enflammés se dissoudront et où les éléments embrasés se fondront.
13 Ce sont de nouveaux cieux et une terre nouvelle que nous attendons selon sa promesse, où la justice habitera.
14 C'est pourquoi, très chers, en attendant, mettez votre zèle à être sans tache et sans reproche, pour être trouvés en paix.
15 Tenez la longanimité de notre Seigneur pour salutaire, comme notre cher frère Paul vous l'a aussi écrit selon la sagesse qui lui a été donnée.
16 Il le fait d'ailleurs dans toutes les lettres où il parle de ces questions. Il s'y rencontre des points obscurs, que les gens sans instruction et sans fermeté détournent de leur sens - comme d'ailleurs les autres Écritures - pour leur propre perdition.
17 Vous donc, très chers, étant avertis, soyez sur vos gardes, de peur qu'entraînés par l'égarement des criminels, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté.
18 Mais croissez dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ : à lui la gloire maintenant et jusqu'au jour de l'éternité ! Amen.
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Nous lisons l'avertissement selon lequel dans les derniers jours paraîtront des moqueurs insolents, et nous pouvons nous demander : de qui...  Lire la suite

Nous lisons l'avertissement selon lequel dans les derniers jours paraîtront des moqueurs insolents, et nous pouvons nous demander : de qui parle l'apôtre ? Ceux que l'on peut ranger dans cette catégorie sont nombreux à notre époque ; cela signifie-t-il que nos jours doivent être considérés comme les derniers ? En fait, de tels moqueurs ont existé en abondance à toutes les époques, et pourtant la fin du monde n'est pas arrivée.

Oui, ceux qui blasphèment tout ce qui est saint n'ont pas manifesté leur zèle seulement à la veille de la fin des temps. Mais il nous a aussi été annoncé que « quant à ce jour et à cette heure, nul ne les connaît » (Mt 24:36). Pour nous qui ne connaissons pas les délais, il est bien plus important d'être toujours prêts à rencontrer le Christ, que Son avènement ait lieu bientôt ou non. En regardant les signes des derniers temps, même si ces temps doivent durer longtemps selon les mesures humaines, il ne faut pas rester assis, les bras croisés par peur, mais entreprendre de rectifier nos voies. La perception que Dieu a du temps n'est pas la nôtre.

D'ailleurs, même chez les hommes, il arrive souvent que des périodes qui nous paraissent longues passent en un instant.

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Pour 2P 3:1-18
Voici déjà, très chers, la deuxième lettre que je vous écris; dans les deux je fais appel à vos souvenirs pour éveiller en vous une saine intelligence.
Souvenez-vous des choses prédites par les saints prophètes et du commandement de vos apôtres, celui du Seigneur et Sauveur.
Sachez tout d'abord qu'aux derniers jours, il viendra des railleurs pleins de raillerie, guidés par leurs passions.
Ils diront : " Où est la promesse de son avènement ? Depuis que les Pères sont morts, tout demeure comme au début de la création. "
Car ils ignorent volontairement qu'il y eut autrefois des cieux et une terre qui, du milieu de l'eau, par le moyen de l'eau, surgit à la parole de Dieu
et que, par ces mêmes causes, le monde d'alors périt inondé par l'eau.
Mais les cieux et la terre d'à présent, la même parole les a mis de côté et en réserve pour le feu, en vue du jour du Jugement et de la ruine des hommes impies.
Mais voici un point, très chers, que vous ne devez pas ignorer: c'est que devant le Seigneur, un jour est comme mille et mille ans comme un jour.
Le Seigneur ne retarde pas l'accomplissement de ce qu'il a promis, comme certains l'accusent de retard, mais il use de patience envers vous, voulant que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir.
10 Il viendra, le Jour du Seigneur, comme un voleur ; en ce jour, les cieux se dissiperont avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, la terre avec les œuvres qu'elle renferme sera consumée.
11 Puisque toutes ces choses se dissolvent ainsi, quels ne devez-vous pas être par une sainte conduite et par les prières,
12 attendant et hâtant l'avènement du Jour de Dieu, où les cieux enflammés se dissoudront et où les éléments embrasés se fondront.
13 Ce sont de nouveaux cieux et une terre nouvelle que nous attendons selon sa promesse, où la justice habitera.
14 C'est pourquoi, très chers, en attendant, mettez votre zèle à être sans tache et sans reproche, pour être trouvés en paix.
15 Tenez la longanimité de notre Seigneur pour salutaire, comme notre cher frère Paul vous l'a aussi écrit selon la sagesse qui lui a été donnée.
16 Il le fait d'ailleurs dans toutes les lettres où il parle de ces questions. Il s'y rencontre des points obscurs, que les gens sans instruction et sans fermeté détournent de leur sens - comme d'ailleurs les autres Écritures - pour leur propre perdition.
17 Vous donc, très chers, étant avertis, soyez sur vos gardes, de peur qu'entraînés par l'égarement des criminels, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté.
18 Mais croissez dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ : à lui la gloire maintenant et jusqu'au jour de l'éternité ! Amen.
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L’apôtre Pierre peint un tableau terrifiant : « les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés fondront »...  Lire la suite

L’apôtre Pierre peint un tableau terrifiant : « les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés fondront »... Et pourtant, il attend ce jour avec joie et nous appelle à faire de même ? Oui. Oui, parce que cette destruction est la conséquence de la venue de Dieu. Rien de mauvais ni de pécheur ne peut subsister devant la face de Dieu — et ce monde tout entier est empoisonné par le péché de l’homme. Mais le Seigneur nous promet un ciel nouveau et une terre nouvelle ; cela signifie que, purifiée par le feu, la terre deviendra elle-même : telle que le Seigneur l’a créée, telle qu’elle était avant la Chute. Ainsi, le dernier jour, le jour de Dieu, est un jour de joie : le jour où notre Seigneur viendra !

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Pour 2P 3:8
Mais voici un point, très chers, que vous ne devez pas ignorer: c'est que devant le Seigneur, un jour est comme mille et mille ans comme un jour.
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Quiconque a lu attentivement la Bible, sait que, lorsqu’il s’agit «des temps et délais», il faut traiter les paroles de Dieu avec une certaine prudence. Comme montre l'expérience de l'histoire chrétienne, qui s’étend voici déjà le troisième millénaire...  Lire la suite

Quiconque a lu attentivement la Bible, sait que, lorsqu’il s’agit «des temps et délais», il faut traiter les paroles de Dieu avec une certaine prudence. Comme montre l'expérience de l'histoire chrétienne, qui s’étend voici déjà le troisième millénaire, Son «bientôt» et notre «bientôt» se diffèrent l'un de l'autre, et en plus très considérablement. Mais que signifie cette différence? Et à quoi est-elle liée? L'apôtre dit que chez Dieu un jour comme mille. Mais combien dure le jour de Dieu? Et avec quelles mesures mesure-t-on les jours de Celui Qui demeure hors du temps? Et mille ans — est-ce un chiffre exact? Ou l'allégorie, comme celle qu’on trouve dans la langue française, lorsqu’on parle de quelque chose qui a déjà été « mille fois dit» ou «mille ans connu»? Et si c'est le cas, alors qu’est-ce que Dieu attend? Mais pourquoi Il dit que déjà «bientôt»?

Probablement, s'Il agissait Seul, sans égard pour l’homme, tout aurait vraiment pu s'achever beaucoup plus vite, peut-être, même beaucoup plus tôt, que nous ne pouvons nous imaginer. Mais c’est là le problème, qu’Il ne veut pas agir ainsi. Car, il Lui est important de nous (les hommes) engager dans Ses plans, mais engager l’homme déchu dans quelque chose de bon, et encore surtout dans le travail de son propre salut, — n’est pas une tâche simple, surtout, si on prend en considération qu’on ne peut faire cela qu’avec notre accord.

Il paraît que c’est notamment ici, que se trouve la raison pour laquelle le «bientôt» de Dieu se diffère ainsi du nôtre. Tout est proche, le Royaume est proche, tout peut s'achever à n'importe quel moment, le bateau est prêt à naviguer, mais … il faut absolument attendre les voyageurs qui sont en retard, sinon, ceux restés sur le rivage, qui deviendra très vite inapte à la vie, seront condamnés à la perdition.

Et le Capitaine attend, attend, comme il semble à certains, perdant en vain le temps. Mais Lui, Il sait mieux, et Il attend. Et combien faudra-t-il attendre, dépend, entre autres, avant tout de nous. Car sans nous le Royaume n'est pas complet. Et quand nous nous attacherons à sa plénitude et combien de temps (selon le compte terrestre) faudra pour cela, dépend non seulement de Dieu, mais aussi de nous.

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Pour 2P 3:9-10
Le Seigneur ne retarde pas l'accomplissement de ce qu'il a promis, comme certains l'accusent de retard, mais il use de patience envers vous, voulant que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir.
10 Il viendra, le Jour du Seigneur, comme un voleur ; en ce jour, les cieux se dissiperont avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, la terre avec les œuvres qu'elle renferme sera consumée.
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Pierre nous rappelle le jour du Jugement. Il a ici en vue, apparemment, les perplexités qui se répandaient parmi les chrétiens non plus de la première, mais de la deuxième génération. Il s'agissait d'attentes déçues...  Lire la suite

Pierre nous rappelle le jour du Jugement. Il a ici en vue, apparemment, les perplexités qui se répandaient parmi les chrétiens non plus de la première, mais de la deuxième génération. Il s'agissait d'attentes déçues : la première comme la deuxième génération de chrétiens attendaient le retour du Sauveur littéralement d'un jour à l'autre, et Lui ne revenait toujours pas. Cette attente prolongée faisait naître la perplexité.

C'est sur ce fond qu'apparaissaient ces « moqueurs » mentionnés par l'apôtre : ils mettaient ouvertement en doute tout le christianisme, convaincus eux-mêmes et assurant aux autres qu'il n'y aurait aucun retour du Sauveur et que toute l'eschatologie n'était qu'une invention d'un esprit échauffé par des textes chrétiens déjà en circulation.

Pierre, lui, demeure fidèle à ce qu'il a entendu de son Maître, qui avait promis de revenir peu après la ruine de Jérusalem et du Temple qu'Il avait annoncée. Mais l'apôtre se souvenait aussi d'autre chose : des paroles de Jésus disant que le jour de Son retour, même Lui ne le connaît pas, et que tous les temps sont au pouvoir du Père. Pierre comprend ces paroles du Sauveur en ce sens que le jour du Jugement et de Son retour n'est pas prédéterminé quant aux délais, mais il est inévitable à cause du processus spirituel que nous appelons aujourd'hui l'histoire du salut. Quant aux délais, ils sont déterminés avant tout par l'état spirituel de l'Église, et aussi de toute l'humanité.

Le délai du Jugement n'est pas une indulgence accordée aux pécheurs, mais une chance pour leur conversion. Bien sûr, si le but de Dieu était de punir les pécheurs le plus sévèrement possible, le jour du Jugement serait sans doute arrivé depuis longtemps. Mais Son but est autre : Il veut que le plus grand nombre possible de pécheurs se repente et se convertisse ; c'est pourquoi Il laisse à chacun et à tous des chances de conversion tant que cela a un sens. Bien sûr, tôt ou tard viendra inévitablement le jour où il n'y aura plus personne ni rien à attendre.

Mais on ne peut pas dire exactement quand il viendra, et seul le Père peut déterminer le moment de sa venue. Cela se comprend : Lui seul voit toute la réalité dans son ensemble et dans toute sa plénitude, ainsi que toute la profondeur de chaque cœur. Lui seul peut déterminer quand il n'a plus de sens d'attendre, parce que chacun a déjà fait son choix. Nous, les hommes, ne pouvons pas le savoir par définition. Et nous n'en avons pas besoin : il nous importe de parcourir notre chemin et d'atteindre le but. Le Royaume. Sans attendre le jour du Jugement. Car toutes les possibilités nous sont déjà données maintenant.

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Pour 2P 3:9
Le Seigneur ne retarde pas l'accomplissement de ce qu'il a promis, comme certains l'accusent de retard, mais il use de patience envers vous, voulant que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir.
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Chaque chrétien s’est probablement ne serait-ce qu’une fois posé la question: qu’est-ce que Dieu attend? Pourquoi Il n'intervient pas dans les événements, pourquoi Il tarde le moment du triomphe complet et définitif du Royaume? Est-ce que le Sauveur ne pouvait pas déjà revenir aujourd'hui? Et n’aurait-il pas été mieux ainsi? Il peut s’avérer à première vue que c'est justement comme cela...  Lire la suite

Chaque chrétien s’est probablement ne serait-ce qu’une fois posé la question: qu’est-ce que Dieu attend? Pourquoi Il n'intervient pas dans les événements, pourquoi Il tarde le moment du triomphe complet et définitif du Royaume? Est-ce que le Sauveur ne pouvait pas déjà revenir aujourd'hui? Et n’aurait-il pas été mieux ainsi? Il peut s’avérer à première vue que c'est justement comme cela. En réalité, dans ce cas, finalement ce mal, dans lequel se trouve encore le monde, puisqu'il [le monde] n'est pas encore transformé, perdrait enfin pouvoir sur lui, et tout aurait été formidable. Et tout serait en effet notamment ainsi. Mais avec une correction: le moment de triomphe du Royaume est encore aussi le moment du dernier Jugement. Et donc, la barre sous l'étape actuelle de l'histoire mondiale, que Dieu met, privant ainsi la chance à ceux qui n'ont pas encore eu le temps, ne se sont pas encore définis, n'ont pas encore choisi. Pour ceux qui ont fait leur choix, le jour du Jugement devient le jour de l'approbation définitive dans le Royaume.

Pour ceux qui n'ont pas encore réussi à le faire, il s’avère le jour de la dernière et très sérieuse épreuve. Les épreuves, dont le salut dépend de leur issue. C'est pourquoi Dieu ne se presse pas. Il attend. Bien sûr, Il voit le coeur de chacun et sait quoi attendre de chacun. Tout comme Il sait, s’il vaut la peine d’attendre encore. Bien sûr, nous pourrions dire que dans tous les cas la barre apportée par Dieu sous l'histoire laisse quelqu'un en dehors du Royaume. Mais la question est de savoir qui reste en dehors.

C’est une chose ne pas être prêt au choix définitif, et une autre — le choix fait non au profit du Royaume. Le premier cas est remédiable, le second - non. Et Dieu attend, souhaitant mener chacun à un choix conscient et définitif. Car l’homme est libre, et il doit absolument faire son principal choix librement et délibérément. Et celui qui a déjà choisi, il ne reste qu’à attendre, particulièrement lorsque tout a déjà été dit et de tout a été témoigné. En effet, l'attente dans ce cas est une grande manifestation de l'amour.

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Pour 2P 3:9
Le Seigneur ne retarde pas l'accomplissement de ce qu'il a promis, comme certains l'accusent de retard, mais il use de patience envers vous, voulant que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir.
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Le contexte de cette phrase de l'apôtre Pierre est compréhensible : il s'agit du Deuxième Avènement du Christ, dont les premiers chrétiens attendaient littéralement au jour le jour. Jésus a promis de revenir, et il était évident pour les chrétiens que Son retour est un bonheur...  Lire la suite

Le contexte de cette phrase de l'apôtre Pierre est compréhensible : il s'agit du Deuxième Avènement du Christ, dont les premiers chrétiens attendaient littéralement au jour le jour. Jésus a promis de revenir, et il était évident pour les chrétiens que Son retour est un bonheur, c’est ce qu’ils souhaitaient de tout leur cœur. Et il leur était parfois incompréhensible, pourquoi cette promesse ne s’accomplit pas, pourquoi le Seigneur retarde; Il a peut être changé d'avis ? Peut être, ne veut-Il pas venir? Pierre explique que ce n’est pas le retard, et que le Seigneur n'a pas changé d'avis. C’est juste que Son but n’est pas de venir, mais de sauver. C'est pourquoi Il patiente, conformément au rythme des changements ayant lieu dans les gens. Ce n’est pas Lui qui retarde, mais nous qui retardons, - nous retardons avec notre conversion personnelle et avec notre aide aux autres gens pour leur arrivée au repentir.

Mais on peut examiner ce verset et dans un contexte plus large. Nous avons toujours des demandes à Dieu, nous prions pour nos problèmes et parfois ne voyons pas la réponse à nos prières. Et nous sommes perplexes, pourquoi Dieu garde le silence, pourquoi il retarde à accomplir nos demandes. Il est probable que ce n’est pas aussi le retardement de Dieu, mais Sa longanimité. Il attend avec patience, lorsque nous demanderons non ce que nous voulons pour nous-mêmes, mais plutôt ce qu’Il veut de nous. Il veut que la réponse à notre prière soit réellement bonne - bon pour nous et pour tous ceux, qu’Il aime. Quelqu’un a dit autrefois que nous devons nous rappeler que quand nous prions du vent arrière, ce vent sera devant pour quelqu'un d’autre. Dieu ne retarde pas avec la réponse à nos prières, mais c’est nous qui retardons avec la réponse à Son appel de nous aimer les uns les autres.

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Pour 2P 3:9
Le Seigneur ne retarde pas l'accomplissement de ce qu'il a promis, comme certains l'accusent de retard, mais il use de patience envers vous, voulant que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir.
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Sans doute chaque chrétien s'est-il demandé au moins une fois : qu'attend donc Dieu ? Pourquoi n'intervient-Il pas dans les événements, pourquoi retarde-t-Il le moment du triomphe complet et définitif du Royaume ? Le Sauveur ne pourrait-Il pas...  Lire la suite

Sans doute chaque chrétien s'est-il demandé au moins une fois : qu'attend donc Dieu ? Pourquoi n'intervient-Il pas dans les événements, pourquoi retarde-t-Il le moment du triomphe complet et définitif du Royaume ? Le Sauveur ne pourrait-Il pas revenir dès aujourd'hui ? Et cela ne serait-il pas mieux ainsi ? À première vue, on peut penser que oui. En effet, alors le mal dans lequel le monde demeure encore, dans la mesure où il n'est pas encore transfiguré, perdrait enfin son pouvoir sur lui, et tout deviendrait merveilleux. Et tout serait réellement ainsi. Mais avec une réserve : le moment du triomphe du Royaume est aussi le moment du dernier Jugement. Cela signifie que Dieu tire un trait sous l'étape actuelle de l'histoire du monde, privant ainsi de chance ceux qui n'ont pas encore eu le temps, qui ne se sont pas déterminés, qui n'ont pas choisi. Pour ceux qui ont fait leur choix, le jour du Jugement devient le jour de la confirmation définitive dans le Royaume. Pour ceux qui n'ont pas encore eu le temps de le faire, il devient le jour de l'épreuve dernière et très sérieuse, épreuve dont dépend le salut. C'est pourquoi Dieu ne se hâte pas. Il attend. Bien sûr, Il voit le cœur de chacun et sait ce qu'Il peut attendre de chacun. Il sait aussi s'il a encore un sens d'attendre. Bien sûr, nous pourrions dire qu'en tout cas le trait que Dieu tire sous l'histoire laissera quelqu'un hors du Royaume. Mais la question est de savoir qui reste dehors. Une chose est de ne pas être prêt au choix définitif, autre chose est d'avoir choisi contre le Royaume. La première est corrigible, la seconde ne l'est pas. Et Dieu attend, voulant conduire chacun à un choix conscient et définitif. Car l'homme est libre, et son choix principal doit nécessairement être fait librement et consciemment. Quant à ceux qui ont déjà choisi, il leur reste à attendre, surtout lorsque tout a déjà été dit et que tout a reçu témoignage. Car dans ce cas, l'attente se révèle la plus haute manifestation de l'amour.

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Pour 2P 3:10
10 Il viendra, le Jour du Seigneur, comme un voleur ; en ce jour, les cieux se dissiperont avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, la terre avec les œuvres qu'elle renferme sera consumée.
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L’image de la destruction du monde, brièvement, mais explicitement décrite par Pierre, impressionne bien sûr. Bien que, il faille reconnaître, il n’y a rien de tout à fait vraiment nouveau ou inattendu en elle: toute l’apocalypse yahviste et du début de l’ère chrétienne...  Lire la suite

L’image de la destruction du monde, brièvement, mais explicitement décrite par Pierre, impressionne bien sûr. Bien que, il faille reconnaître, il n’y a rien de tout à fait vraiment nouveau ou inattendu en elle: toute l’apocalypse yahviste et du début de l’ère chrétienne regarde la fin des temps approximativement de la même manière. Et le Sauveur Lui-même a dit pas mal de fois que le jour de Yahvé, le jour du Jugement («le Jour du Seigneur») viendra, comme un voleur dans la nuit. Le plus intéressant ici, est probablement cet accent sur la surprise de l'événement, qui rompt le train habituel des choses.

Selon le contexte de l'énonciation, Pierre s'adresse à ceux de ses coreligionnaires, à qui ont commencé à sembler qu'avec l'arrivée du Messie, rien dans le monde n'a changé, il est resté le même qu’il était, et comme il n’y avait aucun Royaume, dont Jésus disait qu'il «est proche» dans le monde, de même il n’y en a pas. Apparemment, il leur semblait que le Royaume viendra lorsque l'histoire s'achèvera, et ils cherchaient probablement dans le monde des signes de cette fin, et s’attristaient parce qu’ils ne pouvaient rien trouver de consolant pour eux-mêmes. L'apôtre montre le fait que le Royaume entre dans le monde non parce que l'histoire s'achève, il entre dans le monde à travers la rupture de l'histoire.

Il ne peut être autrement: car le Royaume de Jésus, par Ses propres mots «n’est pas de ce monde», il ne peut pas venir en cours et par conséquent du processus historique naturel. Au moment du triomphe du Royaume et de la transformation du monde, l'histoire ne s'achève pas, mais s'interrompt. Et c’est pourquoi le jour du Jugement vient, «comme un voleur dans la nuit», lorsque personne ne l'attend. Et à ceux qui attendent, il ne vaut pas la peine de chercher à déterminer la proximité de ce jour par des signes extérieurs.

Bien sûr, toute tension du développement historique, toute période de troubles augmentent dans un certain sens la probabilité de la rupture de l'histoire, mais seulement dans ce sens, dans lequel n'importe quelle augmentation de la charge sur n'importe quelle structure augmente la probabilité de sa destruction. Même les sérieux catastrophes les plus sociaux, technos gènes ou naturels ne peuvent pas témoigner en eux-mêmes de la proximité du jour du Jugement, bien que chacun d’un tel accident, en principe, puisse devenir son précurseur. Et c'est pourquoi Pierre est en mesure de donner à celui qui attend ce jour seulement un conseil. Celui-là même, qu’avait donné le Sauveur Lui-même à Ses disciples.

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Pour 2P 3:14-15
14 C'est pourquoi, très chers, en attendant, mettez votre zèle à être sans tache et sans reproche, pour être trouvés en paix.
15 Tenez la longanimité de notre Seigneur pour salutaire, comme notre cher frère Paul vous l'a aussi écrit selon la sagesse qui lui a été donnée.
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Il a probablement paru chez chaque chrétien (et chez chaque personne croyant en Dieu) ne serait-ce qu’une fois dans la vie la question: qu’est-ce que Dieu attend? Pourquoi Il n'intervient pas dans les événements ayant lieu sur la terre pour mettre de l'ordre, mettre fin au mal qui se produit ici, punir les pécheurs, récompenser les justes? Ou pourquoi Il n'a pas au moins fait le monde tel que chaque bien et chaque mal soient récompensés immédiatement et publiquement...  Lire la suite

Il a probablement paru chez chaque chrétien (et chez chaque personne croyant en Dieu) ne serait-ce qu’une fois dans la vie la question: qu’est-ce que Dieu attend? Pourquoi Il n'intervient pas dans les événements ayant lieu sur la terre pour mettre de l'ordre, mettre fin au mal qui se produit ici, punir les pécheurs, récompenser les justes? Ou pourquoi Il n'a pas au moins fait le monde tel que chaque bien et chaque mal soient récompensés immédiatement et publiquement, de manière que chacun voit les conséquences du bien fait par le juste, ainsi que du mal fait par le pécheur? En effet, le monde aurait alors été mieux, et celui faisant le mal réfléchirait plusieurs fois s’il en vaut la peine! Et peu de gens réfléchissent à autre chose: est-ce qu’il aurait eu plusieurs personnes qui pourraient espérer au salut avec un tel ordre des choses — ne serait-ce qu’à la survie physique? Car il n’y a pas d’hommes sans péchés sur terre, excepté un Seul, Qui a apporté au monde ce Royaume, qui peut être considéré comme la seule alternative à l’ordre existant des choses! Est-ce que pouvait se révéler ainsi immédiatement dans toute sa plénitude le Royaume apporté? En principe, bien sur, il aurait pu dans le monde déchu, dans tous les cas, on n’aurait pas trouvé les forces, capable d’empêcher cela. Voici seulement le seul habitant du Royaume dans ce cas aurait été Jésus Lui-même.

On n’aurait pas trouvé sur les autres, puisque le péché est incompatible avec le Royaume, et il n’y avait pas en ce temps là et il n’y a pas aujourd’hui dans le monde des gens sans péché, excepté Lui. Le seul moyen de sauver ceux qui cherchent le Royaume et ne peuvent pas y entrer à cause de leur péché, est d’étendre le processus de la transformation du monde et de l’homme. Et non parce que ce processus, étant étendu dans un siècle ou millénaire du temps terrestre, s’avère plus facile ou plus sans douleur, mais parce qu'il est impossible de le terminer, n'ayant pas attendu la libre autodétermination de chacun des vivants.

Une telle autodétermination peut bien sûr s’avérer et négative, l’homme libre a le droit de rejeter le Royaume et le salut, ici nous avons devant nous le verso de la liberté, pour ainsi dire, son envers. Mais chacun doit se décider, et ceci librement. Et il faut parfois beaucoup de temps pour une telle autodétermination, particulièrement si on prend en considération que la plupart des gens en raison notamment de leur nature déchue essaie autant que possible d’éviter la prise de décision, d’éviter de donner une réponse univoque et définitive. Et Dieu attend. Attend pour sauver tout le monde, qui peut être sauvé.

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Pour 2P 3:15-16
15 Tenez la longanimité de notre Seigneur pour salutaire, comme notre cher frère Paul vous l'a aussi écrit selon la sagesse qui lui a été donnée.
16 Il le fait d'ailleurs dans toutes les lettres où il parle de ces questions. Il s'y rencontre des points obscurs, que les gens sans instruction et sans fermeté détournent de leur sens - comme d'ailleurs les autres Écritures - pour leur propre perdition.
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Les chrétiens, de tout temps, ont aimé raisonner sur ce qu'ils appellent « l'enseignement de l'Église ». Et de tout temps il s'est trouvé des gens qui cherchaient à rendre cet enseignement unique, complet et univoque. Tel qu'on puisse y trouver facilement la réponse à toute question surgissant, et une réponse parfaitement...  Lire la suite

Les chrétiens, de tout temps, ont aimé raisonner sur ce qu'ils appellent « l'enseignement de l'Église ». Et de tout temps il s'est trouvé des gens qui cherchaient à rendre cet enseignement unique, complet et univoque. Tel qu'on puisse y trouver facilement la réponse à toute question surgissant, et une réponse parfaitement claire, ne permettant aucune interprétation ambiguë. Tel que plus personne n'ait le moindre doute. Mais, à en juger par les paroles de Pierre, dans cette Église que la Sainte Écriture elle-même nous propose comme modèle, il n'en était nullement ainsi. Il n'y avait en elle aucune unanimité totale, aucune univocité. Même les apôtres eux-mêmes ne se comprenaient pas toujours et pas en tout.

Pour Pierre, certains passages des lettres de Paul étaient, manifestement, assez peu compréhensibles. Rien d'étonnant : Paul, qui avait reçu une véritable formation rabbinique, pensait parfois avec des images et des notions peu habituelles au simple pêcheur qu'était Pierre. Pourtant cela ne trouble pas Pierre lui-même. Il sait que, sur certaines choses, Paul et lui comprennent différemment, mais que, dans l'essentiel, ils sont unis. Si l'Église avait été encore une nouvelle organisation ou communauté religieuse, tout n'aurait pas été aussi simple. Pour une organisation religieuse, même si elle est un mouvement relativement petit, les questions de doctrine sont toujours fondamentales. Car ce sont elles qui déterminent la vie de cette organisation, y compris sa vie spirituelle.

Mais le christianisme n'est pas une nouvelle religion, c'est une vie nouvelle. La vie ne peut être réglementée par des prescriptions, des normes, des règles, des théories fixées d'avance. Le Sauveur Lui-même refuse une telle réglementation : l'unique chose qui, selon Son dessein, devait unir Ses disciples était l'amour les uns pour les autres et l'union avec Lui-même. Tout le reste était laissé au discernement de l'Église elle-même. Seuls ceux qui vivent peuvent décider quelles formes doit prendre leur vie, comment elle se déroulera dans les conditions concrètes où ils devront vivre. C'est pourquoi l'Église, aux premiers temps chrétiens, n'a connu aucun enseignement unique : elle n'en avait pas besoin. Le Christ lui suffisait.

Bien sûr, il a toujours pu se trouver des gens qui auraient préféré se livrer à toutes sortes d'exercices intellectuels à propos de tel ou tel texte lu dans le milieu chrétien. Celui qui cherche dans les lettres de Paul un témoignage y trouve un témoignage ; celui qui cherche des occasions de discuter et d'exercer son intelligence y trouve de telles occasions. Il en a été ainsi à toutes les époques de l'histoire de l'Église ; de tels gens trouveront toujours de quoi nourrir leurs exercices. Un enseignement unique n'en sauve pas. En revanche, il peut créer une illusion de vie là où il n'y en a pas. L'homme a généralement tendance à compenser l'absence de vie authentique par des discours à son sujet. Mais aucun discours, aucune théorie ni aucun concept ne nous rapproche du Royaume. Pierre comme Paul le comprennent parfaitement.

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Pour Mc 13:24-31
24 Mais en ces jours-là, après cette tribulation, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière,
25 les étoiles se mettront à tomber du ciel et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées.
26 Et alors on verra le Fils de l'homme venant dans des nuées avec grande puissance et gloire.
27 Et alors il enverra les anges pour rassembler ses élus, des quatre vents, de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel.
28 " Du figuier apprenez cette parabole. Dès que sa ramure devient flexible et que ses feuilles poussent, vous comprenez que l'été est proche.
29 Ainsi vous, lorsque vous verrez cela arriver, comprenez qu'Il est proche, aux portes.
30 En vérité je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout cela ne soit arrivé.
31 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.
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Aujourd’hui, nous voudrions attirer l’attention sur ces paroles : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas ». « Le ciel et la terre » est une expression biblique qui signifie...  Lire la suite

Aujourd’hui, nous voudrions attirer l’attention sur ces paroles : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas ». « Le ciel et la terre » est une expression biblique qui signifie tout l’univers, tout le cosmos créé par Dieu. C’est précisément par ces mots que commence la Bible, comme nous nous en souvenons tous très bien. Mais comprenons-nous correctement ce qu’est le Ciel, ce qu’est la terre, où nous sommes et où est Dieu ? Le plus grave serait de penser au niveau des affiches de propagande soviétiques : nous serions sur la terre et Dieu serait au ciel. On sait qu’après le vol de Gagarine, des articles sont parus dans la presse soviétique disant que, désormais, il était prouvé qu’il n’y avait aucun Dieu au ciel. C’est une mise en garde contre des erreurs vraiment grossières. Mais il existe aussi une erreur plus subtile : penser que Dieu est au Ciel (avec une majuscule), en comprenant le Ciel comme un monde situé au-delà du monde terrestre, peuplé d’anges et d’âmes des morts, sur lesquels Dieu règne. Cette erreur vient peut-être d’une mauvaise compréhension des paroles : « Notre Père, qui es aux cieux… » ou « Roi céleste… ». Cette erreur deviendra manifeste lorsque nous nous souviendrons des lignes déjà mentionnées Gn 1:1. Or le Seigneur a créé le Ciel, et il fut un temps où le Ciel n’existait pas, mais Dieu était. Cela ne signifie pas que Dieu n’est pas au Ciel ; mais en disant qu’il y est, nous le limitons fortement, en le plaçant sur le même rang que les créatures, alors qu’il est le Créateur. C’est précisément ce que doivent nous rappeler les lignes de la lecture d’aujourd’hui que nous voulions vous proposer pour la méditation. « Le ciel et la terre passeront ». Le Ciel, tout comme la terre, n’est pas éternel. La fin des temps ne signifie nullement que des hommes seront pris de la terre pour être emmenés au Ciel, comme s’ils étaient sauvés d’un navire qui sombre dans le monde passager vers la terre ferme de l’éternité. Non, la fin du temps signifiera une réorganisation complète de la création, à laquelle le Ciel lui-même n’échappera pas. Voilà ce que nous rappelle la lecture d’aujourd’hui.

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Pour Mc 13:31-14:2
31 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.
32 " Quant à la date de ce jour, ou à l'heure, personne ne les connaît, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, personne que le Père.
33 " Soyez sur vos gardes, veillez, car vous ne savez pas quand ce sera le moment.
34 Il en sera comme d'un homme parti en voyage: il a quitté sa maison, donné pouvoir à ses serviteurs, à chacun sa tâche, et au portier il a recommandé de veiller.
35 Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison va venir, le soir, à minuit, au chant du coq ou le matin,
36 de peur que, venant à l'improviste, il ne vous trouve endormis.
37 Et ce que je vous dis à vous, je le dis à tous : veillez ! "
La Pâque et les Azymes allaient avoir lieu dans deux jours, et les grands prêtres et les scribes cherchaient comment arrêter Jésus par ruse pour le tuer.
Car ils se disaient : " Pas en pleine fête, de peur qu'il n'y ait du tumulte parmi le peuple. "
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Pourquoi donc Jésus ne répond-il pas à cette question si brûlante sur les temps et les moments ? Dieu cache-t-il spécialement...  Lire la suite

Pourquoi donc Jésus ne répond-il pas à cette question si brûlante sur les temps et les moments ? Dieu cache-t-il spécialement aux hommes un fait si important ? En effet, si nous connaissions exactement la date du triomphe à venir du Royaume… D’ailleurs, dire de façon univoque ce que chacun de nous ferait dans ce cas n’est pas si simple. On ne peut même pas être sûr que tous prendraient une telle révélation au sérieux. Et pourtant, comme on le sait, être averti, c’est être armé ; quant à la manière de recevoir l’avertissement, chacun la décide pour lui-même. En tout cas, pour ceux qui prennent la vie spirituelle au sérieux, la situation serait nettement simplifiée : ils n’auraient pas à demeurer dans un état de tension spirituelle continue (et peut-être pas seulement spirituelle), attendant chaque jour l’événement principal de leur vie. De plus, Jésus lui-même dit que même lui ne connaît pas les temps de son propre retour. Pourquoi en est-il ainsi ? Peut-être ne s’agit-il pas du fait qu’on nous cache quelque chose, mais du fait que les délais ne sont pas fixés ? Car l’histoire du Royaume est avant tout l’histoire de ceux qui y vivent et en témoignent, l’histoire de la justice chrétienne, déterminée non seulement par la volonté de Dieu, mais aussi par le choix des hommes que Dieu appelle. Dès lors, il apparaît inévitablement que le moment du retour du Messie et du triomphe du Royaume dépend non seulement de Dieu, mais aussi de nous.

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Pour Mc 13:1-37
Comme il s'en allait hors du Temple, un de ses disciples lui dit : " Maître, regarde, quelles pierres ! quelles constructions ! "
Et Jésus lui dit : " Tu vois ces grandes constructions ? Il n'en restera pas pierre sur pierre qui ne soit jetée bas. "
Et comme il était assis sur le mont des Oliviers en face du Temple, Pierre, Jacques, Jean et André l'interrogeaient en particulier:
" Dis-nous quand cela aura lieu et quel sera le signe que tout cela va finir. "
Alors Jésus se mit à leur dire : " Prenez garde qu'on ne vous abuse.
Il en viendra beaucoup sous mon nom, qui diront : "C'est moi", et ils abuseront bien des gens.
Lorsque vous entendrez parler de guerres et de rumeurs de guerres, ne vous alarmez pas: il faut que cela arrive, mais ce ne sera pas encore la fin.
On se dressera, en effet, nation contre nation et royaume contre royaume. Il y aura par endroits des tremblements de terre, il y aura des famines. Ce sera le commencement des douleurs de l'enfantement.
" Soyez sur vos gardes. On vous livrera aux sanhédrins, vous serez battus de verges dans les synagogues et vous comparaîtrez devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi, pour rendre témoignage en face d'eux.
10 Il faut d'abord que l'Évangile soit proclamé à toutes les nations.
11 " Et quand on vous emmènera pour vous livrer, ne vous préoccupez pas de ce que vous direz, mais dites ce qui vous sera donné sur le moment : car ce n'est pas vous qui parlerez, mais l'Esprit Saint.
12 Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mourir.
13 Et vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui aura tenu bon jusqu'au bout, celui-là sera sauvé.
14 " Lorsque vous verrez l'abomination de la désolation installée là où elle ne doit pas être que le lecteur comprenne ! , alors que ceux qui seront en Judée s'enfuient dans les montagnes,
15 que celui qui sera sur la terrasse ne descende pas pour rentrer dans sa maison et prendre ses affaires;
16 et que celui qui sera aux champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau!
17 Malheur à celles qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là!
18 Priez pour que cela ne tombe pas en hiver.
19 Car en ces jours-là il y aura une tribulation telle qu'il n'y en a pas eu de pareille depuis le commencement de la création qu'a créée Dieu jusqu'à ce jour, et qu'il n'y en aura jamais plus.
20 Et si le Seigneur n'avait abrégé ces jours, nul n'aurait eu la vie sauve; mais à cause des élus qu'il a choisis, il a abrégé ces jours.
21 Alors si quelqu'un vous dit : "Voici : le Christ est ici ! ", "Voici : il est là ! ", n'en croyez rien.
22 Il surgira, en effet, des faux Christs et des faux prophètes qui opéreront des signes et des prodiges pour abuser, s'il était possible, les élus.
23 Pour vous, soyez en garde : je vous ai prévenus de tout.
24 Mais en ces jours-là, après cette tribulation, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière,
25 les étoiles se mettront à tomber du ciel et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées.
26 Et alors on verra le Fils de l'homme venant dans des nuées avec grande puissance et gloire.
27 Et alors il enverra les anges pour rassembler ses élus, des quatre vents, de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel.
28 " Du figuier apprenez cette parabole. Dès que sa ramure devient flexible et que ses feuilles poussent, vous comprenez que l'été est proche.
29 Ainsi vous, lorsque vous verrez cela arriver, comprenez qu'Il est proche, aux portes.
30 En vérité je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout cela ne soit arrivé.
31 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.
32 " Quant à la date de ce jour, ou à l'heure, personne ne les connaît, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, personne que le Père.
33 " Soyez sur vos gardes, veillez, car vous ne savez pas quand ce sera le moment.
34 Il en sera comme d'un homme parti en voyage: il a quitté sa maison, donné pouvoir à ses serviteurs, à chacun sa tâche, et au portier il a recommandé de veiller.
35 Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison va venir, le soir, à minuit, au chant du coq ou le matin,
36 de peur que, venant à l'improviste, il ne vous trouve endormis.
37 Et ce que je vous dis à vous, je le dis à tous : veillez ! "
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La lecture d’aujourd’hui est remarquable par le passage qu’elle reflète de l’histoire à la fin des temps. Elle commence par une prophétie...  Lire la suite

La lecture d’aujourd’hui est remarquable par le passage qu’elle reflète de l’histoire à la fin des temps. Elle commence par la prophétie de Jésus au sujet du Temple, auquel, selon Ses paroles, une destruction complète est réservée (v. 1-23). Cette prophétie s’est accomplie en 70 apr. J.-C., lorsque, après le soulèvement antiromain lancé par les zélotes en Judée, Jérusalem fut prise d’assaut par les Romains après un long siège, et la ville, avec le Temple, fut détruite jusqu’aux fondations. Du Temple ne resta que le soubassement, dont le mur de soutènement occidental est aujourd’hui connu sous le nom de Mur des Lamentations. Ces événements furent précédés d’un puissant essor du mouvement messianique ; peu avant le début du soulèvement, des prétendants au messianisme apparaissaient régulièrement en Judée, certains parvenant à organiser des révoltes locales, durement réprimées par les Romains ; c’est manifestement contre de tels prétendants que Jésus met en garde Ses disciples (v. 5-6). L’atmosphère de l’époque était inquiète et fiévreuse ; des rumeurs circulaient au sujet d’une guerre prochaine qui, disaient les zélotes, serait la dernière guerre, la guerre messianique ; et chaque action militaire, même mineure, s’entourait de rumeurs, parfois les plus invraisemblables, accroissant encore cette atmosphère d’attente générale et exaltée de la fin (v. 7-8). L’avertissement de Jésus au sujet des persécutions à venir ne fut pas non plus vain (v. 9-13) : les persécutions contre les chrétiens commencèrent effectivement avant même le soulèvement de 70 ; mais la prédication de Paul avait déjà retenti dans tout l’Empire romain avant la chute de Jérusalem (v. 10). Lorsque le soulèvement commença et échoua, et que Jérusalem se trouva menacée d’un siège lourd et prolongé, les chrétiens, se souvenant de l’avertissement du Sauveur (v. 14-23), quittèrent la ville ; les pharisiens firent de même. Quant à ce qui se passait dans la ville assiégée, à la haine générale, à l’intolérance et aux violences qui y régnaient, Flavius Josèphe, l’un des témoins et participants de ces événements, l’a décrit en détail dans son livre La Guerre des Juifs.

Et voici qu’après la prophétie sur les événements qui devaient se produire très peu de temps après Sa mort et Sa Résurrection, le Sauveur passe au récit de la fin des temps et de Son second avènement (v. 24-37). Il semblerait que ces événements dussent se suivre immédiatement ou presque immédiatement. Pourtant Jésus Lui-même dit clairement que l’heure de Son retour n’est connue que du Père. Une question se pose alors : quel lien y a-t-il entre les événements de 70 à Jérusalem et le second avènement du Christ ? Pour les Juifs croyants, le Second Temple, construit au VIe siècle av. J.-C. par ceux qui revenaient de Babylone, était le Temple messianique ; le Messie-Christ devait y prêcher, et la fin de ce Temple devait être aussi la fin de l’histoire terrestre et l’avènement du Royaume messianique. Et Jésus, semble-t-il, confirme cette représentation selon laquelle la destruction du Temple achève l’histoire terrestre, en ajoutant qu’elle prendra fin encore du vivant des contemporains de Sa vie terrestre (v. 30 ; « cette génération » signifie « cette génération-ci »). Mais entre l’achèvement de l’histoire terrestre et le triomphe définitif du Royaume, il doit, semble-t-il, s’écouler un certain temps, connu du Père seul. Il nous reste donc à attendre et à veiller (v. 33-37) : attendre le retour du Sauveur dans la plénitude du Royaume et veiller afin que Son retour ne nous surprenne pas.

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Pour Mc 13:1-37
Comme il s'en allait hors du Temple, un de ses disciples lui dit : " Maître, regarde, quelles pierres ! quelles constructions ! "
Et Jésus lui dit : " Tu vois ces grandes constructions ? Il n'en restera pas pierre sur pierre qui ne soit jetée bas. "
Et comme il était assis sur le mont des Oliviers en face du Temple, Pierre, Jacques, Jean et André l'interrogeaient en particulier:
" Dis-nous quand cela aura lieu et quel sera le signe que tout cela va finir. "
Alors Jésus se mit à leur dire : " Prenez garde qu'on ne vous abuse.
Il en viendra beaucoup sous mon nom, qui diront : "C'est moi", et ils abuseront bien des gens.
Lorsque vous entendrez parler de guerres et de rumeurs de guerres, ne vous alarmez pas: il faut que cela arrive, mais ce ne sera pas encore la fin.
On se dressera, en effet, nation contre nation et royaume contre royaume. Il y aura par endroits des tremblements de terre, il y aura des famines. Ce sera le commencement des douleurs de l'enfantement.
" Soyez sur vos gardes. On vous livrera aux sanhédrins, vous serez battus de verges dans les synagogues et vous comparaîtrez devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi, pour rendre témoignage en face d'eux.
10 Il faut d'abord que l'Évangile soit proclamé à toutes les nations.
11 " Et quand on vous emmènera pour vous livrer, ne vous préoccupez pas de ce que vous direz, mais dites ce qui vous sera donné sur le moment : car ce n'est pas vous qui parlerez, mais l'Esprit Saint.
12 Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mourir.
13 Et vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui aura tenu bon jusqu'au bout, celui-là sera sauvé.
14 " Lorsque vous verrez l'abomination de la désolation installée là où elle ne doit pas être que le lecteur comprenne ! , alors que ceux qui seront en Judée s'enfuient dans les montagnes,
15 que celui qui sera sur la terrasse ne descende pas pour rentrer dans sa maison et prendre ses affaires;
16 et que celui qui sera aux champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau!
17 Malheur à celles qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là!
18 Priez pour que cela ne tombe pas en hiver.
19 Car en ces jours-là il y aura une tribulation telle qu'il n'y en a pas eu de pareille depuis le commencement de la création qu'a créée Dieu jusqu'à ce jour, et qu'il n'y en aura jamais plus.
20 Et si le Seigneur n'avait abrégé ces jours, nul n'aurait eu la vie sauve; mais à cause des élus qu'il a choisis, il a abrégé ces jours.
21 Alors si quelqu'un vous dit : "Voici : le Christ est ici ! ", "Voici : il est là ! ", n'en croyez rien.
22 Il surgira, en effet, des faux Christs et des faux prophètes qui opéreront des signes et des prodiges pour abuser, s'il était possible, les élus.
23 Pour vous, soyez en garde : je vous ai prévenus de tout.
24 Mais en ces jours-là, après cette tribulation, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière,
25 les étoiles se mettront à tomber du ciel et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées.
26 Et alors on verra le Fils de l'homme venant dans des nuées avec grande puissance et gloire.
27 Et alors il enverra les anges pour rassembler ses élus, des quatre vents, de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel.
28 " Du figuier apprenez cette parabole. Dès que sa ramure devient flexible et que ses feuilles poussent, vous comprenez que l'été est proche.
29 Ainsi vous, lorsque vous verrez cela arriver, comprenez qu'Il est proche, aux portes.
30 En vérité je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout cela ne soit arrivé.
31 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.
32 " Quant à la date de ce jour, ou à l'heure, personne ne les connaît, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, personne que le Père.
33 " Soyez sur vos gardes, veillez, car vous ne savez pas quand ce sera le moment.
34 Il en sera comme d'un homme parti en voyage: il a quitté sa maison, donné pouvoir à ses serviteurs, à chacun sa tâche, et au portier il a recommandé de veiller.
35 Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison va venir, le soir, à minuit, au chant du coq ou le matin,
36 de peur que, venant à l'improviste, il ne vous trouve endormis.
37 Et ce que je vous dis à vous, je le dis à tous : veillez ! "
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Aujourd'hui nous lisons un passage où Jésus parle aux disciples de ce qui vient, de ce qui les attend, eux et leurs descendants. Ce discours...  Lire la suite

Aujourd'hui nous lisons un passage où Jésus parle aux disciples de ce qui vient, de ce qui les attend, eux et leurs descendants. Ce discours de Jésus est le plus long chez Marc. Écoutons-le plus attentivement : qu'est-ce qui a donné lieu à la conversation ? Que peut-on dire de l'attitude des disciples envers Jérusalem, envers son temple ?

Les paroles mêmes de Jésus peuvent être divisées en trois parties : la destruction de Jérusalem, Son retour et la fin de ce monde, puis deux paraboles. Le croisement de ces thèmes peut paraître inattendu, mais la prophétie n'est pas un exposé chronologique de l'avenir ; elle en donne plutôt différentes images, de sorte que, dans la destruction de Jérusalem, on peut voir aussi la fin de ce monde.

Il est intéressant de suivre si la curiosité initiale des disciples reçoit une réponse. Il apparaît que la réponse directe ne retentit qu'à la toute fin du chapitre : dans la parabole du figuier, Il parle des signes. Mais au sujet du moment exact, il est dit qu'il est caché à tous sauf au Père ; et si c'est bien Lui qui compte pour nous, nous devons veiller, comme le portier de la deuxième parabole. Cet appel final aidera aussi à entendre toutes les autres paroles de Jésus, qui semblent à côté de la question des disciples : Il s'adresse personnellement à nous tous.

Si Jésus ne répond pas à la question des disciples avant le verset 28, de quoi parle-t-Il donc aux v. 5-27 ? Ce qui frappe, c'est la fréquence avec laquelle Jésus s'adresse directement à eux. Jésus se soucie moins de l'avenir lui-même que des hommes, de Ses disciples dans cet avenir. Jésus leur fait comprendre que ce dont ils ont le plus besoin dans cette vie, c'est de Dieu et de Sa conduite, ce qui se voit particulièrement « sur fond » de fin.

À la lecture de ce chapitre naît souvent un sentiment naturel : même si l'on ne voudrait vraiment pas participer aux événements décrits, une chose réjouit cependant : si tout cela arrive malgré tout, alors (v.19-20 et v.24-27) Jésus reviendra et sauvera Ses élus. Il est Dieu et Sauveur.

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