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RÉFLEXIONS pour Jn 6:52-59

52 Les Juifs alors se mirent à discuter fort entre eux ; ils disaient : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
53 Alors Jésus leur dit :« En vérité, en vérité, je vous le dis,
si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme
et ne buvez son sang,
vous n’aurez pas la vie en vous.
54 Qui mange ma chair et boit mon sang
a la vie éternelle
et je le ressusciterai au dernier jour.
55 Car ma chair est vraiment une nourriture
et mon sang vraiment une boisson.
56 Qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi
et moi en lui.
57 De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé
et que je vis par le Père,
de même celui qui me mange,
lui aussi vivra par moi.
58 Voici le pain descendu du ciel ;
il n’est pas comme celui qu’ont mangé les pères
et ils sont morts ;
qui mange ce pain vivra pour toujours. »
59 Tel fut l’enseignement qu’il donna en synagogue à Capharnaüm.
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De même que quelque chose d’inexplicable et de miraculeux se produit chaque fois que nous nous approchons de la Communion, de même chaque fois que nous lisons les paroles de Jésus sur Sa Chair et Son Sang, le Seigneur veut, par ces paroles, déposer en nous quelque chose de nouveau et d’étonnant. Si nous sommes capables de l’accueillir, nos yeux s’ouvrent, les portes du cœur s’ouvrent toutes grandes, et tout est perçu autrement, plus profondément. Les pensées rappelant que l’on ne ressent pas quelque chose d’exceptionnel à chaque Communion passent à l’arrière-plan, et elles sont remplacées par les paroles : « Celui qui mange Ma Chair et boit Mon Sang a la vie éternelle, et Moi, Je le ressusciterai au dernier jour » (Jn 6,54). Elles apportent au cœur la joie et l’allégresse qui lui manquaient devant la participation au sacrement central de notre vie. Combien Jésus souligne l’importance et la profondeur de cet événement ! Oui, nous ne pouvons que deviner la plénitude de Son union avec le Père, mais Il transpose le modèle de Sa relation avec Dieu le Père dans Sa relation avec nous. En nous appelant à communier à Son Corps et à Son Sang, Il désire qu’existent entre Lui et nous la même profondeur, la même intimité, la même compréhension et tout ce qui existe entre Lui et le Père.

Autres réflexions

 
Pour Jn 6:53
53 Alors Jésus leur dit :« En vérité, en vérité, je vous le dis,
si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme
et ne buvez son sang,
vous n’aurez pas la vie en vous.
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En lisant l'Évangile selon Jean, un homme normal devrait presque constamment demeurer dans un choc existentiel. Qui est cet Homme? Un fou furieux? Un maniaque? Qui est-il pour proclamer de telles choses comme norme de vie?...  Lire la suite

En lisant l'Évangile selon Jean, un homme normal devrait presque constamment demeurer dans un choc existentiel. Qui est cet Homme? Un fou furieux? Un maniaque? Qui est-il pour proclamer de telles choses comme norme de vie?

Ou bien admettons un instant que toutes ses paroles sont vraies et qu'il est Dieu et Sauveur. Quel est donc ce Dieu qui appelle au cannibalisme, qui se propose lui-même comme nourriture, qui dit que la condition du salut est son sang qu'il faut boire? S'il est homme, il est malade. S'il est Dieu, comment comprendre ses paroles? Que veut-il de nous?

Toujours la même chose, et la comparaison avec le cannibalisme peut nous aider. L'homme commence à manger ses semblables lorsqu'il devient déjà fou de faim, lorsque la soif de vivre en lui est telle que rien ne peut l'arrêter. Jésus nous dit que c'est précisément ainsi que nous devons avoir soif de l'union avec Dieu, nous remplir entièrement de lui seul, en oubliant tout le reste. Vu de l'extérieur, cela aura bien sûr l'air d'une folie, de quelque chose d'étrange et d'indécent. Mais Dieu, venu mourir pour nous, dit que la vie n'est possible qu'à condition d'apaiser cette faim insatiable.

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Pour Jn 6:54
54 Qui mange ma chair et boit mon sang
a la vie éternelle
et je le ressusciterai au dernier jour.
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Si nous n'étions pas si habitués à ces paroles du Seigneur Jésus, nous répéterions sans doute avec les disciples déconcertés : « Quelles paroles étranges, terribles ! ». Il vient de parler du pain céleste qui descend du ciel et rassasie quiconque en mange, et maintenant...  Lire la suite

Si nous n'étions pas si habitués à ces paroles du Seigneur Jésus, nous répéterions sans doute avec les disciples déconcertés : « Quelles paroles étranges, terribles ! ». Il vient de parler du pain céleste qui descend du ciel et rassasie quiconque en mange, et voilà maintenant que ce pain est Jésus lui-même et que les croyants doivent « mâcher sa chair » : ces paroles terribles et abruptes sont adoucies par la traduction russe. Et aussitôt le Seigneur dit aux disciples troublés que ses paroles sont esprit et vie, que c'est l'Esprit qui donne la vie et que « la chair ne sert de rien » (63).

Nous savons déjà que le message principal de l'Évangile de Jean est que « le Verbe s'est fait chair » et que la foi dans la venue corporelle du Fils de Dieu donne aux hommes la vie éternelle. D'autre part, la description même de la fraction des pains, « ayant rendu grâce, il rompit, distribua », ainsi que le rassemblement des restes du repas, relie le lecteur à la fraction du pain lors de la Cène. Ainsi l'évangéliste unit la foi en la chair du Fils de Dieu, la vie éternelle donnée par l'Esprit, et le repas eucharistique qui nourrit les fidèles.

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Pour Jn 6:56-69
56 Qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi
et moi en lui.
57 De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé
et que je vis par le Père,
de même celui qui me mange,
lui aussi vivra par moi.
58 Voici le pain descendu du ciel ;
il n’est pas comme celui qu’ont mangé les pères
et ils sont morts ;
qui mange ce pain vivra pour toujours. »
59 Tel fut l’enseignement qu’il donna en synagogue à Capharnaüm.
60 Après l’avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent : « Elle est dure, cette parole ! Qui peut l’écouter ? »
61 Mais, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce propos, Jésus leur dit : « Cela vous scandalise ?
62 Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant ? ...
63 C’est l’esprit qui vivifie,
la chair ne sert de rien.
Les paroles que je vous ai dites sont esprit
et elles sont vie.
64 Mais il en est parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le livrerait.
65 Et il disait : « Voilà pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui est donné par le Père. »
66 Dès lors, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui.
67 Jésus dit alors aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
68 Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
69 Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu. »
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Que signifient les paroles du Sauveur sur l'impossibilité de venir à Lui si le Père n'attire pas? Une prédestination absolue?...  Lire la suite

Que signifient les paroles du Sauveur sur l'impossibilité de venir à Lui si le Père n'attire pas? Une prédestination absolue? La vanité de tous les efforts humains lorsqu'il s'agit de la vie chrétienne? Ou autre chose?

Bien sûr, il n'est pas question de prédestination absolue lorsqu'il s'agit du destin humain. Jésus ne nous dit rien de ce qui guide le Père lorsqu'Il conduit tel ou tel homme vers Jésus, ni dans quelle mesure Il tient compte, dans ce cas, des intentions et des désirs de l'homme. Mais tout le contexte biblique oblige à penser que Dieu tient tout de même compte du libre choix de l'homme, de sorte qu'Il ne traînera personne de force vers le Christ ou à la suite du Christ. Mais Il peut très bien se servir du désir sincère de celui qui cherche à trouver la vérité vivante.

Mais peut-être la question n'est-elle pas du tout de savoir selon quels critères Dieu guide l'homme sur tel ou tel chemin spirituel. Car Jésus Lui-même, semble-t-il, parle d'autre chose. On ne Le comprend pas; beaucoup s'en vont, troublés par Ses paroles. Il reste, manifestement, une minorité. Ces hommes ne peuvent pas partir parce qu'ils n'ont nulle part où aller. Dans le Christ, ils ont trouvé cette vérité vivante, ce sens même de leur propre vie sans lequel cette vie ne leur est déjà plus nécessaire, sans lequel elle leur est tout simplement impensable.

Cette unicité vivement ressentie et vécue du seul chemin spirituel possible, cette impossibilité de partir non pas parce que quelqu'un ou quelque chose retient de l'extérieur, mais parce que spirituellement il n'y a nulle part où aller, voilà l'action de Dieu. Il est impossible d'atteindre un tel résultat par les efforts humains; la nature humaine n'est pas portée à se pousser elle-même dans un piège, dans une impasse psychologique dont il n'y a qu'une seule issue. Naturellement, l'homme cherche toujours à se garder une alternative. Lorsqu'elle disparaît, nous avons presque toujours devant nous la conséquence d'une influence spirituelle extérieure sur la situation ou sur l'âme de l'homme: influence ténébreuse si l'absence d'alternative devient une impasse qui condamne à la mort; influence lumineuse si elle indique l'unique chemin qui mène au Royaume.

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Pour Jn 6:56-69
56 Qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi
et moi en lui.
57 De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé
et que je vis par le Père,
de même celui qui me mange,
lui aussi vivra par moi.
58 Voici le pain descendu du ciel ;
il n’est pas comme celui qu’ont mangé les pères
et ils sont morts ;
qui mange ce pain vivra pour toujours. »
59 Tel fut l’enseignement qu’il donna en synagogue à Capharnaüm.
60 Après l’avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent : « Elle est dure, cette parole ! Qui peut l’écouter ? »
61 Mais, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce propos, Jésus leur dit : « Cela vous scandalise ?
62 Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant ? ...
63 C’est l’esprit qui vivifie,
la chair ne sert de rien.
Les paroles que je vous ai dites sont esprit
et elles sont vie.
64 Mais il en est parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le livrerait.
65 Et il disait : « Voilà pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui est donné par le Père. »
66 Dès lors, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui.
67 Jésus dit alors aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
68 Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
69 Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu. »
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La parole du Christ sur Lui-même comme Pain céleste, donné par le Père, est si incroyable que même certains des disciples préfèrent quitter le Maître. Il n’y a rien d’étonnant à cela : en nous regardant nous-mêmes et en regardant...  Lire la suite

La parole du Christ sur Lui-même comme Pain céleste, donné par le Père, est si incroyable que même certains des disciples préfèrent quitter le Maître. Il n’y a rien d’étonnant à cela : en nous regardant nous-mêmes et en regardant l’histoire de l’humanité, nous verrons que nous nous détournons très souvent du Christ précisément parce que Sa Parole dépasse notre intelligence. Apprendre à être fidèles à Dieu, dont les voies et les pensées dépassent infiniment nos voies et nos pensées, n’est pas si simple.

C’est pourquoi les paroles de l’apôtre Pierre, à la fin du passage d’aujourd’hui, retentissent comme une telle victoire, comme un éclat si lumineux de vérité : « Seigneur ! à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ; et nous avons cru et nous avons connu que Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Nous aurions peut-être préféré un Dieu plus compréhensible, plus rationnel et, j’oserai dire, plus primitif — mais il n’y en a pas d’autre. Ainsi le choix qui nous est proposé est, comme le Seigneur Lui-même l’a dit au chapitre 30 du Deutéronome : « je mets aujourd’hui devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction ». Il importe toutefois que, sans ces paroles du Christ, mystérieuses et difficiles, nous n’aurions pas eu de choix, mais seulement la malédiction.

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Pour Jn 6:56-69
56 Qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi
et moi en lui.
57 De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé
et que je vis par le Père,
de même celui qui me mange,
lui aussi vivra par moi.
58 Voici le pain descendu du ciel ;
il n’est pas comme celui qu’ont mangé les pères
et ils sont morts ;
qui mange ce pain vivra pour toujours. »
59 Tel fut l’enseignement qu’il donna en synagogue à Capharnaüm.
60 Après l’avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent : « Elle est dure, cette parole ! Qui peut l’écouter ? »
61 Mais, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce propos, Jésus leur dit : « Cela vous scandalise ?
62 Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant ? ...
63 C’est l’esprit qui vivifie,
la chair ne sert de rien.
Les paroles que je vous ai dites sont esprit
et elles sont vie.
64 Mais il en est parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le livrerait.
65 Et il disait : « Voilà pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui est donné par le Père. »
66 Dès lors, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui.
67 Jésus dit alors aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
68 Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
69 Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu. »
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Tout homme cherche la joie, cherche le bonheur. Il cherche là où il le peut. Et il trouve même quelque chose. Mais ce qu’il...  Lire la suite

Tout homme cherche la joie, cherche le bonheur. Il cherche là où il le peut. Et il trouve même quelque chose. Mais ce qu’il trouve n’est pas encore le vrai bonheur. Cela vient et s’en va sans donner à l’homme de réponse à ce que Dieu seul peut atteindre. Ce « bonheur » disparaît en laissant derrière lui une soif encore plus grande : la soif de quelque chose d’authentique, de quelque chose qui ne s’en ira plus jamais, mais « demeurera éternellement ». Dans le passage d’aujourd’hui tiré de l’Évangile de Jean, le Christ montre que seule est éternelle la nourriture qu’Il nous donne : Sa Chair et Son Sang (voir Jn 6,56–58). Et bien que les disciples n’aient pas encore goûté cette nourriture, ils peuvent déjà dire qu’ils ne veulent plus rien chercher d’autre : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6,68). Ils comprennent qu’ils ont trouvé ce qu’ils avaient peut-être cherché toute leur vie jusque-là, et que s’écarter ou revenir à ce qui précédait n’a absolument aucun sens pour eux. De même, le centurion Corneille sent que Dieu l’appelle, et voici l’accomplissement de tout ce qu’il attendait depuis si longtemps. Et afin que l’apôtre Pierre n’empêche pas, par ses stéréotypes, le Royaume de Dieu de croître, le Seigneur doit accomplir à l’avance avec lui une sorte de travail éducatif, pour que ceux qui cherchent Dieu puissent enfin venir à Lui.

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Pour Jn 6:48-54
48 Moi, je suis le pain de vie.
49 Vos pères, dans le désert, ont mangé la manne et sont morts ;
50 ce pain est celui qui descend du ciel
pour qu’on le mange et ne meure pas.
51 Moi, je suis le pain vivant, descendu du ciel.
Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra pour toujours.
Et le pain que je donnerai,
c’est ma chair pour la vie du monde. »
52 Les Juifs alors se mirent à discuter fort entre eux ; ils disaient : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
53 Alors Jésus leur dit :« En vérité, en vérité, je vous le dis,
si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme
et ne buvez son sang,
vous n’aurez pas la vie en vous.
54 Qui mange ma chair et boit mon sang
a la vie éternelle
et je le ressusciterai au dernier jour.
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Comment peut-Il nous donner Sa Chair à manger ? Cette question, posée au Christ par les Juifs, peut servir de mesure du caractère incroyable...  Lire la suite

Comment peut-Il nous donner Sa Chair à manger ? Cette question, posée au Christ par les Juifs, peut servir de mesure du caractère incroyable et incompréhensible du miracle de l'Eucharistie. Bien sûr, cela est impossible dans les limites de la logique humaine. Impossible parce que l'on ne parvient pas à comprendre ces paroles littéralement. Impossible parce que cela contredit la lettre de la Loi. Mais surtout, c'est impossible parce que, si nous devons manger la Chair du Christ, Il devra mourir. Tous ces « impossible » frappent aussi bien les Juifs que tout le reste de l'humanité.

Mais par Sa volonté Dieu fait advenir ce qu'Il veut. « Que la lumière soit », dit Dieu—et la lumière paraît. « Qu'il y ait des luminaires au firmament du ciel »—et les luminaires paraissent. Il importe d'accepter que les paroles du Christ : « La volonté du Père qui M'a envoyé, c'est que Je ne perde rien de tout ce qu'Il M'a donné, mais que Je le ressuscite au dernier jour », et : « Prenez, mangez... », sont du même ordre : elles expriment la volonté du Créateur, à laquelle rien n'est capable de résister.

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Pour Jn 6:48-54
48 Moi, je suis le pain de vie.
49 Vos pères, dans le désert, ont mangé la manne et sont morts ;
50 ce pain est celui qui descend du ciel
pour qu’on le mange et ne meure pas.
51 Moi, je suis le pain vivant, descendu du ciel.
Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra pour toujours.
Et le pain que je donnerai,
c’est ma chair pour la vie du monde. »
52 Les Juifs alors se mirent à discuter fort entre eux ; ils disaient : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
53 Alors Jésus leur dit :« En vérité, en vérité, je vous le dis,
si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme
et ne buvez son sang,
vous n’aurez pas la vie en vous.
54 Qui mange ma chair et boit mon sang
a la vie éternelle
et je le ressusciterai au dernier jour.
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Il n'est pas étonnant que les paroles de Jésus sur Son sang et Sa chair, qu'Il donnera à manger à ceux qui croient en Lui, aient provoqué chez Ses auditeurs une perplexité tournant au murmure. Ils voyaient en Jésus un homme ordinaire, car les représentations juives traditionnelles, non seulement des prophètes mais aussi du Messie, supposent que...  Lire la suite

Il n'est pas étonnant que les paroles de Jésus sur Son sang et Sa chair, qu'Il donnera à manger à ceux qui croient en Lui, aient provoqué chez Ses auditeurs une perplexité tournant au murmure. Ils voyaient en Jésus un homme ordinaire, car les représentations juives traditionnelles, non seulement des prophètes mais aussi du Messie, supposent qu'il s'agit des hommes les plus ordinaires, que Dieu appelle à un moment de leur vie à un service particulier ; après cet appel, l'homme devient ce que Dieu veut qu'il soit, prophète ou Messie. Quant à la chair humaine et au sang humain, ils ne les associaient même pas au meurtre, mais à quelque chose de bien pire : le sacrifice humain, qui, du point de vue de la Torah, est non seulement meurtre et souillure, mais aussi la pire forme d'idolâtrie.

Or Jésus, s'adressant à Ses auditeurs, parle de ce qui devait leur être compréhensible, du moins au niveau du symbole ou de l'allégorie. En effet, la chair et le sang étaient, en hébreu comme en araméen, les symboles de la vie, de cette force vitale que chaque homme portait en lui tant qu'il était vivant. Bien sûr, s'il s'était agi d'un homme ordinaire, une telle affirmation, même comprise de façon allégorique, aurait laissé bien des questions : comment un seul homme peut-il distribuer sa vie à une multitude, peut-être même à tout un peuple ? Comment cela est-il possible ? Et que restera-t-il à celui qui la distribue ?

Mais si l'on se souvient de cette plénitude de Dieu que Jésus porte en Lui, de la plénitude de la vie du Royaume dont Il vit, tout se remet à sa place et devient compréhensible. Il peut réellement donner à chacun Sa vie, sans rien perdre Lui-même : car la vie du Royaume est aussi infinie que la plénitude de Dieu dont elle est la projection dans le monde créé. Et quiconque entre dans le Royaume partage réellement avec Jésus Sa vie, qu'Il partage volontiers et avec joie avec chacun. Il la partage afin que le Royaume ne demeure pas seulement Son bien, mais qu'il entre réellement dans la vie de ceux qui le cherchent. Et afin qu'à la fin des temps il entre jusqu'au bout dans le monde et s'y révèle dans toute sa plénitude, purifiant le monde du péché et le transfigurant.

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Pour Jn 6:46-54
46 Non que personne ait vu le Père,
sinon celui qui vient d’auprès de Dieu :
celui-là a vu le Père.
47 En vérité, en vérité, je vous le dis,
celui qui croit a la vie éternelle.
48 Moi, je suis le pain de vie.
49 Vos pères, dans le désert, ont mangé la manne et sont morts ;
50 ce pain est celui qui descend du ciel
pour qu’on le mange et ne meure pas.
51 Moi, je suis le pain vivant, descendu du ciel.
Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra pour toujours.
Et le pain que je donnerai,
c’est ma chair pour la vie du monde. »
52 Les Juifs alors se mirent à discuter fort entre eux ; ils disaient : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
53 Alors Jésus leur dit :« En vérité, en vérité, je vous le dis,
si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme
et ne buvez son sang,
vous n’aurez pas la vie en vous.
54 Qui mange ma chair et boit mon sang
a la vie éternelle
et je le ressusciterai au dernier jour.
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Toute la vie pratique du chrétien repose sur les paroles du Christ que nous lisons aujourd’hui : « Celui qui mange Ma chair et boit Mon sang a...  Lire la suite

Toute la vie pratique du chrétien repose sur les paroles du Christ que nous lisons aujourd’hui : « Celui qui mange Ma chair et boit Mon sang a la vie éternelle, et Moi, Je le ressusciterai au dernier jour. » C’est le centre, le foyer de la vie spirituelle. C’est une rencontre face à face avec Jésus, qui nous est continuellement donnée. Bien plus, la chair et le sang du Christ sont davantage qu’une rencontre : ils sont une habitation réciproque, car Il a Lui-même dit : « Celui qui mange Ma chair et boit Mon sang demeure en Moi, et Moi en lui. » Et Sa chair et Son sang sont encore la résurrection qui nous est donnée aujourd’hui.

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Pour Jn 6:41-71
41 Les Juifs alors se mirent à murmurer à son sujet, parce qu’il avait dit : « Moi, je suis le pain descendu du ciel. »
42 Ils disaient : « Celui-là n’est-il pas Jésus, le fils de Joseph, dont nous connaissons le père et la mère ? Comment peut-il dire maintenant : Je suis descendu du ciel ? »
43 Jésus leur répondit :« Ne murmurez pas entre vous.
44 Nul ne peut venir à moi
si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
45 Il est écrit dans les prophètes :
Ils seront tous enseignés par Dieu.
Quiconque s’est mis à l’écoute du Père
et à son école
vient à moi.
46 Non que personne ait vu le Père,
sinon celui qui vient d’auprès de Dieu :
celui-là a vu le Père.
47 En vérité, en vérité, je vous le dis,
celui qui croit a la vie éternelle.
48 Moi, je suis le pain de vie.
49 Vos pères, dans le désert, ont mangé la manne et sont morts ;
50 ce pain est celui qui descend du ciel
pour qu’on le mange et ne meure pas.
51 Moi, je suis le pain vivant, descendu du ciel.
Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra pour toujours.
Et le pain que je donnerai,
c’est ma chair pour la vie du monde. »
52 Les Juifs alors se mirent à discuter fort entre eux ; ils disaient : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
53 Alors Jésus leur dit :« En vérité, en vérité, je vous le dis,
si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme
et ne buvez son sang,
vous n’aurez pas la vie en vous.
54 Qui mange ma chair et boit mon sang
a la vie éternelle
et je le ressusciterai au dernier jour.
55 Car ma chair est vraiment une nourriture
et mon sang vraiment une boisson.
56 Qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi
et moi en lui.
57 De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé
et que je vis par le Père,
de même celui qui me mange,
lui aussi vivra par moi.
58 Voici le pain descendu du ciel ;
il n’est pas comme celui qu’ont mangé les pères
et ils sont morts ;
qui mange ce pain vivra pour toujours. »
59 Tel fut l’enseignement qu’il donna en synagogue à Capharnaüm.
60 Après l’avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent : « Elle est dure, cette parole ! Qui peut l’écouter ? »
61 Mais, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce propos, Jésus leur dit : « Cela vous scandalise ?
62 Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant ? ...
63 C’est l’esprit qui vivifie,
la chair ne sert de rien.
Les paroles que je vous ai dites sont esprit
et elles sont vie.
64 Mais il en est parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le livrerait.
65 Et il disait : « Voilà pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui est donné par le Père. »
66 Dès lors, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui.
67 Jésus dit alors aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
68 Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
69 Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu. »
70 Jésus leur répondit : « N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous, les Douze ? Et l’un d’entre vous est un diable. »
71 Il parlait de Judas, fils de Simon Iscariote ; c’est lui en effet qui devait le livrer, lui, l’un des Douze.
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Le Christ s'est appelé lui-même pain, et cela seul était déjà difficile à comprendre pour ses auditeurs. Mais pour ceux qui se souvenaient des images inhabituelles propres aux discours prophétiques, il n'aurait pas été difficile de tenir les paroles sur le pain pour l'une de ces paraboles. Jésus dit que...  Lire la suite

Le Christ s'est appelé lui-même pain, et cela seul était déjà difficile à comprendre pour ses auditeurs. Mais pour ceux qui se souvenaient des images inhabituelles propres aux discours prophétiques, il n'aurait pas été difficile de tenir les paroles sur le pain pour l'une de ces paraboles. Jésus dit que son enseignement et lui-même sont aussi nécessaires que la nourriture quotidienne: pourquoi ne pas être d'accord avec cela?

Et une telle compréhension ne peut pas être dite fausse; cependant, elle est manifestement insuffisante. Depuis déjà vingt siècles, pour beaucoup de personnes qui n'acceptent le Christ que comme un sage et un moraliste, ses paroles sur la Chair et le Sang demeurent fermées et incompréhensibles, exactement comme pour beaucoup de ses auditeurs d'alors. Il suffit d'imaginer un Juif ayant fermement assimilé que la loi de Moïse interdit non seulement la consommation du sang, mais considère aussi comme souillant, et exigeant des rites de purification, tout ce qui est lié à l'écoulement du sang. Et soudain il entend parler de la nécessité de boire du sang, et encore du sang humain, et de plus le Sang de cet étrange prédicateur. Même pour une image prophétique, un tel appel sonne de manière trop scandaleuse!

Pour nous qui lisons l'Évangile bien des siècles plus tard, il est plus facile de voir qu'ici le Christ parle de l'eucharistie; mais il ne faut pas s'arrêter là. Le sens de l'eucharistie est profond et incompréhensible dans sa plénitude. Il n'est parfois pas inutile de se rappeler combien les anciens Juifs furent bouleversés en entendant pour la première fois l'appel de Jésus à manger sa Chair et à boire son Sang. Peut-être cela nous aidera-t-il à ressentir de nouveau ce qu'a été la Cène pour la première génération des disciples du Christ. L'évangéliste Jean, à la différence des autres évangélistes, ne mentionne pas que les disciples aient mangé le Corps et le Sang lors de la Cène. Mais les paroles du Sauveur qu'il nous a conservées sont tout aussi importantes pour comprendre l'essence de ce qui se passait alors.

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