La louange du Seigneur commence par la reconnaissance du caractère redoutable de Dieu Lui-même et de Ses œuvres, qui produisent une impression saisissante. Nous sommes déjà habitués à l’idée qu’on ne peut rien construire de précieux sur la seule peur et que la crainte de Dieu est, par essence, différente de toutes les frayeurs éprouvées par les êtres humains. Oui, c’est vrai, et il n’y a pas lieu de contester cette pensée. Pourtant, il est difficile de se défaire de l’impression qu’au début la peur humaine elle aussi se mêlait au tremblement révérenciel devant l’Incompréhensible.
Il n’y a pas à en avoir honte, tout comme il est absurde de prétendre être plus fort et plus parfait qu’on ne l’est. Nous sommes humains pour nous tenir devant Lui tels que nous sommes réellement, sans jouer le rôle de l’élève modèle au comportement irréprochable ni celui du « dur » sous le regard de Celui qu’on ne peut tromper. Mais Il nous conduit de la faiblesse vers la force qu’Il donne, du péché vers la sainteté, et de la peur humaine vers la crainte de Dieu, inséparable de l’amour parfait qui chasse toute crainte.
