Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour 1Jn 3:7-10

Petits enfants, que personne ne vous égare. Celui qui pratique la justice est juste comme celui-là est juste.
Celui qui commet le péché est du diable, car le diable est pécheur dès l'origine. C'est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu est apparu.
Quiconque est né de Dieu ne commet pas le péché parce que sa semence demeure en lui; il ne peut pécher, étant né de Dieu.
10 A ceci sont reconnaissables les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n'est pas de Dieu, ni celui qui n'aime pas son frère.
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Ces paroles sont étonnantes : elles nous donnent espérance et, en même temps, elles nous condamnent. Car dans la nouvelle naissance, la naissance d'en haut, nous entrons par la foi en Jésus-Christ. Cela signifie qu'en nous, qui croyons en lui, demeure déjà la semence de Dieu, peut-être encore très petite, pas plus grande qu'un grain de moutarde, mais capable de croître. Il en découle que nous ne péchons pas. Mais pourtant nous péchons ! Et celui qui dit qu'il ne pèche pas est menteur (voir 1 Jn 1, 8-10). Quoi donc, encore une contradiction ? Non, comme toujours, non pas une contradiction, mais un paradoxe. Dans la mesure où la présence de Dieu (« la semence ») agit en nous, dans cette mesure nous ne péchons pas, parce que nous ne pouvons pas pécher. Dans la mesure où nous l'ignorons, où nous n'en tenons pas compte, où nous ne lui donnons pas liberté en nous, dans cette mesure nous péchons, parce que nous ne pouvons pas ne pas pécher. Il y a donc une immense espérance : nous pouvons vivre hors du péché, cette possibilité nous est donnée ; mais il y a aussi une très lourde condamnation, parce que nous nous servons si peu de cette possibilité.

Autres réflexions

 
Pour 1Jn 3:1-10
Voyez quelle manifestation d'amour le Père nous a donnée pour que nous soyons appelés enfants de Dieu. Et nous le sommes! Si le monde ne nous connaît pas, c'est qu'il ne l'a pas connu.
Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté. Nous savons que lors de cette manifestation nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu'il est.
Quiconque a cette espérance en lui se rend pur comme celui-là est pur.
Quiconque commet le péché commet aussi l'iniquité, car le péché est l'iniquité.
Or vous savez que celui-là s'est manifesté pour ôter les péchés et qu'il n'y a pas de péché en lui.
Quiconque demeure en lui ne pèche pas. Quiconque pèche ne l'a vu ni connu.
Petits enfants, que personne ne vous égare. Celui qui pratique la justice est juste comme celui-là est juste.
Celui qui commet le péché est du diable, car le diable est pécheur dès l'origine. C'est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu est apparu.
Quiconque est né de Dieu ne commet pas le péché parce que sa semence demeure en lui; il ne peut pécher, étant né de Dieu.
10 A ceci sont reconnaissables les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n'est pas de Dieu, ni celui qui n'aime pas son frère.
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La nécessité de se purifier en s’approchant de Dieu était déjà reconnue, mais nous rencontrons ici une motivation entièrement nouvelle de la purification...  Lire la suite

La nécessité de se purifier en s’approchant de Dieu était déjà reconnue, mais nous rencontrons ici une motivation entièrement nouvelle de la purification : nous sommes appelés à être semblables à Dieu, et Lui est pur. Une grande vocation nous a été donnée, qui ne s’est pas encore révélée dans toute sa plénitude; mais même le peu que nous pourrions déjà accueillir suffit pour construire autrement notre vie quotidienne et nos relations avec ceux qui nous entourent. Que personne ne s’inquiète de ce que, sur le fond de Sa pureté absolue, notre pureté relative se distingue inévitablement par son imperfection. Le Seigneur a le pouvoir d’achever les efforts que nous avons commencés, de telle sorte que « nul foulon sur la terre ne peut blanchir ainsi » (Mc 9:3).

Le péché est identifié par l’apôtre à l’iniquité. Pour ceux qui sont habitués à la pensée biblique, cette idée est familière et naturelle; mais ceux qui, comme il est d’usage dans notre culture, ont l’habitude de distinguer l’approche juridique de l’approche morale peuvent objecter que tous les péchés ne constituent pas des violations des lois de l’État. C’est vrai, mais il existe aussi d’autres lois, inscrites par le Créateur dans l’univers et dans le cœur humain. Leur transgression, à la différence des règles élaborées par les hommes, ne conduit pas à une peine humaine, mais à l’autodestruction spirituelle de l’homme sans loi qui se détourne de Dieu et de Son amour.

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