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RÉFLEXIONS pour Rm 7:15

15 Vraiment ce que je fais je ne le comprends pas : car je ne fais pas ce que je veux, mais je fais ce que je hais.
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La dualité intérieure est familière à plusieurs. Il semblerait que l'expérience de Paul à cet égard n’est en rien différente de l'expérience de beaucoup d'autres personnes. Mais est-ce ainsi ? Ce que nous appelons d'habitude la dualité intérieure, se trouve le plus souvent seulement un symptôme extérieur d'une certaine maladie spirituelle cachée. Bien sûr, en comparaison avec les manifestations extérieures de notre "moi" on peut considérer cette dualité que nous éprouvons parfois, comme quelque chose d’intérieur. Mais ses raisons sont beaucoup plus profonde, et le plus souvent nous ne les remarquons pas. D'où vient cette dualité? Le plus souvent elle est seulement l’une des manifestations de la nature humaine déchue. Notre «moi» spirituel, ce qu’on appelle dans les livres bibliques d'habitude "le coeur", dans l'état déchu il y a peu de gens chez qui l’intérieur est entier.

En fait, au départ chez l’homme déchu il n'est jamais entier, il faut arriver à cette entièreté, proposant à cela des efforts orientés. Un tel travail sur l’alignement de l’intérieure et l’obtention de l'entièreté spirituelle, proprement, s'appelle l'ascèse. Et seulement ayant passé un chemin spirituel défini, on peut obtenir une telle entièreté. Mais ce n’est pas encore la fin du chemin, c’est seulement sa première étape. À la première étape, à l’homme se révèle son intérieur personnel et ce chaos, qui règne d'habitude en lui, si on ne fait aucun effort pour changer la situation. La pratique ascétique peut mettre fin à ce chaos. Mais dans le même temps l’homme ouvre soudainement pour lui-même que dans sa propre nature, en dehors du chaos, qui empêche l'intégrité intérieure, il y a une autre force plus puissante lui résistant, s'il souhaite aller sur le chemin de la justice et observer la Torah.

Il s'agit de cet état pécheur, qui est propre à l’homme déchu. Il ne s’agit déjà plus ici du chaos intérieur, mais de la puissante force destructive, qui oppose celui qui veut observer la Torah, en respectant les commandements donnés par Dieu. Et l'apôtre, comme on voit, s’est heurté notamment à cela. Il n'a déjà plus aucun conflit intérieur, il connaît parfaitement, ce qu’il veut. Mais en outre Paul a conscience que dans sa propre nature il y a quelque chose qui s’oppose à la décision prise par lui, quand il tente de la réaliser. Voici ce quelque chose est ce que nous appelons d'habitude le péché originel. Et Paul comprend parfaitement que, à la différence d'une dualité intérieure habituelle, liée, en général, avec la faiblesse spirituelle, le péché originel est irrésistible pour l’homme. Seule l'arrivée du Messie et le souffle de ce Royaume, qu’Il a apporté au monde peut aider ici.

Autres réflexions

 
Pour Rm 7:14-25
14 En effet, nous savons que la Loi est spirituelle ; mais moi je suis un être de chair, vendu au pouvoir du péché.
15 Vraiment ce que je fais je ne le comprends pas : car je ne fais pas ce que je veux, mais je fais ce que je hais.
16 Or si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais, d’accord avec la Loi, qu’elle est bonne ;
17 en réalité ce n’est plus moi qui accomplis l’action, mais le péché qui habite en moi.
18 Car je sais que nul bien n’habite en moi, je veux dire dans ma chair ; en effet, vouloir le bien est à ma portée, mais non pas l’accomplir :
19 puisque je ne fais pas le bien que je veux et commets le mal que je ne veux pas.
20 Or si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui accomplis l’action, mais le péché qui habite en moi.
21 Je trouve donc une loi s’imposant à moi, quand je veux faire le bien : le mal seul se présente à moi.
22 Car je me complais dans la loi de Dieu du point de vue de l’homme intérieur ;
23 mais j’aperçois une autre loi dans mes membres qui lutte contre la loi de ma raison et m’enchaîne à la loi du péché qui est dans mes membres.
24 Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera de ce corps qui me voue à la mort ?
25 Grâces soient à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur !
C’est donc bien moi qui par la raison sers une loi de Dieu et par la chair une loi de péché.
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Êtes-vous satisfait de votre vie ? Êtes-vous satisfait de ce qui se passe autour de vous ? Et en vous ? Pensez-vous que tout va bien ?...  Lire la suite

Êtes-vous satisfait de votre vie ? Êtes-vous satisfait de ce qui se passe autour de vous ? Et en vous ? Pensez-vous que tout va bien ? Probablement pas tout. Et grâce à Dieu ! En réalité, il est très utile de se poser de telles questions de temps en temps, afin de ne pas rester immobile. Car si tout nous satisfait, nous cesserons peu à peu d’aspirer à quoi que ce soit. Bien sûr, nous pouvons nous contenter de ce qui existe — que nous jugions ce niveau élevé ou bas — mais qu’est-ce que cela nous apportera ? La stabilité ? Pas du tout. Bien au contraire. Non, ce n’est pas ce que le Seigneur attend de nous. Il sait évidemment parfaitement ce qui se passe dans notre âme ; Il en voit toute la « dynamique ». Mais Il veut toujours davantage pour nous et attend davantage de nous. Et si la situation que Paul décrit par ces mots : « Je ne fais pas ce que je veux, mais je fais ce que je hais », nous paraît plutôt triste, elle est pour Dieu le point de départ de Son travail avec nous. Oui, il n’est pas bon que les convictions et la foi s’accordent mal avec le comportement, mais Dieu est assez puissant pour nous tirer, à l’aide de cette paille, hors de notre « division » et faire de nous Ses véritables enfants : des personnes unifiées qui croient en Lui, qui L’aiment et qui Lui obéissent.

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Pour Rm 7:13-25
13 Une chose bonne serait-elle donc devenue mort pour moi ? Certes non ! Mais c’est le péché, lui, qui, afin de paraître péché, se servit d’une chose bonne pour me procurer la mort, afin que le péché exerçât toute sa puissance de péché par le moyen du précepte.
14 En effet, nous savons que la Loi est spirituelle ; mais moi je suis un être de chair, vendu au pouvoir du péché.
15 Vraiment ce que je fais je ne le comprends pas : car je ne fais pas ce que je veux, mais je fais ce que je hais.
16 Or si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais, d’accord avec la Loi, qu’elle est bonne ;
17 en réalité ce n’est plus moi qui accomplis l’action, mais le péché qui habite en moi.
18 Car je sais que nul bien n’habite en moi, je veux dire dans ma chair ; en effet, vouloir le bien est à ma portée, mais non pas l’accomplir :
19 puisque je ne fais pas le bien que je veux et commets le mal que je ne veux pas.
20 Or si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui accomplis l’action, mais le péché qui habite en moi.
21 Je trouve donc une loi s’imposant à moi, quand je veux faire le bien : le mal seul se présente à moi.
22 Car je me complais dans la loi de Dieu du point de vue de l’homme intérieur ;
23 mais j’aperçois une autre loi dans mes membres qui lutte contre la loi de ma raison et m’enchaîne à la loi du péché qui est dans mes membres.
24 Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera de ce corps qui me voue à la mort ?
25 Grâces soient à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur !
C’est donc bien moi qui par la raison sers une loi de Dieu et par la chair une loi de péché.
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Qui ne serait prêt à souscrire à ces paroles de l'apôtre ? Il est rare de rencontrer quelqu'un qui agisse pour le mal en tant que tel...  Lire la suite

Qui ne serait prêt à souscrire à ces paroles de l'apôtre ? Il est rare de rencontrer quelqu'un qui agisse pour le mal en tant que tel. Nos actes se décrivent plutôt par la règle : « Nous voulions faire au mieux, mais cela a tourné comme toujours. » L'universalité de la loi formulée par Paul n'apporte aucune consolation ; en s'observant soi-même, on risque de tomber dans le désespoir. Et que fait Paul ? Il écrit : « Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur. » Une fois encore, l'issue ne nous est donnée que par l'Homme parfait, Jésus, en qui l'esprit comme la chair servent la loi de Dieu.

Outre tout ce que ce texte nous dit directement, après l'avoir lu, nous ne pouvons plus justifier notre inaction ou notre manque de foi par la faiblesse et par la « loi de Paul ». Car l'apôtre Paul est lui aussi ainsi ; il parle ici de lui-même. L'homme qui devint l'apôtre des païens, un maître, un pasteur spirituel et un exemple à suivre est atteint des mêmes infirmités que nous. En nous en souvenant, nous pouvons accomplir beaucoup, même sans devenir apôtres des païens.

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Pour Rm 7:13-25
13 Une chose bonne serait-elle donc devenue mort pour moi ? Certes non ! Mais c’est le péché, lui, qui, afin de paraître péché, se servit d’une chose bonne pour me procurer la mort, afin que le péché exerçât toute sa puissance de péché par le moyen du précepte.
14 En effet, nous savons que la Loi est spirituelle ; mais moi je suis un être de chair, vendu au pouvoir du péché.
15 Vraiment ce que je fais je ne le comprends pas : car je ne fais pas ce que je veux, mais je fais ce que je hais.
16 Or si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais, d’accord avec la Loi, qu’elle est bonne ;
17 en réalité ce n’est plus moi qui accomplis l’action, mais le péché qui habite en moi.
18 Car je sais que nul bien n’habite en moi, je veux dire dans ma chair ; en effet, vouloir le bien est à ma portée, mais non pas l’accomplir :
19 puisque je ne fais pas le bien que je veux et commets le mal que je ne veux pas.
20 Or si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui accomplis l’action, mais le péché qui habite en moi.
21 Je trouve donc une loi s’imposant à moi, quand je veux faire le bien : le mal seul se présente à moi.
22 Car je me complais dans la loi de Dieu du point de vue de l’homme intérieur ;
23 mais j’aperçois une autre loi dans mes membres qui lutte contre la loi de ma raison et m’enchaîne à la loi du péché qui est dans mes membres.
24 Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera de ce corps qui me voue à la mort ?
25 Grâces soient à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur !
C’est donc bien moi qui par la raison sers une loi de Dieu et par la chair une loi de péché.
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Poursuivant son entretien sur la vie et la mort, sur la Torah et sur la justice, Paul attire...  Lire la suite

Poursuivant son entretien sur la vie et la mort, sur la Torah et sur la justice, Paul attire l’attention sur le choix de l’homme, y voyant le fondement de la vie spirituelle. Il parle de ce dédoublement intérieur qui se révèle inévitablement à quiconque essaie de suivre le chemin de la justice (v. 15-20). Bien entendu, un tel dédoublement ne peut en aucune manière être considéré comme une norme ; il est la conséquence de la chute, la conséquence du fait que l’homme déchu est gravement malade, ou plus exactement blessé, dès sa naissance. Et sans transformation radicale de la nature humaine, on ne guérit pas de la blessure héréditaire reçue lors de la chute. Pourtant l’homme a un choix : car on peut aussi se comporter de différentes manières face à sa propre maladie ou à sa propre blessure, surtout maintenant qu’est venu dans le monde Celui qui peut offrir un remède à un mal jusque-là incurable. On peut se libérer de la division intérieure si l’on renonce entièrement à sa propre vie pour commencer à vivre de la vie du Christ, où il n’y a plus de place pour aucune division (v. 24-25).

Mais cette libération ne signifie pas que le combat intérieur soit terminé. Il ne s’achèvera que lorsque « l’homme intérieur » et les « membres » (v. 21-23) deviendront un seul tout, lorsque s’accomplira ce à quoi appelle la Torah, qui demande d’aimer Dieu non seulement de tout son cœur, mais aussi de tout son être et de toutes ses forces. Le choix du cœur est fait (Paul préfère parler de « l’intelligence », mais cela ne change rien au fond) ; l’apôtre est prêt à suivre le Christ sur le chemin de la justice. Il désire ardemment le Royaume de tout son être, son âme se précipite pour suivre la Torah, mais le corps, atteint par le péché, résiste. Il n’y a qu’une issue : ce qui résiste doit mourir. Le péché et ceux qui servent le péché sont prêts à tuer le juste pour le seul désir de suivre la Torah ; c’est précisément le commandement qui révèle toute la force du péché, en faisant de lui, selon la parole de Paul, un « surpéché », le péché dans toute sa plénitude (v. 13).

Mais une telle mort ne sert pas à grand-chose ; elle ne serait que le meurtre du juste, pour qui la perte resterait seulement une perte. Pour la véritable libération, il faut l’aide de Celui qui peut donner le Royaume à quiconque le cherche et se confie. Mais elle ne deviendra possible que si le consentement à l’opération qui délivre du « corps de mort » est donné librement. C’est alors que le choix fait par celui qui veut marcher sur le chemin de la justice devient décisif, car le succès de l’opération dépend de ce à quoi, à quelle partie de son être, celui qui est guéri s’identifie. L’homme est libre, et Dieu ne retranchera pas ce qui, pour l’homme, a une valeur absolue et une importance absolue. Si cette valeur absolue se trouve être le « corps de mort », il n’y aura pas d’opération : Dieu l’annulera et renoncera au traitement jusqu’à des temps meilleurs, qui ne viendront que lorsque le malade acceptera librement de renoncer à ce qu’il faut retrancher. Mais dans ce cas, le chemin vers le Royaume devra aussi être remis à plus tard. Au mieux, pour longtemps. Au pire, pour toujours.

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