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RÉFLEXIONS pour Lc 20:25

25 Alors il leur dit : " Eh bien ! rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. "
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Une réponse très logique, n’est ce pas? Mais est ce que nous ne pouvons pas dire que nous avons un seul Roi, que tout ce que nous possédons est à Dieu? Ainsi nous ne devons alors rien donner à César (plus précisément à l’Etat)?

Si tout pour nous était vraiment à Dieu…, toute pensée, tout acte…, non seulement les nôtres, mais aussi pour tous ceux qui nous entourent; s’aurait réellement été le Royaume de Dieu, le Royaume d’amour; il n’y aurait pas eu de biens, d’argent (rappelez-vous des premiers jours de l’Eglise), il n’y aurait pas eu de violences, des crimes et en général des mauvaises actions – et on n’aurait pas eu besoin de la police, de l’armée, des fonctionnaires, le gouvernement en tout. Alors tout serait divin et appartenant à Dieu.

Mais tel n’est pas le cas en pratique. Regardons honnêtement combien de nos actes sont motivés par l’amour, et combien par quelque chose d’autre. Et si personne de nous n’est capable de vivre selon la volonté de Dieu, alors sont nécessaires ne serait ce que certaines institutions humaines maintenant l’ordre dans le monde, et ne lui permettant pas de tomber dans le chaos. C’est l’argent, le gouvernement, «César». Malheureusement toutes ces institutions commencent toujours par prétendre que le maintient de l’ordre dans la société en ce qui concerne la conscience, la foi, la liberté spirituelle de l’homme n’entre pas dans leur compétence. Et ici, avec toute précision devrait être appliquée la règle de Jésus: «à Dieu ce qui est à Dieu».

Autres réflexions

 
Pour Lc 20:19-47
19 Les scribes et les grands prêtres cherchèrent à porter les mains sur lui à cette heure même, mais ils eurent peur du peuple. Ils avaient bien compris, en effet, que c'était pour eux qu'il avait dit cette parabole.
20 Ils se mirent alors aux aguets et lui envoyèrent des espions, qui jouèrent les justes pour le prendre en défaut sur quelque parole, de manière à le livrer à l'autorité et au pouvoir du gouverneur.
21 Ils l'interrogèrent donc en disant : " Maître, nous savons que tu parles et enseignes avec droiture et que tu ne tiens pas compte des personnes, mais que tu enseignes en toute vérité la voie de Dieu.
22 Nous est-il permis ou non de payer le tribut à César ? "
23 Mais, pénétrant leur astuce, il leur dit:
24 " Montrez-moi un denier. De qui porte-t-il l'effigie et l'inscription ? " Ils dirent : " De César ".
25 Alors il leur dit : " Eh bien ! rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. "
26 Et ils ne purent le prendre en défaut sur quelque propos devant le peuple et, tout étonnés de sa réponse, ils gardèrent le silence.
27 S'approchant alors, quelques Sadducéens - ceux qui nient qu'il y ait une résurrection - l'interrogèrent
28 en disant : " Maître, Moïse a écrit pour nous : Si quelqu'un a un frère marié qui meurt sans avoir d'enfant, que son frère prenne la femme et suscite une postérité à son frère.
29 Il y avait donc sept frères. Le premier, ayant pris femme, mourut sans enfant.
30 Le second aussi,
31 puis le troisième prirent la femme. Et les sept moururent de même, sans laisser d'enfant après eux.
32 Finalement, la femme aussi mourut.
33 Eh bien ! cette femme, à la résurrection, duquel d'entre eux va-t-elle devenir la femme ? Car les sept l'auront eue pour femme. "
34 Et Jésus leur dit : " Les fils de ce monde-ci prennent femme ou mari;
35 mais ceux qui auront été jugés dignes d'avoir part à ce monde-là et à la résurrection d'entre les morts ne prennent ni femme ni mari;
36 aussi bien ne peuvent-ils plus mourir, car ils sont pareils aux anges, et ils sont fils de Dieu, étant fils de la résurrection.
37 Et que les morts ressuscitent, Moïse aussi l'a donné à entendre dans le passage du Buisson quand il appelle le Seigneur le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob.
38 Or il n'est pas un Dieu de morts, mais de vivants ; tous en effet vivent pour lui. "
39 Prenant alors la parole, quelques scribes dirent : " Maître, tu as bien parlé. "
40 Car ils n'osaient plus l'interroger sur rien.
41 Il leur dit : " Comment peut-on dire que le Christ est fils de David ?
42 C'est David lui-même en effet qui dit, au livre des Psaumes : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Siège à ma droite,
43  jusqu'à ce que j'aie fait de tes ennemis un escabeau pour tes pieds.
44 David donc l'appelle Seigneur ; comment alors est-il son fils ? "
45 Comme tout le peuple écoutait, il dit aux disciples:
46 " Méfiez-vous des scribes qui se plaisent à circuler en longues robes, qui aiment les salutations sur les places publiques, et les premiers sièges dans les synagogues et les premiers divans dans les festins,
47 qui dévorent les biens des veuves, et affectent de faire de longues prières. Ils subiront, ceux-là, une condamnation plus sévère ! "
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Aujourd'hui, même lorsque nous ne cherchons nullement à « prendre Jésus au piège » dans Ses paroles et que nous Lui posons simplement, en toute honnêteté, les questions qui nous tourmentent, nous les formulons encore souvent...  Lire la suite

Aujourd'hui, même lorsque nous ne cherchons nullement à « prendre Jésus au piège » dans Ses paroles et que nous Lui posons simplement, en toute honnêteté, les questions qui nous tourmentent, nous les formulons encore souvent de manière « incorrecte », en termes tranchés, selon un « ou bien... ou bien ». La simple question de payer ou non les impôts devient ainsi (pas pour tous, bien sûr, mais pour certains) un dilemme : « Faut-il aimer l'État de toute son âme ou le haïr de toute son âme ? »... Et la réponse simple, selon laquelle l'État ne peut revendiquer que notre argent et nullement notre âme, devient la tâche extrêmement difficile de « rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César ». De même, nous sommes prêts à échafauder les conjectures les plus étonnantes sur « la vie après la mort » et « l'état des défunts », mais nous ne parvenons pas à comprendre que, pour Dieu, la mort n'existe pas et qu'il n'y a donc aucune division entre les morts et les vivants. Pourquoi tout nous est-il si difficile ? Peut-être nous manque-t-il simplement l'expérience de la vie de Dieu et la capacité de regarder le monde avec Ses yeux.

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Pour Lc 20:19-26
19 Les scribes et les grands prêtres cherchèrent à porter les mains sur lui à cette heure même, mais ils eurent peur du peuple. Ils avaient bien compris, en effet, que c'était pour eux qu'il avait dit cette parabole.
20 Ils se mirent alors aux aguets et lui envoyèrent des espions, qui jouèrent les justes pour le prendre en défaut sur quelque parole, de manière à le livrer à l'autorité et au pouvoir du gouverneur.
21 Ils l'interrogèrent donc en disant : " Maître, nous savons que tu parles et enseignes avec droiture et que tu ne tiens pas compte des personnes, mais que tu enseignes en toute vérité la voie de Dieu.
22 Nous est-il permis ou non de payer le tribut à César ? "
23 Mais, pénétrant leur astuce, il leur dit:
24 " Montrez-moi un denier. De qui porte-t-il l'effigie et l'inscription ? " Ils dirent : " De César ".
25 Alors il leur dit : " Eh bien ! rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. "
26 Et ils ne purent le prendre en défaut sur quelque propos devant le peuple et, tout étonnés de sa réponse, ils gardèrent le silence.
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Pour les Juifs du début du Ier siècle de notre ère, l'impôt à César était un signe humiliant de dépendance envers les Romains. Si le Seigneur avait dit...  Lire la suite

Pour les Juifs du début du Ier siècle de notre ère, l'impôt à César était un signe humiliant de dépendance envers les Romains. Si le Seigneur avait dit qu'il fallait le payer, on aurait pu L'accuser de manque de patriotisme (alors les grands prêtres seraient soudain devenus patriotes). S'Il avait dit qu'il ne fallait pas le payer, on aurait pu L'accuser d'incitation à la révolte (dans ce cas, les grands prêtres auraient dû se montrer des collaborateurs constructifs des Romains, ce qu'en fin de compte ils firent). La réponse du Christ est frappante d'abord parce qu'Il distingue clairement le domaine de l'organisation terrestre de la vie, auquel appartiennent toutes les formes de pouvoir national et supranational, et le domaine de la vie de l'esprit. Le Seigneur ne rejette pas l'État et n'appelle pas à une réorganisation religieuse de l'administration de l'État. Sa réponse place la vie de l'esprit et le pouvoir séculier sur des plans différents.

D'un côté, cela nous donne la possibilité de voir l'utilité réelle du pouvoir pour assurer la vie normale de la société, comme les apôtres l'écriront en détail. De l'autre côté, la réponse du Christ rend Ses disciples libres de la divinisation du pouvoir et rejette les prétentions des pouvoirs terrestres sur la vie spirituelle des hommes. Pour cette époque, c'était précisément une révélation inouïe, et c'est précisément pour cela que l'État romain persécuta les chrétiens.

Mais le plus important dans les paroles du Christ est l'appel à rendre à Dieu ce qui est à Dieu, à nous soucier de l'accomplissement de nos devoirs envers le Créateur du monde non moins qu'envers ses maîtres temporaires. Et c'est cela le plus difficile.

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Pour Lc 20:1-26
Et il advint, un jour qu'il enseignait le peuple dans le Temple, et annonçait la Bonne Nouvelle, que les grands prêtres et les scribes survinrent avec les anciens,
et lui parlèrent en ces termes : " Dis-nous par quelle autorité tu fais cela, ou quel est celui qui t'a donné cette autorité ? "
Il leur répondit : " Moi aussi, je vais vous poser une question. Dites-moi donc :
le baptême de Jean était-il du Ciel ou des hommes ? "
Mais ils firent par-devers eux ce calcul : " Si nous disons : "Du Ciel", il dira : "Pourquoi n'avez-vous pas cru en lui ?"
Et si nous disons : "Des hommes", tout le peuple nous lapidera, car il est persuadé que Jean est un prophète. "
Et ils répondirent ne pas savoir d'où il était.
Et Jésus leur dit : " Moi non plus, je ne vous dis pas par quelle autorité je fais cela. "
Il se mit alors à dire au peuple la parabole que voici : " Un homme planta une vigne, puis il la loua à des vignerons et partit en voyage pour un temps assez long.
10 " Le moment venu, il envoya un serviteur aux vignerons pour qu'ils lui donnent une part du fruit de la vigne ; mais les vignerons le renvoyèrent les mains vides, après l'avoir battu.
11 Il recommença, envoyant un autre serviteur; et celui-là aussi, ils le battirent, le couvrirent d'outrages et le renvoyèrent les mains vides.
12 Il recommença, envoyant un troisième; et celui-là aussi, ils le blessèrent et le jetèrent dehors.
13 Le maître de la vigne se dit alors : "Que faire ? je vais envoyer mon fils bien-aimé ; peut-être respecteront-ils celui-là. "
14 Mais, à sa vue, les vignerons faisaient entre eux ce raisonnement : "Celui-ci est l'héritier ; tuons-le, pour que l'héritage soit à nous. "
15 Et, le jetant hors de la vigne, ils le tuèrent. " Que leur fera donc le maître de la vigne ?
16 Il viendra, fera périr ces vignerons et donnera la vigne à d'autres. " A ces mots, ils dirent : " A Dieu ne plaise ! "
17 Mais, fixant sur eux son regard, il dit : " Que signifie donc ceci qui est écrit : La pierre qu'avaient rejetée les bâtisseurs, c'est elle qui est devenue pierre de faîte ?
18 Quiconque tombera sur cette pierre s'y fracassera, et celui sur qui elle tombera, elle l'écrasera. "
19 Les scribes et les grands prêtres cherchèrent à porter les mains sur lui à cette heure même, mais ils eurent peur du peuple. Ils avaient bien compris, en effet, que c'était pour eux qu'il avait dit cette parabole.
20 Ils se mirent alors aux aguets et lui envoyèrent des espions, qui jouèrent les justes pour le prendre en défaut sur quelque parole, de manière à le livrer à l'autorité et au pouvoir du gouverneur.
21 Ils l'interrogèrent donc en disant : " Maître, nous savons que tu parles et enseignes avec droiture et que tu ne tiens pas compte des personnes, mais que tu enseignes en toute vérité la voie de Dieu.
22 Nous est-il permis ou non de payer le tribut à César ? "
23 Mais, pénétrant leur astuce, il leur dit:
24 " Montrez-moi un denier. De qui porte-t-il l'effigie et l'inscription ? " Ils dirent : " De César ".
25 Alors il leur dit : " Eh bien ! rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. "
26 Et ils ne purent le prendre en défaut sur quelque propos devant le peuple et, tout étonnés de sa réponse, ils gardèrent le silence.
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Tel est le destin difficile de la révélation chrétienne : tous ceux qui pouvaient en tirer quelque chose pour eux-mêmes ont sans cesse tenté de l'utiliser à leurs propres fins...  Lire la suite

Tel est le destin difficile de la révélation chrétienne : tous ceux qui pouvaient en tirer quelque chose pour eux-mêmes ont sans cesse tenté de l'utiliser à leurs propres fins. Mais sa véritable divinité tient précisément à ce que ces tentatives n'ont jamais réussi jusqu'au bout et que, tôt ou tard, elles ont échoué.

Tel est aussi le destin de ceux qui essaient de présenter la Bonne Nouvelle chrétienne comme un manuel de révolution, et le Christ comme le principal révolutionnaire de tous les temps et de tous les peuples. De telles tentatives ont été entreprises plus d'une fois dans l'histoire de la culture européenne. Pourtant, c'est précisément à elles que l'on peut opposer les paroles de la lecture évangélique d'aujourd'hui : « rendez à César ce qui est à César ». C'est sans doute de ces paroles que s'inspiraient les apôtres Paul et Pierre lorsqu'ils disaient au peuple de Dieu les paroles suivantes. « Soyez donc soumis, à cause du Seigneur, à toute institution humaine, soit au roi comme souverain, soit aux gouverneurs » (1 P 2:13). « Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n'y a pas d'autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent ont été établies par Dieu » (Rm 13:1).

Dans un seul cas la soumission aux autorités est impossible : lorsque le pouvoir s'attribue des prérogatives divines ; ce qui est à Dieu ne peut être donné qu'à Dieu. C'est précisément pourquoi les premiers chrétiens sont allés, d'un côté, contre les paroles de Pierre et de Paul ; mais, d'un autre côté, si l'on regarde plus profondément les trois citations mentionnées ici, on comprend qu'ils suivaient le seul chemin juste.

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