Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour 1Jn 2:15

15 N’aimez ni le monde
ni ce qui est dans le monde.
Si quelqu’un aime le monde,
l’amour du Père n’est pas en lui.
Masquer

Comment comprendre ces paroles? Le monde mérite-t-il vraiment uniquement le rejet? Il semble qu’il ne s’agisse pas d’une absence d’amour littérale envers le monde, créé beau par Dieu, mais du refus de l’état déchu du monde, du péché qui traverse le monde. En prenant la condition pécheresse pour une propriété inséparable du monde, et en justifiant par elle nos propres penchants pécheurs, nous nous détournons réellement de l’amour du Père.

Autres réflexions

 
Pour 1Jn 2:12-17
12 Je vous écris, petits enfants,
parce que vos péchés vous sont remis
par la vertu de son nom.
13 Je vous écris, pères,
parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement.
Je vous écris, jeunes gens,
parce que vous avez vaincu le Mauvais.
14 Je vous ai écrit, petits enfants,
parce que vous connaissez le Père.
Je vous ai écrit, pères,
parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement.
Je vous ai écrit, jeunes gens,
parce que vous êtes forts,
que la parole de Dieu demeure en vous
et que vous avez vaincu le Mauvais.
15 N’aimez ni le monde
ni ce qui est dans le monde.
Si quelqu’un aime le monde,
l’amour du Père n’est pas en lui.
16 Car tout ce qui est dans le monde
— la convoitise de la chair,
la convoitise des yeux
et l’orgueil de la richesse —
vient non pas du Père,
mais du monde.
17 Or le monde passe
avec ses convoitises ;
mais celui qui fait la volonté de Dieu
demeure éternellement.
Masquer
Dans son épître, Jean tient des propos qui peuvent sembler exprimer une haine absolue du monde. Beaucoup les comprennent précisément ainsi. Et comment, en effet, comprendre autrement son appel à ne pas aimer le monde ni ce qui est dans...  Lire la suite

Dans son épître, Jean tient des propos qui peuvent sembler exprimer une haine absolue du monde. Beaucoup les comprennent précisément ainsi. Et comment, en effet, comprendre autrement son appel à ne pas aimer le monde ni ce qui est dans le monde (v. 15) ? Pourtant, Jean décrit de manière exhaustive ce qui, dans notre monde déchu, mérite d’être haï. Il importe ici de se rappeler qu’il ne s’agit pas d’une haine affective ou intellectuelle, mais de la haine comme rejet absolu de ce que l’on hait et refus de le laisser entrer dans sa propre vie. Qu’est-ce donc que Jean nous invite à haïr ?

Ce que convoitent la nature humaine déchue et les yeux de l’être humain déchu, ainsi que ce dont se glorifie celui qui mène la vie du monde déchu (v. 16 ; dans la traduction synodale russe, « la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie »). Tout ce qui caractérise si bien le monde purement naturel, cet ordre des choses incompatible avec le Royaume et sa vie. Du moins, l’ordre des choses tel qu’il existe aujourd’hui. Il ne s’agit pas de dire que le monde créé par Dieu se serait soudain révélé mauvais en lui-même. Ni que la vie humaine, dans toute sa plénitude et toutes ses manifestations, aurait soudain cessé de Lui plaire. Ce qui est en cause, c’est la qualité spirituelle de cette vie même.

C’est ce qui y prédomine, ce qui en détermine la qualité : le « souffle de vie » que Dieu donne à chacun à la naissance, ou la nature qui, si ce souffle faiblit, en vient à imposer sa propre loi, puis à se suffire à elle-même. C’est précisément cette autosuffisance, et non la nature en tant que telle, qui devient la malédiction de l’être humain déchu. Non seulement parce qu’elle déforme la vie humaine dans son état actuel, mais aussi parce qu’elle ferme à l’homme la possibilité d’une transfiguration, et donc celle d’entrer dans le Royaume.

L’autosuffisance naturelle de l’être humain n’est compatible qu’avec son état présent, son état déchu. Celui qui cherche le Royaume doit y renoncer. Et s’il y parvient, il ne vivra plus de la vie du monde dans son état actuel (que Jean appelle en grec « kosmos »), mais de la vie du Royaume.

Ce n’est pas un hasard si l’apôtre dit d’un tel homme qu’en accomplissant la volonté du Père, il « demeure dans l’éternité » (v. 17 ; dans la traduction synodale russe, « demeure à jamais »). Il s’agit de cette éternité du Royaume où la nature transfigurée a sa place, mais où il n’y a pas de place pour ce repli sur elle-même qui, lorsqu’il se manifeste chez l’être humain, le sépare de Dieu et du prochain. Et donc aussi de la plénitude de la vie du Royaume.

Masquer
 
Pour 1Jn 2:12-17
12 Je vous écris, petits enfants,
parce que vos péchés vous sont remis
par la vertu de son nom.
13 Je vous écris, pères,
parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement.
Je vous écris, jeunes gens,
parce que vous avez vaincu le Mauvais.
14 Je vous ai écrit, petits enfants,
parce que vous connaissez le Père.
Je vous ai écrit, pères,
parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement.
Je vous ai écrit, jeunes gens,
parce que vous êtes forts,
que la parole de Dieu demeure en vous
et que vous avez vaincu le Mauvais.
15 N’aimez ni le monde
ni ce qui est dans le monde.
Si quelqu’un aime le monde,
l’amour du Père n’est pas en lui.
16 Car tout ce qui est dans le monde
— la convoitise de la chair,
la convoitise des yeux
et l’orgueil de la richesse —
vient non pas du Père,
mais du monde.
17 Or le monde passe
avec ses convoitises ;
mais celui qui fait la volonté de Dieu
demeure éternellement.
Masquer
L'apôtre et évangéliste Jean nous avait déjà dit que la connaissance de Dieu doit nécessairement s'exprimer dans l'observance des commandements...  Lire la suite

L'apôtre et évangéliste Jean nous avait déjà dit que la connaissance de Dieu doit nécessairement s'exprimer dans l'observance des commandements. Dans celui qui garde la parole de Dieu, l'amour de Dieu s'est accompli, c'est-à-dire qu'il est devenu pleinement parfait. Poursuivant sa pensée, dans le passage d'aujourd'hui l'apôtre dit quels commandements précis il a en vue. Car un Juif peut comprendre ses paroles comme un appel à observer des commandements secondaires, tels que des prescriptions d'hygiène ou des règles de jeûne.

La parole de l'apôtre retentit avec toute sa netteté et sa clarté. Il souligne qu'il ne donne pas un commandement nouveau, mais celui qui, dès le commencement, était déjà le sens de l'Ancienne Alliance. En même temps, ce commandement est nouveau, parce que la lumière du Christ le rend clair et, surtout, praticable. Et ici, il nous faut écouter ses paroles. L'absence de scandale et la vie dans la lumière sont déterminées, selon l'apôtre, par une seule chose — l'amour pour son frère.

Il est essentiel que, dans ce cas, il ne s'agisse pas d'un proche parent ni d'un frère dans la foi, mais de tout être qui partage avec nous notre nature humaine. Cela est suffisamment évident à partir des paroles prononcées par le Christ à la fin du cinquième chapitre de l'Évangile selon Matthieu. Quiconque se met en colère contre son frère, dit le Seigneur, sera passible du jugement. L'apôtre Jean exprime la même pensée en ces mots: celui qui dit qu'il est dans la lumière et qui hait son frère est encore dans les ténèbres. C'est pourquoi, lorsque nous agissons mus par le manque d'amour, notre haine envers nos frères nous atteste que nous-mêmes sommes dans les ténèbres.

Masquer
 
Pour 1Jn 2:7-17
7 Bien-aimés,
ce n’est pas un commandement nouveau que je vous écris,
c’est un commandement ancien,
que vous avez reçu dès le début.
Ce commandement ancien
est la parole que vous avez entendue.
8 Et néanmoins, encore une fois, c’est un commandement nouveau
que je vous écris
— ce qui est vrai pour vous comme pour lui —
puisque les ténèbres s’en vont
et que la véritable lumière brille déjà.
9 Celui qui prétend être dans la lumière
tout en haïssant son frère
est encore dans les ténèbres.
10 Celui qui aime son frère demeure dans la lumière
et il n’y a en lui aucune occasion de chute.
11 Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres,
il marche dans les ténèbres,
il ne sait où il va,
parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.
12 Je vous écris, petits enfants,
parce que vos péchés vous sont remis
par la vertu de son nom.
13 Je vous écris, pères,
parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement.
Je vous écris, jeunes gens,
parce que vous avez vaincu le Mauvais.
14 Je vous ai écrit, petits enfants,
parce que vous connaissez le Père.
Je vous ai écrit, pères,
parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement.
Je vous ai écrit, jeunes gens,
parce que vous êtes forts,
que la parole de Dieu demeure en vous
et que vous avez vaincu le Mauvais.
15 N’aimez ni le monde
ni ce qui est dans le monde.
Si quelqu’un aime le monde,
l’amour du Père n’est pas en lui.
16 Car tout ce qui est dans le monde
— la convoitise de la chair,
la convoitise des yeux
et l’orgueil de la richesse —
vient non pas du Père,
mais du monde.
17 Or le monde passe
avec ses convoitises ;
mais celui qui fait la volonté de Dieu
demeure éternellement.
Masquer
« Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts... » Écoutons aujourd’hui ces paroles de l’apôtre. Car nous aimons très souvent...  Lire la suite

« Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts... » Écoutons aujourd’hui ces paroles de l’apôtre. Car nous aimons très souvent citer les paroles que le Seigneur a dites à l’apôtre Paul : Ma grâce te suffit, car Ma puissance se déploie dans la faiblesse (2 Co 12,9). Cela nous console en quelque sorte dans notre propre faiblesse ; nous nous sentons soulagés à l’idée que même un homme tel que Paul était faible, alors que dire de nous ? Nous nous justifions ainsi et disons que, si nous laissons quelque chose inachevé, c’est à cause de notre faiblesse ; le Seigneur n’a simplement pas voulu que, cette fois, Sa puissance se manifeste en nous. Mais avons-nous raison de penser ainsi ? Avons-nous toujours raison dans une telle situation ? Il semble que ce ne soit pas toujours le cas. « Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts... » Il ne suffit pas de compter sur la puissance de Dieu ; il faut aussi exercer la force qui est en nous. À ce propos, nous voudrions nous souvenir d’un poème de Nikolaï Goumilev, ou plus précisément d’un de ses fragments (« Vision », 1916) :
Il gisait épuisé sur son lit de souffrance
(Qu’y a-t-il de plus amer, de plus pesant qu’un lit de souffrance ?),
Et soudain ses yeux las se sont embrasés ;
Il voit, il entend dans un ravissement sacré —
Ils sortent des ténèbres, ils sortent de la nuit,
Saint Pantaléon et Georges le guerrier.
<...>
Et suivant son ami, Georges s’avance
(Comme des trompettes de victoire, Georges proclame) :
« Renonçant aux combats, tu aspirais au salut,
Mais les larmes du fort sont injustes devant Dieu,
Et Dieu n’a pas entendu ton renoncement ;
Demain tu te lèveras, et te lèveras pour la gloire. »
<...>
En réalité, même sur le lit d’une grave maladie, nous pouvons être assez forts pour ne pas renier Dieu en reconnaissant notre faiblesse.

Masquer
 
Pour 1Jn 2:1-17
1 Petits enfants,
je vous écris ceci pour que vous
ne péchiez pas.
Mais si quelqu’un vient à pécher,
nous avons comme avocat auprès du Père
Jésus Christ, le Juste.
2 C’est lui qui est victime de propitiation pour nos péchés,
non seulement pour les nôtres,
mais aussi pour ceux du monde entier.
3 À ceci nous savons que nous le connaissons :
si nous gardons ses commandements.
4 Qui dit : « Je le connais »,
alors qu’il ne garde pas ses commandements
est un menteur,
et la vérité n’est pas en lui.
5 Mais celui qui garde sa parole,
c’est en lui vraiment que l’amour de Dieu
est accompli.
À cela nous savons que nous sommes en lui.
6 Celui qui prétend demeurer en lui doit se conduire à son tour
comme celui-là s’est conduit.
7 Bien-aimés,
ce n’est pas un commandement nouveau que je vous écris,
c’est un commandement ancien,
que vous avez reçu dès le début.
Ce commandement ancien
est la parole que vous avez entendue.
8 Et néanmoins, encore une fois, c’est un commandement nouveau
que je vous écris
— ce qui est vrai pour vous comme pour lui —
puisque les ténèbres s’en vont
et que la véritable lumière brille déjà.
9 Celui qui prétend être dans la lumière
tout en haïssant son frère
est encore dans les ténèbres.
10 Celui qui aime son frère demeure dans la lumière
et il n’y a en lui aucune occasion de chute.
11 Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres,
il marche dans les ténèbres,
il ne sait où il va,
parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.
12 Je vous écris, petits enfants,
parce que vos péchés vous sont remis
par la vertu de son nom.
13 Je vous écris, pères,
parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement.
Je vous écris, jeunes gens,
parce que vous avez vaincu le Mauvais.
14 Je vous ai écrit, petits enfants,
parce que vous connaissez le Père.
Je vous ai écrit, pères,
parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement.
Je vous ai écrit, jeunes gens,
parce que vous êtes forts,
que la parole de Dieu demeure en vous
et que vous avez vaincu le Mauvais.
15 N’aimez ni le monde
ni ce qui est dans le monde.
Si quelqu’un aime le monde,
l’amour du Père n’est pas en lui.
16 Car tout ce qui est dans le monde
— la convoitise de la chair,
la convoitise des yeux
et l’orgueil de la richesse —
vient non pas du Père,
mais du monde.
17 Or le monde passe
avec ses convoitises ;
mais celui qui fait la volonté de Dieu
demeure éternellement.
Masquer
Il y a une grande espérance dans ces paroles. Bien qu’à première vue le texte paraisse très sévère, si on le lit attentivement...  Lire la suite

Il y a une grande espérance dans ces paroles. Bien qu’à première vue le texte paraisse très sévère, si on le lit attentivement, il apparaît que le menteur est uniquement celui qui n’observe pas les commandements tout en affirmant qu’il connaît Dieu. Lorsque tu comprends que tu observes certains commandements mal ou incomplètement, il est important de te rappeler que cela signifie que tu ne connais pas encore Dieu, non que tu mens. Cela ne signifie pas que, si nous n’observons pas tous les commandements, nous avons déchu pour toujours ; cela signifie seulement que nous ne Le connaissons pas encore et que nous avons une indication claire de ce qu’il faut faire pour connaître Dieu : observer Ses commandements et Sa parole.

Si quelqu’un éprouve de la haine, cela ne signifie pas qu’il est perdu pour toujours. Cela signifie seulement qu’il n’est pas maintenant dans la lumière ; mais s’il demande au Seigneur le don de l’amour et s’efforce d’aimer celui qu’il hait aujourd’hui, la Lumière du Seigneur l’éclairera. Si nous ne parvenons pas à agir comme Il a agi, cela ne signifie pas que nous sommes maudits. Cela signifie seulement qu’aujourd’hui nous ne sommes pas en Lui et sommes loin de Lui ; et si nous nous engageons sur le chemin de l’imitation du Christ et nous efforçons de Le suivre, nous demeurerons en Lui.

Masquer
 
Pour 1Jn 2:1-17
1 Petits enfants,
je vous écris ceci pour que vous
ne péchiez pas.
Mais si quelqu’un vient à pécher,
nous avons comme avocat auprès du Père
Jésus Christ, le Juste.
2 C’est lui qui est victime de propitiation pour nos péchés,
non seulement pour les nôtres,
mais aussi pour ceux du monde entier.
3 À ceci nous savons que nous le connaissons :
si nous gardons ses commandements.
4 Qui dit : « Je le connais »,
alors qu’il ne garde pas ses commandements
est un menteur,
et la vérité n’est pas en lui.
5 Mais celui qui garde sa parole,
c’est en lui vraiment que l’amour de Dieu
est accompli.
À cela nous savons que nous sommes en lui.
6 Celui qui prétend demeurer en lui doit se conduire à son tour
comme celui-là s’est conduit.
7 Bien-aimés,
ce n’est pas un commandement nouveau que je vous écris,
c’est un commandement ancien,
que vous avez reçu dès le début.
Ce commandement ancien
est la parole que vous avez entendue.
8 Et néanmoins, encore une fois, c’est un commandement nouveau
que je vous écris
— ce qui est vrai pour vous comme pour lui —
puisque les ténèbres s’en vont
et que la véritable lumière brille déjà.
9 Celui qui prétend être dans la lumière
tout en haïssant son frère
est encore dans les ténèbres.
10 Celui qui aime son frère demeure dans la lumière
et il n’y a en lui aucune occasion de chute.
11 Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres,
il marche dans les ténèbres,
il ne sait où il va,
parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.
12 Je vous écris, petits enfants,
parce que vos péchés vous sont remis
par la vertu de son nom.
13 Je vous écris, pères,
parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement.
Je vous écris, jeunes gens,
parce que vous avez vaincu le Mauvais.
14 Je vous ai écrit, petits enfants,
parce que vous connaissez le Père.
Je vous ai écrit, pères,
parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement.
Je vous ai écrit, jeunes gens,
parce que vous êtes forts,
que la parole de Dieu demeure en vous
et que vous avez vaincu le Mauvais.
15 N’aimez ni le monde
ni ce qui est dans le monde.
Si quelqu’un aime le monde,
l’amour du Père n’est pas en lui.
16 Car tout ce qui est dans le monde
— la convoitise de la chair,
la convoitise des yeux
et l’orgueil de la richesse —
vient non pas du Père,
mais du monde.
17 Or le monde passe
avec ses convoitises ;
mais celui qui fait la volonté de Dieu
demeure éternellement.
Masquer
Poursuivant sa réflexion sur la vie chrétienne, Jean attire l'attention, d'une part, sur ce qui est resté inchangé dans la vie spirituelle et, d'autre part, sur ce qui y a changé avec la venue du Christ...  Lire la suite

Poursuivant sa réflexion sur la vie chrétienne, Jean attire l'attention, d'une part, sur ce qui est resté inchangé dans la vie spirituelle et, d'autre part, sur ce qui y a changé avec la venue du Christ. Après Sa venue, le chemin même de la justice est resté inchangé : le chemin de la Torah intérieure, celui du commandement et celui de la parole.

Ce n'est pas un hasard si l'apôtre relie la parole au commandement : la Torah intérieure supposait précisément que le commandement soit reçu non simplement comme une norme juridique ou morale, mais avant tout comme une intention de Dieu adressée directement à l'homme, comme une expérience de communion directe avec Dieu qui transforme toute sa vie. Reçu de cette manière, le commandement devenait inévitablement pour l'homme un impératif intérieur, spirituel et moral — à condition, bien sûr, de prendre la vie spirituelle un tant soit peu au sérieux.

Un tel impératif intérieur devenait à son tour la forme que prenait la communion directe avec Dieu. Celui qui suivait le chemin de la justice se donnait donc pour but de prendre conscience de ses propres intentions et de les mettre pleinement en accord avec celles de Dieu, vécues comme cet impératif intérieur. Tout cela était connu avant même le christianisme. Jean l'appelle le « commandement ancien » : il est tout à fait possible que la formation de la tradition de la Torah intérieure et de l'expérience qui lui correspond remonte à l'époque de la captivité de Babylone, voire à des temps encore plus anciens.

Mais, avec le Christ, quelque chose de nouveau est aussi entré dans le monde : le Royaume qu'Il a apporté avec Lui. Et, avec le Royaume, est enfin apparue la possibilité, grâce à Son aide, de parcourir jusqu'au bout le chemin de la justice, celui de la Torah intérieure, pour devenir ce qu'on appelait alors une « Torah vivante ». De construire sa vie de telle sorte que rien d'autre que la Torah intérieure ne la détermine, pas même le propre péché de l'homme.

C'est précisément en ce sens que l'apôtre dit que les ténèbres passent et que la lumière de la vérité est déjà entrée dans le monde, brillant également dans le Christ et dans Ses disciples — si, bien sûr, ils ne le sont pas seulement en paroles. Cette plénitude de la vie du Royaume, qui se manifeste entre les hommes comme plénitude de l'amour, voilà ce qui est entré de nouveau dans le monde avec le Christ. Et c'est dans cette plénitude que trouve son achèvement le chemin de la justice commencé bien avant la venue du Sauveur dans le monde. Ainsi se rencontrent les époques, ainsi s'unissent l'ancien et le nouveau.

Masquer

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.