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RÉFLEXIONS pour Mc 3:28-29

28 " En vérité, je vous le dis, tout sera remis aux enfants des hommes, les péchés et les blasphèmes tant qu'ils en auront proféré ;
29 mais quiconque aura blasphémé contre l'Esprit Saint n'aura jamais de rémission : il est coupable d'une faute éternelle. "
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Il vaut la peine de prêter attention à ces paroles du Christ: «tous les péchés et blasphèmes seront pardonnés». Nous savons pourtant quels sont nos péchés. Comment, cela aussi sera pardonné? Oui, cela le sera, parce que Jésus le dit, et sa parole est vraie. Et quoi, comme cela, sans aucune condition? Presque. Parce qu'il nous faut encore recevoir ce pardon, car toutes nos relations avec Dieu ont deux côtés: le sien et le nôtre. Son côté s'accomplit selon sa promesse, grâce au sacrifice rédempteur du Christ; mais le nôtre... Jésus dit que pour être pardonnés, nous devons nous aussi pardonner. Autrement dit, nous devons consentir à ce que le pardon soit précisément le chemin le plus juste pour résoudre les conflits, pour restaurer les relations brisées. Le pardon est miséricorde, commencement de l'amour; par notre consentement, nous reconnaissons donc la suprématie la plus haute de l'amour, nous acceptons que Dieu est amour. Refuser ce chemin signifie refuser l'amour, et par conséquent refuser l'amour de Dieu. C'est cela le blasphème contre l'Esprit Saint: refuser à Dieu d'être ce qu'il est, amour. Alors, quelle miséricorde pour celui qui ne reçoit pas la miséricorde, quel pardon pour celui qui ne reçoit pas le pardon? On ne peut tout de même pas pardonner ou sauver de force.

Autres réflexions

 
Pour Mc 3:28-29
28 " En vérité, je vous le dis, tout sera remis aux enfants des hommes, les péchés et les blasphèmes tant qu'ils en auront proféré ;
29 mais quiconque aura blasphémé contre l'Esprit Saint n'aura jamais de rémission : il est coupable d'une faute éternelle. "
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Il vaut la peine de prêter attention à ces paroles du Christ : « tous les péchés et blasphèmes seront pardonnés ». Or nous savons bien quels sont nos péchés. Comment, cela aussi sera pardonné ? Oui, ce sera pardonné, parce que...  Lire la suite

Il vaut la peine de prêter attention à ces paroles du Christ : « tous les péchés et blasphèmes seront pardonnés ». Or nous savons bien quels sont nos péchés. Comment, cela aussi sera pardonné ? Oui, ce sera pardonné, parce que Jésus le dit, et Sa parole est vraie.

Et donc, simplement ainsi, sans aucune condition ? Presque. Car il nous faut encore recevoir ce pardon : toutes nos relations avec Dieu ont deux côtés, le Sien et le nôtre. Son côté s'accomplit selon Sa promesse, grâce au sacrifice rédempteur du Christ ; mais le nôtre... Jésus dit que, pour que nous soyons pardonnés, nous devons nous aussi pardonner. Autrement dit, nous devons consentir à ce que le pardon soit précisément le chemin le plus juste dans la résolution des conflits, dans la restauration des relations rompues. Le pardon est miséricorde, commencement de l'amour ; par notre consentement, nous reconnaissons donc la primauté suprême de l'amour, nous acceptons que Dieu est amour. Refuser ce chemin signifie refuser l'amour, et par conséquent refuser l'amour de Dieu. Voilà le blasphème contre l'Esprit Saint : refuser à Dieu ce qu'Il est, l'amour. Alors, quelle miséricorde pour celui qui n'accueille pas la miséricorde, quel pardon pour celui qui n'accueille pas le pardon ? On ne peut pas pardonner ni sauver de force.

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Pour Mc 3:22-30
22 Et les scribes qui étaient descendus de Jérusalem disaient : " Il est possédé de Béelzéboul ", et encore : " C'est par le prince des démons qu'il expulse les démons. "
23 Les ayant appelés près de lui, il leur disait en paraboles : " Comment Satan peut-il expulser Satan ?
24 Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume-là ne peut subsister.
25 Et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison-là ne pourra se maintenir.
26 Or, si Satan s'est dressé contre lui-même et s'est divisé, il ne peut pas tenir, il est fini.
27 Mais nul ne peut pénétrer dans la maison d'un homme fort et piller ses affaires s'il n'a d'abord ligoté cet homme fort, et alors il pillera sa maison.
28 " En vérité, je vous le dis, tout sera remis aux enfants des hommes, les péchés et les blasphèmes tant qu'ils en auront proféré ;
29 mais quiconque aura blasphémé contre l'Esprit Saint n'aura jamais de rémission : il est coupable d'une faute éternelle. "
30 C'est qu'ils disaient : " Il est possédé d'un esprit impur. "
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Les scribes instruits discutent constamment avec Jésus, ne L'acceptent pas et essaient de Le prendre au piège dans Ses paroles...  Lire la suite

Les scribes instruits discutent constamment avec Jésus, ne L'acceptent pas et essaient de Le prendre au piège dans Ses paroles. Mais maintenant ils commettent une énormité manifeste: ils montrent le blanc et disent «noir». Le Seigneur guérit les maladies, chasse les démons, en un mot foule aux pieds le pouvoir de Satan dans ce monde, et eux sont prêts à attribuer Ses actes au prince des ténèbres lui-même. Le Seigneur avait déjà dit que l'arbre se reconnaît à ses fruits; aujourd'hui Il parle encore plus clairement: une œuvre bonne ne vient que de Dieu, et si nous ne le reconnaissons pas, nous sommes proches du blasphème contre l'Esprit Saint. Si nous apprenons à voir le bien dans les personnes, dans leurs relations, dans la nature, en nous-mêmes, nous apprendrons à voir l'action et la présence de Dieu dans ce monde. Si nous Le remercions pour tout le bien que nous rencontrons sur notre chemin, nous ne confondrons jamais le blanc et le noir, le bien et le mal, l'action du démon et l'action de l'Esprit Saint.

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Pour Mc 3:20-30
20 Il vient à la maison et de nouveau la foule se rassemble, au point qu'ils ne pouvaient pas même manger de pain.
21 Et les siens, l'ayant appris, partirent pour se saisir de lui, car ils disaient : " Il a perdu le sens. "
22 Et les scribes qui étaient descendus de Jérusalem disaient : " Il est possédé de Béelzéboul ", et encore : " C'est par le prince des démons qu'il expulse les démons. "
23 Les ayant appelés près de lui, il leur disait en paraboles : " Comment Satan peut-il expulser Satan ?
24 Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume-là ne peut subsister.
25 Et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison-là ne pourra se maintenir.
26 Or, si Satan s'est dressé contre lui-même et s'est divisé, il ne peut pas tenir, il est fini.
27 Mais nul ne peut pénétrer dans la maison d'un homme fort et piller ses affaires s'il n'a d'abord ligoté cet homme fort, et alors il pillera sa maison.
28 " En vérité, je vous le dis, tout sera remis aux enfants des hommes, les péchés et les blasphèmes tant qu'ils en auront proféré ;
29 mais quiconque aura blasphémé contre l'Esprit Saint n'aura jamais de rémission : il est coupable d'une faute éternelle. "
30 C'est qu'ils disaient : " Il est possédé d'un esprit impur. "
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Le refus de reconnaître l’évidence fait parfois naître les théories et les suppositions les plus étranges. Il en fut ainsi des pharisiens : certains d’entre eux, ne voulant pas voir dans le Messie...  Lire la suite

Le refus de reconnaître l’évidence fait parfois naître les théories et les suppositions les plus étranges. Il en fut ainsi des pharisiens : certains d’entre eux, ne voulant pas voir dans le Messie le Messie, tentèrent d’expliquer les miracles accomplis par Jésus en disant qu’Il recourait à l’aide des puissances des ténèbres.

Une telle supposition devait paraître au minimum étrange à tout homme sans préjugé : Jésus avait en effet chassé à plusieurs reprises des démons hors des hommes, les libérant du pouvoir de ces mêmes puissances ténébreuses dont Il aurait dû se servir, si l’on suivait la logique des pharisiens qui L’accusaient. C’est cette contradiction que Jésus souligne en rejetant l’accusation portée contre Lui : le diable, dit-Il, ne va pas se faire la guerre à lui-même. En même temps, Jésus avertit du péché le plus terrible, celui qui n’est pas pardonné : le péché de blasphème contre l’Esprit Saint. Au premier abord, tout est simple et clair : Il chasse les démons précisément par l’Esprit Saint, et les personnes qui L’accusent considèrent et appellent cet Esprit ténébreux, démoniaque, blasphémant ainsi Dieu.

Mais il y a ici encore un second sens, moins évident, mais parfaitement clair lorsqu’on l’examine de près. Il s’agit de ce mensonge auquel l’homme recourt souvent pour justifier sa propre vision du monde, son attitude envers tels ou tels hommes et événements. En fait, en agissant ainsi, l’homme se trompe lui-même tout en essayant de tromper aussi les autres, et souvent même Dieu, malgré toute l’absurdité de cela. C’est une telle auto-tromperie qui finit par être un blasphème contre l’Esprit.

En effet, si l’homme peut voir la vérité, ne serait-ce que dans une certaine mesure, c’est seulement dans la mesure où Dieu la lui montre. Il s’agit de toute vérité en général, de la possibilité même de voir quelque chose de réellement existant. C’est bien le monde de Dieu, et seule la volonté de Dieu, l’action de Dieu, la détermination de Dieu le rendent réel et vrai. Pour l’homme, le monde se révèle comme quelque chose de réel et de vrai dans la mesure où Dieu le lui montre tel qu’il est.

Le refus de voir le monde tel que Dieu le montre à l’homme est le commencement et la racine du mensonge comme manière de percevoir la réalité. L’auto-tromperie semblable à celle à laquelle les hommes recourent souvent, et à laquelle recoururent notamment les accusateurs de Jésus, signifie justement le refus conscient de percevoir la réalité telle que Dieu la montre à l’homme. Ce refus devient un blasphème contre l’Esprit et n’est pas pardonné, non parce que Dieu serait impitoyable, mais parce que, tant que l’homme ne renonce pas à l’auto-tromperie, il ne pourra ni voir vraiment le monde de Dieu, ni rencontrer Celui qui l’a créé.

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Pour Mc 3:13-35
13 Puis il gravit la montagne et il appelle à lui ceux qu'il voulait. Ils vinrent à lui,
14 et il en institua Douze pour être ses compagnons et pour les envoyer prêcher,
15 avec pouvoir de chasser les démons.
16 Il institua donc les Douze, et il donna à Simon le nom de Pierre,
17 puis Jacques, le fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques, auxquels il donna le nom de Boanergès, c'est-à-dire fils du tonnerre,
18 puis André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, le fils d'Alphée, Thaddée, Simon le Zélé,
19 et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.
20 Il vient à la maison et de nouveau la foule se rassemble, au point qu'ils ne pouvaient pas même manger de pain.
21 Et les siens, l'ayant appris, partirent pour se saisir de lui, car ils disaient : " Il a perdu le sens. "
22 Et les scribes qui étaient descendus de Jérusalem disaient : " Il est possédé de Béelzéboul ", et encore : " C'est par le prince des démons qu'il expulse les démons. "
23 Les ayant appelés près de lui, il leur disait en paraboles : " Comment Satan peut-il expulser Satan ?
24 Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume-là ne peut subsister.
25 Et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison-là ne pourra se maintenir.
26 Or, si Satan s'est dressé contre lui-même et s'est divisé, il ne peut pas tenir, il est fini.
27 Mais nul ne peut pénétrer dans la maison d'un homme fort et piller ses affaires s'il n'a d'abord ligoté cet homme fort, et alors il pillera sa maison.
28 " En vérité, je vous le dis, tout sera remis aux enfants des hommes, les péchés et les blasphèmes tant qu'ils en auront proféré ;
29 mais quiconque aura blasphémé contre l'Esprit Saint n'aura jamais de rémission : il est coupable d'une faute éternelle. "
30 C'est qu'ils disaient : " Il est possédé d'un esprit impur. "
31 Sa mère et ses frères arrivent et, se tenant dehors, ils le firent appeler.
32 Il y avait une foule assise autour de lui et on lui dit : " Voilà que ta mère et tes frères et tes sœurs sont là dehors qui te cherchent. "
33 Il leur répond : " Qui est ma mère ? et mes frères ? "
34 Et, promenant son regard sur ceux qui étaient assis en rond autour de lui, il dit : " Voici ma mère et mes frères.
35 Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là m'est un frère et une sœur et une mère. "
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L'une des plus grandes saintes de notre temps — Thérèse de Lisieux, — commença à écrire ses notes autobiographiques...  Lire la suite

L'une des plus grandes saintes de notre temps — Thérèse de Lisieux, — commença à écrire ses notes autobiographiques, « Histoire d'une âme », après avoir ouvert l'Évangile au hasard et être tombée sur ces paroles mêmes par lesquelles commence notre passage : « Puis il gravit la montagne et appela auprès de lui ceux qu'il voulait ». Selon elle, tout le mystère de l'appel à la sainteté y est contenu : « Il n'appelle pas ceux qui en sont dignes, mais ceux qu'Il veut Lui-même ».

Tout le passage parle de ceux qui sont « appelés » et « choisis », des relations du Seigneur avec Ses plus proches. Pourquoi choisit-Il le cercle de Ses disciples les plus proches ? Avons-nous des raisons d'être d'accord avec les paroles de Thérèse, ou sommes-nous secrètement persuadés que, parmi tous les auditeurs, ceux que Jésus a choisis étaient les plus dignes ?

Aux versets 28-29 se trouve un avertissement, et l'un des plus sévères de l'Évangile. Remarquons-le : ce n'est pas Jésus qui condamne les scribes. En parlant en paraboles, Il leur donne à eux-mêmes la possibilité de regarder et de vérifier ce qui, dans Ses paroles, les concerne. N'est-ce pas dans ce respect de la conscience humaine que se trouve la clé de ce que signifie « blasphémer contre l'Esprit Saint » ? Tout autre blasphème est extérieur : l'homme peut « ne pas savoir ce qu'il fait ». En blasphémant contre l'Esprit Saint, il sait, et il le fait contre ce que crie sa propre conscience. N'est-ce pas pour cela que la condamnation devient éternelle : parce qu'il ne reste plus rien dans l'homme qui puisse le relever ?

Dans les derniers versets du chapitre 3, on voit d'abord le témoignage amer du rejet des liens familiaux par Jésus à cause de l'incompréhension de Ses proches, jusqu'à ce que l'on comprenne ceci : le Seigneur ne s'éloigne pas de Ses proches ; sinon, quelle valeur y aurait-il pour les disciples à être appelés « frère, soeur et mère » ? Il partage avec ceux qui accomplissent la volonté de Dieu Son amour le plus personnel, le plus tendre et le plus attentif.

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Pour Mc 3:13-35
13 Puis il gravit la montagne et il appelle à lui ceux qu'il voulait. Ils vinrent à lui,
14 et il en institua Douze pour être ses compagnons et pour les envoyer prêcher,
15 avec pouvoir de chasser les démons.
16 Il institua donc les Douze, et il donna à Simon le nom de Pierre,
17 puis Jacques, le fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques, auxquels il donna le nom de Boanergès, c'est-à-dire fils du tonnerre,
18 puis André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, le fils d'Alphée, Thaddée, Simon le Zélé,
19 et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.
20 Il vient à la maison et de nouveau la foule se rassemble, au point qu'ils ne pouvaient pas même manger de pain.
21 Et les siens, l'ayant appris, partirent pour se saisir de lui, car ils disaient : " Il a perdu le sens. "
22 Et les scribes qui étaient descendus de Jérusalem disaient : " Il est possédé de Béelzéboul ", et encore : " C'est par le prince des démons qu'il expulse les démons. "
23 Les ayant appelés près de lui, il leur disait en paraboles : " Comment Satan peut-il expulser Satan ?
24 Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume-là ne peut subsister.
25 Et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison-là ne pourra se maintenir.
26 Or, si Satan s'est dressé contre lui-même et s'est divisé, il ne peut pas tenir, il est fini.
27 Mais nul ne peut pénétrer dans la maison d'un homme fort et piller ses affaires s'il n'a d'abord ligoté cet homme fort, et alors il pillera sa maison.
28 " En vérité, je vous le dis, tout sera remis aux enfants des hommes, les péchés et les blasphèmes tant qu'ils en auront proféré ;
29 mais quiconque aura blasphémé contre l'Esprit Saint n'aura jamais de rémission : il est coupable d'une faute éternelle. "
30 C'est qu'ils disaient : " Il est possédé d'un esprit impur. "
31 Sa mère et ses frères arrivent et, se tenant dehors, ils le firent appeler.
32 Il y avait une foule assise autour de lui et on lui dit : " Voilà que ta mère et tes frères et tes sœurs sont là dehors qui te cherchent. "
33 Il leur répond : " Qui est ma mère ? et mes frères ? "
34 Et, promenant son regard sur ceux qui étaient assis en rond autour de lui, il dit : " Voici ma mère et mes frères.
35 Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là m'est un frère et une sœur et une mère. "
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L'esprit humain est retors : cela est connu depuis longtemps et bien connu. Tout comme le fait qu'il est le plus grand complaisant du monde : si l'homme désire vivement se convaincre de quelque chose...  Lire la suite

L'esprit humain est retors : cela est connu depuis longtemps et bien connu. Tout comme le fait qu'il est le plus grand complaisant du monde : si l'homme désire vivement se convaincre de quelque chose, se prouver quelque chose ou fonder quelque chose pour lui-même, son esprit est prêt à s'appliquer et à lui complaire ; il trouvera les arguments nécessaires et proposera de telles interprétations de faits pourtant parfaitement évidents que, s'il le veut, l'homme pourra les voir tout autrement qu'ils ne sont en réalité. Cette activité de l'esprit humain se révèle particulièrement « utile » lorsque certains faits refusent d'entrer dans les cadres d'un schéma, d'un concept, d'une théorie inventés par ce même esprit humain.

Il en allait à peu près ainsi lorsque certains « scribes » (apparemment des rabbins savants ou des maîtres de la Torah de l'académie de Jérusalem) se mirent à affirmer que Jésus chassait, soi-disant, les esprits obscurs en se servant de la force de leur propre chef, le maître du monde des ombres et du royaume de la mort, dont l'un des noms était Belzéboul. L'absurdité d'une telle affirmation était évidente, et Jésus la signala aussitôt aux scribes : si tout était comme ils l'affirmaient, ce serait une chance immense, car il apparaîtrait alors qu'une sorte de division s'était produite dans le royaume des ténèbres, de sorte qu'il ne serait plus du tout difficile de lutter contre lui. Il était évident pour tous qu'il ne fallait rien attendre de tel.

Les scribes proposèrent simplement une théorie capable d'expliquer ce qui se passait sans détruire leurs propres concepts, et d'abord leurs concepts messianiques, ainsi que quelques autres. Cet Homme, disaient-ils, transgresse la Loi donnée par Dieu (en réalité, les prescriptions inventées par des hommes et proposées comme interprétation de cette même Loi donnée par Dieu) ; par conséquent, Il ne peut pas être un homme de Dieu ; par conséquent, Il ne peut pas non plus guérir ; et puisqu'Il guérit tout de même, cela signifie... c'est là qu'une nouvelle théorie devenait utile : cela signifie qu'Il guérit par une autre force, non par celle de Dieu. La logique est respectée, mais elle n'a aucun rapport avec la réalité.

Cependant l'homme qui veut se tromper s'efforce de ne pas le remarquer, et de fait ne le remarque pas, tandis que l'esprit l'aide à demeurer dans l'ignorance. Car ce qui détermine la vie de l'homme, ce n'est ni l'esprit ni la logique, mais la volonté, qui force l'homme à choisir et à décider. À choisir, entre autres, ce qu'il veut voir et ce qu'il ne veut pas voir. Et voir ce que l'on désire ou ne pas remarquer ce qui est indésirable n'est pas si difficile : s'il le faut, l'esprit et les sentiments y aideront. Ils ne peuvent en effet pas résister à la volonté, qui détermine qui et quoi l'homme sera devant Dieu et devant les hommes.

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