17 On ne viole pas impunément les lois divines, c'est ce que démontrera la période suivante.
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Les paroles de l'auteur sacré selon lesquelles il est impossible de violer impunément la loi donnée par Dieu se révèlent actuelles aussi bien dans le contexte des événements décrits dans les Livres des Maccabées que dans tout autre contexte. Pour l'auteur du livre, l'hellénisme devient péché contre Dieu et contre la Torah. À première vue, une telle position peut paraître non seulement conservatrice, mais franchement rétrograde: car à cette époque on associait à l'hellénisme l'idée de progrès, de civilisation, d'idées avancées du siècle, et de telles associations avaient toutes les raisons d'exister. Même l'État que fondèrent les Maccabées eux-mêmes après leur victoire était hellénistique sur le plan culturel: en ces temps-là, il ne pouvait tout simplement pas en être autrement.
Mais, malheureusement, l'hellénisme n'apportait pas seulement de nouvelles idées et des acquis de civilisation. Sa venue s'accompagnait d'un relâchement des moeurs, lié non à la science et à la philosophie comme telles, mais au fait qu'avec la vision traditionnelle du monde disparaissaient aussi les valeurs spirituelles et morales traditionnelles. La liberté a deux faces, et son revers sombre s'est manifesté pleinement dans le monde hellénistique: l'amoralisme, le relâchement spirituel et moral, le cynisme comme position de vie devinrent les compagnons de la civilisation hellénistique.
Et beaucoup, même parmi les Juifs croyants, étaient prêts à céder devant la poussée spirituelle des «ténèbres de ce siècle»: il leur semblait que toute résistance était inutile, que tout ce qui arrivait était aussi inévitable que l'arrivée de l'hiver ou de l'été en leur temps. Ceux qui n'avaient pas peur d'appeler les choses par leur nom et nommaient la débauche et l'amoralisme péché, et non conquête du progrès ou triomphe des idées nouvelles, étaient souvent regardés comme des rétrogrades, adversaires du progrès au nom d'idées et de principes dépassés. Une telle situation s'est répétée plus d'une fois ensuite dans l'histoire du monde, mais déjà dans le monde chrétien; ici, elle apparut pour la première fois avec une telle netteté.
Cet engouement pour un tel «progrès» ne pouvait être arrêté que d'une seule manière: il fallait faire sentir à ceux qui s'y laissaient entraîner son revers, leur en faire faire l'expérience. Et Dieu le permit à Son peuple: commencèrent les persécutions d'Antiochos Épiphane, qui agissait précisément dans l'esprit de la nouvelle époque, laquelle ne prenait au sérieux ni la vie spirituelle, ni la religion, ni la loi de Dieu, ni Dieu lui-même.
La seule vraie valeur de l'hellénisme se révéla être le pouvoir terrestre, et les Juifs qui s'en étaient enthousiasmés le sentirent très vite sur eux-mêmes. C'est alors qu'ils se tournèrent vers les idées les plus «rétrogrades», jusqu'à l'idée de guerre sainte, et vers les représentations les plus «absurdes», jusqu'à la foi en la venue prochaine du Messie. Alors Dieu aida Son peuple à vaincre: Il ne pouvait pas permettre que l'histoire de Son peuple s'achève au caprice d'un souverain demi-fou et tyrannique.
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