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RÉFLEXIONS pour Ga 3:8-12

Et l'Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, annonça d'avance à Abraham cette bonne nouvelle : En toi seront bénies toutes les nations.
Si bien que ceux qui se réclament de la foi sont bénis avec Abraham le croyant.
10 Tous ceux en effet qui se réclament de la pratique de la Loi encourent une malédiction. Car il est écrit : Maudit soit quiconque ne s'attache pas à tous les préceptes écrits dans le livre de la Loi pour les pratiquer. -
11 Que d'ailleurs la Loi ne puisse justifier personne devant Dieu, c'est l'évidence, puisque le juste vivra par la foi;
12 or la Loi, elle, ne procède pas de la foi : mais c'est en pratiquant ces préceptes que l'homme vivra par eux. -
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L’apôtre Paul nous parle aujourd’hui de la foi, qui seule peut servir à notre justification. Il cite le prophète Habacuc, soulignant que seule la foi, et rien d’autre, peut devenir pour nous la source de la vie. La nuit de Noël, nous serons témoins d’un miracle étrange et inexplicable : le Dieu que rien ne peut contenir apparaîtra dans ce monde comme un Enfant sans défense. Lui-même devient semblable au minuscule grain de moutarde de Sa parabole, que nous lisons aujourd’hui chez l’évangéliste Luc. Il ne vient pas au son éclatant des fanfares comme Guerrier et Souverain. Lui-même est contraint de devenir réfugié et de fuir en Égypte devant ce mal humain dont nous attendons de Lui la défaite. C’est pourquoi un effort de foi nous est nécessaire pour nous prosterner devant Lui avec les bergers et les mages. C’est précisément de cet effort que le Seigneur parle dans l’Évangile d’aujourd’hui : efforcez-vous d’entrer par la porte étroite.

Autres réflexions

 
Pour Ga 3:1-14
O Galates sans intelligence, qui vous a ensorcelés? À vos yeux pourtant ont été dépeints les traits de Jésus Christ en croix.
Je ne veux savoir de vous qu'une chose: est-ce pour avoir pratiqué la Loi que vous avez reçu l'Esprit, ou pour avoir cru à la prédication?
Êtes-vous à ce point dépourvus d'intelligence, que de commencer par l'esprit pour finir maintenant dans la chair?
Est-ce en vain que vous avez éprouvé tant de faveurs? Et ce serait bel et bien en vain.
Celui donc qui vous prodigue l'Esprit et opère parmi vous des miracles, le fait-il parce que vous pratiquez la Loi ou parce que vous croyez à la prédication ?
Ainsi Abraham crut-il en Dieu, et ce lui fut compté comme justice.
Comprenez-le donc : ceux qui se réclament de la foi, ce sont eux les fils d'Abraham.
Et l'Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, annonça d'avance à Abraham cette bonne nouvelle : En toi seront bénies toutes les nations.
Si bien que ceux qui se réclament de la foi sont bénis avec Abraham le croyant.
10 Tous ceux en effet qui se réclament de la pratique de la Loi encourent une malédiction. Car il est écrit : Maudit soit quiconque ne s'attache pas à tous les préceptes écrits dans le livre de la Loi pour les pratiquer. -
11 Que d'ailleurs la Loi ne puisse justifier personne devant Dieu, c'est l'évidence, puisque le juste vivra par la foi;
12 or la Loi, elle, ne procède pas de la foi : mais c'est en pratiquant ces préceptes que l'homme vivra par eux. -
13 Le Christ nous a rachetés de cette malédiction de la Loi, devenu lui-même malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit quiconque pend au gibet,
14 afin qu'aux païens passe dans le Christ Jésus la bénédiction d'Abraham et que par la foi nous recevions l'Esprit de la promesse.
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L'apôtre Paul nous parle aujourd'hui de l'importance d'une relation vivante avec Dieu. Quiconque a vécu une rencontre personnelle...  Lire la suite

L'apôtre Paul nous parle aujourd'hui de l'importance d'une relation vivante avec Dieu. Quiconque a vécu une rencontre personnelle avec Dieu connaît cette expérience de la croix du Christ « publiquement dépeinte sous nos yeux ». Sa mort pour nous et Sa résurrection deviennent la réalité de notre vie quotidienne. Puis nous poursuivons notre chemin, le chemin avec le Christ et dans l'Église. Ici, il est important de ne pas remplacer notre relation avec Lui par des signes extérieurs. Il ne s'agit évidemment pas de dire que l'on peut négliger les sacrements ou l'enseignement de l'Église. La question est de savoir ce qui vient en premier : les règles ou le Dieu vivant ? Comment obtenons-nous le salut : le gagnons-nous ou le recevons-nous gratuitement par la grâce de Dieu ? L'engouement pour les « œuvres de la loi » conduit si souvent à un sentiment d'autosuffisance. Paul rappelle aux Galates, et à nous avec eux, que le Seigneur agit Lui-même en nous et que les tentatives d'obtenir quelque chose par nos propres efforts dans la vie spirituelle sont vaines.

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Pour Ga 3:1-14
O Galates sans intelligence, qui vous a ensorcelés? À vos yeux pourtant ont été dépeints les traits de Jésus Christ en croix.
Je ne veux savoir de vous qu'une chose: est-ce pour avoir pratiqué la Loi que vous avez reçu l'Esprit, ou pour avoir cru à la prédication?
Êtes-vous à ce point dépourvus d'intelligence, que de commencer par l'esprit pour finir maintenant dans la chair?
Est-ce en vain que vous avez éprouvé tant de faveurs? Et ce serait bel et bien en vain.
Celui donc qui vous prodigue l'Esprit et opère parmi vous des miracles, le fait-il parce que vous pratiquez la Loi ou parce que vous croyez à la prédication ?
Ainsi Abraham crut-il en Dieu, et ce lui fut compté comme justice.
Comprenez-le donc : ceux qui se réclament de la foi, ce sont eux les fils d'Abraham.
Et l'Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, annonça d'avance à Abraham cette bonne nouvelle : En toi seront bénies toutes les nations.
Si bien que ceux qui se réclament de la foi sont bénis avec Abraham le croyant.
10 Tous ceux en effet qui se réclament de la pratique de la Loi encourent une malédiction. Car il est écrit : Maudit soit quiconque ne s'attache pas à tous les préceptes écrits dans le livre de la Loi pour les pratiquer. -
11 Que d'ailleurs la Loi ne puisse justifier personne devant Dieu, c'est l'évidence, puisque le juste vivra par la foi;
12 or la Loi, elle, ne procède pas de la foi : mais c'est en pratiquant ces préceptes que l'homme vivra par eux. -
13 Le Christ nous a rachetés de cette malédiction de la Loi, devenu lui-même malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit quiconque pend au gibet,
14 afin qu'aux païens passe dans le Christ Jésus la bénédiction d'Abraham et que par la foi nous recevions l'Esprit de la promesse.
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En poursuivant son propos sur la foi et les « œuvres de la Torah », Paul attire l’attention sur la différence essentielle entre elles : la foi...  Lire la suite

En poursuivant son propos sur la foi et les « œuvres de la Torah », Paul attire l’attention sur la différence essentielle entre elles : la foi repose sur les relations entre Dieu et l’homme, tandis que les « œuvres de la Torah » demeurent le fruit des seuls efforts humains. Ce n’est pas par hasard que l’apôtre rappelle aux chrétiens de Galatie que la réalité du souffle (« de l’Esprit ») de Dieu, du souffle du Royaume, s’est ouverte à eux par un acte de foi, grâce à cette confiance envers le Christ dont ils se sont montrés capables, et non par quelque « œuvre de la Torah ». Pourquoi donc, demande Paul dans une question rhétorique aux destinataires de sa lettre, vous appuyez-vous maintenant non sur cette confiance, non sur le souffle du Royaume qui vous est si familier, en un mot non sur le spirituel, mais sur des moyens purement humains, ce qu’est aux yeux de Dieu toute activité religieuse (v. 2–3) ? Et Celui qui vous a fait participer à la réalité du Royaume, qui vous a fait sentir Son souffle (« l’Esprit »), l’a-t-Il fait au moyen des « œuvres de la Torah », et non en vous appelant à la fidélité (« par l’enseignement de la foi ») (v. 5) ?

L’apôtre, peut-être pas pour la première fois, se tourne vers l’image d’Abraham : car lui, sans aucun doute, fut fidèle à Dieu, et Dieu fut avec lui ; mais il ne pouvait évidemment être question à cette époque d’aucune « œuvre de la Torah », puisque la Torah elle-même n’existait pas encore, elle ne fut révélée au peuple que bien plus tard, par Moïse. Alors d’autres aussi peuvent compter sur le fait qu’en se tournant vers Dieu et en Lui gardant fidélité, ils recevront ce qu’Abraham a reçu, devenant ses héritiers spirituels (v. 6–8). Paul ne nie pas le chemin d’une fidélité inébranlable à la Torah ; il indique seulement ce fait évident que la Torah a été donnée non comme moyen de justification devant Dieu, mais comme une sorte d’indicateur de la direction dans laquelle il faut avancer, direction où l’on ne parvient pas sans la foi (v. 9–11). Si l’on parcourait jusqu’au bout le chemin indiqué par la Torah comme il le faut, sans violer aucun des commandements, on pourrait recevoir à la fin la même vie que reçoivent ceux qui suivent le Christ (v. 12).

Mais il faut tout accomplir et jusqu’au bout, et aucun homme n’en a la force. Il ne reste qu’une chose : suivre le Christ, qui a ouvert à tous ceux qui sont prêts à Lui faire confiance ce chemin de foi qu’Abraham a parcouru (v. 13–14). Paul rappelle aux chrétiens de Galatie les fondements. Il ne leur parle pas de religion, qui en elle-même ne rapproche personne du Royaume, pas plus d’ailleurs qu’elle n’en éloigne, mais de la vie spirituelle au sens véritable du mot, où les relations des hommes avec Dieu et les uns avec les autres se révèlent les plus importantes. Des relations sans lesquelles il n’y a pas de Royaume.

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