1 Du maître de chant. De David.En Yahvé j’ai mon abri. Comment dites-vous à mon âme : « Fuis à ta montagne, passereau.
2 « Vois les impies bander leur arc, ils ajustent leur flèche à la corde pour viser dans l’ombre les cœurs droits ;
3 si les fondations sont ruinées, que peut le juste ? »
4 Yahvé dans son palais de sainteté, Yahvé, dans les cieux est son trône ; ses yeux contemplent le monde, ses paupières éprouvent les fils d’Adam.
5 Yahvé éprouve le juste et l’impie. Qui aime la violence, son âme le hait.
6 Il fera pleuvoir sur les impies des charbons, feu et soufre et vent de tempête, c’est la coupe qu’ils auront en partage.
7 Yahvé est juste, il aime la justice, les cœurs droits contempleront sa face.
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Lorsque le mal avance et que les ténèbres s’épaississent alentour, lorsque les ennemis non seulement dominent partout mais encore « détruisent les fondements », anéantissant les bases morales mêmes de l’existence humaine, le Seigneur demeure inébranlable. Le point à peine visible auquel ressemble la foi dans le cœur du reste fidèle devient la tête de pont d’où peut commencer la libération du monde asservi par le péché.
Le mal peut triompher et remporter des victoires visibles, mais le Seigneur S’élève au-dessus d’elles et demeure une forteresse inaccessible. Ce que les impies ont accompli retombera inévitablement sur eux, et plus les victoires provisoires du mal sont impressionnantes, plus sa défaite sera écrasante.
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1 Du maître de chant. De David.En Yahvé j’ai mon abri. Comment dites-vous à mon âme : « Fuis à ta montagne, passereau.
2 « Vois les impies bander leur arc, ils ajustent leur flèche à la corde pour viser dans l’ombre les cœurs droits ;
3 si les fondations sont ruinées, que peut le juste ? »
4 Yahvé dans son palais de sainteté, Yahvé, dans les cieux est son trône ; ses yeux contemplent le monde, ses paupières éprouvent les fils d’Adam.
5 Yahvé éprouve le juste et l’impie. Qui aime la violence, son âme le hait.
6 Il fera pleuvoir sur les impies des charbons, feu et soufre et vent de tempête, c’est la coupe qu’ils auront en partage.
7 Yahvé est juste, il aime la justice, les cœurs droits contempleront sa face.
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Les demandes adressées à Dieu pour obtenir Son aide face aux ennemis ne sont pas rares dans le Livre des Psaumes. Cela se comprend : chacun a des ennemis et, lorsqu'il les affronte, chacun estime avoir raison...
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Les demandes adressées à Dieu pour obtenir Son aide face aux ennemis ne sont pas rares dans le Livre des Psaumes. Cela se comprend : chacun a des ennemis et, lorsqu'il les affronte, chacun estime avoir raison. S'adresser à Dieu dans un tel cas suppose la certitude que Dieu Lui-même est du côté de celui qui L'invoque.
Celui qui s'adresse à Dieu perçoit donc son propre bon droit comme absolu, comme s'élevant jusqu'aux cieux. Qu'y a-t-il derrière une telle certitude ? D'une part, une situation concrète. La déclaration de l'un des personnages de Dostoïevski selon laquelle « tous sont coupables de tout devant tous » est belle, mais, en pratique, « tous, devant tous et de tout » signifie au fond « personne, devant personne et de rien ».
Le péché est toujours concret, et, dans une situation concrète, le caractère pécheur de l'homme se manifeste lui aussi toujours d'une manière parfaitement concrète. Dans une situation concrète, par rapport à une autre personne, chacun se trouve soit dans son droit, soit en faute, du moins lorsqu'il s'agit d'une confrontation. Cette réalité concrète n'est pas absolue ; elle n'exclut nullement que, dès la minute suivante, tout soit différent. Mais, ici et maintenant, entre deux personnes qui s'opposent, l'une d'elles a toujours raison. Un tel bon droit concret est absolu dans la mesure où tout ici et maintenant est absolu.
Mais ce n'est pas encore tout. Quelque chose de plus grand se tient aussi derrière le bon droit concret d'une personne concrète ici et maintenant. Outre le présent temporel, il existe le présent éternel de l'être de Dieu. Une personne concrète ne peut avoir raison ici et maintenant que parce que l'éternel présent de Dieu se projette dans un moment concret du présent temporel. Là, dans l'éternel présent de Dieu, le bon droit instantané d'une personne concrète dans une situation concrète devient absolu.
Ici, bien sûr, tout dépend de la mesure de la plénitude de la vie spirituelle de la personne elle-même : de ce qu'il y a de temporel et d'éternel dans son existence à chaque moment concret de sa vie, et de la mesure dans laquelle chacun de ces moments appartient à l'éternité ou au temps. C'est ce qui détermine à quel point le bon droit de celui qui a raison ici et maintenant demeure relatif : dans quelle mesure il n'est qu'un bon droit devant soi-même et devant les hommes, et dans quelle mesure il l'est devant Dieu.
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