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RÉFLEXIONS pour Lc 14:1-35

Et il advint, comme il était venu un sabbat chez l'un des chefs des Pharisiens pour prendre un repas, qu'eux étaient à l'observer.
Et voici qu'un hydropique se trouvait devant lui.
Prenant la parole, Jésus dit aux légistes et aux Pharisiens : " Est-il permis, le sabbat, de guérir, ou non ? "
Et eux se tinrent cois. Prenant alors le malade, il le guérit et le renvoya.
Puis il leur dit : " Lequel d'entre vous, si son fils ou son bœuf vient à tomber dans un puits, ne l'en tirera aussitôt, le jour du sabbat ? "
Et ils ne purent rien répondre à cela.
Il disait ensuite une parabole à l'adresse des invités, remarquant comment ils choisissaient les premiers divans; il leur disait:
" Lorsque quelqu'un t'invite à un repas de noces, ne va pas t'étendre sur le premier divan, de peur qu'un plus digne que toi n'ait été invité par ton hôte,
et que celui qui vous a invités, toi et lui, ne vienne te dire : "Cède-lui la place. " Et alors tu devrais, plein de confusion, aller occuper la dernière place.
10 Au contraire, lorsque tu es invité, va te mettre à la dernière place, de façon qu'à son arrivée celui qui t'a invité te dise : "Mon ami, monte plus haut. " Alors il y aura pour toi de l'honneur devant tous les autres convives.
11 Car quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé. "
12 Puis il disait à celui qui l'avait invité : " Lorsque tu donnes un déjeuner ou un dîner, ne convie ni tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins, de peur qu'eux aussi ne t'invitent à leur tour et qu'on ne te rende la pareille.
13 Mais lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles;
14 heureux seras-tu alors de ce qu'ils n'ont pas de quoi te le rendre ! Car cela te sera rendu lors de la résurrection des justes. "
15 A ces mots, l'un des convives lui dit : " Heureux celui qui prendra son repas dans le Royaume de Dieu ! "
16 Il lui dit : " Un homme faisait un grand dîner, auquel il invita beaucoup de monde.
17 A l'heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : "Venez ; maintenant tout est prêt. "
18 Et tous, comme de concert, se mirent à s'excuser. Le premier lui dit : "J'ai acheté un champ et il me faut aller le voir ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. "
19 Un autre dit : "J'ai acheté cinq paires de bœufs et je pars les essayer ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. "
20 Un autre dit : "Je viens de me marier, et c'est pourquoi je ne puis venir. "
21 " A son retour, le serviteur rapporta cela à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : "Va-t'en vite par les places et les rues de la ville, et introduis ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. " -
22 "Maître, dit le serviteur, tes ordres seront exécutés, et il y a encore de la place. "
23 Et le maître dit au serviteur : "Va-t'en par les chemins et le long des clôtures, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison se remplisse.
24 Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner. " "
25 Des foules nombreuses faisaient route avec lui, et se retournant il leur dit:
26 " Si quelqu'un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et jusqu'à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.
27 Quiconque ne porte pas sa croix et ne vient pas derrière moi ne peut être mon disciple.
28 " Qui de vous en effet, s'il veut bâtir une tour, ne commence par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout ?
29 De peur que, s'il pose les fondations et ne peut achever, tous ceux qui le verront ne se mettent à se moquer de lui, en disant:
30 "Voilà un homme qui a commencé de bâtir et il n'a pu achever ! "
31 Ou encore quel est le roi qui, partant faire la guerre à un autre roi, ne commencera par s'asseoir pour examiner s'il est capable, avec dix mille hommes, de se porter à la rencontre de celui qui marche contre lui avec vingt mille?
32 Sinon, alors que l'autre est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix.
33 Ainsi donc, quiconque parmi vous ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple.
34 " C'est donc une bonne chose que le sel. Mais si même le sel vient à s'affadir, avec quoi l'assaisonnera-t-on ?
35 Il n'est bon ni pour la terre ni pour le fumier : on le jette dehors. Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende ! "
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La parabole d'aujourd'hui sur le festin de noces touche directement à la question de la vie, de la joie et de l'amour. Nous aspirons tous à cela. Nous en avons tous besoin. Mais, un beau jour, et même plus souvent, nous sommes placés devant un choix : où chercher la vie et la joie ? Nous pouvons commencer à construire notre propre vie, notre propre bonheur, familial ou autre. Ou bien nous pouvons aller au festin de noces, image constante du Royaume du Christ dans l'Évangile. Le choix est entièrement libre.

Autres réflexions

 
Pour Lc 14:1-35
Et il advint, comme il était venu un sabbat chez l'un des chefs des Pharisiens pour prendre un repas, qu'eux étaient à l'observer.
Et voici qu'un hydropique se trouvait devant lui.
Prenant la parole, Jésus dit aux légistes et aux Pharisiens : " Est-il permis, le sabbat, de guérir, ou non ? "
Et eux se tinrent cois. Prenant alors le malade, il le guérit et le renvoya.
Puis il leur dit : " Lequel d'entre vous, si son fils ou son bœuf vient à tomber dans un puits, ne l'en tirera aussitôt, le jour du sabbat ? "
Et ils ne purent rien répondre à cela.
Il disait ensuite une parabole à l'adresse des invités, remarquant comment ils choisissaient les premiers divans; il leur disait:
" Lorsque quelqu'un t'invite à un repas de noces, ne va pas t'étendre sur le premier divan, de peur qu'un plus digne que toi n'ait été invité par ton hôte,
et que celui qui vous a invités, toi et lui, ne vienne te dire : "Cède-lui la place. " Et alors tu devrais, plein de confusion, aller occuper la dernière place.
10 Au contraire, lorsque tu es invité, va te mettre à la dernière place, de façon qu'à son arrivée celui qui t'a invité te dise : "Mon ami, monte plus haut. " Alors il y aura pour toi de l'honneur devant tous les autres convives.
11 Car quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé. "
12 Puis il disait à celui qui l'avait invité : " Lorsque tu donnes un déjeuner ou un dîner, ne convie ni tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins, de peur qu'eux aussi ne t'invitent à leur tour et qu'on ne te rende la pareille.
13 Mais lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles;
14 heureux seras-tu alors de ce qu'ils n'ont pas de quoi te le rendre ! Car cela te sera rendu lors de la résurrection des justes. "
15 A ces mots, l'un des convives lui dit : " Heureux celui qui prendra son repas dans le Royaume de Dieu ! "
16 Il lui dit : " Un homme faisait un grand dîner, auquel il invita beaucoup de monde.
17 A l'heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : "Venez ; maintenant tout est prêt. "
18 Et tous, comme de concert, se mirent à s'excuser. Le premier lui dit : "J'ai acheté un champ et il me faut aller le voir ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. "
19 Un autre dit : "J'ai acheté cinq paires de bœufs et je pars les essayer ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. "
20 Un autre dit : "Je viens de me marier, et c'est pourquoi je ne puis venir. "
21 " A son retour, le serviteur rapporta cela à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : "Va-t'en vite par les places et les rues de la ville, et introduis ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. " -
22 "Maître, dit le serviteur, tes ordres seront exécutés, et il y a encore de la place. "
23 Et le maître dit au serviteur : "Va-t'en par les chemins et le long des clôtures, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison se remplisse.
24 Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner. " "
25 Des foules nombreuses faisaient route avec lui, et se retournant il leur dit:
26 " Si quelqu'un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et jusqu'à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.
27 Quiconque ne porte pas sa croix et ne vient pas derrière moi ne peut être mon disciple.
28 " Qui de vous en effet, s'il veut bâtir une tour, ne commence par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout ?
29 De peur que, s'il pose les fondations et ne peut achever, tous ceux qui le verront ne se mettent à se moquer de lui, en disant:
30 "Voilà un homme qui a commencé de bâtir et il n'a pu achever ! "
31 Ou encore quel est le roi qui, partant faire la guerre à un autre roi, ne commencera par s'asseoir pour examiner s'il est capable, avec dix mille hommes, de se porter à la rencontre de celui qui marche contre lui avec vingt mille?
32 Sinon, alors que l'autre est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix.
33 Ainsi donc, quiconque parmi vous ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple.
34 " C'est donc une bonne chose que le sel. Mais si même le sel vient à s'affadir, avec quoi l'assaisonnera-t-on ?
35 Il n'est bon ni pour la terre ni pour le fumier : on le jette dehors. Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende ! "
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En parlant du Royaume, Jésus ne cesse de rappeler à ses auditeurs qu’il faut encore y entrer, et que cela ne se fera pas tout seul. Pour le Royaume, il faut tout quitter. Il faut être prêt à prendre sa croix...  Lire la suite

En parlant du Royaume, Jésus ne cesse de rappeler à ses auditeurs qu’il faut encore y entrer, et que cela ne se fera pas tout seul. Pour le Royaume, il faut tout quitter. Il faut être prêt à prendre sa croix. Ces paroles du Sauveur étaient tout à fait compréhensibles : ses auditeurs se souvenaient encore que, un peu plus de cent ans avant les événements évangéliques, sous le règne d’Alexandre Jannée dans la Judée alors indépendante, les participants à une révolte antigouvernementale, qui exigeaient des autorités le strict respect des normes de la Torah dans le pays, avaient été crucifiés. Les participants de cette révolte ne voulaient qu’une chose : le Royaume. Celui, bien sûr, qu’ils connaissaient. Et pour ce Royaume ils ont tout donné. Leurs représentations du Royaume ressemblaient peu à ce dont parle Jésus. Mais il donne leur résolution en exemple à ses auditeurs. Ils ont réellement tout quitté.

Pas comme les héros de la parabole de Jésus, qui refusent de venir au festin. Sous des prétextes qui semblaient tout à fait raisonnables, mais... ils refusent. Et ils perdent l’essentiel. Et leur place est prise par ceux qui n’ont rien dans ce monde. Et qui n’ont aucune raison de refuser. Une question de priorités ? Oui, bien sûr, de priorités aussi. Mais pas seulement de priorités. Ce n’est pas par hasard que Jésus parle du festin, des premiers et des derniers, de ces places où beaucoup cherchent à s’asseoir même au risque d’en être chassés.

Le Royaume n’est pas un lieu. Ni une structure. Ni une hiérarchie. Le Royaume est un état. Un état dans lequel on peut demeurer, mais qu’il est absolument impossible, pour ainsi dire, de fixer. Or on a très envie de le fixer. Les meilleures et les pires places viennent de là. Car dans le Royaume, en réalité, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises places. Il n’y a qu’un seul critère : l’homme est-il à sa place ? Est-il à cette place même que Dieu lui a destinée, ou à celle qu’il s’est choisie lui-même parce qu’il l’a jugée plus appropriée pour lui ?

De là vient aussi la question : aller au festin ou au champ qu’on vient d’acheter ? Le festin nuptial est le symbole du Royaume. Et si l’homme ne sait pas quoi choisir, cela signifie qu’il ne sait pas ce qu’est le Royaume. S’il le savait, il ne lui viendrait pas à l’esprit de comparer l’importance de la vie qu’il vit avec quoi que ce soit qui lui appartienne. La vie est plénitude, tandis que le champ acheté, les biens, même la famille, ne sont que des dérivés de cette plénitude. Ici, il importe de ne pas confondre la partie avec le tout, l’essentiel avec le secondaire. Et une seule chose peut y aider : l’expérience de la vie authentique du Royaume. Cette vie même qui est le salut.

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Pour Lc 14:1-14
Et il advint, comme il était venu un sabbat chez l'un des chefs des Pharisiens pour prendre un repas, qu'eux étaient à l'observer.
Et voici qu'un hydropique se trouvait devant lui.
Prenant la parole, Jésus dit aux légistes et aux Pharisiens : " Est-il permis, le sabbat, de guérir, ou non ? "
Et eux se tinrent cois. Prenant alors le malade, il le guérit et le renvoya.
Puis il leur dit : " Lequel d'entre vous, si son fils ou son bœuf vient à tomber dans un puits, ne l'en tirera aussitôt, le jour du sabbat ? "
Et ils ne purent rien répondre à cela.
Il disait ensuite une parabole à l'adresse des invités, remarquant comment ils choisissaient les premiers divans; il leur disait:
" Lorsque quelqu'un t'invite à un repas de noces, ne va pas t'étendre sur le premier divan, de peur qu'un plus digne que toi n'ait été invité par ton hôte,
et que celui qui vous a invités, toi et lui, ne vienne te dire : "Cède-lui la place. " Et alors tu devrais, plein de confusion, aller occuper la dernière place.
10 Au contraire, lorsque tu es invité, va te mettre à la dernière place, de façon qu'à son arrivée celui qui t'a invité te dise : "Mon ami, monte plus haut. " Alors il y aura pour toi de l'honneur devant tous les autres convives.
11 Car quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé. "
12 Puis il disait à celui qui l'avait invité : " Lorsque tu donnes un déjeuner ou un dîner, ne convie ni tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins, de peur qu'eux aussi ne t'invitent à leur tour et qu'on ne te rende la pareille.
13 Mais lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles;
14 heureux seras-tu alors de ce qu'ils n'ont pas de quoi te le rendre ! Car cela te sera rendu lors de la résurrection des justes. "
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Le repas dans la maison de l'un des pharisiens, en raison de sa riche signification symbolique (le banquet, c'est le Royaume messianique), donne aussitôt à Jésus matière pour...  Lire la suite

Le repas dans la maison de l'un des pharisiens, en raison de sa riche signification symbolique (le banquet, c'est le Royaume messianique), donne aussitôt à Jésus matière pour de nouvelles paraboles sur le Royaume qu'Il est venu annoncer aux hommes.

Le poisson, comme on le sait, cherche les eaux les plus profondes, et l'homme cherche ce qui lui convient le mieux. Aucun des invités n'a envie de s'asseoir avec un homme défiguré par l'hydropisie; qu'il vienne plutôt un autre jour, car chercher la guérison le jour du sabbat, c'est un péché. Il vaut mieux festoyer avec des amis et des voisins que tu connais, qui sentent bon et qui ne laisseront pas tes mets riches disparaître sans retour: eux aussi t'inviteront à un «repas en retour». Et si tu es invité, il serait encore bon de t'asseoir à la première place, plus près de l'hôte généreux.

C'est la vie humaine ordinaire, mais pour chaque situation Jésus trouve une parole juste, sans moralisme ni dénonciations furieuses. Il nous montre simplement (comme en plaisantant), à nous qui sommes assis avec Lui à table dans la maison du pharisien, toute l'absurdité de notre vie normale quand on la regarde «du point de vue» du Royaume de Dieu.

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Pour Lc 14:1-11
Et il advint, comme il était venu un sabbat chez l'un des chefs des Pharisiens pour prendre un repas, qu'eux étaient à l'observer.
Et voici qu'un hydropique se trouvait devant lui.
Prenant la parole, Jésus dit aux légistes et aux Pharisiens : " Est-il permis, le sabbat, de guérir, ou non ? "
Et eux se tinrent cois. Prenant alors le malade, il le guérit et le renvoya.
Puis il leur dit : " Lequel d'entre vous, si son fils ou son bœuf vient à tomber dans un puits, ne l'en tirera aussitôt, le jour du sabbat ? "
Et ils ne purent rien répondre à cela.
Il disait ensuite une parabole à l'adresse des invités, remarquant comment ils choisissaient les premiers divans; il leur disait:
" Lorsque quelqu'un t'invite à un repas de noces, ne va pas t'étendre sur le premier divan, de peur qu'un plus digne que toi n'ait été invité par ton hôte,
et que celui qui vous a invités, toi et lui, ne vienne te dire : "Cède-lui la place. " Et alors tu devrais, plein de confusion, aller occuper la dernière place.
10 Au contraire, lorsque tu es invité, va te mettre à la dernière place, de façon qu'à son arrivée celui qui t'a invité te dise : "Mon ami, monte plus haut. " Alors il y aura pour toi de l'honneur devant tous les autres convives.
11 Car quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé. "
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Habituellement, les personnes qui font leurs premiers pas dans la connaissance de l'Écriture se réjouissent de la clarté apparente...  Lire la suite

Habituellement, les personnes qui font leurs premiers pas dans la connaissance de l'Écriture se réjouissent de la clarté apparente de ce texte. Comme c'est bien, pensent-elles, «quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé». Et elles s'efforcent de toutes leurs forces d'apprendre la science de l'humilité. Mais bientôt elles découvrent que l'humilité n'est pas une chose si simple. Qu'il existe une humilité intérieure et une humilité extérieure. Qu'il y a l'humilité comme antithèse de l'insolence, et l'humilité comme antithèse de la hardiesse.

L'idéal de l'humilité paraît être la Mère de Dieu: «...qu'il me soit fait selon ta parole (Lc 1:38. Pourtant nous nous adressons à elle par ces mots: «Réjouis-toi, hardiesse des mortels auprès de Dieu» (Acathiste à la Mère de Dieu, ikos 3). Autrement dit, nous devons comprendre ce qu'est la véritable humilité, qui, au moment opportun, cède la place à la véritable hardiesse, et ce qu'est le désir de s'élever, devant les hommes ou devant Dieu, pour exalter sa propre personne. Ici, tout n'est pas aussi simple qu'il y paraît au premier regard. Méditons cela dans la prière.

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Pour Lc 14:1-6
Et il advint, comme il était venu un sabbat chez l'un des chefs des Pharisiens pour prendre un repas, qu'eux étaient à l'observer.
Et voici qu'un hydropique se trouvait devant lui.
Prenant la parole, Jésus dit aux légistes et aux Pharisiens : " Est-il permis, le sabbat, de guérir, ou non ? "
Et eux se tinrent cois. Prenant alors le malade, il le guérit et le renvoya.
Puis il leur dit : " Lequel d'entre vous, si son fils ou son bœuf vient à tomber dans un puits, ne l'en tirera aussitôt, le jour du sabbat ? "
Et ils ne purent rien répondre à cela.
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Il est frappant que les pharisiens se taisent en réponse à la question du Christ : est-il permis de guérir le jour du sabbat ? Au fond d’eux-mêmes, ils estimaient...  Lire la suite

Il est frappant que les pharisiens se taisent en réponse à la question du Christ : est-il permis de guérir le jour du sabbat ? Au fond d’eux-mêmes, ils estimaient en fait que ce n’était pas permis. Savoir si la guérison est un travail, « faire ses propres affaires », interdit le sabbat, est une grande question. Les pharisiens pensaient que c’était un travail, mais leur opinion était loin d’être évidente. L’essentiel est que les pharisiens estimaient qu’un homme malade depuis longtemps pouvait attendre jusqu’au lendemain, afin qu’aucune situation troublante ne se produise. Car peut-être le Tout-Puissant considérerait-il quand même la guérison comme un travail et, par conséquent, comme une transgression du commandement.

C’est avec ce point de vue que le Seigneur n’est pas d’accord. Il compare le malade qui, enfin, au prix d’efforts immenses, est parvenu jusqu’à Lui, à un bœuf tombé dans un puits, qu’il faut tirer immédiatement pour qu’il ne périsse pas. Les doutes théologiques et le rite passent au second plan devant la souffrance de l’homme qui s’est enfin présenté devant la face de Dieu. C’est précisément cela qui fait de la foi du Christ, pour nous, une réponse à la question de la vie et de la mort, et non à celle d’un comportement plus ou moins pécheur.

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Pour Lc 14:7-14
Il disait ensuite une parabole à l'adresse des invités, remarquant comment ils choisissaient les premiers divans; il leur disait:
" Lorsque quelqu'un t'invite à un repas de noces, ne va pas t'étendre sur le premier divan, de peur qu'un plus digne que toi n'ait été invité par ton hôte,
et que celui qui vous a invités, toi et lui, ne vienne te dire : "Cède-lui la place. " Et alors tu devrais, plein de confusion, aller occuper la dernière place.
10 Au contraire, lorsque tu es invité, va te mettre à la dernière place, de façon qu'à son arrivée celui qui t'a invité te dise : "Mon ami, monte plus haut. " Alors il y aura pour toi de l'honneur devant tous les autres convives.
11 Car quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé. "
12 Puis il disait à celui qui l'avait invité : " Lorsque tu donnes un déjeuner ou un dîner, ne convie ni tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins, de peur qu'eux aussi ne t'invitent à leur tour et qu'on ne te rende la pareille.
13 Mais lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles;
14 heureux seras-tu alors de ce qu'ils n'ont pas de quoi te le rendre ! Car cela te sera rendu lors de la résurrection des justes. "
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L'Évangile selon Luc nous donne une leçon d'humilité. L'humilité est le contraire de l'orgueil : elle ne consiste pas à se fixer sur soi-même, mais à être attentif aux...  Lire la suite

L'Évangile selon Luc nous donne une leçon d'humilité. L'humilité est le contraire de l'orgueil : elle ne consiste pas à se fixer sur soi-même, mais à être attentif aux autres, tout simplement parce qu'ils sont plus importants. Mais elle n'est pas non plus un abaissement de soi affecté, qui, au fond, reste lui aussi tourné vers soi, l'être aimé. La véritable humilité est l'une des manifestations de l'amour, et comme elle nous est difficile. C'est-à-dire qu'elle nous est donnée facilement, car elle est l'un des grands dons de l'Esprit Saint, mais nous l'accueillons avec une immense difficulté.

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Pour Lc 14:7-11
Il disait ensuite une parabole à l'adresse des invités, remarquant comment ils choisissaient les premiers divans; il leur disait:
" Lorsque quelqu'un t'invite à un repas de noces, ne va pas t'étendre sur le premier divan, de peur qu'un plus digne que toi n'ait été invité par ton hôte,
et que celui qui vous a invités, toi et lui, ne vienne te dire : "Cède-lui la place. " Et alors tu devrais, plein de confusion, aller occuper la dernière place.
10 Au contraire, lorsque tu es invité, va te mettre à la dernière place, de façon qu'à son arrivée celui qui t'a invité te dise : "Mon ami, monte plus haut. " Alors il y aura pour toi de l'honneur devant tous les autres convives.
11 Car quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé. "
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Si nous ne lisons pas le chapitre 11 de l'Épître aux Romains en le prenant comme un guide pour agir...  Lire la suite

Si nous ne lisons pas le chapitre 11 de l'Épître aux Romains en le prenant comme un guide pour agir, nous nous retrouverons ensuite assis au bout de la table, nous souvenant du chapitre 14 de l'Évangile selon Luc. Et c'est encore l'issue la moins grave. Car Dieu a dit, par exemple, à Abraham : « Je bénirai ceux qui te béniront, et celui qui te maudira, je le maudirai. » Or le Seigneur ne manque jamais à Sa parole.

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Pour Lc 14:12-15
12 Puis il disait à celui qui l'avait invité : " Lorsque tu donnes un déjeuner ou un dîner, ne convie ni tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins, de peur qu'eux aussi ne t'invitent à leur tour et qu'on ne te rende la pareille.
13 Mais lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles;
14 heureux seras-tu alors de ce qu'ils n'ont pas de quoi te le rendre ! Car cela te sera rendu lors de la résurrection des justes. "
15 A ces mots, l'un des convives lui dit : " Heureux celui qui prendra son repas dans le Royaume de Dieu ! "
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Derrière les paroles de Jésus sur ceux qu’il faut inviter chez soi au festin se tient une tradition juive bien précise, liée à la représentation de la répartition des biens dans le siècle présent et dans le siècle à venir...  Lire la suite

Derrière les paroles de Jésus sur ceux qu’il faut inviter chez soi au festin se tient une tradition juive bien précise, liée à la représentation de la répartition des biens dans le siècle présent et dans le siècle à venir. Au fondement de cette tradition se trouve l’idée que Dieu accorde à chaque homme un certain volume de biens qu’il peut recevoir, commun au siècle présent et au siècle à venir. Par conséquent, plus l’homme en utilise dans le siècle présent, moins il en restera pour le siècle à venir. De ce point de vue, il vaut réellement mieux inviter à sa table ceux qui ne peuvent pas te rendre la pareille dans le siècle présent : ta récompense sera d’autant plus grande dans le siècle à venir.

Dans les paroles du Sauveur, il y a aussi quelque chose de plus, lié au Royaume, à ses lois et à sa vie. Il ne s’agit plus ici du siècle présent ou du siècle à venir, mais de la façon dont nous nous rapportons à nos propres œuvres et actions. Il faut remarquer que, dans presque toutes les traditions ascétiques, se reflète d’une manière ou d’une autre la compréhension du fait que la vie spirituelle normale et la croissance spirituelle ne sont possibles qu’avec une juste attitude envers sa propre activité. Est considérée comme juste une attitude qui ne suppose pas d’attachement aux résultats, aux fruits de son travail.

Toute œuvre doit être pour l’homme, en un certain sens, une fin en soi ; elle doit avoir une valeur en elle-même, et c’est vers elle, non vers les résultats futurs, que doit être dirigée l’intention avec laquelle l’homme s’occupe de son œuvre. Et non parce que l’orientation vers les fruits, vers les résultats en eux-mêmes, peut pousser l’homme à négliger la qualité de son travail afin d’atteindre plus vite le résultat, mais parce qu’en transférant le centre de son effort spirituel vers l’avenir, l’homme se concentre ainsi sur l’irréel, sur quelque chose qui n’existe pas encore, et dont on ne sait pas ce qu’il sera.

Si cela est vrai pour notre monde qui n’est pas encore transfiguré, cela l’est d’autant plus pour le Royaume : car dans le Royaume, le passé et l’avenir non seulement n’existent pas, mais ne peuvent pas exister dans la qualité sous laquelle ils nous sont connus. Appliqué au Royaume, on ne peut parler que de la vie ici et maintenant, et de ce que l’on reçoit ici et maintenant. Et s’il n’y a pas de plénitude ici et maintenant, il n’y en aura pas non plus plus tard. Car le Royaume est un pour tous les temps. Et sa vie aussi.

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Pour Lc 14:15-35
15 A ces mots, l'un des convives lui dit : " Heureux celui qui prendra son repas dans le Royaume de Dieu ! "
16 Il lui dit : " Un homme faisait un grand dîner, auquel il invita beaucoup de monde.
17 A l'heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : "Venez ; maintenant tout est prêt. "
18 Et tous, comme de concert, se mirent à s'excuser. Le premier lui dit : "J'ai acheté un champ et il me faut aller le voir ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. "
19 Un autre dit : "J'ai acheté cinq paires de bœufs et je pars les essayer ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. "
20 Un autre dit : "Je viens de me marier, et c'est pourquoi je ne puis venir. "
21 " A son retour, le serviteur rapporta cela à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : "Va-t'en vite par les places et les rues de la ville, et introduis ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. " -
22 "Maître, dit le serviteur, tes ordres seront exécutés, et il y a encore de la place. "
23 Et le maître dit au serviteur : "Va-t'en par les chemins et le long des clôtures, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison se remplisse.
24 Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner. " "
25 Des foules nombreuses faisaient route avec lui, et se retournant il leur dit:
26 " Si quelqu'un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et jusqu'à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.
27 Quiconque ne porte pas sa croix et ne vient pas derrière moi ne peut être mon disciple.
28 " Qui de vous en effet, s'il veut bâtir une tour, ne commence par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout ?
29 De peur que, s'il pose les fondations et ne peut achever, tous ceux qui le verront ne se mettent à se moquer de lui, en disant:
30 "Voilà un homme qui a commencé de bâtir et il n'a pu achever ! "
31 Ou encore quel est le roi qui, partant faire la guerre à un autre roi, ne commencera par s'asseoir pour examiner s'il est capable, avec dix mille hommes, de se porter à la rencontre de celui qui marche contre lui avec vingt mille?
32 Sinon, alors que l'autre est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix.
33 Ainsi donc, quiconque parmi vous ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple.
34 " C'est donc une bonne chose que le sel. Mais si même le sel vient à s'affadir, avec quoi l'assaisonnera-t-on ?
35 Il n'est bon ni pour la terre ni pour le fumier : on le jette dehors. Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende ! "
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Le Royaume de Dieu vient dans ce monde, mais l'homme doit faire un pas à sa rencontre, car il est semblable à un banquet de noces auquel chacun est invité, mais où tout le monde ne veut pas...  Lire la suite

Le Royaume de Dieu vient dans ce monde, mais l'homme doit faire un pas à sa rencontre, car il est semblable à un banquet de noces auquel chacun est invité, mais où tout le monde ne veut pas venir. Beaucoup de choses dépendent de ce pas, voilà pourquoi le Christ en parle avec des paroles si graves. Il peut tout demander à l'homme, jusqu'à s'oublier soi-même pour le Royaume. Pour faire ce pas, la Bonne Nouvelle doit devenir plus importante que les choses les plus importantes pour l'homme: la maison, les biens, la famille, l'assurance de l'avenir. (Le couple araméen «aimer-haïr» signifie ici simplement «préférer».)

Mais un pas sérieux exige une décision sérieuse (peut-être même plus sérieuse que la décision du roi ou du bâtisseur de tour dans ces paraboles). Le Christ veut la confiance, mais n'exige pas la folie: l'homme doit «calculer» sobrement si, pour lui, l'Évangile vaut vraiment plus que tout le reste de la vie; et si oui, faire un pas vers lui.

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Pour Lc 14:16-24
16 Il lui dit : " Un homme faisait un grand dîner, auquel il invita beaucoup de monde.
17 A l'heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : "Venez ; maintenant tout est prêt. "
18 Et tous, comme de concert, se mirent à s'excuser. Le premier lui dit : "J'ai acheté un champ et il me faut aller le voir ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. "
19 Un autre dit : "J'ai acheté cinq paires de bœufs et je pars les essayer ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. "
20 Un autre dit : "Je viens de me marier, et c'est pourquoi je ne puis venir. "
21 " A son retour, le serviteur rapporta cela à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : "Va-t'en vite par les places et les rues de la ville, et introduis ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. " -
22 "Maître, dit le serviteur, tes ordres seront exécutés, et il y a encore de la place. "
23 Et le maître dit au serviteur : "Va-t'en par les chemins et le long des clôtures, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison se remplisse.
24 Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner. " "
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Les mots «beaucoup sont appelés, mais peu sont élus» sont souvent compris comme l'affirmation d'un certain élitisme. Pourtant, si l'on regarde la parabole plus attentivement, on peut remarquer autre chose. Le festin avait été préparé pour...  Lire la suite

Les mots «beaucoup sont appelés, mais peu sont élus» sont souvent compris comme l'affirmation d'un certain élitisme. Pourtant, si l'on regarde la parabole plus attentivement, on peut remarquer autre chose. Le festin avait été préparé pour un certain nombre d'invités, qui ont refusé de venir. À leur place, on en a invité d'autres, et leur nombre était sans doute à peu près le même. Mais ensuite on a appelé encore d'autres invités; les élus se sont donc trouvés, au contraire, plus nombreux que les appelés du début. Peut-être cette contradiction apparente a-t-elle troublé l'évangéliste Matthieu et l'a-t-elle conduit à ajouter l'épisode de l'expulsion du nombre des élus.

Mais nous savons bien que, lorsque nous parlons d'une contradiction apparente, il s'agit d'un message important pour nous. Rappelons ces paroles: «Le serviteur dit: maître, ce que tu as ordonné a été fait, et il y a encore de la place». Il nous semble que dans ces mots, «il y a encore de la place», se trouve une indication très importante: dans quelque état désespéré que nous soyons, même s'il nous semble que maintenant «l'abîme va refermer sur moi sa bouche» (Ps 68:16), il y a toujours cette espérance qu'«il y a encore de la place», et qu'en vérité elle existe.

Mais ce refrain sévère résonne tout de même: beaucoup sont appelés, peu sont élus. Oui, et qui a dit que la sévérité soit mauvaise? La sévérité est bonne jusqu'à la limite où celui à qui elle s'applique ne commence pas à tomber dans la dépression, le désespoir, l'abattement, etc. Là, il faut d'urgence remplacer la sévérité par la tendresse.

Bien sûr, il faut sentir qu'une personne est au bord de cette limite. Aucun être humain n'en est capable, même si nous nous rassurons par notre sensibilité intérieure. Mais «ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu». Et Lui place toujours, à côté de la sévérité, une bonté sans limites. Ensuite, Il doit accorder le coeur de l'homme à recevoir l'une ou l'autre, selon l'état où se trouve cette personne. Et cela Lui réussit toujours bien, si l'homme L'aime.

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Pour Lc 14:16-24
16 Il lui dit : " Un homme faisait un grand dîner, auquel il invita beaucoup de monde.
17 A l'heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : "Venez ; maintenant tout est prêt. "
18 Et tous, comme de concert, se mirent à s'excuser. Le premier lui dit : "J'ai acheté un champ et il me faut aller le voir ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. "
19 Un autre dit : "J'ai acheté cinq paires de bœufs et je pars les essayer ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. "
20 Un autre dit : "Je viens de me marier, et c'est pourquoi je ne puis venir. "
21 " A son retour, le serviteur rapporta cela à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : "Va-t'en vite par les places et les rues de la ville, et introduis ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. " -
22 "Maître, dit le serviteur, tes ordres seront exécutés, et il y a encore de la place. "
23 Et le maître dit au serviteur : "Va-t'en par les chemins et le long des clôtures, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison se remplisse.
24 Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner. " "
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En bref, le sens principal de la parabole des invités au banquet est que prennent part au festin non pas ceux à qui cela « revient », mais ceux qui en ont besoin...  Lire la suite

En bref, le sens principal de la parabole des invités au banquet est que prennent part au festin non pas ceux à qui cela « revient », mais ceux qui en ont besoin. Le serviteur invite ceux qui sont proches de celui qui a organisé le festin, ceux qui avaient déjà été avertis de la fête préparée. Il est évident que le Seigneur vise les Juifs, à qui avait été donnée la foi au Dieu unique et qui attendaient la venue du Christ. Pour nous, il est toutefois essentiel de garder à l'esprit que les soucis immédiats d'ordre matériel ne détournent pas de la participation au Royaume les seuls Juifs. Grâce à deux mille ans de développement de la culture chrétienne, nous sommes tous, d'une manière ou d'une autre, avertis d'avance. Même sans avoir lu l'Évangile, nous savons que l'Église existe, que le Christ et Sa résurrection existent, que la foi et Dieu existent.

Il est tout aussi important de voir quels hommes viennent tout de même à ce festin. Les pauvres, les aveugles, les estropiés : ceux qui en ont le plus besoin. Le fait qu'ils n'aient pas été invités dès le début ne signifie pas qu'ils soient des hommes de seconde catégorie : le genre de la parabole a tout de même ses limites. Le Royaume des Cieux est bien sûr proposé à tous, et chacun de nous, selon son propre choix, se trouve soit invité mais ayant refusé, soit dans le besoin et ayant accepté de venir. Certes, la foi est un don de l'Esprit Saint ; mais, comme l'a dit le Christ, nous ne savons pas d'où Il vient ni où Il va. Pour que ce don advienne malgré tout, pour qu'il devienne réalité, notre décision est sans aucun doute nécessaire, ainsi que notre disponibilité à demander ce don et à en user. Cette décision, avoir besoin de Dieu, répondre et venir au festin dans le Royaume des Cieux, est précisément l'essentiel pour quoi la volonté et la liberté nous ont été données.

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Pour Lc 14:25-35
25 Des foules nombreuses faisaient route avec lui, et se retournant il leur dit:
26 " Si quelqu'un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et jusqu'à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.
27 Quiconque ne porte pas sa croix et ne vient pas derrière moi ne peut être mon disciple.
28 " Qui de vous en effet, s'il veut bâtir une tour, ne commence par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout ?
29 De peur que, s'il pose les fondations et ne peut achever, tous ceux qui le verront ne se mettent à se moquer de lui, en disant:
30 "Voilà un homme qui a commencé de bâtir et il n'a pu achever ! "
31 Ou encore quel est le roi qui, partant faire la guerre à un autre roi, ne commencera par s'asseoir pour examiner s'il est capable, avec dix mille hommes, de se porter à la rencontre de celui qui marche contre lui avec vingt mille?
32 Sinon, alors que l'autre est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix.
33 Ainsi donc, quiconque parmi vous ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple.
34 " C'est donc une bonne chose que le sel. Mais si même le sel vient à s'affadir, avec quoi l'assaisonnera-t-on ?
35 Il n'est bon ni pour la terre ni pour le fumier : on le jette dehors. Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende ! "
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Jésus avertit clairement chacun de ce que coûte le chemin vers le Royaume. Et il conseille: avant de vous décider à me suivre, pesez tout calmement et sobrement...  Lire la suite

Jésus avertit clairement chacun de ce que coûte le chemin vers le Royaume. Et il conseille: avant de vous décider à me suivre, pesez tout calmement et sobrement. Voulez-vous ce que je peux vous donner? Êtes-vous prêts à suivre le chemin qu'il faudra suivre? Il n'y a ici, bien entendu, aucun désir d'effrayer ou de détourner du chemin vers le Royaume. Mais il y a la compréhension qu'une fois entré sur ce chemin, s'en détourner ensuite sera, si cela reste possible, accompagné de pertes spirituelles sérieuses, et peut-être pas seulement spirituelles.

Ce n'est pas par hasard que le Sauveur compare la situation de celui qui s'apprête à s'engager sur le chemin chrétien à celle d'un homme qui se prépare à construire une tour de garde dans son champ, ou à celle du dirigeant d'un pays qui s'apprête à faire la guerre à son voisin: dans les deux cas, il vaut mieux tout réfléchir avant de commencer, car en cas d'échec on peut se retrouver dans une situation bien pire que celle qui aurait existé si l'un comme l'autre avait renoncé à son projet. Le prix du chemin, selon Jésus, est le renoncement à tout ce que peut donner ce monde non transfiguré et plongé dans le mal.

Ce n'est pas par hasard que le Sauveur recourt à l'image de la croix: à l'époque évangélique elle était bien compréhensible à chacun en Judée, car tous les habitants du pays gardaient encore vive la mémoire du soulèvement qui avait eu lieu auparavant, pendant les années d'indépendance, lorsque fut réprimée la révolte organisée par la fraternité pharisienne contre Alexandre Jannée, dirigeant qui menait, selon les insurgés, une politique totalement contraire à la Torah. Alors les participants à la révolte écrasée par les autorités furent crucifiés: une exécution non seulement douloureuse, mais aussi humiliante pour tout Juif.

Jésus avertit directement tous ceux qui veulent le suivre: il faut être prêt à tout, comme furent prêts à tout pour leur foi les participants de cette révolte, que même la croix n'effraya pas. Et il ne s'agit pas ici du fait que le Royaume que Jésus a apporté dans le monde devrait être établi par la force, comme voulaient l'établir par la force les participants à la révolte sous Alexandre Jannée.

Il s'agit du fait que, selon la parole même du Sauveur, il «n'est pas de ce monde». C'est pourquoi «ce monde» lui sera toujours hostile, non pas par nature, car celle-ci peut être transfigurée et finira par l'être, mais à cause du mal qui est entré dans le monde après la chute. C'est précisément ce conflit avec les forces du mal agissant dans le monde qui rend la croix inévitable pour chaque chrétien, sous une forme ou sous une autre. Mais, manifestement, il n'y a pas d'autre route vers le Royaume. Et chacun, bien sûr, décide lui-même s'il la prend ou non.

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Pour Lc 14:25-33
25 Des foules nombreuses faisaient route avec lui, et se retournant il leur dit:
26 " Si quelqu'un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et jusqu'à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.
27 Quiconque ne porte pas sa croix et ne vient pas derrière moi ne peut être mon disciple.
28 " Qui de vous en effet, s'il veut bâtir une tour, ne commence par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout ?
29 De peur que, s'il pose les fondations et ne peut achever, tous ceux qui le verront ne se mettent à se moquer de lui, en disant:
30 "Voilà un homme qui a commencé de bâtir et il n'a pu achever ! "
31 Ou encore quel est le roi qui, partant faire la guerre à un autre roi, ne commencera par s'asseoir pour examiner s'il est capable, avec dix mille hommes, de se porter à la rencontre de celui qui marche contre lui avec vingt mille?
32 Sinon, alors que l'autre est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix.
33 Ainsi donc, quiconque parmi vous ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple.
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Pour connaître la volonté de Dieu, le don de sagesse est nécessaire, mais notre effort dans l'usage de ce don est également nécessaire...  Lire la suite

Pour connaître la volonté de Dieu, le don de sagesse est nécessaire, mais notre effort dans l'usage de ce don est également nécessaire. L'Esprit Saint envoyé d'en haut nous donne la possibilité d'évaluer les coûts et de calculer nos forces, mais c'est à nous de le faire. En même temps, Jésus indique aussi le résultat juste d'un tel calcul : les forces suffiront exactement à renoncer à tout, à prendre la croix et à Le suivre.

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Pour Lc 14:28
28 " Qui de vous en effet, s'il veut bâtir une tour, ne commence par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout ?
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Jésus lie souvent le chemin vers le Royaume à une sorte d'évaluation, de calcul, d'analyse des possibilités de l'homme. Celui qui s'apprête à commencer une construction doit d'abord évaluer ses ressources et comprendre s'il en aura assez pour achever l'ouvrage ; sinon, mieux vaut ne pas commencer...  Lire la suite

Jésus lie souvent le chemin vers le Royaume à une sorte d'évaluation, de calcul, d'analyse des possibilités de l'homme. Celui qui s'apprête à commencer une construction doit d'abord évaluer ses ressources et comprendre s'il en aura assez pour achever l'ouvrage ; sinon, mieux vaut ne pas commencer. Une telle attitude est juste en tout cas lorsqu'il s'agit du chemin spirituel.

En effet, lorsque nous nous mettons en route, nous espérons toujours atteindre le but et nous essayons toujours de comprendre dans quelle mesure la route peut se révéler difficile, dangereuse, et même simplement si elle sera à notre portée. Et si cela est vrai de tout chemin spirituel, cela l'est tout particulièrement lorsqu'il s'agit du chemin chrétien : car ici il est question du Royaume, dont le chemin est plus difficile que tout autre, même si le Sauveur Lui-même nous accompagne constamment sur ce chemin. Bien sûr, si le christianisme n'était qu'une religion nouvelle parmi d'autres, la situation serait différente. Toute religion est, dans une certaine mesure, une fin en soi.

Et même lorsqu'il s'agit de quelque chose de plus grand qu'elle-même, tout homme religieux peut toujours se consoler en se disant que, sans être arrivé à ce plus grand, il a tout de même fait quelque chose, et que ce qu'il a fait a une valeur en soi. D'ordinaire, dans de tels cas, l'homme religieux se dit à lui-même et aux autres qu'il a fait ce qu'il pouvait, et qu'il n'a jamais compté sur davantage : il n'est ni saint ni juste, mais un homme ordinaire. Mais c'est justement là que se trouve la question : le christianisme comme religion n'a pas de sens.

Le christianisme est le chemin vers le Royaume et la vie dans le Royaume, et le seul but du chrétien ne peut être que le Royaume dans toute sa plénitude ; sinon, il ne vaut même pas la peine de commencer. C'est de cela que parle Jésus, en donnant l'exemple du projet de construction d'une tour de garde par le propriétaire d'un jardin. Car une tour inachevée ou mal construite n'est pas seulement inutile ; elle peut même nuire, en donnant à son constructeur l'illusion d'une sécurité qui n'existe pas en réalité. Alors mieux vaut ne rien construire du tout.

De même, le chrétien qui n'est pas arrivé à la vie du Royaume dans toute sa plénitude peut tomber dans un piège : il peut lui sembler que tout est en ordre dans sa vie spirituelle, puisqu'il accomplit certaines « obligations religieuses du chrétien », alors qu'en réalité il n'est pas plus proche du Royaume que n'importe quel autre homme qui ne pense pas du tout à la religion. C'est vers ce maximum, vers l'atteinte du but, que Jésus oriente Ses auditeurs, les appelant à réfléchir pour savoir s'ils sont prêts à aller jusqu'au bout, et, sinon, s'il ne vaudrait pas mieux pour eux Le quitter et vivre leur vie ordinaire, celle qu'ils vivaient auparavant.

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Pour Lc 14:33
33 Ainsi donc, quiconque parmi vous ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple.
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Cette pensée se répète dans l’Évangile de nombreuses fois sous différentes formes. De quoi s’agit-il ? Pourquoi le Seigneur la juge-t-il si importante ? Peut-être parce qu’il voit que notre désir d’«avoir» porte en lui une nature profondément pécheresse...  Lire la suite

Cette pensée se répète dans l’Évangile de nombreuses fois sous différentes formes. De quoi s’agit-il ? Pourquoi le Seigneur la juge-t-il si importante ? Peut-être parce qu’il voit que notre désir d’« avoir » porte en lui une nature profondément pécheresse. Ce désir d’assurer le fondement de notre moi, de notre indépendance à l’égard de Dieu et les uns des autres, le désir d’appuyer par quelque chose notre orgueil et notre exaltation au-dessus des autres, de ceux qui « n’ont pas ». Or le dessein de Dieu, c’est une création fondée sur l’amour, c’est-à-dire sur l’interrelation, l’interdépendance et le don réciproque. Jésus ne dit pas ici que nous ne devrions rien posséder ; il nous appelle à « nous détacher », à ne pas accorder à ce que nous avons une importance excessive, à ne pas considérer nos biens comme un soutien tant soit peu sérieux dans notre vie, mais à mettre toute notre espérance, toute notre confiance, en Dieu seul.

L’Évangile nous donne un tel exemple. Les hommes essaient toujours de mettre quelque chose de côté « pour les jours sombres » ; chez les personnes âgées, il est même habituel d’économiser pour leurs funérailles. Et voilà que l’Évangile raconte l’histoire d’un homme âgé, respectable, qui avait pris soin à l’avance de ses futures funérailles, s’était préparé un tombeau coûteux... Puis il a rencontré Jésus et s’est mis à se considérer comme son disciple, un disciple secret, parce qu’il craignait l’opinion des autorités religieuses. Mais voilà que Jésus meurt sur la croix, et cet homme, Joseph d’Arimathie, perd sa peur. Il va chez Pilate et obtient de lui la permission d’ensevelir le Seigneur. En donnant à Jésus son tombeau, il se détache de ce qu’il possède, du fondement humain de son espoir d’être respecté par son entourage et de terminer dignement sa vie ; et c’est précisément à ce moment-là qu’il cesse d’être un disciple « secret » du Christ et devient son véritable disciple.

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Pour Lc 14:33
33 Ainsi donc, quiconque parmi vous ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple.
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Nous avons tous appris et continuons à apprendre; mais que comprenons-nous par le mot apprendre? D’une manière générale, c’est lorsqu’on nous parle quelque chose et nous écoutons. Dans le meilleur de cas, on nous montre quelque chose, et nous regardons...  Lire la suite

Nous avons tous appris et continuons à apprendre; mais que comprenons-nous par le mot apprendre? D’une manière générale, c’est lorsqu’on nous parle quelque chose et nous écoutons. Dans le meilleur de cas, on nous montre quelque chose, et nous regardons. Tel en est le model scolaire. Mais Jésus utilise complètement un autre model. Il appelle Ses disciples à Le suivre, de partager avec Lui Sa vie, apprendre dans le processus de cette vie, de s’efforcer à ressembler le Maitre.

Réfléchissons à présent, quelle vie Jésus Lui-même mène, quelle vie devrait assimilée Ses disciples à leur propre vie? Il n’est plus un charpentier, Il n’a pas un domicile constant (rappelez vous – «Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; le Fils de l'homme, lui, n'a pas où reposer la tête» - (Mt 8:20), Il n’a pas d’argent, ni de famille…Il a Lui-même renoncé à tout pour servir tous! Qu’espérons-nous, lorsque nous pensons à nous comme étant Ses disciples? Ne répétons-nous pas l’erreur des fils de Zébédée, «qui ont partagé les portefeuilles ministériels» dans le futur Royaume (Mc 10:35-37)?

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Pour Lc 14:33
33 Ainsi donc, quiconque parmi vous ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple.
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Nous avons tous appris et continuons d’apprendre. Mais qu’entendons-nous par ce mot ? En général, quelqu’un nous dit quelque chose et nous écoutons. Dans le meilleur des cas, quelqu’un nous montre quelque chose et nous regardons. C’est le modèle scolaire. Jésus en propose un tout autre : Il appelle...  Lire la suite

Nous avons tous appris et continuons d’apprendre. Mais qu’entendons-nous par ce mot ? En général, quelqu’un nous dit quelque chose et nous écoutons. Dans le meilleur des cas, quelqu’un nous montre quelque chose et nous regardons. C’est le modèle scolaire. Jésus en propose un tout autre : Il appelle Ses disciples à Le suivre, à partager Sa vie avec Lui, à apprendre au fil de cette vie et à s’efforcer de ressembler au Maître.

Et ici, il convient de réfléchir à la manière dont Jésus Lui-même vit et à ce que Ses disciples doivent précisément imiter dans leur propre vie : Il n’est plus charpentier, Il n’a pas de demeure permanente (il suffit de se rappeler ces paroles : « Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer Sa tête » — Mt 8:20), Il n’a ni argent ni famille... Lui-même a renoncé à tout afin de servir tous.

Et qu’attendons-nous lorsque nous nous considérons comme Ses disciples ? Ne répétons-nous pas l’erreur des fils de Zébédée, qui se « partageaient les portefeuilles ministériels » dans le Royaume à venir (Mc 10:35-37) ?

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Pour Lc 14:33
33 Ainsi donc, quiconque parmi vous ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple.
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Cette idée se répète plusieurs fois dans la Bible dans différentes versions. De quoi s’agit-il? Pourquoi le Seigneur la considère de si importante? Peut-être parce qu’Il voit que notre volonté “d’avoir” a une nature pécheresse profonde. Cette volonté va assurer...  Lire la suite

Cette idée se répète plusieurs fois dans la Bible dans différentes versions. De quoi s’agit-il? Pourquoi le Seigneur la considère de si importante? Peut-être parce qu’Il voit que notre volonté “d’avoir” a une nature pécheresse profonde. Cette volonté va assurer la base de notre soi, notre indépendance de Dieu et des uns des autres, le désir de renforcer avec quoi que ce soit notre orgueil et de s’élever sur les autres « pauvres». Mais le plan de Dieu c’est la création basée sur l’amour c'est-à-dire interconnexion, interdépendance et du donnant-donnant.

Jésus ne dit pas ici qu’on ne devrait rien avoir, Il demande «de renoncer», de ne pas accorder beaucoup d’importance à ce que nous avons, de ne pas considérer en quoi qu’il en soit notre bien comme un support valable dans notre vie, mais de mettre tout notre espoir, toute notre espérance en Dieu. Bien sûr que les gens essaient toujours de garder quelque chose pour « le mauvais jour». Et les personnes âgées ont habitude d’économiser pour leur enterrement. On peut se rappeler de cet exemple; voila l’Évangile parle d’une de ces personnes âgées, un homme respectable, qui d’avance a pris soin de son enterrement futur, et s’est préparé un tombeau précieux… Et après, il fit connaissance avec Jésus et commença à se considérer comme un de Ses disciples, un disciple caché puisqu’il avait peur des autorités religieuses. Voila que Jésus meurt sur la croix, et cet homme appelé Joseph d’Arimathie perd la peur. Il va chez Pilate et obtient la permission d’enterrer le Seigneur. Donnant son tombeau à Jésus, il renonce à ce qu’il a, au fondement humain d’espoir pour le respect  de l’entourage et d’une digne fin de la vie, mais c’est surtout en ce moment qu’il arrête d’être un disciple «caché» de Jésus et devient un vrai disciple.

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