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RÉFLEXIONS pour 1Jn 1:1-10

Ce qui était dès le commencement,
ce que nous avons entendu,
ce que nous avons vu de nos yeux,
ce que nous avons contemplé,
ce que nos mains ont touché
du Verbe de vie ;
— car la Vie s’est manifestée :
nous l’avons vue, nous en rendons témoignage
et nous vous annonçons cette Vie éternelle,
qui était tournée vers le Père et qui nous est apparue —
ce que nous avons vu et entendu,
nous vous l’annonçons,
afin que vous aussi soyez en communion avec nous.
Quant à notre communion,
elle est avec le Père
et avec son Fils Jésus Christ.
Tout ceci, nous vous l’écrivons
pour que notre joie soit complète.
Or voici le message que nous avons entendu de lui
et que nous vous annonçons :
Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres.
Si nous disons que nous sommes en communion avec lui
alors que nous marchons dans les ténèbres,
nous mentons, nous ne faisons pas la vérité.
Mais si nous marchons dans la lumière
comme il est lui-même dans la lumière,
nous sommes en communion les uns avec les autres,
et le sang de Jésus, son Fils,
nous purifie de tout péché.
Si nous disons : « Nous n’avons pas de péché »,
nous nous abusons,
la vérité n’est pas en nous.
Si nous confessons nos péchés,
lui, fidèle et juste,
pardonnera nos péchés
et nous purifiera de toute iniquité.
10 Si nous disons : « Nous n’avons pas péché »,
nous faisons de lui un menteur,
et sa parole n’est pas en nous.
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Au verset 3, nous lisons : « afin que vous aussi soyez en communion avec nous ». Il apparaît que la communion des hommes entre eux dépend de la communion de chacun avec Dieu. Seule la communion avec Lui, seule la prière, rend possible l’expérience de la Rencontre d’un homme avec un autre. Il nous unit. Il nous apprend à aimer.

Mais l’apôtre Jean ne décrit pas simplement la communion avec Dieu : il exprime l’assurance d’un homme qui a vu Jésus-Christ de ses propres yeux et L’a touché de ses mains. Il en témoigne dans son épître, montrant que la communion se construit sur le témoignage. Nous pouvons témoigner de ce que notre propre expérience nous a appris sur Dieu et ainsi donner la vie. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas tendre physiquement la main pour toucher celle du Seigneur, et les apparitions sont accordées à peu de personnes. Cela signifie-t-il que la communion et la vie sont désormais impossibles, du moins telles que l’apôtre les décrit ?

Il existe l’expérience de la Rencontre. Lorsque tu échanges avec un homme et comprends que le Seigneur est en lui, qu’en le regardant tu vois Dieu et qu’en le touchant tu touches Dieu. Parfois, il s’agit réellement d’une personne extraordinaire dont la vie montre clairement qu’elle suit le Christ et L’imite. Mais parfois cela arrive tout à fait à l’improviste : tu croises simplement le regard de quelqu’un et éprouves soudain une joie véritable parce que le Seigneur nous a créés si différents les uns des autres ; tu regardes un homme dans les yeux et découvres quelque chose de nouveau sur Dieu. L’expérience de la rencontre et l’expérience de la joie.

En Dieu, il n’y a aucune ténèbre. En chaque homme, il y a à la fois lumière et ténèbres. Mais on peut discerner en chacun une étincelle de la Lumière divine. Le Seigneur nous pardonne notre péché et nos ténèbres, éclaire les recoins les plus sombres de l’âme et consume le péché par le feu de Son amour et de Son pardon.

Autres réflexions

 
Pour 1Jn 1:1-10
Ce qui était dès le commencement,
ce que nous avons entendu,
ce que nous avons vu de nos yeux,
ce que nous avons contemplé,
ce que nos mains ont touché
du Verbe de vie ;
— car la Vie s’est manifestée :
nous l’avons vue, nous en rendons témoignage
et nous vous annonçons cette Vie éternelle,
qui était tournée vers le Père et qui nous est apparue —
ce que nous avons vu et entendu,
nous vous l’annonçons,
afin que vous aussi soyez en communion avec nous.
Quant à notre communion,
elle est avec le Père
et avec son Fils Jésus Christ.
Tout ceci, nous vous l’écrivons
pour que notre joie soit complète.
Or voici le message que nous avons entendu de lui
et que nous vous annonçons :
Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres.
Si nous disons que nous sommes en communion avec lui
alors que nous marchons dans les ténèbres,
nous mentons, nous ne faisons pas la vérité.
Mais si nous marchons dans la lumière
comme il est lui-même dans la lumière,
nous sommes en communion les uns avec les autres,
et le sang de Jésus, son Fils,
nous purifie de tout péché.
Si nous disons : « Nous n’avons pas de péché »,
nous nous abusons,
la vérité n’est pas en nous.
Si nous confessons nos péchés,
lui, fidèle et juste,
pardonnera nos péchés
et nous purifiera de toute iniquité.
10 Si nous disons : « Nous n’avons pas péché »,
nous faisons de lui un menteur,
et sa parole n’est pas en nous.
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Le début de l’épître fait écho au début de l’Évangile écrit par Jean, qui rappelle à son tour le commencement du livre...  Lire la suite

Le début de l’épître fait écho au début de l’Évangile écrit par Jean, qui rappelle à son tour le commencement du livre de la Genèse. Il y a, semble-t-il, aussi une différence : là, il est question des fondements de l’ordre du monde, tandis qu’ici Jean rappelle qu’il est témoin de ce dont il écrit. Mais son témoignage ne se réduit pas à une simple confirmation protocolaire des faits ; il consiste à annoncer que Jean connaît l’essence de ce qu’il a vu : la venue dans le monde de la Source de la vie. Le but de l’épître est précisément que les hommes aient communion avec Lui et entre eux, non pas une sociabilité mondaine ni une agitation de « soirées », mais une union indiciblement mystérieuse avec Dieu et avec les frères qui sont eux aussi entrés en union avec Lui et entre eux.

Le critère de l’authenticité d’une telle union doit être les changements qualitatifs qui se produisent chez les hommes, et non seulement l’appartenance formelle à la fraternité. Mais n’y a-t-il pas contradiction dans le fait que ceux qui marchent dans la lumière ne peuvent demeurer dans les ténèbres, alors que personne ne peut affirmer qu’il n’a pas de péché ?

Non, car on ne peut voir ses propres ténèbres pécheresses que grâce à la lumière. Les ayant vues, il ne faut pas se cacher de nouveau dans les ténèbres, mais au contraire aller courageusement, avec repentir, vers la lumière qui délivre du péché.

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Pour 1Jn 1:1-4
Ce qui était dès le commencement,
ce que nous avons entendu,
ce que nous avons vu de nos yeux,
ce que nous avons contemplé,
ce que nos mains ont touché
du Verbe de vie ;
— car la Vie s’est manifestée :
nous l’avons vue, nous en rendons témoignage
et nous vous annonçons cette Vie éternelle,
qui était tournée vers le Père et qui nous est apparue —
ce que nous avons vu et entendu,
nous vous l’annonçons,
afin que vous aussi soyez en communion avec nous.
Quant à notre communion,
elle est avec le Père
et avec son Fils Jésus Christ.
Tout ceci, nous vous l’écrivons
pour que notre joie soit complète.
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En témoignant du Christ, Jean témoigne en même temps du Royaume. Il ne peut en être autrement: ils sont inséparables. La manifestation même du Fils est liée au fait que la vie de Dieu, auparavant invisible et inaccessible, la vie du Père céleste...  Lire la suite

En témoignant du Christ, Jean témoigne en même temps du Royaume. Il ne peut en être autrement: ils sont inséparables. La manifestation même du Fils est liée au fait que la vie de Dieu, auparavant invisible et inaccessible, la vie du Père céleste, devient visible (v. 2). Visible à travers un Homme concret et en un Homme concret, que l'on peut toucher de ses mains et examiner comme nous pouvons examiner et toucher tout ce qui existe dans notre monde (v. 1). Et, par là, devenir partie du Royaume, participer à la vie dont vit le Père et que le Fils porte en Lui dans toute sa plénitude (v. 3). Voilà le christianisme. Ce n'est pas par hasard que Jean parle de la plénitude de la joie (v. 4; la traduction synodale l'appelle «joie parfaite»). Il s'agit de cette joie liée à la présence de Dieu dans la vie d'une personne ou d'une communauté. Cette joie était connue, bien sûr, avant la venue du Christ.

Mais personne, aux temps préchrétiens, n'en connaissait la plénitude. Et cela ne tient pas au fait qu'elle n'aurait jamais été vécue pleinement par personne, ni même au fait que toute joie, avec la vie, se terminait alors dans le shéol, le monde des ombres, le royaume des morts, qui égalisait tous les hommes. Cela tient au fait que le souffle de Dieu, le souffle du Royaume, ne pouvait être contenu en plénitude dans aucun coeur humain; il ne pouvait donc pas s'ouvrir au monde de l'intérieur, de manière à être accessible à tout chercheur.

De l'extérieur, ce souffle parvenait jusqu'au monde, et il y eut en tout temps des personnes qui le sentaient. Mais transformer entièrement notre monde, le ramener à l'état où il pourrait redevenir partie du Royaume, comme avant la chute, n'est possible que de l'intérieur. Et le Sauveur, venu dans le monde, y apporte le Royaume. Dans toute la plénitude désormais accessible à quiconque cherche et est prêt à Lui faire confiance.

Mais participer à la vie du Royaume ne signifie pas seulement la toucher extérieurement. Cela signifie aussi la laisser entrer au-dedans. Faire que notre coeur devienne cette porte par laquelle le souffle du Royaume entre dans le monde. L'homme déchu n'en a pas la force. Mais on peut ouvrir son coeur au Christ, Le laisser entrer dans sa vie, et alors Il fera de notre coeur cette porte par laquelle le souffle du Royaume fera irruption dans le monde, comme il y fit jadis irruption par les fenêtres ouvertes de la chambre haute de Sion. Alors notre vie deviendra pleinement chrétienne: nous vivrons par le Royaume et dans le Royaume.

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Pour 1Jn 1:1-4
Ce qui était dès le commencement,
ce que nous avons entendu,
ce que nous avons vu de nos yeux,
ce que nous avons contemplé,
ce que nos mains ont touché
du Verbe de vie ;
— car la Vie s’est manifestée :
nous l’avons vue, nous en rendons témoignage
et nous vous annonçons cette Vie éternelle,
qui était tournée vers le Père et qui nous est apparue —
ce que nous avons vu et entendu,
nous vous l’annonçons,
afin que vous aussi soyez en communion avec nous.
Quant à notre communion,
elle est avec le Père
et avec son Fils Jésus Christ.
Tout ceci, nous vous l’écrivons
pour que notre joie soit complète.
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La vie du disciple bien-aimé de Jésus nous reste cachée. La Bible ne nous dit pas comment il a vécu la majeure partie des années qui lui furent accordées, ni comment il est mort...  Lire la suite

La vie du disciple bien-aimé de Jésus nous reste cachée. La Bible ne nous dit pas comment il a vécu la majeure partie des années qui lui furent accordées, ni comment il est mort. Nous avons son Évangile, ses épîtres et l'Apocalypse. Nous le considérons comme un grand mystique, un homme qui a vu ce qu'il n'est pas donné aux mortels de voir. Trop souvent, nous pensons que tel fut son ministère, sa tâche principale : nous transmettre ce qui n'est pas de ce monde. Au mieux, nous pensons que sa mission principale fut d'entendre les paroles du Christ et de nous les transmettre. Tout cela est vrai, bien sûr. Mais ce n'est pas ce que nous lisons aujourd'hui. Jean le Théologien nous donne la formule du ministère apostolique : nous vous écrivons au sujet de ce que nous avons entendu, de ce que nous avons vu de nos yeux, de ce que nous avons contemplé et de ce que nos mains ont touché, concernant la Parole de vie. Il nous dit : je L'ai touché de mes propres mains, je L'ai effleuré, j'ai senti la chaleur de sa main. Ce ne sont ni les visions du Jugement dernier, ni les symboles, ni les prophéties qui sont l'essentiel, mais le fait que moi, un homme, j'ai touché de ma main Dieu et Homme. Nous-mêmes ne témoignons généralement de cela qu'en dernier lieu, car il est plus facile d'expliquer la création du monde, l'origine du mal et du péché ; tout cela est, bien sûr, bien plus facile à expliquer que la possibilité de toucher Dieu de sa main.

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Pour 1Jn 1:5-7
Or voici le message que nous avons entendu de lui
et que nous vous annonçons :
Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres.
Si nous disons que nous sommes en communion avec lui
alors que nous marchons dans les ténèbres,
nous mentons, nous ne faisons pas la vérité.
Mais si nous marchons dans la lumière
comme il est lui-même dans la lumière,
nous sommes en communion les uns avec les autres,
et le sang de Jésus, son Fils,
nous purifie de tout péché.
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Dans la lecture d’aujourd’hui de l’épître du saint apôtre Jean, on observe un enchaînement logique intéressant. Jean écrit que...  Lire la suite

Dans la lecture d’aujourd’hui de l’épître du saint apôtre Jean, on observe un enchaînement logique intéressant. Jean écrit que Dieu est lumière, et donc, si nous sommes dans les ténèbres, c’est un signe certain que nous ne sommes pas en communion avec Lui. Cela est compréhensible. Mais il poursuit: si nous sommes dans la lumière, alors nous sommes en communion les uns avec les autres. Autrement dit, la condition de cette communion est d’être dans la lumière. Quelle est donc cette communion? Il est tout à fait évident que l’on peut communiquer avec les gens en se trouvant dans un état de péché plus ou moins grave, en étant un athée militant, etc. On ne peut tout de même pas affirmer que les non-chrétiens ne communiquent pas entre eux.

Jean parle manifestement d’une communion particulière, dont la condition est d’être dans la lumière du Christ. Il a sans doute en vue la communion, le lien des personnes dans l’Église: lorsque nos relations ne sont pas déterminées d’abord par les sympathies et antipathies, mais par ce pour quoi, ou plus exactement autour de Qui, nous sommes rassemblés: la personne du Christ. Sa lumière éclaire et guérit toutes les relations.

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Pour 1Jn 1:5
Or voici le message que nous avons entendu de lui
et que nous vous annonçons :
Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres.
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Le fait que Dieu est lumière, Jean de toute évidence n’est pas le premier le dire. Et il ne s’agit même pas qu'il pouvait entendre quelque chose de semblable de la bouche du Sauveur : on parle de cela aussi dans les livres de l'Ancien Testament. Pourquoi alors l'apôtre dit cela, comme s’il...  Lire la suite

Le fait que Dieu est lumière, Jean de toute évidence n’est pas le premier le dire. Et il ne s’agit même pas qu'il pouvait entendre quelque chose de semblable de la bouche du Sauveur : on parle de cela aussi dans les livres de l'Ancien Testament. Pourquoi alors l'apôtre dit cela, comme s’il ouvrait et proclamait de nouveau quelque chose qui est une importante partie de l’Evangile? Autrefois, bien sûr, personne ne doutait aussi qu'il n’y a pas de ténèbres en Dieu.

Mais il est souvent mentionné dans les livres de l'Ancien Testament un Dieu, Qui envoie à l’homme non seulement le bien, mais aussi le mal. Certes, on peut attribuer beaucoup de choses à la nature, un langage biblique théologiquement non vérifié, ne distinguant pas d'habitude la volonté et l’indulgence. Et pourtant : il est arrivé à vivre avec Dieu dans un monde, où il y avait de place non seulement pour le bien, mais aussi pour le mal, non seulement pour la lumière, mais aussi pour les ténèbres.

Ce n’était pas bien sûr toujours ainsi: il suffit de se rappeler du premier chapitre du Livre de Genèse, le formidable poème de la création, où au premier jour de la création Dieu divise la lumière et les ténèbres, divise de sorte que les ténèbres restent en dehors du monde créé par Lui, monde qui au premier jour de la création apparaît devant nous tout inondé de la lumière de la présence de Dieu, cette présence, qui alors embrassait par elle-même le monde entier. Mais après quelque chose s'est passée, le monde a éprouvé une terrible catastrophe, et les ténèbres ont assombri la création qui rayonnait autrefois.

Et voici maintenant tout revient de nouveau au premier jour, le monde devient de nouveau vif et rayonnant, et maintenant Dieu ne tournera plus jamais la partie sombre de Sa création à l’homme. L’heure du Royaume arrive, le temps de la transformation, après laquelle il n’y aura plus de ténèbres dans la vie de ceux qui ont choisi Dieu. Et l'apôtre proclame l'arrivée de ce Royaume. Tout comme le Sauveur Lui-même avait proclamé sa proximité.

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Pour 1Jn 1:9
Si nous confessons nos péchés,
lui, fidèle et juste,
pardonnera nos péchés
et nous purifiera de toute iniquité.
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La langue de l'Écriture est la langue des paradoxes, parce que la réalité décrite par la Parole de Dieu n'entre pas dans des formules univoques. Dieu lui-même est paradoxal...  Lire la suite

La langue de l'Écriture est la langue des paradoxes, parce que la réalité décrite par la Parole de Dieu n'entre pas dans des formules univoques. Dieu lui-même est paradoxal : il est Un et Trine à la fois. Son attitude envers nous est paradoxale : il nous aime tels que nous sommes, mais nous, tels que nous sommes, ne lui sommes pas agréables. Ce monde est paradoxal : il a été créé par le Dieu infiniment bon, et pourtant il gît dans le mal. L'apôtre Jean écrit dans sa lettre sur une paradoxalité semblable en nous.

D'un côté, nous l'avons « connu », ce qui se manifeste par notre observance des commandements de Dieu. De l'autre, « si nous disons que nous n'avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n'est pas en nous ». Cette présence simultanée en nous du péché et de la grâce incompatibles constitue la tension, le dynamisme de la vie chrétienne, notre mouvement des ténèbres vers la lumière.

Et le verset que nous avons lu aujourd'hui nous dit comment nous devons accomplir ce mouvement. Nous devons reconnaître ouvertement nos péchés devant Dieu, ces péchés que nous découvrons comme violations du commandement du Christ de nous aimer les uns les autres, reconnaître notre insuffisance radicale et lui demander d'intervenir dans cette situation. Alors, par son pardon, il nous purifie de l'intérieur, nous donnant la force de l'Esprit Saint pour changer notre vie, pour monter vers lui.

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Pour 1Jn 1:10
10 Si nous disons : « Nous n’avons pas péché »,
nous faisons de lui un menteur,
et sa parole n’est pas en nous.
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Pourquoi l’apôtre trouve que la négation par l’homme de son péché est un faux témoignage sur Jésus? Bien sûr, on pourrait dire qu’il s’agit, en premier lieu, du sens du service terrestre du Sauveur, Qui disait directement que le monde se trouve dans le mal, et qu’Il est venu pour le libérer de ce mal...  Lire la suite

Pourquoi l’apôtre trouve que la négation par l’homme de son péché est un faux témoignage sur Jésus? Bien sûr, on pourrait dire qu’il s’agit, en premier lieu, du sens du service terrestre du Sauveur, Qui disait directement que le monde se trouve dans le mal, et qu’Il est venu pour le libérer de ce mal. À peine dans un tel contexte nos affirmations d’une vie personnelle sans péché sonneront même un petit peu convaincantes; ils deviendront plutôt le témoignage de notre légèreté ou notre arrogance.

Peut-être et quelque chose d’autre : Jean pouvait répondre dans son message à ceux de ses coreligionnaires, qui étaient (peut-être, tout à fait sincèrement) persuadés qu’ayant confié leur destin à Christ, ils s’étaient délivrés d'un coup du pouvoir de ce péché, qui leur empêchait de vivre autrefois une vie juste. Sachant que le péché et le Royaume sont incompatibles et étant assurés que le Royaume est devenu une partie intégrante de leur vie, ils se sont tout à fait calmés sur leur propre péché: il leur semblait qu’ils ne sont plus a présent par définition sous la domination du péché. L'apôtre, comme on voit, dissipe leurs erreurs à son propre compte.

Mais l'essentiel est tout de même, probablement, ailleurs : la négation du péché par l’homme rend bien absurde la venue même du Sauveur dans le monde. Déjà Isaïe de Babylone disait que le Messie ne va pas souffrir pour Ses propres péchés, mais pour les péchés du peuple, chez qui Il viendra. Et la purification du peuple du péché deviendra l’une des tâches essentielles se trouvant devant Lui. Et Même Jésus parlait beaucoup notamment du salut des pécheurs de leur péché, sans purification duquel on n’entre pas au Royaume.

Mais voici maintenant, il s’avère qu’on a trouvé dans l'Église des gens remettant en question cette mission du Sauveur. Ce n'est pas étonnant que Jean leur donne une sévère réprimande: car, ne souhaitant pas accepter le salut proposé, ils n'allaient non seulement pas au Christ, mais égaraient aussi les autres sur le chemin. Jean comprenait parfaitement qu'il s'agit des choses très importantes pour que l'on puisse les traiter à la légère.

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Pour 1Jn 1:5-2:2
Or voici le message que nous avons entendu de lui
et que nous vous annonçons :
Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres.
Si nous disons que nous sommes en communion avec lui
alors que nous marchons dans les ténèbres,
nous mentons, nous ne faisons pas la vérité.
Mais si nous marchons dans la lumière
comme il est lui-même dans la lumière,
nous sommes en communion les uns avec les autres,
et le sang de Jésus, son Fils,
nous purifie de tout péché.
Si nous disons : « Nous n’avons pas de péché »,
nous nous abusons,
la vérité n’est pas en nous.
Si nous confessons nos péchés,
lui, fidèle et juste,
pardonnera nos péchés
et nous purifiera de toute iniquité.
10 Si nous disons : « Nous n’avons pas péché »,
nous faisons de lui un menteur,
et sa parole n’est pas en nous.
Petits enfants,
je vous écris ceci pour que vous
ne péchiez pas.
Mais si quelqu’un vient à pécher,
nous avons comme avocat auprès du Père
Jésus Christ, le Juste.
C’est lui qui est victime de propitiation pour nos péchés,
non seulement pour les nôtres,
mais aussi pour ceux du monde entier.
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Les paroles de l'épître de Jean paraissent paradoxales au premier regard. D'un côté, il affirme qu'en tant que chrétiens nous ne devons pas participer au péché, parce que le sang du Christ nous purifie de tout péché. De l'autre, selon ses propres paroles, nous...  Lire la suite

Les paroles de l'épître de Jean paraissent paradoxales au premier regard. D'un côté, il affirme qu'en tant que chrétiens nous ne devons pas participer au péché, parce que le sang du Christ nous purifie de tout péché (1 Jn 1:6-7). De l'autre, selon ses propres paroles, nous ne sommes nullement sans péché et il vaut mieux ne pas nous tromper à ce sujet (1 Jn 1:8).

Pourtant ce paradoxe, ou plus exactement cette antinomie, décrit le phénomène de la justice biblique, connu aussi aux temps préchrétiens. Les personnes lucides qui cherchaient une vie spirituelle authentique et, par conséquent, des relations solides avec Dieu, ne se sont jamais considérées comme parfaites ou sans péché. Et la justice biblique n'a jamais été assimilée à l'absence de péché. En Dieu il n'y a pas de ténèbres, en Lui il n'y a que la lumière (1 Jn 1:5) : cette vérité était connue des Juifs croyants de tous les temps. La justice n'est pas une lumière émise par l'homme, mais la lumière de Dieu qu'il reflète. Telle est la justice humaine, et c'est ainsi que la décrivent les auteurs des livres de l'Ancien Testament.

À cet égard, rien n'a changé : l'homme, après la venue du Christ, est resté tel qu'il était. Ni autrefois ni maintenant personne ne naît dans le monde libre du péché. Mais quelque chose a tout de même changé avec la venue du Messie. De nouvelles possibilités se sont ouvertes. Auparavant, le Royaume était à côté du monde. Les prophètes d'Israël le voyaient parfois comme à travers une barrière transparente mais infranchissable. Beaucoup, non seulement parmi le peuple juif, mais partout dans le monde, en sentaient le souffle.

Mais pour la transfiguration du monde, pour le changement complet et qualitatif de sa nature, pour sa libération définitive du pouvoir du péché et de la mort, cela ne suffisait pas. Le Royaume devait entrer dans le monde dans toute sa plénitude, se heurtant inévitablement au mal dans lequel, selon la parole de l'Évangile, gît le monde déchu. Ce choc, son premier et principal coup, Celui qui a apporté le Royaume dans le monde l'a pris sur Lui : le Sauveur Lui-même. C'est Son sang qui nous a ouvert la route du Royaume. Mais pas seulement : il a aussi ouvert au Royaume la route de nos coeurs. Autrefois, ceux qui cherchaient le chemin de la justice s'efforçaient de devenir un reflet parfait de la lumière de Dieu, malgré leur péché qui, jusqu'au bout, demeurait insurmontable. Maintenant, ceux qui cherchent le chemin du Royaume peuvent devenir une porte ouverte par laquelle le souffle du Royaume entrera dans le monde en transfiguration. Malgré leur propre péché, qui est pourtant devenu surmontable grâce à ce que le Sauveur a fait pour nous. Et maintenant le chemin du Royaume, qui commence dans notre monde encore non transfiguré, s'achève dans la plénitude de ce Royaume. Dans cette plénitude qui sera révélée au monde au jour du retour du Sauveur. Son retour dans la gloire.

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Pour 1Jn 1:5-2:2
Or voici le message que nous avons entendu de lui
et que nous vous annonçons :
Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres.
Si nous disons que nous sommes en communion avec lui
alors que nous marchons dans les ténèbres,
nous mentons, nous ne faisons pas la vérité.
Mais si nous marchons dans la lumière
comme il est lui-même dans la lumière,
nous sommes en communion les uns avec les autres,
et le sang de Jésus, son Fils,
nous purifie de tout péché.
Si nous disons : « Nous n’avons pas de péché »,
nous nous abusons,
la vérité n’est pas en nous.
Si nous confessons nos péchés,
lui, fidèle et juste,
pardonnera nos péchés
et nous purifiera de toute iniquité.
10 Si nous disons : « Nous n’avons pas péché »,
nous faisons de lui un menteur,
et sa parole n’est pas en nous.
Petits enfants,
je vous écris ceci pour que vous
ne péchiez pas.
Mais si quelqu’un vient à pécher,
nous avons comme avocat auprès du Père
Jésus Christ, le Juste.
C’est lui qui est victime de propitiation pour nos péchés,
non seulement pour les nôtres,
mais aussi pour ceux du monde entier.
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Combien certains d’entre nous connaissent ce sentiment de peur et cette réticence à reconnaître leur péché et à le porter en confession… Il semble que...  Lire la suite

Combien certains d’entre nous connaissent ce sentiment de peur et cette réticence à reconnaître leur péché et à le porter en confession… Il semble qu’après être tombé une fois encore, tu ne pourras plus te relever et que le Seigneur est bien lassé de tout cela. Peut-être aussi le prêtre auprès duquel tu te confesses… C’est précisément pour ces moments où il est difficile de regarder devant soi et vers le haut, vers Son visage, que furent prononcées les paroles que nous lisons aujourd’hui : « Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice » (1 Jn 1,9). Ces paroles sont destinées à nous rendre, ou à nous empêcher de perdre, ce don précieux de Dieu : la paix du cœur dont Il comble Ses enfants lorsque nous la Lui demandons. La paix est cet état de l’âme et de l’esprit dans lequel la communion avec Dieu n’exige pas un effort obligatoire ; nous n’avons pas besoin de nous forcer à nous mettre en prière ni d’accomplir de bonnes œuvres « contre nous-mêmes ». Dans cette paix, nous ressentons constamment la présence de Dieu, en remettant notre vie entre Ses mains bienveillantes. Et c’est précisément dans cet état que les paroles de Jésus : « ...celui qui vient à Moi, Je ne le jetterai pas dehors » (Jn 6,37), ne s’oublieront jamais ; elles nous aideront à nous relever encore et à Le suivre, réchauffés par Sa lumière.

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