25 Dès lors, plus de mensonge: que chacun dise la vérité à son prochain ; ne sommes-nous pas membres les uns des autres?
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Disons-nous la verite les uns des autres? Non, nous comprenons qu’il n’est pas bien de mentir, nous rejetons le mensonge - théoriquement. Mais pratiquement nous mentons tout le temps. Peut être, nous ne parlons pas un mensonge grossier, mais appeler aussi ce que nous disons vérité, la langue ne se tourne pas.
Pourquoi c’est ainsi ? Probablement, nous avons juste peur. Nous craignons la réalité, qui nous sommes au juste, craignons que si nous ne mentons pas, tout le monde nous verra, comme nus, recevra une certaine connaissance de nous, et la connaissance est une force, un pouvoir. Le mensonge est notre autodéfense. Nous l’utilisons, comme des vêtements : pour cacher les endroits vulnérables, indécente, pour s'embellir. «Il est beau de ne pas mentir - de ne pas raconter d’histoire».
Nous craignons aussi d’entendre la vérité sur nous-mêmes. «Nous préférons tous des mensonges qui nous ennoblissent à de dizaines de vérités blessantes». Vaut mieux que quelqu’un se trompe sur notre compte, mais qu’il parle du bien de nous.
S'étant habitués à juger de tout en nous-mêmes, nous craignons encore de dire aux autres la vérité sur eux. Nous appelons cela «mentir pour sauver», nous disons : «il y a des vérités qui ne sont pas bien a dire».
Qu’est ce qui ressort alors de tout cela? Le mensonge et la peur, la peur et le mensonge. Et tout cela désunit et nous désunit les uns avec les autres. L’apôtre Paul nous parle pour que nous rejetions tous ces faux motifs: il ne peut pas avoir de fausses relations entre les organes d’un même corps, un membre ne peut pas remettre à l'autre quelque chose factice - tout le corps tombera en ruines. C’est difficile de dire la vérité ? Mais peut-être que nous essaierons tout de même?
Autres réflexions
Pour Ep 4:17-32
17 Je vous dis donc et vous adjure dans le Seigneur de ne plus vous conduire comme le font les païens, avec leur vain jugement
18 et leurs pensées enténébrées: ils sont devenus étrangers à la vie de Dieu à cause de l'ignorance qu'a entraînée chez eux l'endurcissement du cœur,
19 et, leur sens moral une fois émoussé, ils se sont livrés à la débauche au point de perpétrer avec frénésie toute sorte d'impureté.
20 Mais vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris le Christ,
21 si du moins vous l'avez reçu dans une prédication et un enseignement conformes à la vérité qui est en Jésus,
22 à savoir qu'il vous faut abandonner votre premier genre de vie et dépouiller le vieil homme, qui va se corrompant au fil des convoitises décevantes,
23 pour vous renouveler par une transformation spirituelle de votre jugement
24 et revêtir l'Homme Nouveau, qui a été créé selon Dieu, dans la justice et la sainteté de la vérité.
25 Dès lors, plus de mensonge: que chacun dise la vérité à son prochain ; ne sommes-nous pas membres les uns des autres?
26 Emportez-vous, mais ne commettez pas le péché : que le soleil ne se couche pas sur votre colère;
27 il ne faut pas donner prise au diable.
28 Que celui qui volait ne vole plus; qu'il prenne plutôt la peine de travailler de ses mains, au point de pouvoir faire le bien en secourant les nécessiteux.
29 De votre bouche ne doit sortir aucun mauvais propos, mais plutôt toute bonne parole capable d'édifier, quand il le faut, et de faire du bien à ceux qui l'entendent.
30 Ne contristez pas l'Esprit Saint de Dieu, qui vous a marqués de son sceau pour le jour de la rédemption.
31 Aigreur, emportement, colère, clameurs, outrages, tout cela doit être extirpé de chez vous, avec la malice sous toutes ses formes.
32 Montrez-vous au contraire bons et compatissants les uns pour les autres, vous pardonnant mutuellement, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ.
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En appelant les chrétiens d'Éphèse à une vie spirituelle normale et pleine, Paul parle de la nécessité pour eux...
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En appelant les chrétiens d'Éphèse à une vie spirituelle normale et pleine, Paul parle de la nécessité pour eux d'être renouvelés par le «souffle («l'esprit») de l'intelligence», afin de devenir autres, des hommes nouveaux, capables de vivre une vie juste conformément au dessein de Dieu sur l'homme et sur sa vocation. Cette vie nouvelle, l'apôtre la considère comme chrétienne au sens propre du mot (v. 20-24). Un tel appel correspond pleinement aux conceptions de la vie spirituelle généralement admises dans le milieu rabbinique au temps de Paul. Leur quintessence est exprimée par le célèbre appel à aimer Dieu «de tout son coeur, de tout son être («de toute son âme») et de toutes ses forces» (Dt 6:5). La vie spirituelle de l'homme est déterminée par le choix de son coeur, qui, dans la langue de la Bible, désigne ce centre de la personne humaine où se fait le choix et où se prennent les décisions qui déterminent les relations de l'homme avec Dieu et avec les hommes, ainsi que le système de valeurs qui détermine toute sa vie. En grec, depuis l'Antiquité déjà, on a commencé à l'appeler «intelligence»; et les philosophes grecs rattachaient à la notion d'«intelligence» ce que les auteurs bibliques écrivant en hébreu mettaient dans la notion de «coeur». C'est précisément l'action spirituelle («l'esprit») de cette «intelligence-coeur» qui renouvelait l'homme, et avant tout son monde intérieur, ce que la Bible appelle ordinairement «l'âme», par quoi il faut entendre ici non pas le principe personnel auquel nous sommes habitués, mais la force vitale intérieure.
Paul parle en ce sens du «renouvellement de l'homme intérieur», ce qui n'a rien d'étonnant: le renouvellement spirituel de l'homme commence toujours de l'intérieur, même si, dans un cas normal, il ne se limite jamais à son seul monde intérieur. Et l'apôtre, en parlant du renouvellement de «l'homme intérieur», estime lui aussi que celui-ci doit être suivi d'un changement de toute la vie du converti. Ce n'est pas par hasard qu'il oppose deux modes de vie: l'ancien, que beaucoup de chrétiens d'Éphèse menaient manifestement auparavant, avant leur conversion (v. 17-19), et le nouveau, auquel Paul les appelle (v. 25-32). Mais si autrefois, avant la venue du Christ dans le monde, il s'agissait de choisir ou de rejeter le chemin de la justice, il s'agit désormais de choisir ou de rejeter le Royaume et le salut. Et l'apôtre appelle de nouveau les fidèles à rester fidèles jusqu'au bout, après avoir choisi le Royaume.
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