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RÉFLEXIONS pour Ps 23

Psaume. De David.Yahvé est mon berger, rien ne me manque.
Sur des prés d’herbe fraîche il me fait reposer.Vers les eaux du repos il me mène,
il y refait mon âme ;
il me guide aux sentiers de justice
à cause de son nom.
Passerais-je un ravin de ténèbre,
je ne crains aucun mal car tu es près de moi ;
ton bâton, ta houlette sont là qui me consolent.
Devant moi tu apprêtes une table
face à mes adversaires ;
d’une onction tu me parfumes la tête,
ma coupe déborde.
Oui, grâce et bonheur me pressent
tous les jours de ma vie ;
ma demeure est la maison de Yahvé
en la longueur des jours.
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Le psalmiste représente le Seigneur sous les traits d’un bon berger qui prend soin de ses brebis. À notre époque, beaucoup de personnes n’aiment pas être comparées à des brebis ; elles préféreraient s’identifier à des animaux plus indépendants et prédateurs. Mais tel est le paradoxe de la vie spirituelle : les humbles deviennent fermes, ceux qui reconnaissent leur faiblesse reçoivent de la force, tandis que ceux qui comptent uniquement sur leurs propres ressources les perdent sans Dieu...

Il est remarquable que David, lui-même roi et habitué à considérer ses sujets comme un troupeau placé sous sa protection, ne se sépare pas ici des brebis et soit prêt à suivre le Berger avec tous les autres.

Ce psaume nous aide à mieux comprendre les paroles du Fils de David, qui S’est appelé le Bon Pasteur. Il en avait assurément pleinement le droit, et pas seulement parce qu’Il prenait soin de Ses disciples. En prenant un titre que Ses auditeurs connaissaient par ce psaume, Il témoignait qu’Il est Dieu.

Autres réflexions

 
Pour
Psaume. De David.Yahvé est mon berger, rien ne me manque.
Sur des prés d’herbe fraîche il me fait reposer.Vers les eaux du repos il me mène,
il y refait mon âme ;
il me guide aux sentiers de justice
à cause de son nom.
Passerais-je un ravin de ténèbre,
je ne crains aucun mal car tu es près de moi ;
ton bâton, ta houlette sont là qui me consolent.
Devant moi tu apprêtes une table
face à mes adversaires ;
d’une onction tu me parfumes la tête,
ma coupe déborde.
Oui, grâce et bonheur me pressent
tous les jours de ma vie ;
ma demeure est la maison de Yahvé
en la longueur des jours.
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Le Seigneur est proche de toute chose, de toute créature dans l’univers qu’Il a créé. Mais voici le paradoxe : bien qu’Il soit près de nous, nous...  Lire la suite

Le Seigneur est proche de toute chose, de toute créature dans l’univers qu’Il a créé. Mais voici le paradoxe : bien qu’Il soit près de nous, nous pouvons être très loin de Lui. Nous créons nous-mêmes cet éloignement unilatéral en refusant d’abandonner les péchés habituels devenus un mode de vie.

Et pourtant, Il ne nous rejette pas ; Il nous propose Lui-même de gravir Sa montagne, c’est-à-dire qu’Il nous appelle à Lui. La pureté et la vérité qui viennent de Lui peuvent nous élever sur cette montagne. C’est si simple et si compréhensible, et pourtant si difficile pour nous, qui nous souillons sans cesse et rendons ainsi l’ascension impossible.

Mais c’est précisément parce que les seules ressources humaines ne suffisent pas que ceux qui cherchent le Seigneur doivent Le laisser entrer dans la maison de leur cœur. L’appel du psaume à élever le sommet des portes, qui se rapporte littéralement au lieu où l’arche de l’alliance est physiquement introduite, s’adresse aussi à nous, appelés à ouvrir les portes à Celui qui dépasse toute demeure, mais qui peut Lui-même entrer dans n’importe quelle maison.

Pour nous, « élever les portes » signifie faire un effort vers le haut, en direction du Seigneur, et consentir à Sa présence dans nos maisons, présence qui transforme les habitudes enracinées et notre manière de vivre.

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Le psalmiste, méditant sur la bonté de Dieu, s'écrie : « Tous les chemins du Seigneur sont miséricorde et vérité... » Aujourd'hui, il nous est le plus difficile d'accepter ce fait...  Lire la suite

Le psalmiste, méditant sur la bonté de Dieu, s'écrie : « Tous les chemins du Seigneur sont miséricorde et vérité... » Aujourd'hui, il nous est le plus difficile d'accepter ce fait. Dans d'autres psaumes et en d'autres endroits de l'Ancien Testament, nous rencontrons aussi la colère de Dieu et Ses menaces ; mais il semble bien qu'ici le psalmiste ait raison, car la colère et les avertissements de Dieu sont l'expression de la vérité de Son amour pour nous.

Et encore une remarque. Vous avez peut-être une autre impression, mais j'ai rencontré plus d'une fois des personnes qui, trouvant dans la Bible la promesse de Dieu d'un bien pour ceux qui font quelque chose de bien, posent aussitôt la question : « Et si l'on ne fait pas ce bien, Dieu ne donnera donc pas ? » Étonnant désir, d'abord, de s'essayer soi-même à l'injustice, à la « mauvaise conduite », et ainsi de « vérifier » ce qui en sortira. Il n'est pas exclu que l'on voie là agir cette même tentation par laquelle le serpent séduisit Ève (Gn 3).

Ou peut-être y a-t-il derrière cette question le désir invincible de recevoir quelque chose « gratuitement », sans effort. Il semblerait que si la récompense te convient, pourquoi ne pas travailler ? Mais au lieu de faire le travail, nous regardons les autres : n'ont-ils pas réussi à obtenir la même chose avec moins d'efforts ? Et s'ils y sont parvenus, nous le percevons comme une terrible injustice envers nous. N'est-ce pas aussi de ce phénomène humain que parle la célèbre parabole de Jésus (Mt 20,1-16) ?

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Pour Ps 22:3-4
Mon Dieu, le jour j’appelle et tu ne réponds pas,
la nuit, point de silence pour moi.
Et toi, le Saint,
qui habites les louanges d’Israël !
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La sainteté et la justice, d'où viennent-elles ? De Dieu ou de l'homme ? Bien sûr, la réponse la plus simple est : de Dieu. C'est Lui qui est saint et juste, et nous sommes des pécheurs à qui l'on ne peut demander ni sainteté ni justice. Et pourtant Dieu donne le commandement précisément à l'homme. À première vue, la situation paraît paradoxale...  Lire la suite

La sainteté et la justice, d'où viennent-elles ? De Dieu ou de l'homme ? Bien sûr, la réponse la plus simple est : de Dieu. C'est Lui qui est saint et juste, et nous sommes des pécheurs à qui l'on ne peut demander ni sainteté ni justice. Et pourtant Dieu donne le commandement précisément à l'homme. À première vue, la situation paraît paradoxale : même avant Paul, bien avant la venue du Christ dans le monde, les hommes comprenaient ou du moins pressentaient qu'en définitive il n'existe pas de justes sur la terre, que la justice humaine est une chose très relative, et que si Dieu veut trouver chez l'homme quelque défaut spirituel ou moral, Il le trouvera toujours, même s'Il l'aborde non avec Sa mesure infinie, mais avec une mesure humaine finie. Et pourtant seul un juste peut se tenir devant Dieu. Où donc l'homme prendra-t-il une telle justice ? Bien sûr, seulement auprès de Dieu. Lui seul peut rendre l'homme juste. Mais l'homme doit être prêt à recevoir. En réalité, la justice de l'homme consiste précisément en cela : il lui importe d'être capable de recevoir ce que Dieu est prêt à lui donner en pleine mesure. Et tous les commandements, toutes les lois données par Dieu ne sont finalement pas nécessaires pour rendre l'homme meilleur : aucune loi, aucune norme morale, aucune règle de conduite ne rend meilleur l'homme déchu. Elles sont nécessaires pour rendre l'homme réceptif à l'action de Dieu sur son cœur. Et Dieu Lui-même rendra l'homme tel qu'Il veut le voir.

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