22 - Mais le fruit de l'Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, |
23 douceur, maîtrise de soi: contre de telles choses il n'y a pas de loi. |
L’apôtre Paul écrit dans l’épître aux Galates moins sur le discernement des esprits que sur le fait que chaque chrétien est appelé à vivre par l’Esprit Saint. Saint Séraphim de Sarov appelle Son acquisition le but de notre vie. Et dans ces paroles de l’apôtre nous lisons au sujet de choses simples et compréhensibles, dont la présence peut indiquer que la direction choisie vers ce but est juste. Dans le contexte des épîtres de l’apôtre Paul comme dans celui de la vie contemporaine, il est important que l’apôtre n’inclue pas dans cette liste ce qu’il appelle, dans l’épître aux Corinthiens, les dons de l’Esprit Saint. C’est ici qu’il parle de ce qui doit témoigner de l’action de l’Esprit Saint dans la vie de chaque chrétien ; quant aux dons extraordinaires, ils ne sont pas, selon l’enseignement de l’apôtre, obligatoires pour tous. C’est pourquoi il n’est pas question ici du « don des langues », ni d’illuminations mystiques, ni d’inspiration artistique. Il n’est pas non plus question d’expériences émotionnelles, instables et non obligatoires.
L’apôtre parle, au fond, de choses très simples que, lorsque nous les rencontrons chez les hommes, nous attribuons habituellement à l’agrément du caractère. En réalité, il n’en est pas ainsi : seul l’Esprit de Dieu peut faire naître tout cela dans le cœur des hommes, et cela importe pour comprendre les voies du Seigneur. Les fruits de l’action de l’Esprit Saint énumérés par Paul ont plusieurs traits communs. Premièrement, ils ne sont pas des traits de caractère ; tout ce qui est énuméré exige un effort de volonté. Même la joie, qui exige la capacité de donner du poids à ce qui est bon, a besoin de l’aide de la volonté. À plus forte raison les efforts sont-ils nécessaires pour la foi, la patience et les autres choses énumérées. Deuxièmement, ce sont toutes des choses très pratiques : on peut vérifier son cœur d’après cette liste en se préparant à la confession. En outre, on peut consciemment tendre vers ce qui est énuméré. Il est évident que seul le Seigneur peut accomplir cette aspiration, et que nous-mêmes n’avons pas la force d’obtenir quoi que ce soit de ce dont parle l’apôtre. Mais sans notre volonté, il ne se passera guère quelque chose.
Pour l’apôtre, il est aussi très important que l’acquisition de ces fruits de l’Esprit Saint nous libère de l’esclavage de la loi. En effet, si l’homme travaille à porter ces fruits à Dieu, il ne peut tout simplement pas faire quelque chose de contraire à la loi. La loi s’accomplit ainsi d’elle-même, tandis que les efforts de la volonté sont dirigés non vers son accomplissement, mais vers Dieu. C’est là, pour l’apôtre, la différence radicale entre la Nouvelle Alliance et l’Ancienne.
22 - Mais le fruit de l'Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, |
23 douceur, maîtrise de soi: contre de telles choses il n'y a pas de loi. |
L’apôtre Paul écrit dans l’épître aux Galates moins sur le discernement des esprits que sur le fait que chaque chrétien est appelé à vivre de l’Esprit Saint. Saint Séraphin de Sarov appelle l’acquisition de l’Esprit le but de notre vie. Et dans ces paroles de l’apôtre, nous lisons des choses simples et compréhensibles, dont la présence peut indiquer que la direction choisie vers ce but est juste. Dans le contexte des épîtres de l’apôtre Paul comme dans celui de la vie contemporaine, il est important que l’apôtre n’inclue pas dans cette liste ce qu’il appelle, dans l’épître aux Corinthiens, les dons du Saint-Esprit. C’est précisément ici qu’il parle de ce qui doit témoigner de l’action de l’Esprit Saint dans la vie de chaque chrétien; les dons extraordinaires, selon l’enseignement de l’apôtre, ne sont pas obligatoires pour tous. C’est pourquoi il n’est pas question ici du «don des langues», des illuminations mystiques ni de l’inspiration artistique. Il n’est pas non plus question d’expériences émotionnelles, changeantes et non obligatoires.
L’apôtre parle, au fond, de choses très simples, que nous attribuons d’ordinaire au caractère agréable lorsque nous les rencontrons chez les gens. En réalité, il n’en est pas ainsi: seul l’Esprit de Dieu peut faire naître tout cela dans le cœur des hommes, et cela importe pour comprendre les chemins du Seigneur. Les fruits de l’action de l’Esprit Saint énumérés par Paul ont quelques traits communs. Premièrement, ce ne sont pas des traits de caractère: tout ce qui est énuméré exige un effort de la volonté. Même la joie, qui exige la capacité d’accorder de l’importance au bien, a besoin de l’aide de la volonté. À plus forte raison, des efforts sont nécessaires pour la foi, la patience et les autres réalités énumérées. Deuxièmement, ce sont des choses très pratiques: cette liste permet de vérifier son cœur en se préparant à la confession. De plus, on peut tendre consciemment vers ce qui est énuméré. Il est évident que seul le Seigneur peut accomplir cette aspiration, et que par nous-mêmes nous ne sommes capables d’obtenir rien de ce dont parle l’apôtre. Mais sans notre volonté, il ne se produira guère quoi que ce soit.
Pour l’apôtre, il est aussi très important que l’acquisition de ces fruits de l’Esprit Saint nous libère de l’esclavage de la loi. En effet, si un homme travaille à porter ces fruits à Dieu, il ne peut tout simplement pas faire quelque chose de contraire à la loi. Ainsi, la loi s’accomplit d’elle-même, tandis que les efforts de la volonté sont dirigés non vers son accomplissement, mais vers Dieu. C’est là, pour l’apôtre, la différence radicale entre la Nouvelle Alliance et l’Ancienne.
22 - Mais le fruit de l'Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, |
23 douceur, maîtrise de soi: contre de telles choses il n'y a pas de loi. |
24 Or ceux qui appartiennent au Christ Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. |
25 Puisque l'Esprit est notre vie, que l'Esprit nous fasse agir. |
26 Ne cherchons pas la vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous enviant mutuellement. |
1 Frères, même dans le cas où quelqu'un serait pris en faute, vous les spirituels, rétablissez-le en esprit de douceur, te surveillant toi-même, car tu pourrais bien toi aussi être tenté. |
2 Portez les fardeaux les uns des autres et accomplissez ainsi la Loi du Christ. |
Il y a ici des paroles très difficiles, qui exigent une approche très prudente : ils ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. On voit d’ordinaire dans ces mots le fondement de tout ascétisme. Ce thème revient très souvent chez l’apôtre Paul. Il existe encore beaucoup de paroles proches de celles-ci : « Pour moi, je ne veux me glorifier que dans la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde » (Ga 6:14). Il m’est arrivé d’entendre que ces paroles signifient : je suis mort pour le monde et le monde pour moi. Mais si l’apôtre avait voulu dire cela, il l’aurait dit ainsi ; or il a dit autrement.
Voici ce que dit le père Gueorgui Tchistiakov : « Le fait est que, dans la Bible, il n’y a pas de consigne de lutte contre les passions. Le Nouveau Testament, par la bouche des saints apôtres, nous appelle non pas à lutter contre la colère, la fureur, la méchanceté, etc., mais à les “déposer”, c’est-à-dire à s’en défaire comme on enlève un vieux vêtement, ou à “se dépouiller” de tous ces vices. Ce sont précisément ces deux mots qui sont employés à maintes reprises dans l’Écriture lorsqu’il est question des passions et des vices ; mais il n’est nulle part question ici de lutte contre les passions. Il faut penser que tout ce qui concerne la lutte contre les passions qui dominent sur nous et nichent en nous est entré dans la littérature chrétienne à partir de la philosophie stoïcienne et, plus généralement, antique, à une époque plus tardive.
Les saints apôtres voient le chemin du chrétien non comme une route de lutte contre les passions, mais précisément comme le rejet d’un vieux vêtement, comme le fait de grandir hors de ce vêtement... Mais si nous commençons à disséquer le péché dans ses moindres détails, à le soumettre à l’analyse, alors le processus même de lutte nous capture ou nous aspire inévitablement ; nous devenons des combattants, et notre christianisme s’arrête tout simplement là. Depuis les profondeurs de notre conscience, nous transférons la lutte dans le monde extérieur et nous commençons à lutter contre tous ceux qui, à ce qu’il nous semble, ne pensent pas comme il faut, ne font pas ce qu’il faut, etc. »
Sentons cette circonstance importante : notre Seigneur Jésus ne tirait pas de plaisir de Sa souffrance, alors que nous en tirons parfois de notre propre ascétisme (il existe en effet un type de trouble psychique, le masochisme ; c’est là que Freud avait quelque raison de nous accuser). Et cela est, en réalité, essentiel.
22 - Mais le fruit de l'Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, |
23 douceur, maîtrise de soi: contre de telles choses il n'y a pas de loi. |
24 Or ceux qui appartiennent au Christ Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. |
25 Puisque l'Esprit est notre vie, que l'Esprit nous fasse agir. |
26 Ne cherchons pas la vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous enviant mutuellement. |
1 Frères, même dans le cas où quelqu'un serait pris en faute, vous les spirituels, rétablissez-le en esprit de douceur, te surveillant toi-même, car tu pourrais bien toi aussi être tenté. |
2 Portez les fardeaux les uns des autres et accomplissez ainsi la Loi du Christ. |
Dans la lecture apostolique d’aujourd’hui, l’apôtre Paul nous révèle une interprétation saisissante de l’histoire sainte. Il dit que la promesse faite à Abraham visait la venue du Christ, tandis que la Loi, apparue quatre cent trente ans plus tard, était une forme particulière d’aide accordée à l’humanité indocile afin que nous ne périssions pas, privés d’appui, avant la rencontre avec le Christ. La Loi en elle-même, norme impersonnelle, ne nous donne pas la possibilité de rencontrer le Christ ; elle est nécessaire afin que, « en chemin » vers cette rencontre, nous ne nous détournions pas. De même, la photographie de la femme aimée nous est utile pendant la séparation, pour ne pas oublier les traits de son visage, mais ce n’est pas elle qui nous conduit à la rencontre avec cette femme.
16 Or je dis: laissez-vous mener par l'Esprit et vous ne risquerez pas de satisfaire la convoitise charnelle. |
17 Car la chair convoite contre l'esprit, et l'esprit contre la chair; il y a entre eux antagonisme, si bien que vous ne faites pas ce que vous voudriez. |
18 Mais si l'Esprit vous anime, vous n'êtes pas sous la Loi. |
19 Or on sait bien tout ce que produit la chair: fornication, impureté, débauche, |
20 idolâtrie, magie, haines, discorde, jalousie, emportements, disputes, dissensions, scissions, |
21 sentiments d'envie, orgies, ripailles et choses semblables - et je vous préviens, comme je l'ai déjà fait, que ceux qui commettent ces fautes-là n'hériteront pas du Royaume de Dieu. |
22 - Mais le fruit de l'Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, |
23 douceur, maîtrise de soi: contre de telles choses il n'y a pas de loi. |
24 Or ceux qui appartiennent au Christ Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. |
25 Puisque l'Esprit est notre vie, que l'Esprit nous fasse agir. |
La séparation de l’esprit et de la chair est un thème qui a occupé l’esprit de nombreux philosophes antiques, mais l’apôtre Paul parle d’une compréhension absolument nouvelle de cette question. Ce que propose le Christ ne rentre pas dans les cadres, même de la construction philosophique la plus harmonieuse. L’esprit et la nature de l’homme sont orientés dans des directions opposées, et les réconcilier est pratiquement impossible. Cela se voit clairement aux fruits absolument incompatibles qu’ils entraînent. Voilà la loi à laquelle tout doit être soumis. En agissant selon la chair, l’homme doit inévitablement commencer à commettre meurtres, adultères, idolâtrie...
Et ce n’est qu’en vivant dans l’Esprit Saint que l’homme est capable de rompre ce cercle. Si nous sommes « conduits par l’Esprit », alors peu à peu Il nous transforme de telle sorte qu’aucune loi n’a plus de pouvoir sur nous. Car notre chair, nous la « crucifions avec ses passions et ses convoitises » avec le Christ, et nous commençons à vivre dans la plénitude de tout notre être de telle manière que nos œuvres peuvent être appelées « fruits de l’Esprit ».
13 Vous en effet, mes frères, vous avez été appelés à la liberté; seulement, que cette liberté ne se tourne pas en prétexte pour la chair; mais par la charité mettez-vous au service les uns des autres. |
14 Car une seule formule contient toute la Loi en sa plénitude : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. |
15 Mais si vous vous mordez et vous vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous allez vous entre-détruire. |
16 Or je dis: laissez-vous mener par l'Esprit et vous ne risquerez pas de satisfaire la convoitise charnelle. |
17 Car la chair convoite contre l'esprit, et l'esprit contre la chair; il y a entre eux antagonisme, si bien que vous ne faites pas ce que vous voudriez. |
18 Mais si l'Esprit vous anime, vous n'êtes pas sous la Loi. |
19 Or on sait bien tout ce que produit la chair: fornication, impureté, débauche, |
20 idolâtrie, magie, haines, discorde, jalousie, emportements, disputes, dissensions, scissions, |
21 sentiments d'envie, orgies, ripailles et choses semblables - et je vous préviens, comme je l'ai déjà fait, que ceux qui commettent ces fautes-là n'hériteront pas du Royaume de Dieu. |
22 - Mais le fruit de l'Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, |
23 douceur, maîtrise de soi: contre de telles choses il n'y a pas de loi. |
24 Or ceux qui appartiennent au Christ Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. |
25 Puisque l'Esprit est notre vie, que l'Esprit nous fasse agir. |
26 Ne cherchons pas la vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous enviant mutuellement. |
La liste des « œuvres de la chair » est frappante. L’apôtre Paul énumère à la suite, sans les distinguer, les péchés que nous appelons graves—l’adultère et le meurtre—et les péchés dits « quotidiens »—l’hostilité, les querelles et les désaccords. Et pourtant, semble-t-il, comment imaginer notre vie sans aucune querelle ni aucun désaccord ? Peut-être pouvons-nous l’imaginer, et peut-être même cette image nous plairait-elle... mais la mettre en pratique... Nous aimerions tant pouvoir dire que, si nous n’avons tué personne, tout va plus ou moins bien pour nous, quant aux petits défauts... tout le monde en a. Et pourtant, l’apôtre Paul parle clairement : « Ceux qui commettent de telles choses n’hériteront pas du Royaume de Dieu. » Faut-il donc désespérer et baisser les bras ? N’y a-t-il aucune chance ? Paul nous dit que l’essentiel est de savoir ce qui nous conduit. Si nous sommes conduits par l’Esprit, nous sortons des limites de la loi de la chair. Les fruits de la présence de l’Esprit Saint dans notre vie sont directement opposés à l’hostilité et aux désaccords : l’amour, la joie et la patience. Il ne s’agit pas de cultiver en nous la patience. Il s’agit précisément de l’action de l’Esprit dans le cœur, lorsque la patience et l’amour naissent de l’intérieur. La vertu ne peut être artificielle.
13 Vous en effet, mes frères, vous avez été appelés à la liberté; seulement, que cette liberté ne se tourne pas en prétexte pour la chair; mais par la charité mettez-vous au service les uns des autres. |
14 Car une seule formule contient toute la Loi en sa plénitude : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. |
15 Mais si vous vous mordez et vous vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous allez vous entre-détruire. |
16 Or je dis: laissez-vous mener par l'Esprit et vous ne risquerez pas de satisfaire la convoitise charnelle. |
17 Car la chair convoite contre l'esprit, et l'esprit contre la chair; il y a entre eux antagonisme, si bien que vous ne faites pas ce que vous voudriez. |
18 Mais si l'Esprit vous anime, vous n'êtes pas sous la Loi. |
19 Or on sait bien tout ce que produit la chair: fornication, impureté, débauche, |
20 idolâtrie, magie, haines, discorde, jalousie, emportements, disputes, dissensions, scissions, |
21 sentiments d'envie, orgies, ripailles et choses semblables - et je vous préviens, comme je l'ai déjà fait, que ceux qui commettent ces fautes-là n'hériteront pas du Royaume de Dieu. |
22 - Mais le fruit de l'Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, |
23 douceur, maîtrise de soi: contre de telles choses il n'y a pas de loi. |
24 Or ceux qui appartiennent au Christ Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. |
25 Puisque l'Esprit est notre vie, que l'Esprit nous fasse agir. |
26 Ne cherchons pas la vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous enviant mutuellement. |
Poursuivant le thème de la Torah, Paul écrit aux chrétiens de Galatie que le refus de la circoncision ne signifie nullement le refus de la Torah. Il leur rappelle une sentence rabbinique connue, que le Sauveur Lui-même a citée plus d'une fois: aime ton prochain comme toi-même, et tu peux considérer que tu as accompli la Torah (v. 14). La liberté dans notre monde, qui n'est pas encore transfiguré, n'est qu'une potentialité; on peut l'employer pour le bien comme pour le mal. Dans le Royaume, en revanche, la liberté n'est pas seulement une possibilité, mais son accomplissement, cette incarnation de l'amour qu'est toute relation dans le Royaume, pourvu qu'elle appartienne réellement au Royaume. Ce n'est pas un hasard si l'apôtre parle de l'amour comme du seul usage juste de la liberté et, pour les chrétiens, du seul usage possible (v. 13). Il appelle les chrétiens de Galatie à la chose la plus simple et, en même temps, la plus difficile: à la vie dans le Royaume, à marcher selon l'Esprit (v. 16-17).
L'apôtre rappelle à l'Église de Galatie ce qu'il a dit plus d'une fois à d'autres Églises: dans l'amour se trouve toute la plénitude de la Torah. Car c'est précisément l'amour qui constitue le fondement du Royaume, cette substance dont tout y est imprégné, y compris toutes les relations qui lient ses habitants à Dieu et les uns aux autres. La Torah cesse déjà d'être une clôture protégeant du péché; sa fonction de garde cesse d'être actuelle dans le Royaume. En revanche, une autre fonction apparaît, presque inactive dans notre monde qui n'est pas encore pleinement transfiguré: elle devient la forme qui permet à l'amour imprégnant le Royaume de recevoir forme et qualité. Paul n'énumère pas par hasard avec tant de détail les oeuvres de l'esprit comme les oeuvres de la chair, en les opposant les unes aux autres (v. 19-28). Il veut rappeler à ses lecteurs que le système des relations humaines forme un milieu tout à fait déterminé, qui peut se former soit selon les lois de notre monde encore non transfiguré, soit selon les lois du Royaume. Et il appelle les chrétiens de Galatie à faire de la formation d'un milieu vivant selon les lois du Royaume leur tâche principale. Car c'est bien cela, et non les jeux religieux, qui est une oeuvre véritablement spirituelle, une oeuvre digne des habitants du Royaume.
Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible. Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit. | ||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||