Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Ep 1:7-17

7 En lui nous trouvons la rédemption, par son sang,
la rémission des fautes,
selon la richesse de sa grâce,
8 qu’Il nous a prodiguée,
en toute sagesse et intelligence :
9 Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté,
ce dessein bienveillant
qu’Il avait formé en lui par avance,
10 pour le réaliser quand les temps seraient accomplis :
ramener toutes choses sous un seul Chef, le Christ, les êtres célestes comme les terrestres.
11 C’est en lui encore que nous avons été mis à part, désignés d’avance,
selon le plan préétabli de Celui qui mène toutes choses
au gré de sa volonté,
12 pour être,
à la louange de sa gloire,
ceux qui ont par avance espéré dans le Christ.
13 C’est en lui que vous aussi,
après avoir entendu la Parole de vérité, l’Évangile de votre salut,
et y avoir cru,
vous avez été marqués d’un sceau par l’Esprit de la Promesse,
cet Esprit Saint
14 qui constitue les arrhes de notre héritage,
et prépare la rédemption du Peuple que Dieu s’est acquis,
pour la louange de sa gloire.
15 C’est pourquoi moi-même, ayant appris votre foi dans le Seigneur Jésus et votre charité à l’égard de tous les saints,
16 je ne cesse de rendre grâces à votre sujet et de faire mémoire de vous dans mes prières.
17 Daigne le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de la gloire, vous donner un esprit de sagesse et de révélation, qui vous le fasse vraiment connaître !
Masquer

Le premier chapitre de l’épître de l’apôtre Paul aux Éphésiens, y compris le passage d’aujourd’hui, se compose de plusieurs phrases très longues. Elles sont si longues que leur compréhension exige une grande concentration. Nous y trouvons un récit détaillé et logiquement construit des actes salvifiques de Dieu, qui commence par ces mots : « Béni soit Dieu… qui… ». Il ne s’agit pas là du style personnel de l’apôtre Paul, qui sait parfaitement s’exprimer avec clarté et avec la concision d’un aphorisme. C’est plutôt une caractéristique du genre, si ce terme est applicable ici : celui de la prière d’action de grâce, qui comporte une bénédiction adressée à Dieu le Père parce qu’Il nous a sauvés dans le Christ, pour la manière dont Il l’a fait et pour la façon dont cela se manifeste chez les personnes qui participent à cette prière d’action de grâce. Il s’agit, bien entendu, de la prière du sacrement de l’Eucharistie. Il nous importe au plus haut point, entre autres, que la logique, la structure et le contenu de la bénédiction citée par l’apôtre Paul ne diffèrent en rien, au fond, de ceux de la prière correspondante que nous prononçons aujourd’hui dans nos églises. L’apôtre écrit ces paroles dans son épître parce que la contemplation reconnaissante des œuvres grandes et glorieuses accomplies par Dieu pour notre salut est une source de vie sans pareille pour tous les chrétiens, depuis les destinataires de sa lettre jusqu’à nous et jusqu’à la fin des temps.

Autres réflexions

 
Pour Ep 1:16-17
16 je ne cesse de rendre grâces à votre sujet et de faire mémoire de vous dans mes prières.
17 Daigne le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de la gloire, vous donner un esprit de sagesse et de révélation, qui vous le fasse vraiment connaître !
Masquer
De quoi prie l'apôtre Paul? En fait que nous connaissions Dieu, grandissions dans Sa connaissance. Mais pour cette connaissance nous devons au préalable...  Lire la suite

De quoi prie l'apôtre Paul? En fait que nous connaissions Dieu, grandissions dans Sa connaissance. Mais pour cette connaissance nous devons au préalable spirituellement changer, accepter «l'esprit de sagesse et de révélation», c'est-à-dire reconnaitre le fait que la connaissance de Dieu n’est pas de notre force, mais peut être la conséquence de Son auto-dévoilement à nous. Ainsi, c'est une prière pour notre ouverture et humilité.

Il est intéressant à cet égard que Paul appelle Dieu le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, reconnaissant que notre Dieu n’est pas quelqu'un connu par nos efforts, mais Celui dont le Christ a fait connaitre.

Masquer
 
Pour Ep 1:15-23
15 C’est pourquoi moi-même, ayant appris votre foi dans le Seigneur Jésus et votre charité à l’égard de tous les saints,
16 je ne cesse de rendre grâces à votre sujet et de faire mémoire de vous dans mes prières.
17 Daigne le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de la gloire, vous donner un esprit de sagesse et de révélation, qui vous le fasse vraiment connaître !
18 Puisse-t-il illuminer les yeux de votre cœur pour vous faire voir quelle espérance vous ouvre son appel, quels trésors de gloire renferme son héritage parmi les saints,
19 et quelle extraordinaire grandeur sa puissance revêt pour nous, les croyants, selon la vigueur de sa force,
20 qu’il a déployée en la personne du Christ, le ressuscitant d’entre les morts et le faisant siéger à sa droite, dans les cieux,
21 bien au-dessus de toute Principauté, Puissance, Vertu, Seigneurie, et de tout autre nom qui se pourra nommer, non seulement dans ce siècle-ci, mais encore dans le siècle à venir.
22 Il a tout mis sous ses pieds, et l’a constitué, au sommet de tout, Tête pour l’Église,
23 laquelle est son Corps, la Plénitude de Celui qui est rempli, tout en tout.
Masquer
Si nous lisons attentivement les paroles de l'apôtre Paul, nous découvrons quelque chose d'étrange. Paul dit que l'Église n'est pas simplement le Corps du Christ — cette image nous est familière —, mais Sa plénitude ! Lui qui remplit tout en tous, autrement dit la source de toute plénitude, a voulu que...  Lire la suite

Si nous lisons attentivement les paroles de l'apôtre Paul, nous découvrons quelque chose d'étrange. Paul dit que l'Église n'est pas simplement le Corps du Christ — cette image nous est familière —, mais Sa plénitude ! Lui qui remplit tout en tous, autrement dit la source de toute plénitude, a voulu que l'Église Lui devienne nécessaire, qu'elle devienne Sa plénitude. En d'autres termes, le Seigneur a tant aimé l'Église que, sans elle, Il perdrait Lui-même, pour ainsi dire, Sa plénitude : par amour, Il s'est rendu dépendant des êtres humains.

En quoi consiste cette dépendance ? En ceci qu'après l'Ascension, la présence corporelle de Jésus sur terre — c'est-à-dire Sa plénitude, puisqu'Il est véritablement homme et serait incomplet sans corps — ne se réalise que par l'intermédiaire de l'Église. Il s'agit en premier lieu du sacrement de l'Eucharistie, dans lequel Il est corporellement présent. Mais, en outre, l'Église est Son corps, ce qui signifie que chaque membre de l'Église incarne Sa présence dans le monde.

Masquer
 
Pour Ep 1:15-23
15 C’est pourquoi moi-même, ayant appris votre foi dans le Seigneur Jésus et votre charité à l’égard de tous les saints,
16 je ne cesse de rendre grâces à votre sujet et de faire mémoire de vous dans mes prières.
17 Daigne le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de la gloire, vous donner un esprit de sagesse et de révélation, qui vous le fasse vraiment connaître !
18 Puisse-t-il illuminer les yeux de votre cœur pour vous faire voir quelle espérance vous ouvre son appel, quels trésors de gloire renferme son héritage parmi les saints,
19 et quelle extraordinaire grandeur sa puissance revêt pour nous, les croyants, selon la vigueur de sa force,
20 qu’il a déployée en la personne du Christ, le ressuscitant d’entre les morts et le faisant siéger à sa droite, dans les cieux,
21 bien au-dessus de toute Principauté, Puissance, Vertu, Seigneurie, et de tout autre nom qui se pourra nommer, non seulement dans ce siècle-ci, mais encore dans le siècle à venir.
22 Il a tout mis sous ses pieds, et l’a constitué, au sommet de tout, Tête pour l’Église,
23 laquelle est son Corps, la Plénitude de Celui qui est rempli, tout en tout.
Masquer
Paul appelle l'Église le corps du Christ, la définissant comme « la plénitude de Celui qui remplit tout en tous ». Ici, comme on le voit, il suit les représentations juives traditionnelles du peuple de Dieu comme un tout spirituel unique...  Lire la suite

Paul appelle l'Église le corps du Christ, la définissant comme « la plénitude de Celui qui remplit tout en tous ». Ici, comme on le voit, il suit les représentations juives traditionnelles du peuple de Dieu comme un tout spirituel unique, comme un seul corps qui était sanctifié comme un tout unique par les cultes qui se déroulaient régulièrement dans le Temple de Jérusalem jusqu'à sa destruction en 70 apr. J.-C.

C'est précisément grâce à une telle sanctification du peuple comme un tout unique que même les Juifs croyants qui ne pouvaient pas se rendre à Jérusalem pour une fête, par exemple pour Pessa'h ou pour Chavouot, ne se sentaient pas coupés de Dieu ni de leur communauté : ils se rassemblaient là où ils vivaient, dans les synagogues de la diaspora, et célébraient avec ceux qui étaient alors à Jérusalem. Paul transfère cette vision à l'Église, avec cette différence qu'elle est sanctifiée par la présence du Messie Lui-même, ressuscité des morts et demeurant auprès du trône de Dieu.

Bien entendu, l'Église est l'espace du Royaume qui demeure dans notre monde en cours de transfiguration, mais qui n'est pas encore transfiguré jusqu'au bout. Elle est aussi l'espace du Christ Lui-même, l'espace de Sa présence personnelle. Certes, la présence de Dieu était déjà connue du peuple juif auparavant ; Dieu s'est révélé à lui dès le don de la Torah au Sinaï, Il s'est révélé pour ne plus Se cacher, et Sa présence a accompagné le peuple tout au long de son histoire.

Mais maintenant, à l'espace spirituel de cette présence s'est ajouté l'espace des relations qui unissent le Christ à Son Père céleste. Le Royaume se déploie à l'intérieur de ces relations, se révèle en elles et par elles. Leur plénitude est ce qui remplit « tout en tous ». Et le christianisme signifie l'inclusion dans cette plénitude des relations du Père et du Fils. C'est cette inclusion que l'on peut appeler ecclésialisation au sens authentique du mot ; tout le reste dans la vie ecclésiale n'est qu'un moyen pour résoudre cette tâche principale. Si, bien sûr, il s'agit bien de l'Église avec une majuscule.

Masquer
 
Pour Ep 1:15-23
15 C’est pourquoi moi-même, ayant appris votre foi dans le Seigneur Jésus et votre charité à l’égard de tous les saints,
16 je ne cesse de rendre grâces à votre sujet et de faire mémoire de vous dans mes prières.
17 Daigne le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de la gloire, vous donner un esprit de sagesse et de révélation, qui vous le fasse vraiment connaître !
18 Puisse-t-il illuminer les yeux de votre cœur pour vous faire voir quelle espérance vous ouvre son appel, quels trésors de gloire renferme son héritage parmi les saints,
19 et quelle extraordinaire grandeur sa puissance revêt pour nous, les croyants, selon la vigueur de sa force,
20 qu’il a déployée en la personne du Christ, le ressuscitant d’entre les morts et le faisant siéger à sa droite, dans les cieux,
21 bien au-dessus de toute Principauté, Puissance, Vertu, Seigneurie, et de tout autre nom qui se pourra nommer, non seulement dans ce siècle-ci, mais encore dans le siècle à venir.
22 Il a tout mis sous ses pieds, et l’a constitué, au sommet de tout, Tête pour l’Église,
23 laquelle est son Corps, la Plénitude de Celui qui est rempli, tout en tout.
Masquer
Poursuivant sa réflexion sur le nouveau peuple de Dieu, Paul le définit comme le « corps du Christ ». En parlant ainsi...  Lire la suite

Poursuivant sa réflexion sur le nouveau peuple de Dieu, Paul le définit comme le « corps du Christ » (v. 23). En parlant ainsi, l'apôtre partait sans aucun doute de la conception traditionnelle à son époque du peuple juif comme un seul corps spirituel, uni par Dieu au moyen des sacrifices du Temple et de la Torah. Pour Paul, il est évident que le nouveau peuple de Dieu devient un seul corps spirituel grâce à son unité avec le Christ ressuscité, qui porte en Lui toute la plénitude de la vie du Royaume, rendue accessible par Lui à chacun de Ses disciples. L'apôtre comprend parfaitement qu'en chaque chrétien agit réellement cette même puissance de Dieu qui a rendu la vie au Messie mort sur la croix (v. 19–20). C'est précisément sa présence qui fait du chrétien un chrétien au sens originel du mot, c'est-à-dire un habitant du Royaume dont le Sauveur annonçait la proximité durant Son ministère terrestre.

Apparemment, pour Paul, la nature même du Royaume est liée à cette puissance. Ce n'est évidemment pas par hasard qu'il mentionne le souffle de Dieu, grâce auquel les fidèles acquièrent la sagesse et reçoivent la révélation (v. 17–18). C'est ce même souffle de Dieu qui pénètre tout le Royaume. Il peut apparemment se révéler parfois à celui qui cherche le Royaume comme une puissance qui change l'homme et transfigure sa nature humaine elle-même, la rendant, une fois transfigurée, apte à vivre dans le Royaume. Mais la puissance ne reste, semble-t-il, puissance que tant que celui qui cherche le Royaume le regarde de l'extérieur. Pour ceux qui demeurent encore hors du Royaume, la résurrection du Christ devait apparaître précisément comme une action de la puissance de Dieu, dont elle était le résultat. Pour ceux qui sont déjà entrés dans le Royaume et voient les mêmes événements de l'intérieur, la puissance devient le souffle de Dieu : il enveloppe l'homme de l'extérieur, mais pénètre aussi en lui, devenant une partie inséparable de sa propre nature humaine, dans la mesure où celle-ci est déjà transfigurée. Ainsi la vie du Royaume entre dans le cœur de l'homme, et l'homme devient un habitant du Royaume.

Masquer
 
Pour Ep 1:1-14
1 Paul, apôtre du Christ Jésus, par la volonté de Dieu, aux saints et fidèles dans le Christ Jésus.
2 À vous grâce et paix de par Dieu notre Père et le Seigneur Jésus Christ.
3 Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ,
qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ.
4 C’est ainsi qu’Il nous a élus en lui, dès avant la fondation du monde,
pour être saints et immaculés en sa présence, dans l’amour,
5 déterminant d’avance que nous serions pour Lui des fils adoptifs par Jésus Christ.
Tel fut le bon plaisir de sa volonté,
6 à la louange de gloire de sa grâce,
dont Il nous a gratifiés dans le Bien-aimé.
7 En lui nous trouvons la rédemption, par son sang,
la rémission des fautes,
selon la richesse de sa grâce,
8 qu’Il nous a prodiguée,
en toute sagesse et intelligence :
9 Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté,
ce dessein bienveillant
qu’Il avait formé en lui par avance,
10 pour le réaliser quand les temps seraient accomplis :
ramener toutes choses sous un seul Chef, le Christ, les êtres célestes comme les terrestres.
11 C’est en lui encore que nous avons été mis à part, désignés d’avance,
selon le plan préétabli de Celui qui mène toutes choses
au gré de sa volonté,
12 pour être,
à la louange de sa gloire,
ceux qui ont par avance espéré dans le Christ.
13 C’est en lui que vous aussi,
après avoir entendu la Parole de vérité, l’Évangile de votre salut,
et y avoir cru,
vous avez été marqués d’un sceau par l’Esprit de la Promesse,
cet Esprit Saint
14 qui constitue les arrhes de notre héritage,
et prépare la rédemption du Peuple que Dieu s’est acquis,
pour la louange de sa gloire.
Masquer
L’apôtre Paul dit que le Seigneur ne nous a pas simplement accordé Sa grâce, mais qu’Il l’a répandue sur nous avec surabondance, et il associe cette grâce à...  Lire la suite

L’apôtre Paul dit que le Seigneur ne nous a pas simplement accordé Sa grâce, mais qu’Il l’a répandue sur nous avec surabondance, et il associe cette grâce à la sagesse et à l’intelligence. La première et la plus simple conclusion à tirer de ce verset est que, par grâce, chacun de nous a reçu à la fois l’intelligence et la sagesse, dans des proportions qui dépassent nos attentes les plus audacieuses. Allons donc plus loin et essayons de comprendre ce qui nous a été donné et ce que nous devons en faire. La sagesse est la connaissance des « questions éternelles », celles de la vie et de la mort, des relations entre Dieu et l’homme, bref de tout ce à propos de quoi on aimerait dire : « Je suis quelqu’un de simple, je n’ai pas besoin de tout cela. » Pour une raison qui Lui appartient, Dieu a décidé de révéler à chacun de nous la connaissance de Lui-même, et non pas simplement de la révéler, mais de la répandre avec surabondance, c’est-à-dire de nous en donner plus que nous ne le souhaiterions ! L’intelligence est une notion assez pratique : c’est comprendre comment il convient d’agir dans une situation concrète. C’est précisément ce dont aiment tant se détourner ceux qui chérissent leur propre instruction et leur sagesse : « Je m’occupe de choses élevées ; que d’autres réfléchissent à toutes ces banalités. » Et à ceux-là, le Seigneur propose l’intelligence, le bon sens quotidien, là encore en plus grande abondance qu’ils ne le souhaiteraient ! À chacun Il donne la plénitude et ne nous demande qu’une chose : la recevoir et l’employer pour Sa gloire.

Masquer
 
Pour Ep 1:1-14
1 Paul, apôtre du Christ Jésus, par la volonté de Dieu, aux saints et fidèles dans le Christ Jésus.
2 À vous grâce et paix de par Dieu notre Père et le Seigneur Jésus Christ.
3 Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ,
qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ.
4 C’est ainsi qu’Il nous a élus en lui, dès avant la fondation du monde,
pour être saints et immaculés en sa présence, dans l’amour,
5 déterminant d’avance que nous serions pour Lui des fils adoptifs par Jésus Christ.
Tel fut le bon plaisir de sa volonté,
6 à la louange de gloire de sa grâce,
dont Il nous a gratifiés dans le Bien-aimé.
7 En lui nous trouvons la rédemption, par son sang,
la rémission des fautes,
selon la richesse de sa grâce,
8 qu’Il nous a prodiguée,
en toute sagesse et intelligence :
9 Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté,
ce dessein bienveillant
qu’Il avait formé en lui par avance,
10 pour le réaliser quand les temps seraient accomplis :
ramener toutes choses sous un seul Chef, le Christ, les êtres célestes comme les terrestres.
11 C’est en lui encore que nous avons été mis à part, désignés d’avance,
selon le plan préétabli de Celui qui mène toutes choses
au gré de sa volonté,
12 pour être,
à la louange de sa gloire,
ceux qui ont par avance espéré dans le Christ.
13 C’est en lui que vous aussi,
après avoir entendu la Parole de vérité, l’Évangile de votre salut,
et y avoir cru,
vous avez été marqués d’un sceau par l’Esprit de la Promesse,
cet Esprit Saint
14 qui constitue les arrhes de notre héritage,
et prépare la rédemption du Peuple que Dieu s’est acquis,
pour la louange de sa gloire.
Masquer
En commençant sa lettre aux chrétiens d'Éphèse, Paul aborde aussitôt l'un des thèmes centraux de la vie chrétienne : le thème...  Lire la suite

En commençant sa lettre aux chrétiens d'Éphèse, Paul aborde aussitôt l'un des thèmes centraux de la vie chrétienne : le thème du Messie et du peuple de Dieu. En parlant de l'Église et des chrétiens, l'apôtre part, comme on le voit, de positions bien connues à cette époque dans la tradition rabbinique, selon lesquelles le Messie et le peuple de Dieu avaient été conçus par Dieu avant même la création du monde. Il ne s'agissait bien sûr pas ici du destin de personnes concrètes, que Dieu ne prédétermine pas à l'avance, mais du fait même de l'existence du peuple de Dieu et de l'inévitabilité de l'avènement du Royaume messianique avec la venue du Messie. Il est évident que, pour Paul, l'histoire de l'Église comme nouveau peuple de Dieu est inséparable de la personne du Sauveur Lui-même, et l'apôtre considère aussi ce lien comme faisant partie du dessein éternel de Dieu (v. 3-5).

Mais Paul comprend aussi autre chose : le nouveau peuple de Dieu n'est pas simplement la continuation de l'ancien, même s'il lui est historiquement lié comme l'Église est liée à la communauté yahviste et à la Synagogue. Ce nouveau peuple a été conçu par Dieu dès le commencement comme une communauté d'habitants du Royaume. Mais une telle vie exige une liberté complète à l'égard du péché, impossible à l'homme déchu. Alors Jésus libère Lui-même ceux qui deviendront une part de Son peuple. Paul en parle en recourant à la notion, traditionnelle dans la tradition cultuelle yahviste, de rédemption, de sacrifice rédempteur, qui libérait le pécheur des conséquences du péché commis involontairement, c'est-à-dire sous contrainte ou par ignorance. Lors du sacrifice de purification (« sacrifice pour le péché »), celui qui avait péché apportait un repentir public pour le péché involontaire qu'il avait commis, étant purifié par le sang de la victime qu'il offrait et dont le prêtre l'aspergeait.

Pour les chrétiens, la victime de purification se révèle être Jésus Lui-même : car c'est Lui qui, au prix de Sa vie (« Son sang »), ouvre à Ses disciples le chemin de la libération de l'emprise de tout péché, non seulement involontaire, mais même commis consciemment (v. 7-10). L'analogie est évidente : dans les deux cas, c'est Dieu Lui-même qui purifie le pécheur, en le faisant participer à Sa vie par la révélation de Sa présence dans le monde. Mais la mesure de la plénitude de cette présence est différente : auparavant elle ne se révélait à l'homme qu'en partie ; maintenant, après la venue du Christ dans le monde, elle s'est manifestée dans toute sa plénitude. C'est pourquoi la purification, auparavant incomplète et relative, devient maintenant pleine et absolue, libérant celui qui est purifié du péché et lui ouvrant le chemin du Royaume.

Masquer
 
Pour Ep 1:1-14
1 Paul, apôtre du Christ Jésus, par la volonté de Dieu, aux saints et fidèles dans le Christ Jésus.
2 À vous grâce et paix de par Dieu notre Père et le Seigneur Jésus Christ.
3 Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ,
qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ.
4 C’est ainsi qu’Il nous a élus en lui, dès avant la fondation du monde,
pour être saints et immaculés en sa présence, dans l’amour,
5 déterminant d’avance que nous serions pour Lui des fils adoptifs par Jésus Christ.
Tel fut le bon plaisir de sa volonté,
6 à la louange de gloire de sa grâce,
dont Il nous a gratifiés dans le Bien-aimé.
7 En lui nous trouvons la rédemption, par son sang,
la rémission des fautes,
selon la richesse de sa grâce,
8 qu’Il nous a prodiguée,
en toute sagesse et intelligence :
9 Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté,
ce dessein bienveillant
qu’Il avait formé en lui par avance,
10 pour le réaliser quand les temps seraient accomplis :
ramener toutes choses sous un seul Chef, le Christ, les êtres célestes comme les terrestres.
11 C’est en lui encore que nous avons été mis à part, désignés d’avance,
selon le plan préétabli de Celui qui mène toutes choses
au gré de sa volonté,
12 pour être,
à la louange de sa gloire,
ceux qui ont par avance espéré dans le Christ.
13 C’est en lui que vous aussi,
après avoir entendu la Parole de vérité, l’Évangile de votre salut,
et y avoir cru,
vous avez été marqués d’un sceau par l’Esprit de la Promesse,
cet Esprit Saint
14 qui constitue les arrhes de notre héritage,
et prépare la rédemption du Peuple que Dieu s’est acquis,
pour la louange de sa gloire.
Masquer
En commençant son épître à l'Église d'Éphèse, Paul décrit dès la première phrase le sens du christianisme comme révélation et comme chemin spirituel. Pour l'apôtre, l'Église comme nouveau peuple de Dieu...  Lire la suite

En commençant son épître à l'Église d'Éphèse, Paul décrit dès la première phrase le sens du christianisme comme révélation et comme chemin spirituel. Pour l'apôtre, l'Église comme nouveau peuple de Dieu a été conçue par Dieu avant même la création du monde. La tradition juive regarde ainsi le peuple juif: lui, comme le Messie, a été conçu par Dieu avant la création du monde. Paul, comme on le voit, applique cette vision traditionnelle à l'Église comme nouveau peuple de Dieu et comme ce reste messianique dont parlaient déjà les prophètes d'avant l'exil. Il s'agit, bien sûr, de la prédestination de l'existence de l'Église dans son ensemble, et non du destin d'une personne particulière, qui dans tous les cas reste libre, de même que, du point de vue du judaïsme traditionnel, la prédestination de l'existence du peuple de Dieu comme tout ne prédétermine pas le destin de ses représentants concrets.

Mais si une personne accueille le Christ et Le suit, elle prend part à la réalité conçue par Dieu avant même la création du monde. Et cette participation se réalise par la participation à la vie du Messie Lui-même, qui a apporté le Royaume dans le monde et en qui la volonté du Père est révélée au monde aussi clairement et dans une plénitude aussi grande qu'elle peut l'être à travers un homme. Suivre la volonté de Dieu est difficile, mais lorsque ta vie est unie à la vie de Celui qui a accueilli et accompli la volonté de Dieu dans toute sa plénitude, même l'impossible devient possible.

D'autant plus qu'en Christ est entrée dans le monde aussi la plénitude du Royaume, à laquelle Il fait participer chacun de ceux qui se confient à Lui. Cela signifie que quiconque Le suit reçoit aussi la possibilité d'une transformation complète de sa propre nature humaine et de la délivrance du pouvoir du péché. C'est précisément en ce sens que l'apôtre parle du pardon des péchés et de la rédemption par le sang. Bien sûr, une telle transformation de la nature humaine est un processus divino-humain: l'homme y participe avec Dieu; il faut ici la sagesse et la compréhension («intelligence») mentionnées par Paul, mais le gage du succès se révèle être cette participation à la vie du Royaume que l'apôtre appelle «la promesse de l'Esprit Saint». Tel est le chemin chrétien que Paul rappelle aux chrétiens d'Éphèse comme en passant, comme une chose allant de soi.

Masquer

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.