13 L'un des Vieillards prit alors la parole et me dit : " Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils et d'où viennent-ils ? " |
14 Et moi de répondre : " Monseigneur, c'est toi qui le sais. " Il reprit : " Ce sont ceux qui viennent de la grande épreuve : ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l'Agneau. |
15 C'est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, le servant jour et nuit dans son temple; et Celui qui siège sur le trône étendra sur eux sa tente. |
16 Jamais plus ils ne souffriront de la faim ni de la soif; jamais plus ils ne seront accablés ni par le soleil, ni par aucun vent brûlant. |
17 Car l'Agneau qui se tient au milieu du trône sera leur pasteur et les conduira aux sources des eaux de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. |
1 Et lorsque l'Agneau ouvrit le septième sceau, il se fit un silence dans le ciel, environ une demi-heure... |
2 Et je vis les sept Anges qui se tiennent devant Dieu; on leur remit sept trompettes. |
3 Un autre Ange vint alors se placer près de l'autel, muni d'une pelle en or. On lui donna beaucoup de parfums pour qu'il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or placé devant le trône. |
4 Et, de la main de l'Ange, la fumée des parfums s'éleva devant Dieu, avec les prières des saints. |
5 Puis l'Ange saisit la pelle et l'emplit du feu de l'autel qu'il jeta sur la terre. Ce furent alors des tonnerres, des voix et des éclairs, et tout trembla. |
6 Les sept Anges aux sept trompettes s'apprêtèrent à sonner. |
En parlant de la fin du monde, l'apôtre Jean emploie les mêmes paroles que les grands prophètes et maîtres de l'Ancien Testament. Les sept anges dont parle le livre de Tobie se tiennent devant le trône de Dieu et servent l'Unique ; les sept fléaux nous rappellent les plaies d'Égypte. Pourtant, au milieu de l'horreur et des catastrophes, les prières des saints montent comme l'encens et, tel un refrain au livre du prophète Isaïe, l'apôtre décrit le monde libéré du pouvoir de la mort et du péché : aucun mal ne peut plus atteindre ceux qui viennent à l'Agneau. Aucune souffrance n'aura de pouvoir sur eux, aucune ténèbre ne pourra les engloutir, car auprès d'eux se tiendra Celui qui a vaincu la mort et Celui qui est la Lumière en laquelle il n'y a aucune ténèbre.
13 L'un des Vieillards prit alors la parole et me dit : " Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils et d'où viennent-ils ? " |
14 Et moi de répondre : " Monseigneur, c'est toi qui le sais. " Il reprit : " Ce sont ceux qui viennent de la grande épreuve : ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l'Agneau. |
15 C'est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, le servant jour et nuit dans son temple; et Celui qui siège sur le trône étendra sur eux sa tente. |
16 Jamais plus ils ne souffriront de la faim ni de la soif; jamais plus ils ne seront accablés ni par le soleil, ni par aucun vent brûlant. |
17 Car l'Agneau qui se tient au milieu du trône sera leur pasteur et les conduira aux sources des eaux de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. |
1 Et lorsque l'Agneau ouvrit le septième sceau, il se fit un silence dans le ciel, environ une demi-heure... |
2 Et je vis les sept Anges qui se tiennent devant Dieu; on leur remit sept trompettes. |
3 Un autre Ange vint alors se placer près de l'autel, muni d'une pelle en or. On lui donna beaucoup de parfums pour qu'il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or placé devant le trône. |
4 Et, de la main de l'Ange, la fumée des parfums s'éleva devant Dieu, avec les prières des saints. |
5 Puis l'Ange saisit la pelle et l'emplit du feu de l'autel qu'il jeta sur la terre. Ce furent alors des tonnerres, des voix et des éclairs, et tout trembla. |
6 Les sept Anges aux sept trompettes s'apprêtèrent à sonner. |
En parlant de la fin du monde, l’apôtre Jean emploie les mêmes paroles que les grands prophètes et maîtres de l’Ancien Testament. Les sept anges dont parle le livre de Tobie se tiennent devant le trône de Dieu et servent l’Unique ; les sept fléaux nous rappellent les plaies d’Égypte.
Mais au milieu de l’horreur et des catastrophes, les prières des saints s’élèvent comme de l’encens, et, en écho au livre du prophète Isaïe, l’apôtre parle de ce à quoi ressemble le monde libéré du pouvoir de la mort et du péché. Quand aucun mal ne peut plus toucher ceux qui viendront à l’Agneau. Aucune souffrance n’aura de pouvoir sur eux, aucune ténèbre ne pourra les engloutir, parce qu’auprès d’eux sera celui qui a vaincu la mort, et Celui qui est la Lumière, en qui il n’y a aucune ténèbre.
13 L'un des Vieillards prit alors la parole et me dit : " Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils et d'où viennent-ils ? " |
14 Et moi de répondre : " Monseigneur, c'est toi qui le sais. " Il reprit : " Ce sont ceux qui viennent de la grande épreuve : ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l'Agneau. |
On interprète d'ordinaire ces paroles comme l'indication de la mort martyre des personnes mentionnées dans le livre. Mais les paroles de l'apôtre peuvent aussi se comprendre plus largement: on peut appeler lavés dans le sang du Christ tous les chrétiens en général, pourvu qu'ils aient parcouru leur chemin jusqu'au bout, en se libérant finalement du pouvoir du mal et du péché qui pèse sur le monde déchu. Les vêtements blancs de ces personnes rappellent évidemment les vêtements blancs du Sauveur Lui-même, dans lesquels Il apparaît à Jean dans la vision, et auparavant encore aux apôtres sur la montagne de la Transfiguration. Les hommes en vêtements blancs sont des hommes devenus semblables au Christ, devenus tels qu'Il est, vivant la même plénitude de vie du Royaume que Lui porte, chacun, bien sûr, selon sa mesure.
Maintenant, enfin, ils verront ce qu'ils ont désiré toute leur vie: le triomphe du Royaume dans toute sa plénitude, la transfiguration définitive du monde et sa délivrance de tout pouvoir du mal. À proprement parler, l'ouverture du septième sceau marque justement le commencement de cette transfiguration définitive de l'univers. Pour le monde, la transfiguration est inséparable de secousses et de cataclysmes à l'échelle cosmique, non parce que Dieu voudrait punir sérieusement et définitivement Sa création, mais parce que le mal dans lequel gît le monde déchu ne la lâchera pas si simplement.
Le lien entre la transfiguration du monde et les cataclysmes à venir est montré à l'apôtre avec une entière clarté. Il voit que les prières des saints, montant devant le Trône de gloire comme un encens parfumé, deviennent pour le monde un feu sacrificiel qui provoque catastrophes et désastres. Ce qui est sanctification pour Dieu et pour les hommes de Dieu devient, pour le monde qui gît dans le mal, ruine et destruction. Bien sûr, Dieu n'en est pas responsable: il s'agit seulement de cette incompatibilité du mal et de la présence de Dieu, du péché et de la sanctification, qui était déjà bien connue avant la venue du Christ. Dès cette époque, les croyants yahvistes savaient qu'une telle combinaison ne pouvait mener qu'à la profanation, et la profanation à la destruction et à la mort.
Quelque chose de semblable se produit maintenant à l'échelle de l'univers: le Royaume se révèle enfin au monde dans toute sa plénitude, le sanctifiant, et le monde, qui ne s'est pas entièrement purifié du péché dans lequel il demeure, profane le sanctuaire qu'est le Royaume et se détruit, périt dans son ancienne qualité. Bien sûr, Dieu n'a pas conçu ni voulu cette mort; Il veut que le monde soit transfiguré sans catastrophes ni cataclysmes. Mais pour le monde, une telle transfiguration paisible et organique s'avère impossible parce qu'au moment de l'achèvement de l'histoire il ne s'est pas entièrement purifié.
Et, à en juger par le fait que Dieu met un point final avant sa purification complète, il faut penser que, malheureusement, pour le monde déchu, la purification complète est impossible en général; autrement Dieu aurait tout fait pour que cette possibilité se réalise. Il ne veut pas que le monde pécheur périsse; Il veut que le monde soit sauvé et devienne Son Royaume. Mais la liberté donnée par Dieu à l'homme, et donc en partie au monde, a son revers, qui conduit au tragique de la fin de l'histoire, si vivement décrit par Jean.
13 L'un des Vieillards prit alors la parole et me dit : " Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils et d'où viennent-ils ? " |
14 Et moi de répondre : " Monseigneur, c'est toi qui le sais. " Il reprit : " Ce sont ceux qui viennent de la grande épreuve : ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l'Agneau. |
En parlant de ceux qui viennent « de la grande détresse », l'ancien qui s'adresse à l'apôtre confirme que quiconque participe au Royaume, même directement au jour du Jugement, le reçoit dans la même plénitude que tout autre. La même vie leur est donnée; ils voient le même Trône; ils servent avec ceux qui se sont trouvés dans le Royaume bien avant eux. Et ce n'est que maintenant, lorsque l'Église a enfin atteint sa plénitude, que commence le Jugement. Mais vu depuis le Royaume, le Jugement n'est plus simplement une catastrophe naturelle mettant fin à l'ancien ordre des choses; il apparaît comme ce qu'il est réellement: un acte spirituel, une décision de Dieu concernant toute l'humanité dans son ensemble et chaque homme en particulier. Ce n'est pas par hasard que le ciel et la terre se taisent: eux aussi attendent cette décision, qui changera leur nature et leur destinée. Or, pour le monde, le Royaume lui-même devient jugement, son souffle, qui auprès du Trône s'unit aux prières de ses habitants appartenant à l'Église céleste, appelés ici, comme dans d'autres livres du Nouveau Testament, les « saints ». Ce n'est pas par hasard que l'encensoir rempli d'aromates, semblable à celui qu'on utilisait pour l'encensement dans la Demeure et dans le Temple, se remplit de ce feu qui tombe sur la terre: dès l'Antiquité, on pensait que la fumée aromatique montant vers le ciel depuis l'encensoir emportait avec elle les prières de ceux qui se tenaient près de l'autel et accomplissaient le sacrifice, non seulement les prêtres, mais tous ceux qui participaient à l'action sacrée.
L'espace sacré qui entourait l'autel devenait le prototype du Royaume; et maintenant il a été révélé à Jean que cette représentation, malgré sa naïveté dans certains cas, était au fond profondément juste. Mais ce qui, pour les habitants du Royaume, est le souffle de vie sans lequel non seulement la prière, mais l'existence même y est impensable, devient pour le monde qui ne s'est pas encore libéré du pouvoir du péché un feu dont le contact brûlant devient jugement pour ceux qui s'opposent au Christ et au Royaume.
9 Après quoi, voici qu'apparut à mes yeux une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, de toute nation, race, peuple et langue; debout devant le trône et devant l'Agneau, vêtus de robes blanches, de palmes à la main, |
10 ils crient d'une voix puissante : " Le salut à notre Dieu, qui siège sur le trône, ainsi qu'à l'Agneau ! " |
11 Et tous les Anges en cercle autour du trône, des Vieillards et des quatre Vivants, se prosternèrent devant le trône, la face contre terre, pour adorer Dieu; |
12 ils disaient : " Amen ! Louange, gloire, sagesse, action de grâces, honneur, puissance et force à notre Dieu pour les siècles des siècles ! Amen ! " |
13 L'un des Vieillards prit alors la parole et me dit : " Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils et d'où viennent-ils ? " |
14 Et moi de répondre : " Monseigneur, c'est toi qui le sais. " Il reprit : " Ce sont ceux qui viennent de la grande épreuve : ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l'Agneau. |
Aujourd’hui, nous ne commémorons pas un saint, ni deux, ni même vingt : nous commémorons tous les saints. Le nombre de cent quarante-quatre mille donné par Jean ne désigne pas une quantité précise, mais la plénitude. Qui sont-ils, les saints ? D’où viennent-ils et comment parviennent-ils à la sainteté ? La lecture d’aujourd’hui répond à cette question. Premièrement, ils « viennent de la grande épreuve ». Cela est important pour nous lorsque nous disons qu’il est très difficile d’observer les commandements. La vie n’a pas été facile pour les saints. Leur chemin n’était nullement semé de roses. Ils ont parcouru le chemin de l’épreuve, mais ont trouvé la lumière du Christ. Le deuxième point, lui aussi très important, concerne la source de la sainteté. Avec quoi ont-ils lavé leurs vêtements ? Avec une vie vertueuse ? Non. Avec le repentir ? Non plus. Avec le sang de l’Agneau. Le repentir en lui-même et la vertu en elle-même n’auraient aucune force sans le Sang du Christ. La source de toute sainteté, c’est Lui, et Lui seul.
Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible. Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit. | ||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||