1 Heureux l'homme qui ne suit pas le conseil des impies, ni dans la voie des égarés ne s'arrête, ni au siège des rieurs ne s'assied,
2 mais se plaît dans la loi de Yahvé, mais murmure sa loi jour et nuit!
3 Il est comme un arbre planté auprès des cours d'eau; celui-là portera fruit en son temps et jamais son feuillage ne sèche; tout ce qu'il fait réussit
4 rien de tel pour les impies, rien de tel! Mais ils sont comme la bale qu'emporte le vent.
5 Ainsi, les impies ne tiendront pas au Jugement, ni les égarés, à l'assemblée des justes.
6 Car Yahvé connaît la voie des justes, mais la voie des impies se perd.
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Le premier psaume, qui ouvre tout le Livre des Psaumes, s'adresse à quiconque s'engage sur le chemin qui rapproche de Dieu dans la prière. Tel un panneau indicateur, il montre la bonne direction sur ce chemin, afin que celui qui le suit ne s'en écarte pas. Sans nous arrêter aux détails, il importe de discerner les idées essentielles de ce psaume. Tout d'abord, il parle de la volonté humaine orientée vers la loi du Seigneur. On ne peut tenter de s'approcher de Dieu que lorsque notre volonté est orientée vers l'accomplissement de Sa volonté, de Sa loi. C'est une révélation d'une importance exceptionnelle sur Dieu Lui-même : on ne peut ni Le comprendre ni Le trouver par des raisonnements abstraits. La béatitude et la plénitude de la vie ne se trouvent que lorsque la volonté de Dieu est mise en pratique.
En outre, le deuxième verset du psaume nous appelle à goûter la béatitude, à éprouver la plénitude de la vie véritable dans la « méditation de la loi du Seigneur ». Le psalmiste voit dans la loi le reflet non seulement de la volonté, mais aussi de la nature même du Tout-Puissant ; pour lui, les commandements de l'alliance mosaïque contiennent, même implicitement, une révélation de la Personne du Créateur. Il ne s'agit évidemment pas des prescriptions rituelles ou hygiéniques de l'alliance du Sinaï, mais des Dix Commandements et de paroles semblables. Elles portent en elles un reflet de l'amour divin, et leur méditation peut donc devenir pour l'homme une source de béatitude.
Enfin, le psaume nous rappelle que le chemin de l'opposition à Dieu conduit à l'absence de vie. Mais surtout, il nous propose de faire l'expérience dans la prière du fait que « le Seigneur connaît le chemin des justes ». Cela signifie que, lorsqu'un homme s'efforce de suivre le chemin de l'accomplissement de la loi et de chercher Dieu sur la voie des justes, le Seigneur le voit et le sait, et ne laisse pas cet homme seul. Ainsi, c'est seulement en t'engageant sur ce chemin que tu te trouves au but, car Dieu sera près de toi.
Autres réflexions
Pour Ps 1
1 Heureux l'homme qui ne suit pas le conseil des impies, ni dans la voie des égarés ne s'arrête, ni au siège des rieurs ne s'assied,
2 mais se plaît dans la loi de Yahvé, mais murmure sa loi jour et nuit!
3 Il est comme un arbre planté auprès des cours d'eau; celui-là portera fruit en son temps et jamais son feuillage ne sèche; tout ce qu'il fait réussit
4 rien de tel pour les impies, rien de tel! Mais ils sont comme la bale qu'emporte le vent.
5 Ainsi, les impies ne tiendront pas au Jugement, ni les égarés, à l'assemblée des justes.
6 Car Yahvé connaît la voie des justes, mais la voie des impies se perd.
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Il est facile, après s'être laissé aller à condamner les participants aux innombrables activités indignes qui répondent à la définition...
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Il est facile, après s'être laissé aller à condamner les participants aux innombrables activités indignes qui répondent à la définition de « conseil des impies », de passer ensuite à la condamnation de ceux qui « méditent la loi » et de les accuser de pharisaïsme. En effet, on ne compte plus les exemples où de tels zélateurs se sont révélés être des transgresseurs de la loi, se tenant dans le chemin des pécheurs aux côtés d'impies déclarés ; y a-t-il donc une si grande différence entre eux ?
Mais le psalmiste donne une caractéristique essentielle de celui qui suit sans hypocrisie le chemin de la justice : il trouve sa volonté dans la loi du Seigneur. Une volonté qui oriente la personne tout entière vers les actes nécessaires, et non vers de seules réflexions théoriques. Il est donc tout naturel que le juste soit représenté par un arbre florissant et portant du fruit au bord des eaux, symbole de la vie que nous pouvons recevoir du Seigneur si nous nous tournons vers Lui avec tout ce que nous sommes.
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Pour Ps 1:1
1 Heureux l'homme qui ne suit pas le conseil des impies, ni dans la voie des égarés ne s'arrête, ni au siège des rieurs ne s'assied,
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À première vue, le premier verset du premier psaume rappelle le vieux proverbe romain sur les mauvaises compagnies qui corrompent les bonnes mœurs. Il contient assurément un sens propre et profond, que connaissait l’auteur du psaume...
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À première vue, le premier verset du premier psaume rappelle le vieux proverbe romain sur les mauvaises compagnies qui corrompent les bonnes mœurs. Il contient assurément un sens propre et profond, que connaissait l’auteur du psaume.
L’homme déchu est porté à l’imitation, au jeu ; il cherche à se modeler sur son entourage. Même si, au début, cette adaptation a pour but une sorte de mimétisme, elle peut finalement conduire à ce que les mœurs et les convictions de l’homme qui mime ainsi deviennent réellement les mêmes que les vues de son entourage. Comme le dit un autre proverbe romain, l’habitude est une seconde nature. Mais le premier verset du premier psaume a aussi un autre sens, plus profond.
La vie spirituelle est d’abord faite de relations : relations qui nous lient à Dieu, relations qui déterminent nos liens avec les autres hommes, enfin relations avec telles ou telles choses ou événements que nous évaluons d’une manière ou d’une autre, auxquels nous participons ou dont nous nous tenons à l’écart. Il peut nous sembler que certaines de nos paroles et de nos actions sont exclusivement déterminées par la situation où nous nous sommes trouvés, qu’il nous faut parfois inévitablement fréquenter des personnes à qui, selon notre conscience, nous ne donnerions pas la main, et participer à des affaires auxquelles, à bien y regarder, non seulement il ne faut pas participer, mais dont il serait même indécent de parler.
En même temps, nous pouvons penser que, puisque nous faisons tout cela sous la contrainte, puisque cela ne touche pas nos vues ni nos convictions, et que si cela ne dépendait que de nous, nous ne ferions évidemment jamais rien de semblable, cela n’affecte pas notre vie spirituelle, ou presque pas. Pourtant, en réalité, tout est loin d’être aussi simple. Certes, il y a une différence entre celui qui pèche librement et avec plaisir, et celui qui consent au péché à contrecœur.
Et pourtant, le péché commis contre son désir reste péché. Comme tout péché, il influence notre vie spirituelle en nous entraînant dans des relations incompatibles avec la communion avec Dieu. Or l’incompatibilité avec la communion avec Dieu nous place toujours dans une situation de choix, et il faut choisir entre Dieu et ce que l’on appelle habituellement l’opportunité pratique de la vie.
L’auteur du psaume n’est ni rigoriste ni misanthrope ; il nous appelle seulement à faire le choix de Dieu. Non par mépris pour les pécheurs et les impies, non par répugnance morale, mais parce qu’autrement, pour communier avec eux, il nous faudrait sacrifier notre propre vie spirituelle, et cela est trop pour n’importe qui.
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