2 A toi la louange est due, ô Dieu, dans Sion; que pour toi le vœu soit acquitté
3 tu écoutes la prière. Jusqu'à toi vient toute chair
4 avec ses œuvres de péché; nos fautes sont plus fortes que nous, mais toi, tu les effaces.
5 Heureux ton élu, ton familier, il demeure en tes parvis. Rassasions-nous des biens de ta maison, des choses saintes de ton Temple.
6 Tu nous réponds en prodiges de justice, Dieu de notre salut, espoir des extrémités de la terre et des îles lointaines;
7 toi qui maintiens les montagnes par ta force, qui te ceins de puissance,
8 qui apaises le fracas des mers, le fracas de leurs flots. Les peuples sont en rumeur,
9 pris d'effroi, les habitants des bouts du monde; tes signes font jubiler les portes du matin et du soir.
10 Tu visites la terre et la fais regorger, tu la combles de richesses. Le ruisseau de Dieu est rempli d'eau, tu prépares les épis. Ainsi tu la prépares
11 arrosant ses sillons, aplanissant ses mottes, tu la détrempes d'averses, tu bénis son germe.
12 Tu couronnes l'année de tes bontés, sur tes ornières la graisse ruisselle;
13 ils ruissellent, les pacages du désert, les collines sont bordées d'allégresse;
14 les prairies se revêtent de troupeaux, les vallées se drapent de froment, les cris de joie, ô les chansons!
Masquer
Au milieu des malheurs et des inquiétudes, alors qu'il paraît si naturel d'entendre de celui qui crie vers Dieu des paroles d'espérance en une aide d'en haut ou des remerciements pour le soutien déjà reçu, retentit avec éclat un chant de louange au Créateur pour Ses œuvres, manifestées de manière si saisissante dans le monde qu'Il a créé. Et cette louange ne concerne pas seulement l'écrasement des ennemis, mais aussi les champs fertiles, les pluies qui nourrissent la terre, en un mot tous Ses innombrables dons quotidiens. Il est significatif qu'ici le psalmiste ne demande pas que sa prière soit entendue, car il est déjà certain que le Seigneur l'entend.
Ici retentit également une douleur contrite devant les iniquités qui règnent dans le monde. Nous entendons à la fois la plainte sur ce qui se passe autour de nous et le cri du repentir. Il paraît juste de supposer que le psalmiste s'afflige tant de ses propres transgressions que de ce qui se produit dans le monde qui l'entoure. Mais il n'y a pas de désespoir là où demeure cette ferme certitude : le Seigneur est capable de nous purifier de nos fautes et de purifier aussi le monde que nous avons défiguré.
Autres réflexions
Pour
1 Du maître de chant. Psaume. De David. Cantique.
2 A toi la louange est due, ô Dieu, dans Sion; que pour toi le vœu soit acquitté
3 tu écoutes la prière. Jusqu'à toi vient toute chair
4 avec ses œuvres de péché; nos fautes sont plus fortes que nous, mais toi, tu les effaces.
5 Heureux ton élu, ton familier, il demeure en tes parvis. Rassasions-nous des biens de ta maison, des choses saintes de ton Temple.
6 Tu nous réponds en prodiges de justice, Dieu de notre salut, espoir des extrémités de la terre et des îles lointaines;
7 toi qui maintiens les montagnes par ta force, qui te ceins de puissance,
8 qui apaises le fracas des mers, le fracas de leurs flots. Les peuples sont en rumeur,
9 pris d'effroi, les habitants des bouts du monde; tes signes font jubiler les portes du matin et du soir.
10 Tu visites la terre et la fais regorger, tu la combles de richesses. Le ruisseau de Dieu est rempli d'eau, tu prépares les épis. Ainsi tu la prépares
11 arrosant ses sillons, aplanissant ses mottes, tu la détrempes d'averses, tu bénis son germe.
12 Tu couronnes l'année de tes bontés, sur tes ornières la graisse ruisselle;
13 ils ruissellent, les pacages du désert, les collines sont bordées d'allégresse;
14 les prairies se revêtent de troupeaux, les vallées se drapent de froment, les cris de joie, ô les chansons!
Masquer
La louange du Seigneur commence par la reconnaissance du caractère redoutable de Dieu Lui-même et de Ses œuvres, qui produisent une impression saisissante...
Lire la suite
La louange du Seigneur commence par la reconnaissance du caractère redoutable de Dieu Lui-même et de Ses œuvres, qui produisent une impression saisissante. Nous sommes déjà habitués à l’idée qu’on ne peut rien construire de précieux sur la seule peur et que la crainte de Dieu est, par essence, différente de toutes les frayeurs éprouvées par les êtres humains. Oui, c’est vrai, et il n’y a pas lieu de contester cette pensée. Pourtant, il est difficile de se défaire de l’impression qu’au début la peur humaine elle aussi se mêlait au tremblement révérenciel devant l’Incompréhensible.
Il n’y a pas à en avoir honte, tout comme il est absurde de prétendre être plus fort et plus parfait qu’on ne l’est. Nous sommes humains pour nous tenir devant Lui tels que nous sommes réellement, sans jouer le rôle de l’élève modèle au comportement irréprochable ni celui du « dur » sous le regard de Celui qu’on ne peut tromper. Mais Il nous conduit de la faiblesse vers la force qu’Il donne, du péché vers la sainteté, et de la peur humaine vers la crainte de Dieu, inséparable de l’amour parfait qui chasse toute crainte.
Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.
Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.