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RÉFLEXIONS pour 1Jn 2:20

20 Quant à vous, vous avez reçu l'onction venant du Saint, et tous vous possédez la science.
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Dans le sacrement du Baptême, l’Esprit Saint est donné à chacun de nous. Pourquoi avons-nous donc si peu confiance? Nous cherchons des réponses dans les livres, auprès des gens, nous réfléchissons, nous nous tourmentons, nous nous inquiétons... Nous perdons foi en nous-mêmes si nous ne trouvons pas de réponse, et nous commençons à nous décourager; et si nous comprenons tout de même que la réponse doit être cherchée auprès de Dieu et en Dieu, nous tombons dans le désespoir, nous perdons presque la foi lorsque la réponse, la compréhension, se font attendre.

Mais l’Esprit est en nous. Il est donné et n’est jamais repris: Dieu ne retire pas Ses dons. Par nos péchés, nous pouvons si bien «boucher nos oreilles» et «bander nos yeux», couvrir de pierres tous les chemins à l’intérieur de l’âme qui mènent à notre cœur, qu’il devient très difficile d’entendre Sa voix douce. Nous pouvons tellement désapprendre à voir que nous ne remarquons plus Ses signes, Ses paroles dans notre vie et dans le monde qui nous entoure. Notre cœur peut être tellement encombré d’attachements terrestres, d’intérêts pour les affaires et les choses de «ce monde», que l’Esprit de Dieu est contraint de se blottir dans le coin le plus reculé et, de là, de continuer à nous parler...

Mais Il vit en nous, Il ne nous quitte pas, ne nous abandonne pas, Il console et ne se tait pas.

Et si, pour quelque raison, nous ne pouvons pas L’entendre, il faut nous laver les yeux et les oreilles, dégager les routes couvertes de pierres et de branches, libérer de la place dans notre cœur, puis nous asseoir et écouter. Et ne pas désespérer si nous n’entendons pas tout de suite. Nous avons désappris, oublié comment cela se fait. Notre ouïe intérieure est accordée à nos désirs et aux élans de notre âme, non à la voix de l’Esprit. Il faut attendre et apprendre à écouter. Attendre et patienter. Il faut parfois attendre très longtemps. Mais, à la différence de nous, Dieu est fidèle. À un moment, nous entendrons Sa voix au fond de notre cœur. Nous sommes déjà oints, et Son onction demeure en nous.

Autres réflexions

 
Pour 1Jn 2:18-21
18 Petits enfants, voici venue la dernière heure. Vous avez ouï dire que l'Antichrist doit venir; et déjà maintenant beaucoup d'antichrists sont survenus: à quoi nous reconnaissons que la dernière heure est là.
19 Ils sont sortis de chez nous, mais ils n'étaient pas des nôtres. S'ils avaient été des nôtres, ils seraient restés avec nous. Mais il fallait que fût démontré que tous n'étaient pas des nôtres.
20 Quant à vous, vous avez reçu l'onction venant du Saint, et tous vous possédez la science.
21 Je vous ai écrit, non que vous ignoriez la vérité, mais parce que vous la connaissez et qu'aucun mensonge ne provient de la vérité.
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« Je vous écris, non que vous ignoriez la vérité, mais parce que vous la connaissez »... Pourquoi écrire quelque chose à celui qui le sait déjà ?  Lire la suite

« Je vous écris, non que vous ignoriez la vérité, mais parce que vous la connaissez »... Pourquoi écrire quelque chose à celui qui le sait déjà ? L'apôtre Jean dit en substance que son épître n'est pas informative : l'information est déjà là et, de plus, elle a été donnée non par des moyens humains, mais par le Saint-Esprit. Pourquoi écrit-il donc ? Peut-être un message ou une lettre ne doit-il pas toujours apporter une information nouvelle ? Si tout se réduisait à l'information, il serait inutile de relire la Bible : nous l'avons lue et savons comment tout se termine... Peut-être les paroles sur ce qui est déjà connu sont-elles parfois nécessaires elles aussi. Pourquoi ? Pour s'affermir dans la foi. Pour nous le rappeler à nous-mêmes en l'entendant une fois de plus. Simplement pour que se poursuive la communion des saints, à travers une conversation sur ce dont on a déjà parlé... et soudain, ce que l'on entend n'est pas une information nouvelle, mais une intonation nouvelle.

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Pour 1Jn 2:18-21
18 Petits enfants, voici venue la dernière heure. Vous avez ouï dire que l'Antichrist doit venir; et déjà maintenant beaucoup d'antichrists sont survenus: à quoi nous reconnaissons que la dernière heure est là.
19 Ils sont sortis de chez nous, mais ils n'étaient pas des nôtres. S'ils avaient été des nôtres, ils seraient restés avec nous. Mais il fallait que fût démontré que tous n'étaient pas des nôtres.
20 Quant à vous, vous avez reçu l'onction venant du Saint, et tous vous possédez la science.
21 Je vous ai écrit, non que vous ignoriez la vérité, mais parce que vous la connaissez et qu'aucun mensonge ne provient de la vérité.
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Les paroles de Jean selon lesquelles quiconque a quitté l'Église est un antichrist paraissent à beaucoup un cliché de propagande, une tentative d'effrayer ses coreligionnaires, de susciter en eux une horreur métaphysique devant la perdition éternelle. Si le christianisme était simplement une religion nouvelle de plus...  Lire la suite

Les paroles de Jean selon lesquelles quiconque a quitté l'Église est un antichrist (v. 18-19) paraissent à beaucoup un cliché de propagande, une tentative d'effrayer ses coreligionnaires, de susciter en eux une horreur métaphysique devant la perdition éternelle. Si le christianisme était simplement une religion nouvelle de plus, c'est peut-être bien ainsi qu'il faudrait les comprendre. Mais justement, le christianisme n'est pas une nouvelle religion, il est une vie nouvelle. Pour Jean, comme pour toute la génération des premiers chrétiens, l'Église n'est pas une communauté religieuse, mais le lieu où les fidèles se rassemblent pour une rencontre tout à fait réelle avec le Christ ressuscité, qui bénit Lui aussi tout à fait réellement le pain rompu dans cette assemblée et la coupe.

C'est pourquoi, pour Jean, l'antichrist n'est pas une figure mystique apparaissant sur la scène de l'histoire à la fin des temps dans le décor approprié, mais quiconque s'oppose au Christ et à son Église. Il ne s'agit pas ici de haine envers ces personnes ni de condamnation de leur position, mais d'un simple constat de fait. À première vue, le jugement de l'apôtre peut paraître trop dur: après tout, il reste encore du temps avant le retour du Sauveur, si bien que ceux qui sont partis peuvent encore avoir le temps de revenir. Mais Jean ne parle pas par hasard des «derniers temps» comme de quelque chose qui est déjà arrivé.

De tels propos provoquent d'ordinaire chez le lecteur moderne un sourire sceptique. Cela se comprend: l'histoire chrétienne a connu trop d'agitateurs annonçant le prochain retour du Christ, qui, au dernier moment, pour une raison mystérieuse, se trouvait toujours reporté ou même annulé. Mais l'apôtre, lui, ne vise pas l'avenir, fût-il le plus proche; il vise le présent. C'est nous qui vivons à l'époque du Royaume qui vient. De même que Jean lui-même et ses contemporains vivaient à cette époque.

De même que tous, partout, ont vécu à cette même époque depuis le jour de la Pentecôte, et que tous y vivront jusqu'au jour du retour du Christ dans la gloire, qui viendra, bien sûr, non pas quand le proclament les «prophètes» autoproclamés. La venue du Royaume est une réalité objective, totalement indépendante de l'opinion des hommes et de leur attitude envers elle. Et elle touche chacun, indépendamment de l'âge, du sexe, de la race, de la langue ou de la religion. Et même indépendamment du fait qu'une personne sache ou non quelque chose du Christ. Mais ceux qui savent et ont accueilli portent une responsabilité particulière.

Nous ne savons pas quel rapport entretiennent avec le Royaume et sa vie ceux qui ne soupçonnent pas le Royaume. De même que nous ne savons pas quelles relations le Christ entretient avec ceux qui n'ont pas entendu parler de Lui par les hommes. Ou qui ont entendu et vu des choses qu'il aurait mieux valu ne pas entendre ni voir. Mais si une personne a connu le Christ et le Royaume et, les connaissant, s'en est allée, cela signifie qu'elle a rompu avec le Christ et avec le Royaume; c'est une donnée aussi objective que la présence même du Royaume dans le monde. Bien sûr, le chemin du retour n'est fermé à personne, du moins jusqu'au retour du Sauveur dans la gloire. Mais ce chemin, ceux qui sont partis doivent le parcourir. Pour être fidèles au Christ, et non ses adversaires.

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