27 Or il advint, comme il parlait ainsi, qu'une femme éleva la voix du milieu de la foule et lui dit : " Heureuses les entrailles qui t'ont porté et les seins que tu as sucés ! " |
28 Mais il dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et l'observent ! " |
Comme les paroles de Pierre aux environs de Césarée, cette phrase est une forme de confession de Jésus comme Christ, le Messie promis de la lignée de David.
Plus tard, lorsque les pharisiens exigeront que le Seigneur fasse taire ceux qui crient « Hosanna au Fils de David », Il dira : « S’ils se taisent, les pierres crieront ». De même, si cette femme s’était tue, les pierres auraient crié, parce que, si nous croyons que Jésus de Nazareth est le Fils de Dieu incarné, nous ne pouvons pas ne pas glorifier Celle par qui cette incarnation s’est accomplie.
Sa béatitude comme Mère de Son propre Créateur est le gage et la condition de notre salut ; sans le Fils de Marie, nous demeurerions encore en enfer. Les hymnographes orientaux du premier millénaire parlent souvent de la Toute-Pure comme de la nouvelle Ève, dont l’obéissance a réparé le péché d’Ève, comme l’obéissance de Son Fils a guéri le péché d’Adam. Et il est important pour nous de nous souvenir avec révérence et amour de deux autres choses. Premièrement, debout au pied de la Croix, la Très Sainte Vierge remet Son Fils à Dieu et à nous, afin que celui qui croit en Lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle. Deuxièmement, en concluant avec nous la Nouvelle Alliance, le Seigneur Jésus nous donne en nourriture et en boisson Sa Chair et Son Sang, qu’Il a reçus de la Très Sainte Vierge.
La réponse de Jésus à l’exclamation de la femme est étonnante. Dans la traduction synodale (« Mais Il dit : bienheureux... »), cela n’apparaît pas du tout, et dans le slavon (« Il dit alors : bien plutôt bienheureux... »), seulement en partie. Le fait est qu’Il dit : « menoun makarioi... ». Le grec menoun est une expression d’accord, employée au sens de « bien sûr », « sans aucun doute », « véritablement ». Autrement dit, Il dit : « Bien sûr, bienheureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la gardent ». Sous cette forme, ce sont précisément des paroles au sujet de la Très Sainte Vierge : « Sans aucun doute, Elle est bienheureuse, car Elle a écouté la parole de Dieu et l’a accomplie ». Et ce n’est pas seulement la constatation d’un fait, mais aussi l’indication d’un chemin pour nous.
27 Or il advint, comme il parlait ainsi, qu'une femme éleva la voix du milieu de la foule et lui dit : " Heureuses les entrailles qui t'ont porté et les seins que tu as sucés ! " |
28 Mais il dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et l'observent ! " |
Aujourd'hui nous lisons un passage composite de l'Évangile selon Luc. La seconde partie de la lecture raconte comment «une femme du milieu de la foule éleva la voix et dit: Heureux le sein qui T'a porté et les mamelles qui T'ont allaité». Ces paroles, comme celles de Pierre aux environs de Césarée, sont une forme de confession de Jésus comme Christ, le Messie promis de la lignée de David.
Plus tard, lorsque les pharisiens demanderont au Seigneur d'arrêter ceux qui crient «Hosanna au Fils de David», Il dira: «S'ils se taisent, les pierres crieront». De même, si cette femme s'était tue, les pierres auraient crié, parce que, si nous croyons que Jésus de Nazareth est le Fils de Dieu incarné, nous ne pouvons pas ne pas glorifier Celle par qui cette incarnation s'est accomplie.
Sa béatitude comme Mère de Son Créateur est le gage et la condition de notre salut; sans le Fils de Marie, nous demeurerions encore en enfer. Les hymnographes orientaux du premier millénaire parlent souvent de la Toute-Pure comme de la nouvelle Ève, dont l'obéissance a corrigé le péché d'Ève, comme l'obéissance de Son Fils a guéri le péché d'Adam. Et il est important pour nous de nous souvenir avec vénération et amour de deux autres choses. Premièrement, se tenant au pied de la Croix, la Très Sainte Vierge remet Son Fils à Dieu et à nous, afin que celui qui croit en Lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle. Deuxièmement, en concluant avec nous la Nouvelle Alliance, le Seigneur Jésus nous donne en nourriture et en boisson Sa Chair et Son Sang, qu'Il a reçus de la Très Sainte Vierge.
La réponse de Jésus à l'exclamation de la femme est étonnante. Dans la traduction synodale («Et Il dit: bienheureux...») cela ne se voit pas du tout, et dans le slavon («Il dit donc: aussi bienheureux...») seulement en partie. Le fait est qu'Il dit: «menoun makarioi...». Le grec menoun est une expression d'accord, employée au sens de «certes», «sans aucun doute», «en vérité». Autrement dit, Il dit: «Certes, bienheureux ceux qui entendent la Parole de Dieu et la gardent». Sous cette forme, ce sont précisément des paroles sur la Très Sainte Vierge: «Sans aucun doute, Elle est bienheureuse, car Elle a entendu la parole de Dieu et l'a accomplie». Et ce n'est pas seulement la constatation d'un fait, mais aussi l'indication d'un chemin pour nous.
1 Et il advint, comme il était quelque part à prier, quand il eut cessé, qu'un de ses disciples lui dit : " Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean l'a appris à ses disciples. " |
2 Il leur dit : " Lorsque vous priez, dites : Père, que ton Nom soit sanctifié ; que ton règne vienne ; |
3 donne-nous chaque jour notre pain quotidien; |
4 et remets-nous nos péchés, car nous-mêmes remettons à quiconque nous doit ; et ne nous soumets pas à la tentation. " |
5 Il leur dit encore : " Si l'un de vous, ayant un ami, s'en va le trouver au milieu de la nuit, pour lui dire : "Mon ami, prête-moi trois pains, |
6 parce qu'un de mes amis m'est arrivé de voyage et je n'ai rien à lui servir", |
7 et que de l'intérieur l'autre réponde : "Ne me cause pas de tracas ; maintenant la porte est fermée, et mes enfants et moi sommes au lit ; je ne puis me lever pour t'en donner" ; |
8 je vous le dis, même s'il ne se lève pas pour les lui donner en qualité d'ami, il se lèvera du moins à cause de son impudence et lui donnera tout ce dont il a besoin. |
9 " Et moi, je vous dis : demandez et l'on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira. |
10 Car quiconque demande reçoit; qui cherche trouve; et à qui frappe on ouvrira. |
11 Quel est d'entre vous le père auquel son fils demandera un poisson, et qui à la place du poisson lui remettra un serpent? |
12 Ou encore s'il demande un œuf, lui remettra-t-il un scorpion? |
13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient ! " |
14 Il expulsait un démon, qui était muet. Or il advint que, le démon étant sorti, le muet parla, et les foules furent dans l'admiration. |
15 Mais certains d'entre eux dirent : " C'est par Béelzéboul, le prince des démons, qu'il expulse les démons. " |
16 D'autres, pour le mettre à l'épreuve, réclamaient de lui un signe venant du ciel. |
17 Mais lui, connaissant leurs pensées, leur dit : " Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et maison sur maison s'écroule. |
18 Si donc Satan s'est, lui aussi, divisé contre lui-même, comment son royaume se maintiendra-t-il?... puisque vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. |
19 Mais si, moi, c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons, vos fils, par qui les expulsent-ils ? Aussi seront-ils eux-mêmes vos juges. |
20 Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le Royaume de Dieu est arrivé jusqu'à vous. |
21 Lorsqu'un homme fort et bien armé garde son palais, ses biens sont en sûreté; |
22 mais qu'un plus fort que lui survienne et le batte, il lui enlève l'armure en laquelle il se confiait et il distribue ses dépouilles. |
23 " Qui n'est pas avec moi est contre moi, et qui n'amasse pas avec moi dissipe. |
24 " Lorsque l'esprit impur est sorti de l'homme, il erre par des lieux arides en quête de repos. N'en trouvant pas, il dit : "Je vais retourner dans ma demeure, d'où je suis sorti. " |
25 Étant venu, il la trouve balayée, bien en ordre. |
26 Alors il s'en va prendre sept autres esprits plus mauvais que lui ; ils reviennent et y habitent. Et l'état final de cet homme devient pire que le premier. " |
27 Or il advint, comme il parlait ainsi, qu'une femme éleva la voix du milieu de la foule et lui dit : " Heureuses les entrailles qui t'ont porté et les seins que tu as sucés ! " |
28 Mais il dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et l'observent ! " |
La lecture d’aujourd’hui comprend deux épisodes que l’évangéliste réunit en un seul récit. Il commence par la question des disciples au sujet de la prière ; en réponse, Jésus leur propose, et par là même à nous tous, la prière du « Notre Père » (v. 1–4). Luc, comme on le voit, accorde une attention principale à l’importance de la demande, et même de la demande insistante, comme condition nécessaire pour obtenir ce qui est demandé (v. 5–13). Il semblerait que Dieu ne soit pas un homme, pour qu’il faille Lui rappeler encore et encore, comme à un intendant oublieux ou malveillant, ce que l’on demande. Mais, d’autre part, l’insistance apparaît ici avant tout comme le témoignage que l’homme se souvient de sa demande, qu’elle est réellement importante pour lui. En effet, vaut-il la peine d’exaucer une demande que celui qui la formule oublie dès le lendemain ? On ne peut demander ainsi que des bagatelles ; quant aux demandes importantes, celui pour qui elles sont réellement importantes est prêt à les répéter encore et encore, confirmant le sérieux de ses intentions.
Il est question du même sérieux dans la seconde partie du passage d’aujourd’hui. Et il ne s’agit pas seulement du fait que l’idée même de pouvoir chasser les démons par la puissance de leur chef était absurde (v. 17–18, 21–22). Il s’agit aussi du fait que, pour ceux qui discutaient, tout ce que faisait Jésus était une sorte de jeu, quelque chose qui rappelait de loin leurs propres débats, lesquels étaient sans doute très captivants, mais au fond n’engageaient à rien. De là vient l’exigence d’un signe, qui deviendrait la preuve que Jésus avait raison (v. 14–16).
La preuve devait être théologiquement correcte, elle devait correspondre aux représentations « justes » de l’école rabbinique « juste », afin d’être acceptée. Et tant qu’une telle preuve n’était pas présentée, tout convenait pour expliquer ce qui se passait, y compris des affirmations absurdes au sujet du « prince des démons ». Mais Jésus Lui-même n’avait pas l’intention de jouer à ces jeux, car pour Lui tout ce qu’Il faisait était absolument sérieux. Et Il essaie d’expliquer à Ses interlocuteurs tout le sérieux de ce qui se passe (v. 24–26). Les jeux sont finis ; il est question de la vie spirituelle et de la mort spirituelle de l’homme.
Mais les disputeurs professionnels, semble-t-il, n’en ont cure. Ce qui leur importe, c’est de vérifier si Jésus saura les vaincre dans la discussion ou non. Et, dans leurs disputes, ils perdent le Royaume sans s’en apercevoir. Car le Royaume n’est pas un jeu, il est sérieux. Et pour toujours.
1 Et il advint, comme il était quelque part à prier, quand il eut cessé, qu'un de ses disciples lui dit : " Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean l'a appris à ses disciples. " |
2 Il leur dit : " Lorsque vous priez, dites : Père, que ton Nom soit sanctifié ; que ton règne vienne ; |
3 donne-nous chaque jour notre pain quotidien; |
4 et remets-nous nos péchés, car nous-mêmes remettons à quiconque nous doit ; et ne nous soumets pas à la tentation. " |
5 Il leur dit encore : " Si l'un de vous, ayant un ami, s'en va le trouver au milieu de la nuit, pour lui dire : "Mon ami, prête-moi trois pains, |
6 parce qu'un de mes amis m'est arrivé de voyage et je n'ai rien à lui servir", |
7 et que de l'intérieur l'autre réponde : "Ne me cause pas de tracas ; maintenant la porte est fermée, et mes enfants et moi sommes au lit ; je ne puis me lever pour t'en donner" ; |
8 je vous le dis, même s'il ne se lève pas pour les lui donner en qualité d'ami, il se lèvera du moins à cause de son impudence et lui donnera tout ce dont il a besoin. |
9 " Et moi, je vous dis : demandez et l'on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira. |
10 Car quiconque demande reçoit; qui cherche trouve; et à qui frappe on ouvrira. |
11 Quel est d'entre vous le père auquel son fils demandera un poisson, et qui à la place du poisson lui remettra un serpent? |
12 Ou encore s'il demande un œuf, lui remettra-t-il un scorpion? |
13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient ! " |
14 Il expulsait un démon, qui était muet. Or il advint que, le démon étant sorti, le muet parla, et les foules furent dans l'admiration. |
15 Mais certains d'entre eux dirent : " C'est par Béelzéboul, le prince des démons, qu'il expulse les démons. " |
16 D'autres, pour le mettre à l'épreuve, réclamaient de lui un signe venant du ciel. |
17 Mais lui, connaissant leurs pensées, leur dit : " Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et maison sur maison s'écroule. |
18 Si donc Satan s'est, lui aussi, divisé contre lui-même, comment son royaume se maintiendra-t-il?... puisque vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. |
19 Mais si, moi, c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons, vos fils, par qui les expulsent-ils ? Aussi seront-ils eux-mêmes vos juges. |
20 Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le Royaume de Dieu est arrivé jusqu'à vous. |
21 Lorsqu'un homme fort et bien armé garde son palais, ses biens sont en sûreté; |
22 mais qu'un plus fort que lui survienne et le batte, il lui enlève l'armure en laquelle il se confiait et il distribue ses dépouilles. |
23 " Qui n'est pas avec moi est contre moi, et qui n'amasse pas avec moi dissipe. |
24 " Lorsque l'esprit impur est sorti de l'homme, il erre par des lieux arides en quête de repos. N'en trouvant pas, il dit : "Je vais retourner dans ma demeure, d'où je suis sorti. " |
25 Étant venu, il la trouve balayée, bien en ordre. |
26 Alors il s'en va prendre sept autres esprits plus mauvais que lui ; ils reviennent et y habitent. Et l'état final de cet homme devient pire que le premier. " |
27 Or il advint, comme il parlait ainsi, qu'une femme éleva la voix du milieu de la foule et lui dit : " Heureuses les entrailles qui t'ont porté et les seins que tu as sucés ! " |
28 Mais il dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et l'observent ! " |
On ne se tromperait sans doute pas en disant que le message central de la prédication du Christ est le message du Père. Dans beaucoup d'autres paraboles, le Seigneur présente une image de Dieu proche des conceptions juives et peut-être parfois nécessaire pour nous : celle d'un Roi qui exerce un pouvoir absolu sur Ses sujets. Mais dans les paraboles d'aujourd'hui, Il apparaît seulement comme un père qui aime ses enfants quels qu'ils soient, ou comme un ami prêt à venir en aide même au moment qui lui convient le moins.
Les auditeurs de Jésus savent par leur propre expérience que, si sombre et malveillant que soit un homme, il demeure capable de tendresse et de sollicitude envers ce qu'il a de plus cher : ses enfants. Ils savent également que les hommes sont capables de s'entraider dans le besoin, même lorsque cela leur est désagréable. Maintenant, dit Jésus, comprenez une chose simple : Dieu est meilleur que vous, plus bienveillant et plus généreux ; serait-Il donc pour vous un Père moins bon que vous ne l'êtes pour vos enfants ? Dans cette lumière, la prière du « Notre Père » devient non pas simplement l'une des manières possibles de s'adresser à Dieu, mais une révélation étonnante du mystère de l'amour du Père, plus fort et plus tendre que tout ce qui existe au monde.
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