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RÉFLEXIONS pour Rm 8:26-30

26 Pareillement l'Esprit vient au secours de notre faiblesse; car nous ne savons que demander pour prier comme il faut; mais l'Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables,
27 et Celui qui sonde les cœurs sait quel est le désir de l'Esprit et que son intercession pour les saints correspond aux vues de Dieu.
28 Et nous savons qu'avec ceux qui l'aiment, Dieu collabore en tout pour leur bien, avec ceux qu'il a appelés selon son dessein.
29 Car ceux que d'avance il a discernés, il les a aussi prédestinés à reproduire l'image de son Fils, afin qu'il soit l'aîné d'une multitude de frères;
30 et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés ; ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés ; ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
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Dieu nous aime toujours, continuellement, sans S’arrêter une seule seconde. Et rien « ne peut nous séparer » de Son amour. Rien d’extérieur ne le peut : aucune autre créature, pas même la détresse. Seul le péché le peut. Nous-mêmes le pouvons. Dieu nous a donné la liberté, y compris celle de Le refuser, de refuser Son amour et Son pardon. Le père Daniel-Ange a écrit : « Le péché est un court-circuit de l’amour. » Nous commençons à résister à l’amour de Dieu dès que nous commettons un péché ; nous nous en séparons lorsque nous refusons de demander pardon. Dieu peut tout pardonner, tout ce dont nous nous repentons. Il nous donne la force de pardonner et de demander pardon, Il nous donne la force de changer, Il nous aime et nous accueille toujours. Nous seuls pouvons Le rejeter ; Il nous a donné cette liberté. Et alors, nous enfonçons un nouveau clou dans Ses mains ouvertes à notre rencontre.

Autres réflexions

 
Pour Rm 8:26-30
26 Pareillement l'Esprit vient au secours de notre faiblesse; car nous ne savons que demander pour prier comme il faut; mais l'Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables,
27 et Celui qui sonde les cœurs sait quel est le désir de l'Esprit et que son intercession pour les saints correspond aux vues de Dieu.
28 Et nous savons qu'avec ceux qui l'aiment, Dieu collabore en tout pour leur bien, avec ceux qu'il a appelés selon son dessein.
29 Car ceux que d'avance il a discernés, il les a aussi prédestinés à reproduire l'image de son Fils, afin qu'il soit l'aîné d'une multitude de frères;
30 et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés ; ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés ; ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
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Dieu nous aime toujours, tout le temps, sans s’arrêter une seule seconde. Et rien «ne peut nous séparer» de Son amour. De l’extérieur, rien. Aucune autre...  Lire la suite

Dieu nous aime toujours, tout le temps, sans s’arrêter une seule seconde. Et rien «ne peut nous séparer» de Son amour. De l’extérieur, rien. Aucune autre créature, pas même la détresse. Seulement le péché. Le péché, lui, le peut. Nous-mêmes, nous le pouvons. Dieu nous a donné la liberté, y compris la liberté de Le refuser, de refuser Son amour et Son pardon.

Le père Daniel-Ange écrivait: «Le péché est un court-circuit de l’amour». Nous commençons à résister à l’amour de Dieu dès que nous commettons le péché; nous nous en séparons lorsque nous refusons de demander pardon. Dieu peut tout pardonner, tout ce dont nous nous repentons. Il nous donne la force de pardonner et de demander pardon, Il nous donne la force de changer, Il nous aime et nous accueille toujours. Nous seuls pouvons Le rejeter; Il nous a donné cette liberté. Et alors nous enfonçons un nouveau clou dans Ses mains ouvertes à notre rencontre.

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Pour Rm 8:26
26 Pareillement l'Esprit vient au secours de notre faiblesse; car nous ne savons que demander pour prier comme il faut; mais l'Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables,
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Il est intéressant, qu’est-ce que Paul veut dire, en disant que parfois, lorsque nous ne savons nous-mêmes pas de quoi prier, «l'Esprit intercède pour nous»? On aurait bien sûr pu se rappeler de l'expérience, probablement familière à chaque chrétien, lorsque la prière que nous commençons par notre propre volonté, est comme si saisie d'en haut...  Lire la suite

Il est intéressant, qu’est-ce que Paul veut dire, en disant que parfois, lorsque nous ne savons nous-mêmes pas de quoi prier, «l'Esprit intercède pour nous»? On aurait bien sûr pu se rappeler de l'expérience, probablement familière à chaque chrétien, lorsque la prière que nous commençons par notre propre volonté, est comme si saisie d'en haut, et nous prions déjà non pas seul et même pas nous-mêmes: c’est comme si une certaine force nous soutenait et nous conduisait, la force du souffle de Dieu, et nous comprenons alors que Dieu était tout près et que nous ne sommes plus tout seul. Mais ici c’est tout de même notre prière, nos relations avec Dieu et le Christ. Est-ce ce que l'apôtre voulait dire, ou peut-être, il y a encore quelque chose de plus grand? Ou alors l'émotion si familière à nous cache encore en elle-même quelque chose, dont nous ne pouvons que deviner? Tout le Royaume imprègne le souffle de Dieu; comme chrétiens comme habitants du Royaume, nous ne pouvons ne pas le sentir.

C’est pourquoi, comme on voit, nous éprouvons parfois ce souffle, comme la participation de Dieu dans nos prières. Mais en effet, le Royaume est quelque chose de plus grand, que seul nos relations avec Dieu et avec Christ. Bien sûr les relations sont sa base, mais elle a aussi sa substance spirituelle, que forme ce même souffle de Dieu, qu'on a commencé à appeler par la suite l'Esprit et percevoir comme la troisième hypostase de la Trinité. Mais une telle substance cesse déjà bien sûr d'être seulement une substance, semblable aux substances de notre monde. Car elle est en elle-même pleine de vies, pleine comme ne l’a été aucune substance d’une créature non transformée.

Elle n’est pas simplement la nature, elle est l’incarnation vivante de la sagesse de Dieu et de l'amour de Dieu. Dans notre monde non transformé la nature est inerte, elle résiste à toute influence spirituelle, en tant que telle. Dans le Royaume tout est différent: là-bas la nature est absolument malléable, répondant volontiers à toute influence spirituelle. Et l’homme vivant dans le Royaume, devient une partie de cette nature spiritualisée.

Sa prière devient non seulement l'élément de sa vie spirituelle, mais aussi une partie de la nature du Royaume. Et alors tout le Royaume peut répondre, particulièrement, si celui qui prie s’est soudainement égaré et ne sait pas quoi demander ensuite. Le proverbe de la maison, où les murs aident, est dans ce cas plus que jamais, opportun : dans le Royaume ses habitants sont vraiment aidés non seulement par tous, mais aussi par tout. Et si les mots ne nous suffisent pas, le souffle de Dieu pénétrant le Royaume, parle pour nous. Ou, plus exactement finit de dire ce que les mots nous manquent.

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Pour Rm 8:29-30
29 Car ceux que d'avance il a discernés, il les a aussi prédestinés à reproduire l'image de son Fils, afin qu'il soit l'aîné d'une multitude de frères;
30 et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés ; ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés ; ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
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Paul parle des chrétiens comme d'un nouveau peuple de Dieu, comme de l'Église dans sa dimension spirituelle. Dans la tradition rabbinique de l'époque du Second Temple existait l'idée que le peuple de Dieu...  Lire la suite

Paul parle des chrétiens comme d'un nouveau peuple de Dieu, comme de l'Église dans sa dimension spirituelle. Dans la tradition rabbinique de l'époque du Second Temple existait l'idée que le peuple de Dieu avait été conçu par Dieu avant même la création du monde. Il ne s'ensuit évidemment pas que le destin de chaque Juif de naissance soit entièrement prédéterminé, du début à la fin. Il y eut bien des Juifs qui trahirent leur vocation à être les hommes de Dieu. Et avec le nouveau peuple de Dieu, la situation est encore moins prévisible : car on ne naît pas chrétien. Mais comme réalité spirituelle, selon la pensée de Paul, l'Église a été conçue par Dieu dès le commencement, et quiconque y entre se trouve au nombre de ceux dont la vie a été prédéterminée, peut-être avant même la création du monde. Il devient une partie du plan de Dieu et du peuple de Dieu.

Mais il faut encore entrer dans l'Église. Tant que cela n'est pas arrivé, l'homme se trouve dans le monde des hasards, où rien n'est prédéterminé et rien n'est déterminé, où il peut arriver à chacun n'importe quoi, et où le hasard apparaît au regard superficiel comme la liberté. Mais Dieu ne prive pas l'homme de sa liberté ; chacun est libre de choisir s'il vivra dans le monde des hasards ou dans le monde de la détermination divine.

Cependant, le discours sur le nouveau peuple de Dieu, sur l'Église, permet à l'apôtre de poser la question de l'ampleur du processus que nous connaissons sous le nom de salut. Et cette ampleur se révèle véritablement universelle. Ce n'est pas par hasard que Paul dit que nous sommes sauvés « en espérance » : en effet, le processus de notre participation à la vie du Royaume, de notre formation comme Torah vivante et, par conséquent, de la transfiguration de notre nature ne fait que commencer. Il demandera évidemment du temps, et beaucoup. Notre vie terrestre ne peut être que le commencement de ce chemin.

Et ce chemin lui-même est inséparable du processus de transfiguration de toute la création dans son ensemble. Car elle aussi, d'une manière ou d'une autre, a souffert de la chute, dont l'homme fut la cause. C'est pourquoi on ne peut corriger cette situation que globalement, en ayant en vue l'homme et tout le reste de la création. Alors le chemin de la formation spirituelle de l'homme, de sa délivrance des conséquences de la chute, doit inévitablement être synchronisé avec le travail correspondant qui touche le reste de la création. Et ce chemin ne s'achèvera qu'avec le retour du Christ dans la gloire. Pour l'instant, il ne nous reste qu'à espérer que tous ceux qui l'ont commencé arriveront heureusement jusqu'au bout.

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Pour Rm 8:18-39
18 J'estime en effet que les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer à la gloire qui doit se révéler en nous.
19 Car la création en attente aspire à la révélation des fils de Dieu:
20 si elle fut assujettie à la vanité - non qu'elle l'eût voulu, mais à cause de celui qui l'y a soumise - c'est avec l'espérance
21 d'être elle aussi libérée de la servitude de la corruption pour entrer dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu.
22 Nous le savons en effet, toute la création jusqu'à ce jour gémit en travail d'enfantement.
23 Et non pas elle seule: nous-mêmes qui possédons les prémices de l'Esprit, nous gémissons nous aussi intérieurement dans l'attente de la rédemption de notre corps.
24 Car notre salut est objet d'espérance; et voir ce qu'on espère, ce n'est plus l'espérer: ce qu'on voit, comment pourrait-on l'espérer encore?
25 Mais espérer ce que nous ne voyons pas, c'est l'attendre avec constance.
26 Pareillement l'Esprit vient au secours de notre faiblesse; car nous ne savons que demander pour prier comme il faut; mais l'Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables,
27 et Celui qui sonde les cœurs sait quel est le désir de l'Esprit et que son intercession pour les saints correspond aux vues de Dieu.
28 Et nous savons qu'avec ceux qui l'aiment, Dieu collabore en tout pour leur bien, avec ceux qu'il a appelés selon son dessein.
29 Car ceux que d'avance il a discernés, il les a aussi prédestinés à reproduire l'image de son Fils, afin qu'il soit l'aîné d'une multitude de frères;
30 et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés ; ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés ; ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
31 Que dire après cela? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?
32 Lui qui n'a pas épargné son propre Fils mais l'a livré pour nous tous, comment avec lui ne nous accordera-t-il pas toute faveur?
33 Qui se fera l'accusateur de ceux que Dieu a élus? C'est Dieu qui justifie.
34 Qui donc condamnera? Le Christ Jésus, celui qui est mort, que dis-je? ressuscité, qui est à la droite de Dieu, qui intercède pour nous?
35 Qui nous séparera de l'amour du Christ? la tribulation, l'angoisse, la persécution, la faim, la nudité, les périls, le glaive?
36 selon le mot de l'Écriture: À cause de toi, l'on nous met à mort tout le long du jour; nous avons passé pour des brebis d'abattoir.
37 Mais en tout cela nous sommes les grands vainqueurs par celui qui nous a aimés.
38 Oui, j'en ai l'assurance, ni mort ni vie, ni anges ni principautés, ni présent ni avenir, ni puissances,
39 ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur.
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En vérité, nous sommes sauvés dans l’espérance. L’espérance nous soutient dans le conflit avec le monde et dans les moments difficiles de la vie. Mais qu’espérons-nous ?...  Lire la suite

En vérité, nous sommes sauvés dans l’espérance. L’espérance nous soutient dans le conflit avec le monde et dans les moments difficiles de la vie. Mais qu’espérons-nous ? Avant tout, que rien ne nous arrivera sans la volonté du Père ; nous espérons l’adoption dans le Fils et l’Esprit, qui nous soutiendra dans nos faiblesses et nous guidera dans la prière. En un mot, espère toujours en ton Dieu. Si nous gardons constamment cela à l’esprit, l’expérience nous convaincra bientôt qu’une telle espérance ne déçoit pas.

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Pour Rm 8:18-39
18 J'estime en effet que les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer à la gloire qui doit se révéler en nous.
19 Car la création en attente aspire à la révélation des fils de Dieu:
20 si elle fut assujettie à la vanité - non qu'elle l'eût voulu, mais à cause de celui qui l'y a soumise - c'est avec l'espérance
21 d'être elle aussi libérée de la servitude de la corruption pour entrer dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu.
22 Nous le savons en effet, toute la création jusqu'à ce jour gémit en travail d'enfantement.
23 Et non pas elle seule: nous-mêmes qui possédons les prémices de l'Esprit, nous gémissons nous aussi intérieurement dans l'attente de la rédemption de notre corps.
24 Car notre salut est objet d'espérance; et voir ce qu'on espère, ce n'est plus l'espérer: ce qu'on voit, comment pourrait-on l'espérer encore?
25 Mais espérer ce que nous ne voyons pas, c'est l'attendre avec constance.
26 Pareillement l'Esprit vient au secours de notre faiblesse; car nous ne savons que demander pour prier comme il faut; mais l'Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables,
27 et Celui qui sonde les cœurs sait quel est le désir de l'Esprit et que son intercession pour les saints correspond aux vues de Dieu.
28 Et nous savons qu'avec ceux qui l'aiment, Dieu collabore en tout pour leur bien, avec ceux qu'il a appelés selon son dessein.
29 Car ceux que d'avance il a discernés, il les a aussi prédestinés à reproduire l'image de son Fils, afin qu'il soit l'aîné d'une multitude de frères;
30 et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés ; ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés ; ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
31 Que dire après cela? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?
32 Lui qui n'a pas épargné son propre Fils mais l'a livré pour nous tous, comment avec lui ne nous accordera-t-il pas toute faveur?
33 Qui se fera l'accusateur de ceux que Dieu a élus? C'est Dieu qui justifie.
34 Qui donc condamnera? Le Christ Jésus, celui qui est mort, que dis-je? ressuscité, qui est à la droite de Dieu, qui intercède pour nous?
35 Qui nous séparera de l'amour du Christ? la tribulation, l'angoisse, la persécution, la faim, la nudité, les périls, le glaive?
36 selon le mot de l'Écriture: À cause de toi, l'on nous met à mort tout le long du jour; nous avons passé pour des brebis d'abattoir.
37 Mais en tout cela nous sommes les grands vainqueurs par celui qui nous a aimés.
38 Oui, j'en ai l'assurance, ni mort ni vie, ni anges ni principautés, ni présent ni avenir, ni puissances,
39 ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur.
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Poursuivant le thème du Royaume et de l’unité spirituelle de l’homme, Paul attire l’attention...  Lire la suite

Poursuivant le thème du Royaume et de l’unité spirituelle de l’homme, Paul attire l’attention sur le fait que le Royaume, bien qu’il soit déjà entré dans le monde, ne s’y est pas encore révélé jusqu’au bout. C’est pourquoi les fidèles ne connaissent pas encore le Royaume dans toute sa plénitude, qu’il ne leur reste pour l’instant qu’à espérer (v. 24-25). Il semblerait qu’ils puissent être tranquilles en ce qui concerne les promesses qui leur ont été données par le Sauveur. Selon les représentations généralement admises à cette époque parmi les rabbins savants, le peuple de Dieu (comme le Messie Lui-même) avait été conçu par Dieu avant même la création du monde. Paul applique cette représentation à l’Église, voyant en elle le nouveau peuple de Dieu, et il considère tous ceux qui lui appartiennent comme ceux qui, par la miséricorde de Dieu, se sont trouvés inclus dans ce dessein qui leur garantit l’obtention de la plénitude du Royaume (v. 28-30).

S’il en est ainsi, alors tous ceux que Dieu, par Jésus Christ, a conduits dans l’Église peuvent réellement être tranquilles : ils sont entrés au nombre de ceux dont le chemin a été déterminé par Dieu dès le commencement des temps. Mais, d’autre part, tant que le Royaume ne s’est pas révélé dans toute sa plénitude, le mal domine encore en partie le monde. L’unité n’existe pas encore ; elle n’existe pas seulement dans la nature humaine, mais dans la création tout entière, de sorte que, jusqu’à la transfiguration complète du monde, non seulement l’homme mais aussi toute la création restante est condamnée à souffrir (v. 18-21). Ce n’est pas par hasard que l’apôtre, parlant du corps, revient à la notion de « rédemption », plus exactement de rachat : de même qu’un esclave ne peut recevoir la liberté que si on le rachète pour le rendre libre, de même le corps doit être « racheté », libéré de cette dépendance servile dans laquelle le péché le tient (v. 22-23).

Dans une telle vision, le péché devient non seulement une faute, mais aussi le malheur de l’homme qui, de tout son cœur, voudrait recevoir le Royaume dans toute sa plénitude, mais ne peut le faire tant que le Sauveur ne l’a pas libéré, de même qu’un esclave, malgré tout son désir, ne peut se libérer de l’esclavage si on ne le rachète pas. Ceux qui sont entrés dans l’Église et ont participé au Royaume reçoivent une sorte d’avance, mais ils ne la reçoivent pas sans raison : ce don devient la conséquence du choix qu’ils ont fait, après lequel la souffrance devient inévitable dans la mesure où le monde gît dans le mal (v. 17-18). L’avance reçue leur permet de participer au Royaume déjà au moment où, semble-t-il, ils ne sont encore prêts à rien de tel, car le péché niche encore dans leur nature. Mais désormais toute leur vie, dans son ensemble, est déjà déterminée par la volonté du Sauveur et se déroule selon les lois du Royaume, de sorte que l’opposition au péché dans lequel gît le monde devient en même temps pour eux une opposition à leur propre péché. C’est pourquoi le Ressuscité ne condamne déjà plus Ses fidèles pour leurs péchés (v. 31-34). Comme on le voit, la relation de l’homme avec Dieu et avec le Messie qu’Il a envoyé n’est déterminée que par son propre choix ; et si ce choix est fait correctement, rien ne peut plus l’arracher au Christ et au Royaume (v. 35-39). Pas même son propre péché, pas encore entièrement surmonté.

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Lectures du  30 juillet 2023

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