2 Je t’exalte, Yahvé, qui m’as relevé, tu n’as pas fait rire de moi mes ennemis.
3 Yahvé mon Dieu, vers toi j’ai crié, tu m’as guéri.
4 Yahvé, tu as tiré mon âme du shéol, me ranimant d’entre ceux qui descendent à la fosse.
5 Jouez pour Yahvé, vous, ses fidèles, louez sa mémoire de sainteté.
6 Sa colère est d’un instant, sa faveur pour la vie ; au soir la visite des larmes, au matin les cris de joie.
7 Moi, j’ai dit dans mon bonheur : « Rien à jamais ne me fera chanceler ! »
8 Yahvé, ta faveur m’a fixé sur de fortes montagnes ; tu caches ta face, je suis bouleversé.
9 Vers toi, Yahvé, j’appelle, à mon Dieu je demande pitié :
10 Que gagnes-tu à mon sang, à ma descente en la tombe ? Te loue-t-elle, la poussière, annonce-t-elle ta vérité ?
11 Écoute, Yahvé, pitié pour moi ! Yahvé, sois mon secours !
12 Pour moi tu as changé le deuil en une danse, tu dénouas mon sac et me ceignis d’allégresse ;
13 aussi mon cœur te chantera sans plus se taire, Yahvé mon Dieu, je te louerai à jamais.
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Il arrive qu’une phrase puisse être comprise de différentes manières, tandis que les diverses interprétations peuvent être également fondées. Il en est ainsi ici : les paroles sur la remontée de l’âme hors du séjour des morts peuvent être comprises comme une métaphore de la délivrance d’une personne arrachée aux circonstances tragiques qui se sont abattues sur elle, mais on peut aussi voir dans ces mêmes paroles une prophétie de la victoire à venir sur la mort. Le Seigneur est Celui qui donne la vie, et Il ne veut pas faire périr Sa création la plus élevée : l’homme.
Les lignes du psaume ont conservé une intuition importante : la colère n’est pas la manière principale dont le Seigneur Se révèle aux hommes ; Sa colère ne dure qu’un instant, tandis que Sa faveur demeure. La tristesse éprouvée par l’homme cédera invariablement la place à la joie. Aussi longue que soit la période des malheurs, elle ne saurait se comparer à la joie dont le Seigneur veut nous combler.
Le trouble éprouvé par le psalmiste après que le Seigneur lui eut caché Son visage est caractéristique, bien qu’Il continuât à accorder Ses bienfaits aux hommes. Mais les bienfaits seuls ne suffisent pas à l’homme : il veut être uni au Seigneur Lui-même.
Oui, après la Chute, l’union parfaite avec le Seigneur est devenue impossible. Mais puisque nous pouvons Le louer, nous participons déjà sur cette terre, au moins dans une certaine mesure, au rétablissement de l’unité avec Lui.
Autres réflexions
Pour
1 Psaume. Cantique pour la dédicace de la Maison. De David.
2 Je t’exalte, Yahvé, qui m’as relevé, tu n’as pas fait rire de moi mes ennemis.
3 Yahvé mon Dieu, vers toi j’ai crié, tu m’as guéri.
4 Yahvé, tu as tiré mon âme du shéol, me ranimant d’entre ceux qui descendent à la fosse.
5 Jouez pour Yahvé, vous, ses fidèles, louez sa mémoire de sainteté.
6 Sa colère est d’un instant, sa faveur pour la vie ; au soir la visite des larmes, au matin les cris de joie.
7 Moi, j’ai dit dans mon bonheur : « Rien à jamais ne me fera chanceler ! »
8 Yahvé, ta faveur m’a fixé sur de fortes montagnes ; tu caches ta face, je suis bouleversé.
9 Vers toi, Yahvé, j’appelle, à mon Dieu je demande pitié :
10 Que gagnes-tu à mon sang, à ma descente en la tombe ? Te loue-t-elle, la poussière, annonce-t-elle ta vérité ?
11 Écoute, Yahvé, pitié pour moi ! Yahvé, sois mon secours !
12 Pour moi tu as changé le deuil en une danse, tu dénouas mon sac et me ceignis d’allégresse ;
13 aussi mon cœur te chantera sans plus se taire, Yahvé mon Dieu, je te louerai à jamais.
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Le psalmiste compare le Seigneur à une forteresse sûre dont les murailles abritent des attaques ennemies. Mais les murs d’une forteresse...
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Le psalmiste compare le Seigneur à une forteresse sûre dont les murailles abritent des attaques ennemies. Mais les murs d’une forteresse ne peuvent protéger celui qui ne se hâte pas d’y entrer. Il n’existe qu’une seule manière d’entrer dans la forteresse afin de recevoir sa protection : accueillir le Seigneur et conclure une alliance avec Lui. Il est toujours prêt à protéger, mais c’est nous-mêmes qui, en nous éloignant de Lui, rejetons Sa protection.
De tous côtés, les ennemis nous assaillent et méditent constamment le mal ; mais, face à leurs menaces, nous pouvons espérer en la miséricorde du Seigneur. Cependant, le mal ne vient pas seulement des ennemis extérieurs : le psalmiste reconnaît que sa force s’est épuisée à cause de ses propres péchés. Ce n’est donc pas par hasard que les ennemis nous pressent ; par nos péchés, nous les fortifions et les attirons nous-mêmes contre nous.
Mais, même dans des circonstances aussi affligeantes, le psalmiste continue d’espérer dans le Seigneur, protecteur fidèle qui entend la prière même de celui qui se croit rejeté. Même dans cet état, celui qui prie continue de crier vers Lui, parce qu’il demeure fidèle. Et cela signifie qu’il est déjà entré à l’intérieur des murs de la forteresse.
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