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RÉFLEXIONS pour Ep 4:5

un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ;
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Les mots de Paul à propos d’un seul Seigneur, une seule foi et une seule ablution ("baptême") rappellent un certain premier symbole de foi, qui dans les Églises au début du christianisme, en se basant sur ce que nous connaissons aujourd'hui, était nombreux. Ce n'est pas étonnant : car à cette époque l’observation des commandements était pour l'Église plus importante que l'unité des opinions sur n'importe quelles questions théologiques. Et tout de même apparaissait parfois devant l'Église, même à cette époque, la nécessité de formuler une opinion commune sur les questions de principe les plus importantes, liées avant tout avec la relation à la personnalité de Jésus-Christ.

L'expression «un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême» devient dans la bouche de l'apôtre une expression concentrée d'une telle relation. Par «Seigneur» on comprend sans doute le Sauveur Lui-même, Qui au temps de Son ministère sur terre n’avait pas refusé ce titre. Comme on voit, dans ce cas il s'agit de Sa reconnaissance comme Roi de ce Royaume, qu’Il a apporté dans le monde.

Pour Paul une telle reconnaissance est très importante: car les conceptions messianiques dans le judaïsme de cette époque étaient quelques, et les conceptions chrétiennes ne pouvaient pas être attribuées aux conceptions traditionnelles. Elles étaient aussi assez éloignées des représentations massives populaires sur le Messie, et avant tout justement dans la compréhension de ce que c'est le Royaume messianique et comment il est. L'indication du Messie, comme un Roi de ce Royaume, dont parlait Jésus, dans une telle situation devenait une sorte de signe de reconnaissance, selon lesquels on pouvait distinguer les disciples de Jésus des représentants d’une multitude d'autres mouvements messianiques.

La foi en un tel Messie et à un tel Royaume devenait vraiment la base de la vie spirituelle de tout chrétien : car c’est notamment l'habitant de ce Royaume que voulait voir Jésus. Comme on voit, le symbole de la foi était nécessaire aux premiers chrétiens non pas seulement et pas tellement pour séparer les leurs des étrangers par certains signes extérieurs, mais pour ne pas s'égarer sur le chemin spirituel conduisant au Royaume.

Autres réflexions

 
Pour Ep 4:4-6
Il n’y a qu’un Corps et qu’un Esprit, comme il n’y a qu’une espérance au terme de l’appel que vous avez reçu ;
un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ;
un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, par tous et en tous.
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Les paroles de Paul sur un seul corps, un seul esprit, une seule fidélité et un seul baptême résonnent comme l'un des symboles de foi des premiers chrétiens. À cette époque, il n'y avait pas de symbole unique ; il y en avait, à ce qu'il paraît, plusieurs. Et bien que personne ne les ait formellement canonisés...  Lire la suite

Les paroles de Paul sur un seul corps, un seul esprit, une seule fidélité et un seul baptême résonnent comme l'un des symboles de foi des premiers chrétiens. À cette époque, il n'y avait pas de symbole unique ; il y en avait, à ce qu'il paraît, plusieurs. Et bien que personne ne les ait formellement canonisés, ils jouaient de fait leur rôle : ils permettaient aux chrétiens de formuler brièvement et avec force le credo principal de leur foi et de leur vie. Et à la base de la formulation que propose l'apôtre dans sa lettre se trouve l'Église comme un seul corps et un seul esprit, unis par une seule espérance, unique pour tous.

Il s'agit précisément de l'Église avec une majuscule. Non d'une communauté terrestre fondée par les hommes, mais d'une réalité spirituelle. Et comme réalité spirituelle, l'Église est toujours le Royaume sur la terre. Si le chrétien est par définition un habitant du Royaume, l'Église est par définition la représentation du Royaume sur la terre.

Ses membres sont unis entre eux par un seul souffle, commun à tous : le souffle de ce Royaume. Et ils sont liés par une espérance commune, l'espérance que viendra le jour du retour du Christ dans la gloire, lorsque le Royaume se révélera jusqu'au bout et dans sa plénitude, incluant et transfigurant tout le monde. Voilà pourquoi tous les chrétiens ont un seul Seigneur. Ici, c'est bien ainsi : Seigneur avec une majuscule. Roi. Maître de Son Royaume. Celui-là même où l'on entre par le baptême, qui est lui aussi unique. Bien sûr, s'il y avait beaucoup d'églises, il y aurait aussi beaucoup de baptêmes. Mais l'Église avec une majuscule est une par définition.

C'est pourquoi le baptême est unique, s'il est véritable : car il introduit l'homme précisément dans cette Église avec une majuscule, et non dans une communauté terrestre quelconque. Ou alors il ne l'introduit nulle part, mais dans ce cas il conviendrait déjà de mettre le mot « baptême » entre guillemets. Et la foi de tous les chrétiens est elle aussi unique, pourvu qu'ils soient chrétiens. La foi, bien sûr, comme fidélité au Christ, et non comme descriptions diverses de nombreuses variantes de la vision chrétienne du monde. Et il y a un seul Dieu au-dessus de tous et de tout. Et en tous. Car seule la présence de Dieu peut faire de l'Église le corps du Christ, et du monde le Royaume. C'est là l'espérance des chrétiens. S'il s'agit, bien sûr, du vrai christianisme.

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Pour Ep 4:1-16
Je vous exhorte donc, moi le prisonnier dans le Seigneur, à mener une vie digne de l’appel que vous avez reçu :
en toute humilité, douceur et patience, supportez-vous les uns les autres avec charité ;
appliquez-vous à conserver l’unité de l’Esprit par ce lien qu’est la paix.
Il n’y a qu’un Corps et qu’un Esprit, comme il n’y a qu’une espérance au terme de l’appel que vous avez reçu ;
un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ;
un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, par tous et en tous.
Cependant chacun de nous a reçu sa part de la faveur divine selon que le Christ a mesuré ses dons.
C’est pourquoi l’on dit :Montant dans les hauteurs il a emmené des captifs,
il a donné des dons aux hommes.
« Il est monté », qu’est-ce à dire, sinon qu’il est aussi descendu, dans les régions inférieures de la terre ?
10 Et celui qui est descendu, c’est le même qui est aussi monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses.
11 C’est lui encore qui « a donné » aux uns d’être apôtres, à d’autres d’être prophètes, ou encore évangélistes, ou bien pasteurs et docteurs,
12 organisant ainsi les saints pour l’œuvre du ministère, en vue de la construction du Corps du Christ,
13 au terme de laquelle nous devons parvenir, tous ensemble, à ne faire plus qu’un dans la foi et la connaissance du Fils de Dieu, et à constituer cet Homme parfait, dans la force de l’âge, qui réalise la plénitude du Christ.
14 Ainsi nous ne serons plus des enfants, nous ne nous laisserons plus ballotter et emporter à tout vent de la doctrine, au gré de l’imposture des hommes et de leur astuce à fourvoyer dans l’erreur.
15 Mais, vivant selon la vérité et dans la charité, nous grandirons de toutes manières vers Celui qui est la Tête, le Christ,
16 dont le Corps tout entier reçoit concorde et cohésion par toutes sortes de jointures qui le nourrissent et l’actionnent selon le rôle de chaque partie, opérant ainsi sa croissance et se construisant lui-même, dans la charité.
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Dans la lecture d’aujourd’hui, l’apôtre Paul dit qu’à chacun de nous « la grâce a été donnée selon la mesure du don du Christ »...  Lire la suite

L’apôtre Paul dit qu’à chacun de nous « la grâce a été donnée selon la mesure du don du Christ ». Quelle est donc cette mesure ? La mesure du don du Christ ? La mesure de Son don, c’est Sa vie livrée pour nous ! Son don, c’est Lui-même. Ainsi, la mesure du don est sans limites. Autrement dit, la grâce accordée à chacun de nous est elle aussi sans limites. À chacun. Nous aimons nous décharger de notre responsabilité en disant que nous n’avons pas de dons particuliers, que nous sommes des gens modestes... Mais le Seigneur a déjà donné à chacun tout, la grâce sans mesure ! Et pour chacun de nous, ce don n’est pas seulement un cadeau, mais aussi une responsabilité.

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Pour Ep 4:1-16
Je vous exhorte donc, moi le prisonnier dans le Seigneur, à mener une vie digne de l’appel que vous avez reçu :
en toute humilité, douceur et patience, supportez-vous les uns les autres avec charité ;
appliquez-vous à conserver l’unité de l’Esprit par ce lien qu’est la paix.
Il n’y a qu’un Corps et qu’un Esprit, comme il n’y a qu’une espérance au terme de l’appel que vous avez reçu ;
un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ;
un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, par tous et en tous.
Cependant chacun de nous a reçu sa part de la faveur divine selon que le Christ a mesuré ses dons.
C’est pourquoi l’on dit :Montant dans les hauteurs il a emmené des captifs,
il a donné des dons aux hommes.
« Il est monté », qu’est-ce à dire, sinon qu’il est aussi descendu, dans les régions inférieures de la terre ?
10 Et celui qui est descendu, c’est le même qui est aussi monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses.
11 C’est lui encore qui « a donné » aux uns d’être apôtres, à d’autres d’être prophètes, ou encore évangélistes, ou bien pasteurs et docteurs,
12 organisant ainsi les saints pour l’œuvre du ministère, en vue de la construction du Corps du Christ,
13 au terme de laquelle nous devons parvenir, tous ensemble, à ne faire plus qu’un dans la foi et la connaissance du Fils de Dieu, et à constituer cet Homme parfait, dans la force de l’âge, qui réalise la plénitude du Christ.
14 Ainsi nous ne serons plus des enfants, nous ne nous laisserons plus ballotter et emporter à tout vent de la doctrine, au gré de l’imposture des hommes et de leur astuce à fourvoyer dans l’erreur.
15 Mais, vivant selon la vérité et dans la charité, nous grandirons de toutes manières vers Celui qui est la Tête, le Christ,
16 dont le Corps tout entier reçoit concorde et cohésion par toutes sortes de jointures qui le nourrissent et l’actionnent selon le rôle de chaque partie, opérant ainsi sa croissance et se construisant lui-même, dans la charité.
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En parlant de l'unité de la communauté ecclésiale, Paul a manifestement en vue non pas simplement une unité organisationnelle ou...  Lire la suite

En parlant de l'unité de la communauté ecclésiale, Paul a manifestement en vue non pas simplement une unité organisationnelle ou doctrinale. L'unité de la communauté ecclésiale est pour lui, avant tout, le signe d'une vie spirituelle normale et pleine chez les chrétiens qui en font partie. L'apôtre comprend parfaitement que l'unité n'est pas une fin en soi, ni même un moyen de résoudre telle ou telle tâche qui se pose à l'Église. L'unité de la communauté est la conséquence naturelle de relations normales entre chrétiens comme habitants du Royaume. Si Dieu est réellement non seulement «au-dessus de tous», mais aussi «en tous» et «à travers tous» (v. 6), alors l'unité de «tous» va de soi; d'autres relations entre des personnes qui vivent dans le Royaume et respirent avec Dieu d'un même souffle sont tout simplement impossibles.

Mais l'homme, qui n'est pas encore transfiguré jusqu'au bout, peut facilement perdre le Royaume en cédant à sa propre condition pécheresse; c'est pourquoi Paul appelle les chrétiens d'Éphèse à garder l'unité (v. 1-6): dans sa bouche, cet appel sonne comme un appel à ne pas oublier le Royaume et la vie spirituelle. Et Paul juge les ministères ecclésiaux selon qu'ils rapprochent ou non les serviteurs de la plénitude de la vie dans le Royaume. Pour lui, la notion même de grâce est inséparable du service: elle est donnée au chrétien pour le service et comme une part indissociable des relations qui l'unissent au Ressuscité (v. 7-10). Et, pour Paul, le service est lui aussi inséparable de la vie spirituelle du serviteur. Si l'Église était une organisation religieuse ordinaire, tout serait plus simple: on préparerait simplement les futurs serviteurs comme on se prépare, dans notre monde encore non transfiguré, à tout travail qui exige des connaissances et des compétences particulières; puis, après cette préparation, ils partiraient vers leurs ministères comme de jeunes spécialistes vont travailler après leurs études.

Mais dans le Royaume tout est différent: ici, il est impossible d'apprendre quelque chose ou de s'y préparer sans s'enraciner dans la vie du Royaume et sans transformer sa propre nature, de sorte qu'il faut apprendre le service au cours même de ce service. La vie du Royaume est si intégrale qu'on ne peut la séparer du service au sens étroit et concret du mot, et personne n'y est prêt, avant tout parce qu'on ne peut apprendre à vivre dans le Royaume qu'en y entrant. Et l'on ne peut apprendre les ministères du Royaume qu'en vivant en lui. La vie dans le Royaume devient elle-même service, et le service devient une part de la vie du Royaume. Ce n'est pas un hasard si Paul voit le sens principal de tous les ministères ecclésiaux dans l'édification du corps du Christ, et la tâche principale des serviteurs dans l'atteinte de cette plénitude de vie spirituelle que, dans notre langage habituel, on peut appeler la majorité spirituelle: l'homme devient alors assez mûr à tous égards pour qu'on puisse déjà lui confier n'importe quelle affaire, comme on la confie à un adulte responsable (v. 11-16). L'Église est la communauté des habitants du Royaume, et lui seul peut être le moyen, le but et le sens de tout ministère ecclésial.

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Pour Ep 4:1-6
Je vous exhorte donc, moi le prisonnier dans le Seigneur, à mener une vie digne de l’appel que vous avez reçu :
en toute humilité, douceur et patience, supportez-vous les uns les autres avec charité ;
appliquez-vous à conserver l’unité de l’Esprit par ce lien qu’est la paix.
Il n’y a qu’un Corps et qu’un Esprit, comme il n’y a qu’une espérance au terme de l’appel que vous avez reçu ;
un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ;
un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, par tous et en tous.
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L'apôtre Paul ne se contente pas de demander—il supplie. Il nous supplie tous de nous conduire d'une manière digne du nom de disciples du Christ. Et comment se conduire d'une manière digne du nom de chrétiens ?...  Lire la suite

L'apôtre Paul ne se contente pas de demander—il supplie. Il nous supplie tous de nous conduire d'une manière digne du nom de disciples du Christ. Et comment se conduire d'une manière digne du nom de chrétiens ? Pour Paul, cela signifie « maintenir l'unité de l'Esprit ». Nous pensons toujours que l'essentiel consiste en quelque vertu extraordinaire—que nous ne possédons certes pas non plus, mais peu importe, nous nous efforcerons de l'acquérir. Or tout se révèle si simple... et presque impossible. Préserver l'unité. Est-ce possible dans le monde d'aujourd'hui, où non seulement les différentes confessions chrétiennes sont séparées, mais où le sont souvent aussi les admirateurs de prêtres différents au sein d'une même paroisse ? Et en quoi consistera cette unité ? Il est parfaitement évident qu'aucun de nous, ni même nous tous ensemble, ne sommes capables de réunir les Églises divisées. Paul a probablement déjà donné la réponse : l'unité réside dans l'humilité, la douceur et la patience, dans le fait de nous supporter les uns les autres avec amour. Autrement dit, dans l'accueil aimant de l'autre malgré sa différence.

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