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RÉFLEXIONS pour Ac 4:1-37

Ils parlaient encore au peuple quand survinrent les prêtres, le commandant du Temple et les Sadducéens,
contrariés de les voir enseigner le peuple et annoncer en la personne de Jésus la résurrection des morts.
Ils mirent la main sur eux et les emprisonnèrent jusqu'au lendemain, car déjà le soir tombait.
Cependant beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole embrassèrent la foi, et le nombre des fidèles, en ne comptant que les hommes, fut d'environ cinq mille.
Le lendemain les chefs des Juifs, les anciens et les scribes se rassemblèrent à Jérusalem.
Il y avait là Anne le grand prêtre, Caïphe, Jonathan, Alexandre et tous les membres des familles pontificales.
Ils firent comparaître les apôtres et se mirent à les questionner : " Par quel pouvoir ou par quel nom avez-vous fait cela, vous autres ? "
Alors Pierre, rempli de l'Esprit Saint, leur dit : " Chefs du peuple et anciens,
puisqu'aujourd'hui nous avons à répondre en justice du bien fait à un infirme et du moyen par lequel il a été guéri,
10 sachez-le bien, vous tous, ainsi que tout le peuple d'Israël : c'est par le nom de Jésus Christ le Nazôréen, celui que vous, vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c'est par son nom et par nul autre que cet homme se présente guéri devant vous.
11 C'est lui la pierre que vous, les bâtisseurs, avez dédaignée, et qui est devenue la pierre d'angle.
12 Car il n'y a pas sous le ciel d'autre nom donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés. "
13 Considérant l'assurance de Pierre et de Jean et se rendant compte que c'étaient des gens sans instruction ni culture, les sanhédrites étaient dans l'étonnement. Ils reconnaissaient bien en eux ceux qui étaient avec Jésus;
14 en même temps ils voyaient, debout auprès d'eux, l'homme qui avait été guéri; aussi n'avaient-ils rien à répliquer.
15 Ils les firent alors sortir du Sanhédrin et se mirent à délibérer entre eux.
16 Ils disaient : " Qu'allons-nous faire à ces gens-là ? Qu'un signe notoire ait été opéré par eux, c'est trop clair pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons le nier.
17 Mais pour que cela ne se répande pas davantage dans le peuple, empêchons-les par des menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. "
18 Ils les rappelèrent donc et leur défendirent de souffler mot et d'enseigner au nom de Jésus.
19 Mais Pierre et Jean de leur rétorquer : " S'il est juste aux yeux de Dieu de vous obéir plutôt qu'à Dieu, à vous d'en juger.
20 Nous ne pouvons pas, quant à nous, ne pas publier ce que nous avons vu et entendu. "
21 Cependant, après de nouvelles menaces, ils les relâchèrent, ne voyant pas comment les punir, à cause du peuple : car tout le monde glorifiait Dieu de ce qui s'était passé.
22 L'homme guéri miraculeusement avait en effet plus de quarante ans.
23 Une fois relâchés, ils se rendirent auprès des leurs et rapportèrent tout ce que les grands prêtres et les anciens leur avaient dit.
24 A ce récit, d'un seul élan, ils élevèrent la voix vers Dieu et dirent : " Maître, c'est toi qui as fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve ;
25 c'est toi qui as dit par l'Esprit Saint et par la bouche de notre père David, ton serviteur : Pourquoi cette arrogance chez les nations, ces vains projets chez les peuples ?
26  Les rois de la terre se sont mis en campagne et les magistrats se sont rassemblés de concert contre le Seigneur et contre son Oint.
27 Oui vraiment, ils se sont rassemblés dans cette ville contre ton saint serviteur Jésus, que tu as oint, Hérode et Ponce-Pilate avec les nations païennes et les peuples d'Israël,
28 pour accomplir tout ce que, dans ta puissance et ta sagesse, tu avais déterminé par avance.
29 À présent donc, Seigneur, considère leurs menaces et, afin de permettre à tes serviteurs d'annoncer ta parole en toute assurance,
30 étends la main pour opérer des guérisons, signes et prodiges par le nom de ton saint serviteur Jésus. "
31 Tandis qu'ils priaient, l'endroit où ils se trouvaient réunis trembla ; tous furent alors remplis du Saint Esprit et se mirent à annoncer la parole de Dieu avec assurance.
32 La multitude des croyants n'avait qu'un cœur et qu'une âme. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était commun.
33 Avec beaucoup de puissance, les apôtres rendaient témoignage à la résurrection du Seigneur Jésus, et ils jouissaient tous d'une grande faveur.
34 Aussi parmi eux nul n'était dans le besoin; car tous ceux qui possédaient des terres ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de la vente
35 et le déposaient aux pieds des apôtres. On distribuait alors à chacun suivant ses besoins.
36 Joseph, surnommé par les apôtres Barnabé ce qui veut dire fils d'encouragement , lévite originaire de Chypre,
37 possédait un champ ; il le vendit, apporta l'argent et le déposa aux pieds des apôtres.
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Les Apôtres ne furent pas effrayés par les menaces du Sanhédrin et prièrent Dieu de leur donner l'audace d'annoncer la Bonne Nouvelle. Beaucoup d'entre eux allaient ensuite mourir martyrs et devenir des exemples pour plusieurs milliers de martyrs chrétiens. Le courage qu'ils demandent n'a rien à voir avec la disposition à commettre un acte téméraire. Pour les Apôtres, la volonté de Dieu est bien plus réelle et substantielle que toutes les menaces des adversaires du Christ. Ainsi, le courage chrétien est directement lié à la foi, à la plénitude de la vie dans le Seigneur Jésus ressuscité. Plus cette foi est forte, plus il devient évident pour une personne qu'aucune menace ne peut se comparer à la béatitude et au bonheur que donne le Christ. Inversement, la crainte de perdre la vie, les biens, le travail ou l'amitié, dont nous souffrons tous à un degré ou à un autre, remet en question la réalité de notre foi...

Autres réflexions

 
Pour Ac 4:1-22
Ils parlaient encore au peuple quand survinrent les prêtres, le commandant du Temple et les Sadducéens,
contrariés de les voir enseigner le peuple et annoncer en la personne de Jésus la résurrection des morts.
Ils mirent la main sur eux et les emprisonnèrent jusqu'au lendemain, car déjà le soir tombait.
Cependant beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole embrassèrent la foi, et le nombre des fidèles, en ne comptant que les hommes, fut d'environ cinq mille.
Le lendemain les chefs des Juifs, les anciens et les scribes se rassemblèrent à Jérusalem.
Il y avait là Anne le grand prêtre, Caïphe, Jonathan, Alexandre et tous les membres des familles pontificales.
Ils firent comparaître les apôtres et se mirent à les questionner : " Par quel pouvoir ou par quel nom avez-vous fait cela, vous autres ? "
Alors Pierre, rempli de l'Esprit Saint, leur dit : " Chefs du peuple et anciens,
puisqu'aujourd'hui nous avons à répondre en justice du bien fait à un infirme et du moyen par lequel il a été guéri,
10 sachez-le bien, vous tous, ainsi que tout le peuple d'Israël : c'est par le nom de Jésus Christ le Nazôréen, celui que vous, vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c'est par son nom et par nul autre que cet homme se présente guéri devant vous.
11 C'est lui la pierre que vous, les bâtisseurs, avez dédaignée, et qui est devenue la pierre d'angle.
12 Car il n'y a pas sous le ciel d'autre nom donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés. "
13 Considérant l'assurance de Pierre et de Jean et se rendant compte que c'étaient des gens sans instruction ni culture, les sanhédrites étaient dans l'étonnement. Ils reconnaissaient bien en eux ceux qui étaient avec Jésus;
14 en même temps ils voyaient, debout auprès d'eux, l'homme qui avait été guéri; aussi n'avaient-ils rien à répliquer.
15 Ils les firent alors sortir du Sanhédrin et se mirent à délibérer entre eux.
16 Ils disaient : " Qu'allons-nous faire à ces gens-là ? Qu'un signe notoire ait été opéré par eux, c'est trop clair pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons le nier.
17 Mais pour que cela ne se répande pas davantage dans le peuple, empêchons-les par des menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. "
18 Ils les rappelèrent donc et leur défendirent de souffler mot et d'enseigner au nom de Jésus.
19 Mais Pierre et Jean de leur rétorquer : " S'il est juste aux yeux de Dieu de vous obéir plutôt qu'à Dieu, à vous d'en juger.
20 Nous ne pouvons pas, quant à nous, ne pas publier ce que nous avons vu et entendu. "
21 Cependant, après de nouvelles menaces, ils les relâchèrent, ne voyant pas comment les punir, à cause du peuple : car tout le monde glorifiait Dieu de ce qui s'était passé.
22 L'homme guéri miraculeusement avait en effet plus de quarante ans.
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L'affirmation selon laquelle l'homme guéri l'avait été au nom de Jésus était assez audacieuse. Le fait est que, lorsqu'il s'agissait de noms sacrés, les yahvistes en général et les Juifs en particulier ont toujours été assez prudents. Dans le judaïsme, cette prudence alla jusqu'à...  Lire la suite

L'affirmation selon laquelle l'homme guéri l'avait été au nom de Jésus était assez audacieuse. Le fait est que, lorsqu'il s'agissait de noms sacrés, les yahvistes en général et les Juifs en particulier ont toujours été assez prudents. Dans le judaïsme, cette prudence alla jusqu'à interdire de prononcer à voix haute le nom de Yahvé, de peur de le prononcer par inadvertance en vain et de violer ainsi le troisième commandement du Décalogue. Et s'il était question de guérison, elle n'était possible qu'au nom de Dieu. Affirmer qu'une guérison est possible au nom de Jésus signifiait en fait que son nom était assimilé au nom de Dieu et inclus parmi les noms sacrés. Bien sûr, le nom « Jésus » (plus exactement « Yeshoua ») contient le nom de Yahvé, mais tous comprenaient qu'il ne s'agissait pas de cela. C'est précisément pourquoi les représentants de l'élite du Temple étaient inquiets. Car, en parlant d'une guérison au nom de Jésus, les apôtres déclaraient de fait non seulement la messianité de Jésus, mais aussi sa divinité, quelle que fût leur manière de la comprendre.

Ils déclaraient publiquement que l'on pouvait s'adresser à Jésus comme à Dieu. Il y avait là de quoi réfléchir. Certes, la notion de sacré dans le yahvisme, et donc dans le judaïsme, était assez large ; elle était liée à la notion de théophanie, de manifestation de Dieu, et les noms sacrés eux-mêmes étaient sacrés précisément en ce sens : leur invocation était liée à la théophanie, à la manifestation de Dieu.

Mais aucune réalité sainte ne pouvait remplacer Dieu comme source et condition de toute sainteté. Parler du nom d'un homme, même si cet homme est le Messie, comme d'un nom sacré, c'était quelque chose de nouveau et d'inouï. Cette question exigeait au minimum une discussion sérieuse. À l'égard de diverses opinions et théories théologiques, le yahvisme, puis le judaïsme, se montraient assez calmes, et la tradition juive connaît les interprétations de la Torah et les conceptions théologiques les plus étranges et inattendues.

Il en va autrement de la pratique, surtout de la pratique de la prière : ici, le judaïsme a toujours été assez conservateur et prudent. Mais cette prudence conservatrice était étrangère aux apôtres. Cela se comprend : ils n'étaient pas des rabbins savants ni des interprètes de la Torah, mais des témoins de ce qu'ils avaient vu de leurs propres yeux. Dieu leur avait révélé ce qu'il leur avait révélé, et ne pas témoigner de cette révélation aurait signifié pour eux ne pas écouter Dieu et lui préférer les hommes. Les apôtres ne pouvaient naturellement pas s'y résoudre. Le conflit avec le Temple et le Sanhédrin devenait inévitable.

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Pour Ac 4:1-10
Ils parlaient encore au peuple quand survinrent les prêtres, le commandant du Temple et les Sadducéens,
contrariés de les voir enseigner le peuple et annoncer en la personne de Jésus la résurrection des morts.
Ils mirent la main sur eux et les emprisonnèrent jusqu'au lendemain, car déjà le soir tombait.
Cependant beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole embrassèrent la foi, et le nombre des fidèles, en ne comptant que les hommes, fut d'environ cinq mille.
Le lendemain les chefs des Juifs, les anciens et les scribes se rassemblèrent à Jérusalem.
Il y avait là Anne le grand prêtre, Caïphe, Jonathan, Alexandre et tous les membres des familles pontificales.
Ils firent comparaître les apôtres et se mirent à les questionner : " Par quel pouvoir ou par quel nom avez-vous fait cela, vous autres ? "
Alors Pierre, rempli de l'Esprit Saint, leur dit : " Chefs du peuple et anciens,
puisqu'aujourd'hui nous avons à répondre en justice du bien fait à un infirme et du moyen par lequel il a été guéri,
10 sachez-le bien, vous tous, ainsi que tout le peuple d'Israël : c'est par le nom de Jésus Christ le Nazôréen, celui que vous, vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c'est par son nom et par nul autre que cet homme se présente guéri devant vous.
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À première vue, ce que Pierre dit au sanhédrin n'est qu'une dénonciation, rien de plus. Il leur déclare ouvertement qu'ils ont commis la plus grande erreur de leur vie : ils ont crucifié Celui que, en principe, ils attendaient de toute leur âme, le Messie...  Lire la suite

À première vue, ce que Pierre dit au sanhédrin n'est qu'une dénonciation, rien de plus. Il leur déclare ouvertement qu'ils ont commis la plus grande erreur de leur vie : ils ont crucifié Celui que, en principe, ils attendaient de toute leur âme, le Messie. « Leurs oeuvres étaient mauvaises », et c'est pourquoi ils sont « déjà jugés » (voir Jn 3:18-19)... Et il est très facile, humainement, de comprendre de telles accusations lancées par les apôtres contre les grands prêtres qui ont tué leur Maître. Nous aurions sûrement dit des choses encore plus dures.

Pourtant, il y a ici quelque chose de plus. Les apôtres ne disent pas cela d'eux-mêmes. Au verset 8 sont écrits des mots très importants : « rempli de l'Esprit Saint ». Cette réponse de Pierre au sanhédrin est moins une accusation qu'un témoignage et une prédication. Une véritable annonce de l'Évangile. Une prédication qui n'hésite pas à indiquer la nécessité du repentir. Un témoignage qui donne aux hommes la chance de choisir la lumière (voir Jn 3:19).

D'ailleurs, le témoignage de Pierre est celui de l'homme à qui une seconde chance avait lui-même été donnée... En s'adressant aux grands prêtres, les apôtres, pour parler notre langue, ne « font pas une croix sur eux ». Sinon, pourquoi prêcher ? Ils ne répètent pas l'erreur du prophète Jonas (voir Jon 4) ; ils savent déjà que Dieu ne veut pas « juger le monde, mais que le monde soit sauvé » (Jn 3:17).

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Pour Ac 4:13-21
13 Considérant l'assurance de Pierre et de Jean et se rendant compte que c'étaient des gens sans instruction ni culture, les sanhédrites étaient dans l'étonnement. Ils reconnaissaient bien en eux ceux qui étaient avec Jésus;
14 en même temps ils voyaient, debout auprès d'eux, l'homme qui avait été guéri; aussi n'avaient-ils rien à répliquer.
15 Ils les firent alors sortir du Sanhédrin et se mirent à délibérer entre eux.
16 Ils disaient : " Qu'allons-nous faire à ces gens-là ? Qu'un signe notoire ait été opéré par eux, c'est trop clair pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons le nier.
17 Mais pour que cela ne se répande pas davantage dans le peuple, empêchons-les par des menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. "
18 Ils les rappelèrent donc et leur défendirent de souffler mot et d'enseigner au nom de Jésus.
19 Mais Pierre et Jean de leur rétorquer : " S'il est juste aux yeux de Dieu de vous obéir plutôt qu'à Dieu, à vous d'en juger.
20 Nous ne pouvons pas, quant à nous, ne pas publier ce que nous avons vu et entendu. "
21 Cependant, après de nouvelles menaces, ils les relâchèrent, ne voyant pas comment les punir, à cause du peuple : car tout le monde glorifiait Dieu de ce qui s'était passé.
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L'obstination des anciens et des scribes est tout de même stupéfiante. Eux-mêmes disent clairement que Pierre et Jean ont accompli un miracle manifeste, et aussitôt ils leur interdisent de parler de Celui...  Lire la suite

L'obstination des anciens et des scribes est tout de même stupéfiante. Eux-mêmes disent clairement que Pierre et Jean ont accompli un miracle manifeste, et aussitôt ils leur interdisent de parler de Celui au nom de qui ce miracle a été accompli. En un sens, cela se fait pour leur propre tranquillité: si les apôtres ne parlent pas de Jésus, tout se dissipera peu à peu et sera oublié; et les scribes eux-mêmes pourront oublier qu'il y eut un tel Homme et ne pas penser à ce qu'il signifie pourtant pour eux, à ce qu'il dit à chacun.

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Pour Ac 4:13-21
13 Considérant l'assurance de Pierre et de Jean et se rendant compte que c'étaient des gens sans instruction ni culture, les sanhédrites étaient dans l'étonnement. Ils reconnaissaient bien en eux ceux qui étaient avec Jésus;
14 en même temps ils voyaient, debout auprès d'eux, l'homme qui avait été guéri; aussi n'avaient-ils rien à répliquer.
15 Ils les firent alors sortir du Sanhédrin et se mirent à délibérer entre eux.
16 Ils disaient : " Qu'allons-nous faire à ces gens-là ? Qu'un signe notoire ait été opéré par eux, c'est trop clair pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons le nier.
17 Mais pour que cela ne se répande pas davantage dans le peuple, empêchons-les par des menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. "
18 Ils les rappelèrent donc et leur défendirent de souffler mot et d'enseigner au nom de Jésus.
19 Mais Pierre et Jean de leur rétorquer : " S'il est juste aux yeux de Dieu de vous obéir plutôt qu'à Dieu, à vous d'en juger.
20 Nous ne pouvons pas, quant à nous, ne pas publier ce que nous avons vu et entendu. "
21 Cependant, après de nouvelles menaces, ils les relâchèrent, ne voyant pas comment les punir, à cause du peuple : car tout le monde glorifiait Dieu de ce qui s'était passé.
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Comme ce qui se passe dans le cœur des scribes et des anciens siégeant au Sanhédrin est sans doute familier à beaucoup d’entre nous. Ayant vu un miracle, ils...  Lire la suite

Comme ce qui se passe dans le cœur des scribes et des anciens siégeant au Sanhédrin est sans doute familier à beaucoup d’entre nous. Ayant vu un miracle, fermés et incapables de l’accueillir comme des enfants, au lieu de louer Dieu, ils mettent aussitôt en marche leur raison, évaluant comment ce miracle peut leur nuire ou leur servir. Et la raison ordonne aussitôt de faire sortir Pierre et Jean du Sanhédrin, afin qu’ils n’entendent pas leur conversation. Déjà maintenant, on voudrait couvrir une conscience impure. Mais le miracle reste un miracle ; bien plus, dehors, le peuple exulte, « glorifiant Dieu de ce qui était arrivé ».

Et à quoi tout cela sert-il ? Il est beaucoup plus tranquille et plus sûr que le peuple écoute docilement, sans mettre en doute aucune de tes paroles. Ces hommes (les anciens) comprennent parfaitement qu’un homme mû par l’Esprit Saint n’obéit qu’à Lui et ne pensera pas à leur bien-être, à leur autorité et à leur « vérité ». Craignant que les foules soient saisies par l’Esprit, ils tentent d’étouffer ce phénomène « à la racine », en contraignant Pierre et Jean au silence. Mais l’Esprit « souffle » (voir Jn 3:8), et les apôtres fidèles au Seigneur emportent dans leurs cœurs Ses étincelles, afin de les partager avec ceux vers qui le Seigneur les enverra et qui voudront Le recevoir.

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Pour Ac 4:23-31
23 Une fois relâchés, ils se rendirent auprès des leurs et rapportèrent tout ce que les grands prêtres et les anciens leur avaient dit.
24 A ce récit, d'un seul élan, ils élevèrent la voix vers Dieu et dirent : " Maître, c'est toi qui as fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve ;
25 c'est toi qui as dit par l'Esprit Saint et par la bouche de notre père David, ton serviteur : Pourquoi cette arrogance chez les nations, ces vains projets chez les peuples ?
26  Les rois de la terre se sont mis en campagne et les magistrats se sont rassemblés de concert contre le Seigneur et contre son Oint.
27 Oui vraiment, ils se sont rassemblés dans cette ville contre ton saint serviteur Jésus, que tu as oint, Hérode et Ponce-Pilate avec les nations païennes et les peuples d'Israël,
28 pour accomplir tout ce que, dans ta puissance et ta sagesse, tu avais déterminé par avance.
29 À présent donc, Seigneur, considère leurs menaces et, afin de permettre à tes serviteurs d'annoncer ta parole en toute assurance,
30 étends la main pour opérer des guérisons, signes et prodiges par le nom de ton saint serviteur Jésus. "
31 Tandis qu'ils priaient, l'endroit où ils se trouvaient réunis trembla ; tous furent alors remplis du Saint Esprit et se mirent à annoncer la parole de Dieu avec assurance.
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La réaction de la communauté chrétienne de Jérusalem au conflit des apôtres avec les autorités du Temple est très intéressante et révélatrice. Personne, semble-t-il, ne douta que ce conflit était la continuation d’un autre conflit, celui du Sauveur lui-même avec les chefs religieux de la Synagogue et...  Lire la suite

La réaction de la communauté chrétienne de Jérusalem au conflit des apôtres avec les autorités du Temple est très intéressante et révélatrice. Personne, semble-t-il, ne douta que ce conflit était la continuation d’un autre conflit, celui du Sauveur lui-même avec les chefs religieux de la Synagogue et les mêmes autorités du Temple, conflit qui l’avait conduit à la croix. Ce dont Jésus leur avait parlé s’accomplissait : eux, ses disciples, seraient persécutés par les leurs. Le plus simple aurait été d’interpréter ce conflit comme religieux, comme un conflit entre la religion chrétienne naissante et le judaïsme. Mais à y regarder de plus près, le tableau change quelque peu.

Premièrement, le conflit eut lieu au sujet des noms sacrés, plus précisément de la question de savoir si l’on pouvait considérer le nom de Jésus comme sacré, au même titre que, par exemple, le nom de Yahvé. C’est une question de pratique spirituelle, de vie spirituelle, et non de religion comme telle. Sa solution n’aurait pas pu exercer une influence particulière sur la vie proprement religieuse, si ce n’est que les chrétiens pouvaient introduire chez eux la pratique de l’invocation priante du nom de Jésus. Mais, dans l’ensemble, cela aurait peu changé la vie de la Synagogue et n’aurait été remarqué, très probablement, que par les chrétiens eux-mêmes.

Ce conflit n’était pas religieux dans un autre sens non plus. Le fait est que les chrétiens ne cherchaient pas du tout à créer une tradition religieuse particulière : la première et la deuxième génération, et peut-être la troisième, se satisfaisaient pleinement du judaïsme sur le plan religieux. Les chrétiens avaient certes leurs propres synagogues, mais elles ne différaient pratiquement pas de toutes les autres. Seule la fraction du pain des chrétiens différait de la pratique proprement juive : ils l’accomplissaient toujours en invoquant le nom de Jésus.

Le christianisme primitif n’était pas du tout une religion. C’était une communauté de personnes qui aspiraient à rencontrer le Christ et à acquérir le Royaume. Et c’est à cela que se rattachait l’essence du conflit entre les apôtres et les autorités du Temple, qui défendaient précisément la religion, les institutions religieuses traditionnelles, dont elles représentaient elles-mêmes la principale. Il s’agissait d’un conflit entre le Royaume et ses habitants, d’une part, et la religion, ses règles et ses institutions comme telles, d’autre part, et non d’un conflit entre deux religions.

Et ce conflit ne s’est pas achevé avec la destruction du Temple en 70 : car les institutions religieuses n’ont pas disparu avec lui. Au contraire : dans son histoire, le christianisme lui-même a engendré de nombreuses religions chrétiennes et institutions religieuses. C’est sans doute pourquoi les paroles du Sauveur sur l’inévitabilité des persécutions venues des siens restent valables pour tous les temps : le Royaume est plus grand que toute religion, et les habitants du Royaume seront toujours, pour les personnes qui se limitent à des cadres religieux, des étrangers parmi les leurs.

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Pour Ac 4:23-31
23 Une fois relâchés, ils se rendirent auprès des leurs et rapportèrent tout ce que les grands prêtres et les anciens leur avaient dit.
24 A ce récit, d'un seul élan, ils élevèrent la voix vers Dieu et dirent : " Maître, c'est toi qui as fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve ;
25 c'est toi qui as dit par l'Esprit Saint et par la bouche de notre père David, ton serviteur : Pourquoi cette arrogance chez les nations, ces vains projets chez les peuples ?
26  Les rois de la terre se sont mis en campagne et les magistrats se sont rassemblés de concert contre le Seigneur et contre son Oint.
27 Oui vraiment, ils se sont rassemblés dans cette ville contre ton saint serviteur Jésus, que tu as oint, Hérode et Ponce-Pilate avec les nations païennes et les peuples d'Israël,
28 pour accomplir tout ce que, dans ta puissance et ta sagesse, tu avais déterminé par avance.
29 À présent donc, Seigneur, considère leurs menaces et, afin de permettre à tes serviteurs d'annoncer ta parole en toute assurance,
30 étends la main pour opérer des guérisons, signes et prodiges par le nom de ton saint serviteur Jésus. "
31 Tandis qu'ils priaient, l'endroit où ils se trouvaient réunis trembla ; tous furent alors remplis du Saint Esprit et se mirent à annoncer la parole de Dieu avec assurance.
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La réaction des apôtres eux-mêmes et de l’Église primitive aux menaces venues du Sanhédrin est révélatrice. Ils ne prennent aucune mesure pour leur propre protection. Ils remettent seulement toute cette situation entre les mains de Dieu. On pourrait bien sûr penser qu’ils ne pouvaient tout simplement plus rien faire. Mais ce n’était pas tout à fait le cas...  Lire la suite

La réaction des apôtres eux-mêmes et de l’Église primitive aux menaces venues du Sanhédrin est révélatrice. Ils ne prennent aucune mesure pour leur propre protection. Ils remettent seulement toute cette situation entre les mains de Dieu. On pourrait bien sûr penser qu’ils ne pouvaient tout simplement plus rien faire. Mais ce n’était pas tout à fait le cas. La menace était certes grave, mais on aurait pu essayer de changer quelque chose. En tout cas, on aurait pu au moins tenter de discuter d’un plan d’action possible.

Mais personne ne fait rien de tel. Rien de semblable ne vient même à l’esprit de personne. Qu’est-ce donc : de la légèreté ? Du désespoir ? Manifestement non : les apôtres ne ressemblent nullement à des hommes légers ni désespérés. Il s’agit plutôt d’autre chose : ils comprennent que ce que le Sanhédrin tente d’attaquer ne peut pas être défendu par des moyens humains.

Et cela n’a pas besoin d’une telle défense. Si le christianisme était une religion, on pourrait bien sûr essayer de le défendre par quelque force ou quelque moyen humain. Mais il ne s’agit pas d’une religion, il s’agit de la vie. De la vie du Royaume. D’un Royaume que seul celui qui ne se représente pas du tout ce qu’il est pourrait tenter de défendre par des forces et des moyens humains. Le Royaume n’a pas besoin de protection humaine. Autre chose sont les personnes qui vivent de cette vie : elles doivent parfois défendre leur vie. Mais comment défendre sa vie si elle est, comme le Royaume lui-même, selon la parole du Sauveur, « pas de ce monde » ?

Manifestement, d’une seule manière : ne pas lui faire obstacle. Ne pas l’empêcher de se manifester dans toute sa plénitude. Cela signifie continuer à vivre de la vie du Royaume autant qu’elle est ouverte à celui qui la vit à un moment donné. Sans prêter attention à tout le reste. En comprenant que c’est en tout cas et dans toute situation l’affaire principale du chrétien. Et qu’elle devient d’autant plus principale lorsqu’on exige du chrétien qu’il trahisse cette vie. Qu’il y renonce, pour quelque raison que ce soit.

C’est là que les manœuvres et les tentatives de compromis condamnent à une défaite complète et absolue. Car le Royaume peut entrer dans la vie de l’homme soit sans condition, soit pas du tout. Et si l’homme entoure sa présence dans sa vie de conditions, de compromis et d’autres choses semblables, il n’y aura pas de Royaume dans la vie de cet homme. Et le Christ n’entrera pas non plus dans sa vie : pourquoi mettre dans une situation embarrassante quelqu’un qui a honte de ta compagnie ? Voilà pourquoi les apôtres ne tentent rien en réponse aux menaces du Sanhédrin. Ils demandent seulement à Dieu d’entrer dans cette situation et de la résoudre comme Il le jugera le meilleur. Pour Lui-même et pour eux.

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Pour Ac 4:23-31
23 Une fois relâchés, ils se rendirent auprès des leurs et rapportèrent tout ce que les grands prêtres et les anciens leur avaient dit.
24 A ce récit, d'un seul élan, ils élevèrent la voix vers Dieu et dirent : " Maître, c'est toi qui as fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve ;
25 c'est toi qui as dit par l'Esprit Saint et par la bouche de notre père David, ton serviteur : Pourquoi cette arrogance chez les nations, ces vains projets chez les peuples ?
26  Les rois de la terre se sont mis en campagne et les magistrats se sont rassemblés de concert contre le Seigneur et contre son Oint.
27 Oui vraiment, ils se sont rassemblés dans cette ville contre ton saint serviteur Jésus, que tu as oint, Hérode et Ponce-Pilate avec les nations païennes et les peuples d'Israël,
28 pour accomplir tout ce que, dans ta puissance et ta sagesse, tu avais déterminé par avance.
29 À présent donc, Seigneur, considère leurs menaces et, afin de permettre à tes serviteurs d'annoncer ta parole en toute assurance,
30 étends la main pour opérer des guérisons, signes et prodiges par le nom de ton saint serviteur Jésus. "
31 Tandis qu'ils priaient, l'endroit où ils se trouvaient réunis trembla ; tous furent alors remplis du Saint Esprit et se mirent à annoncer la parole de Dieu avec assurance.
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Nous avons devant nous un exemple de la prière des premiers chrétiens. Comme leurs coeurs sont ouverts au Seigneur, comme ils s'adressent directement à leur Créateur...  Lire la suite

Nous avons devant nous un exemple de la prière des premiers chrétiens. Comme leurs coeurs sont ouverts au Seigneur, comme ils s'adressent directement à leur Créateur. Et cela est possible parce qu'ils appartiennent maintenant à Jésus et Le suivent, laissant de côté tout ce qui est impur. Il n'y a pas de mur de péché qui les sépare de Sa lumière. Et à nous aussi, le Seigneur, dans notre baptême dans l'Esprit Saint, donne la possibilité de briser ce mur avec Son aide, en y faisant déferler toute la joie et toute l'allégresse de la Résurrection.

Mais, quoi qu'il en soit, vient ensuite le chemin, et un chemin semé d'obstacles, car « l'ennemi ne dort pas ». Ainsi les apôtres, unis par l'Unique et en un seul corps, portent devant le Père ce qui se passe autour d'eux, Lui demandant « toute assurance » pour annoncer la parole de Dieu. Et ils le demandent non pas malgré Sa promesse : « ...ne vous inquiétez pas de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz ; car ce que vous aurez à dire vous sera donné à l'heure même ; car ce n'est pas vous qui parlerez, mais l'Esprit de votre Père qui parlera en vous », mais précisément grâce à elle. Ainsi, la Parole de Dieu nous est donnée pour orienter notre prière et affermir notre foi en Sa puissance et en Sa miséricorde.

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Pour Ac 4:23-31
23 Une fois relâchés, ils se rendirent auprès des leurs et rapportèrent tout ce que les grands prêtres et les anciens leur avaient dit.
24 A ce récit, d'un seul élan, ils élevèrent la voix vers Dieu et dirent : " Maître, c'est toi qui as fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve ;
25 c'est toi qui as dit par l'Esprit Saint et par la bouche de notre père David, ton serviteur : Pourquoi cette arrogance chez les nations, ces vains projets chez les peuples ?
26  Les rois de la terre se sont mis en campagne et les magistrats se sont rassemblés de concert contre le Seigneur et contre son Oint.
27 Oui vraiment, ils se sont rassemblés dans cette ville contre ton saint serviteur Jésus, que tu as oint, Hérode et Ponce-Pilate avec les nations païennes et les peuples d'Israël,
28 pour accomplir tout ce que, dans ta puissance et ta sagesse, tu avais déterminé par avance.
29 À présent donc, Seigneur, considère leurs menaces et, afin de permettre à tes serviteurs d'annoncer ta parole en toute assurance,
30 étends la main pour opérer des guérisons, signes et prodiges par le nom de ton saint serviteur Jésus. "
31 Tandis qu'ils priaient, l'endroit où ils se trouvaient réunis trembla ; tous furent alors remplis du Saint Esprit et se mirent à annoncer la parole de Dieu avec assurance.
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Lorsque les autres apôtres apprennent comment Pierre et Jean ont été interrogés devant le Sanhédrin, ils se souviennent du psaume de David sur...  Lire la suite

Lorsque les autres apôtres apprennent comment Pierre et Jean ont été interrogés devant le Sanhédrin, ils se souviennent du psaume de David sur la révolte concertée des rois de la terre contre le Seigneur et contre Son Christ. Les apôtres assimilent la persécution de leurs frères à la persécution du Christ Lui-même, et il n'y a là aucune exagération : Il a créé l'Église et lui a confié l'accomplissement de Son œuvre sur la terre ; Il est invisiblement présent auprès de Ses fidèles ; et c'est Lui que visent les persécuteurs en poursuivant les disciples, puisqu'ils ne peuvent Le saisir une seconde fois.

Mais on ne se moque pas de Dieu. Si les persécuteurs ont reculé cette fois, ce n'est pas parce que les apôtres possédaient un courage particulier : tout récemment encore, il aurait été difficile de dire cela de Pierre. Le Seigneur les a fortifiés par la puissance du Saint-Esprit. Recevoir ou non cette puissance dépendait du choix des apôtres eux-mêmes. Ils ont choisi la fidélité et seraient donc demeurés victorieux quelle qu'ait été l'issue de l'interrogatoire.

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Pour Ac 4:23-31
23 Une fois relâchés, ils se rendirent auprès des leurs et rapportèrent tout ce que les grands prêtres et les anciens leur avaient dit.
24 A ce récit, d'un seul élan, ils élevèrent la voix vers Dieu et dirent : " Maître, c'est toi qui as fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve ;
25 c'est toi qui as dit par l'Esprit Saint et par la bouche de notre père David, ton serviteur : Pourquoi cette arrogance chez les nations, ces vains projets chez les peuples ?
26  Les rois de la terre se sont mis en campagne et les magistrats se sont rassemblés de concert contre le Seigneur et contre son Oint.
27 Oui vraiment, ils se sont rassemblés dans cette ville contre ton saint serviteur Jésus, que tu as oint, Hérode et Ponce-Pilate avec les nations païennes et les peuples d'Israël,
28 pour accomplir tout ce que, dans ta puissance et ta sagesse, tu avais déterminé par avance.
29 À présent donc, Seigneur, considère leurs menaces et, afin de permettre à tes serviteurs d'annoncer ta parole en toute assurance,
30 étends la main pour opérer des guérisons, signes et prodiges par le nom de ton saint serviteur Jésus. "
31 Tandis qu'ils priaient, l'endroit où ils se trouvaient réunis trembla ; tous furent alors remplis du Saint Esprit et se mirent à annoncer la parole de Dieu avec assurance.
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En vérité, saint est le Seigneur notre Dieu, Sabaoth — le Dieu des armées ! Et grande est Sa puissance lorsqu’Il étend Sa main...  Lire la suite

En vérité, saint est le Seigneur notre Dieu, Sabaoth — le Dieu des armées ! Et grande est Sa puissance lorsqu’Il étend Sa main (voir Ac 4:30) ! Cette expression employée par l’auteur — « la main de Dieu » — était très bien connue des prophètes. Nous la rencontrons à plusieurs reprises pour décrire la puissance du Seigneur, qui te remplit de l’intérieur, te guide et te donne une telle assurance que la peur et les doutes reculent. Faire l’expérience du contact de la « main de Dieu », c’est faire une expérience très puissante de la descente du Saint-Esprit, si puissante que même la maison où les apôtres sont réunis se met à trembler. Car la puissance de Dieu est si grande que, comme le dira plus tard l’apôtre Paul, « il est redoutable de tomber entre les mains du Dieu vivant » (He 10:31). Les morts entendent Sa voix et ressuscitent. Il guérit et accomplit des miracles. Par la volonté de Dieu, Ses serviteurs eux aussi prononcent Sa parole avec la force et l’autorité qui procèdent de Lui-même, et accomplissent les mêmes miracles et les mêmes guérisons que Lui (voir Ac 4:29-30). Ils ne le font pour aucune autre raison que parce qu’Il les remplit Lui-même de Sa présence (voir Ac 4:31). L’intelligence ne peut le comprendre jusqu’au bout. Et gloire à Dieu.

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Pour Ac 4:32-37
32 La multitude des croyants n'avait qu'un cœur et qu'une âme. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était commun.
33 Avec beaucoup de puissance, les apôtres rendaient témoignage à la résurrection du Seigneur Jésus, et ils jouissaient tous d'une grande faveur.
34 Aussi parmi eux nul n'était dans le besoin; car tous ceux qui possédaient des terres ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de la vente
35 et le déposaient aux pieds des apôtres. On distribuait alors à chacun suivant ses besoins.
36 Joseph, surnommé par les apôtres Barnabé ce qui veut dire fils d'encouragement , lévite originaire de Chypre,
37 possédait un champ ; il le vendit, apporta l'argent et le déposa aux pieds des apôtres.
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La lecture d’aujourd’hui des Actes des saints apôtres commence par des paroles saisissantes : « La multitude de ceux qui avaient cru n’avait qu’un cœur et qu’une âme ». Une telle chose est-elle possible ? Pouvons-nous seulement nous la représenter ?...  Lire la suite

La lecture d’aujourd’hui des Actes des saints apôtres commence par des paroles saisissantes : « La multitude de ceux qui avaient cru n’avait qu’un cœur et qu’une âme ». Une telle chose est-elle possible ? Pouvons-nous seulement nous la représenter ? Notre unanimité, et même simplement notre accord de pensée, dure d’ordinaire si peu de temps... Bien plus, c’est souvent précisément dans la communauté ecclésiale que nous nous « relâchons » — et que toutes nos difficultés « domestiques » apparaissent au grand jour. On sait qu’il est particulièrement difficile de garder des relations paisibles avec les plus proches. Il en va ainsi aussi dans l’Église.

Mais chez les premiers chrétiens, apparemment, ce problème n’existait pas ! De quoi s’agit-il ici ? D’une grâce particulière ? Bien sûr, sans la grâce, rien n’est possible ; mais il semble que l’essentiel soit d’abord l’ouverture des personnes à cette grâce. Le Seigneur est toujours le même, il est immuable, et il peut non seulement donner, mais il veut aussi donner à nous tous, à notre Église et à nos communautés, cette même grâce de l’unité.

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Pour Ac 4:32-37
32 La multitude des croyants n'avait qu'un cœur et qu'une âme. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était commun.
33 Avec beaucoup de puissance, les apôtres rendaient témoignage à la résurrection du Seigneur Jésus, et ils jouissaient tous d'une grande faveur.
34 Aussi parmi eux nul n'était dans le besoin; car tous ceux qui possédaient des terres ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de la vente
35 et le déposaient aux pieds des apôtres. On distribuait alors à chacun suivant ses besoins.
36 Joseph, surnommé par les apôtres Barnabé ce qui veut dire fils d'encouragement , lévite originaire de Chypre,
37 possédait un champ ; il le vendit, apporta l'argent et le déposa aux pieds des apôtres.
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Ces lignes brèves mais denses nous révèlent comment vivait l'Église à l'aube de ses premiers jours. Nous n'avons aucune raison de douter de...  Lire la suite

Ces lignes brèves mais denses nous révèlent comment vivait l'Église à l'aube de ses premiers jours. Nous n'avons aucune raison de douter de l'authenticité de ce récit, mais on peut se demander pourquoi cela s'est révélé irréalisable plus tard, lorsque l'Église s'est étendue à tous les continents. Était-ce seulement parce que ses dimensions avaient augmenté et que sa structure s'était compliquée, alors que même plus tard, dans de petites communautés, on parvenait apparemment, dans une certaine mesure, à se rapprocher de l'idéal primitif?

La manière dont vivait l'Église primitive ne s'explique pas par les efforts humains ni par les bonnes intentions des nouveaux convertis, mais par l'action de l'Esprit Saint. L'unité des premiers croyants était avant tout une unité dans l'Esprit, d'où découlait l'unité des coeurs et des pensées; c'est pourquoi la vie commune était naturelle, comme la respiration. Par la suite, au cours des siècles, il y aura de nombreuses tentatives pour surmonter la séparation des hommes par la mise en commun de leurs biens, et l'immense majorité de ces tentatives s'effondrera. Les raisons en seront diverses, mais l'une des principales sera que les nouveaux partisans de la mise en commun nieront la réalité et l'importance du principe spirituel, et mettront leur confiance dans la force et dans la redistribution mécanique des biens matériels. Ils appelleront ceux-ci la «base», et tout le reste, qu'ils ne pourront toucher, «superstructure au-dessus de la base».

Mais l'expérience de la première communauté de Jérusalem montre le contraire. Ce qui, jusqu'à présent, semble à beaucoup une «superstructure» est en réalité le Fondement.

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Pour Ac 4:32-37
32 La multitude des croyants n'avait qu'un cœur et qu'une âme. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était commun.
33 Avec beaucoup de puissance, les apôtres rendaient témoignage à la résurrection du Seigneur Jésus, et ils jouissaient tous d'une grande faveur.
34 Aussi parmi eux nul n'était dans le besoin; car tous ceux qui possédaient des terres ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de la vente
35 et le déposaient aux pieds des apôtres. On distribuait alors à chacun suivant ses besoins.
36 Joseph, surnommé par les apôtres Barnabé ce qui veut dire fils d'encouragement , lévite originaire de Chypre,
37 possédait un champ ; il le vendit, apporta l'argent et le déposa aux pieds des apôtres.
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En lisant la description de la première communauté chrétienne, nous remarquons aujourd’hui avant tout la mise en commun des biens qui la caractérisait. Pourtant, ce n’était probablement qu’une des formes possibles de la vie communautaire chrétienne de cette époque...  Lire la suite

En lisant la description de la première communauté chrétienne, nous remarquons aujourd’hui avant tout la mise en commun des biens qui la caractérisait. Pourtant, ce n’était probablement qu’une des formes possibles de la vie communautaire chrétienne de cette époque. Certains épisodes du Livre des Actes montrent clairement qu’il n’était pas obligatoire de donner tous ses biens à l’Église : c’était le choix personnel et volontaire de celui qui entrait dans la communauté. Mais une condition était indispensable : ce que l’auteur du livre appelle « un seul cœur et une seule âme ». Une communauté peut exister sans mise en commun des biens ; sans un seul cœur et une seule âme, elle ne le peut pas, même si la communauté des biens y devient une règle obligatoire.

En effet, que signifie être un seul cœur ? Dans la Bible, le cœur est le centre spirituel de la personne humaine, son « moi » spirituel, ce centre authentique où commence l’être humain, où le souffle de vie donné par Dieu entre en contact avec la nature humaine. C’est ici, dans le cœur, au plus profond du « moi » spirituel, que naissent les intentions qui déterminent ce que sera la personne devant Dieu et devant les autres. La force et surtout le degré de conscience de chaque intention déterminent la pureté et l’intensité de sa vie spirituelle. Si chaque membre de la communauté ne prend pas soin de son cœur en ce sens, il détruit la communauté. S’il en prend soin, la communauté devient une sorte d’école de vie spirituelle, non pas théorique, mais pratique.

La communauté acquiert alors comme un cœur unique, car les intentions issues de tous les cœurs sont dirigées vers une même réalité. Une « âme unique », ou plus exactement une vie unique et commune, devient alors possible. Le mot grec employé par l’auteur sacré, tout comme son équivalent hébreu, désigne l’âme comme un courant de vie dans lequel nous demeurons et qui, en même temps, coule à travers nous. Dans ce courant, le spirituel s’unit au naturel, et sa force lui vient de Dieu, qui nous donne la vie. Quant à la qualité de ce courant de vie, à la prédominance en lui du spirituel ou du naturel, tout dépend de nous, des intentions qui sortent de notre cœur, de notre « moi » spirituel.

Il dépend de nous que notre vie soit pure et intense spirituellement. Il dépend aussi de nous à qui l’accès à notre vie sera ouvert. Une véritable communauté n’est possible que lorsque le courant de sa vie est unique.

Bien sûr, chaque filet, chaque vie particulière qui entre dans le courant commun, doit posséder la qualité spirituelle correspondante ; autrement, le courant commun deviendra trouble et sale, ou disparaîtra tout à fait. Mais un tel courant commun de vie, une « âme commune », est une condition indispensable à l’existence de la communauté. Les biens peuvent être communs ou ne pas l’être : cela dépend des conditions et des circonstances concrètes.

Mais l’âme doit nécessairement être commune ; sinon la communauté disparaît, même si toutes les formes extérieures de la vie communautaire sont conservées. La communauté chrétienne de Jérusalem possédait précisément une telle âme commune, derrière laquelle se tenait un cœur unique. Tant que cet état de choses se maintenait, le souffle de Dieu y circulait librement, sans rencontrer d’obstacle.

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Pour Ac 4:32-37
32 La multitude des croyants n'avait qu'un cœur et qu'une âme. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était commun.
33 Avec beaucoup de puissance, les apôtres rendaient témoignage à la résurrection du Seigneur Jésus, et ils jouissaient tous d'une grande faveur.
34 Aussi parmi eux nul n'était dans le besoin; car tous ceux qui possédaient des terres ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de la vente
35 et le déposaient aux pieds des apôtres. On distribuait alors à chacun suivant ses besoins.
36 Joseph, surnommé par les apôtres Barnabé ce qui veut dire fils d'encouragement , lévite originaire de Chypre,
37 possédait un champ ; il le vendit, apporta l'argent et le déposa aux pieds des apôtres.
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En confirmation des paroles de Jésus : « Celui qui croit en Moi fera, lui aussi, les œuvres que Je fais, et il en fera de plus grandes, parce que Je vais vers Mon Père », nous lisons les lignes du passage d'aujourd'hui...  Lire la suite

En confirmation des paroles de Jésus : « Celui qui croit en Moi fera, lui aussi, les œuvres que Je fais, et il en fera de plus grandes, parce que Je vais vers Mon Père » (Jn 14:12), nous lisons les lignes du passage d'aujourd'hui tiré des Actes. Le Christ est allé vers le Père, et ceux qui sont restés sur terre et croient en Lui accomplissent des miracles. Nous nous souvenons tous du récit du jeune homme riche (voir Mt 19:16-26). Mais ce jeune homme ne mit pas en pratique le conseil du Seigneur, du moins pas au moment même où il le reçut... En entendant Jésus lui dire qu'il ne lui manquait que de vendre ses biens et de Le suivre, le jeune homme s'éloigna avec tristesse, reconnaissant la difficulté d'un tel pas. Or que voyons-nous ici ? Par leur prédication, les apôtres allument dans le cœur des hommes un feu tel que ceux-ci vont d'eux-mêmes vendre leurs biens et en remettent l'argent à ceux qui leur ont apporté la nouvelle du Sauveur et ont partagé avec eux la lumière du Christ. Ceux qui donnent n'éprouvent ni regret ni avidité, car c'est le Christ Lui-même qui agit ainsi en eux.

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Pour Ac 4:32
32 La multitude des croyants n'avait qu'un cœur et qu'une âme. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était commun.
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À en juger par le témoignage du livre des Actes, l'Église primitive devait être une communauté où la mise en commun des biens faisait notamment partie de la norme. Plus tard, de nombreux chrétiens, et pas seulement eux, ont essayé de suivre cet idéal des premiers chrétiens...  Lire la suite

À en juger par le témoignage du livre des Actes, l'Église primitive devait être une communauté où la mise en commun des biens faisait notamment partie de la norme. Plus tard, de nombreux chrétiens, et pas seulement eux, ont essayé de suivre cet idéal des premiers chrétiens. Certains y réussissaient mieux, d'autres moins bien. Mais qu'est-ce qui animait tous ces gens ? La communauté des biens était pratiquée par des représentants de certains enseignements religieux et philosophiques même avant le christianisme, sans parler des confréries religieuses juives comme les esséniens. Qu'est-ce qui poussait donc des hommes si différents à renoncer à leurs biens au profit de la communauté ?

Très souvent, le motif principal était l'aspiration à une vie ascétique, qui animait non seulement les moines chrétiens du Moyen Âge et de l'époque moderne, mais aussi, par exemple, les disciples de Pythagore, dans les communautés desquels la mise en commun des biens était elle aussi, sinon obligatoire, du moins assez largement répandue. Ici, l'homme était mû avant tout par le désir de simplifier au maximum sa vie, y compris dans ses liens économiques et sociaux. En renonçant à ses biens, il renonçait du même coup à la société, ainsi qu'à ce qui le liait à elle.

Un autre cas est le renoncement aux biens dans le contexte d'une perspective eschatologique et apocalyptique imminente, comme chez les esséniens de Qumrân. Ici jouait la conviction que le monde était voué à la perdition à cause de son impureté, et que seuls pourraient être sauvés ceux qui appartenaient à la communauté des « purs », par lesquels les gens de Qumrân entendaient bien sûr eux-mêmes. Le don des biens à la communauté équivalait alors à une contribution à la construction de la seule arche salvatrice sur terre, pour laquelle rien ne devait être épargné.

Mais l'Église primitive pouvait-elle être guidée par des motifs ascétiques ou apocalyptiques ? En définitive, non. Il ne s'agissait pas d'abstinence ni de la fin à venir, mais de la vie du Royaume. Ici, il y avait un autre stimulant, non moins puissant : l'expérience même de la vie dans le Royaume. Car le Royaume n'est possible que comme don, comme renoncement à son isolement, comme disponibilité à partager tout ce que l'on possède afin de recevoir tout en échange de la petite part que l'on donne. Ici, donner ne signifie pas renoncer ni perdre, mais acquérir et recevoir. C'est précisément le cas où partager signifie multiplier. Et la communauté des biens apparaît alors non comme l'incarnation d'une idée ascétique ou eschatologique, mais comme le prolongement naturel, dans le monde non transfiguré, de cette vie du Royaume qui, un jour, après la transfiguration, deviendra pour lui naturelle et organique.

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