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RÉFLEXIONS pour Jc 1:7

7 Qu’il ne s’imagine pas, cet homme-là, recevoir quoi que ce soit du Seigneur :
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Il y a dans le monde beaucoup de chrétiens qui sont convaincus, plus ou moins sincèrement, que Dieu n'agit que dans l'Église et ne s'adresse qu'à eux, les chrétiens. Il est difficile de dire quand une telle conviction est apparue dans le milieu ecclésial. Elle existe sans doute depuis aussi longtemps que le christianisme lui-même. La source de cette certitude est liée à la perception du christianisme comme une nouvelle religion donnée par Dieu pour renouveler le monde par ceux qui en deviendraient les adeptes. Alors tout est logique: si Dieu a créé une nouvelle religion, seule vraie, cela signifie que toutes les autres religions sont par définition fausses.

Dieu n'y est pas et ne peut pas y être. Il n'est que dans le christianisme, bien qu'à ce stade, aujourd'hui, on indique d'ordinaire non pas le christianisme, mais telle confession chrétienne concrète à laquelle appartient celui qui parle. Tous les autres sont hors de Dieu, hors du Royaume et hors du salut. Pourtant, le christianisme n'a pas été conçu ni créé par son Fondateur comme une nouvelle religion. Il a été fondé comme une vie nouvelle, la vie dans le Royaume que le Sauveur a apporté dans le monde. Et Lui-même n'a jamais dit que Son action et le cercle de Sa communion seraient limités à Ses seuls disciples, ni qu'Il ne sortirait jamais des frontières de Son Église.

Bien sûr, ceux qui sont déjà entrés dans l'Église n'ont pas à chercher la rencontre avec Lui d'une autre manière. Dans Son Église, il y a tout le nécessaire et le suffisant pour une pleine communion avec Lui. Mais il y a dans le monde d'autres personnes qui ne sont pas encore entrées dans l'Église, et peut-être n'y entreront jamais, du moins pendant leur vie terrestre. Les raisons peuvent être nombreuses, et ce n'est pas à nous d'en juger. Il nous importe seulement de nous rappeler que le christianisme est précisément une vie nouvelle. La vie du Royaume. Une vie en plénitude et sans frontières.

Une vie qui, objectivement, ne peut être limitée par aucun cadre terrestre. Ni même céleste: Dieu veut dès le commencement que personne ne périsse et que tout pécheur se convertisse et soit sauvé. La venue du Christ n'est pas un événement religieux, ni même seulement spirituel au sens humain; c'est un événement de portée universelle, cosmique. Sa venue, comme la manifestation du Royaume dans le monde, a objectivement et réellement tout changé et a touché tous et chacun.

Le souffle du Royaume passe dans le monde, touchant quiconque cherche sincèrement la vérité. Ainsi, la main de Dieu peut désormais atteindre absolument chacun. Bien sûr, cela était possible à Dieu auparavant aussi, aux temps préchrétiens. Mais maintenant Il a la possibilité de travailler avec chacun dans un milieu qui correspond spirituellement pleinement au caractère de Son œuvre. Et tout ce qu'il y a de bon dans la vie d'un homme vient d'une seule source. Car il n'y en a pas d'autre: Dieu est un, le Messie est un, et le Royaume aussi est un.

Autres réflexions

 
Pour Jc 1:7
7 Qu’il ne s’imagine pas, cet homme-là, recevoir quoi que ce soit du Seigneur :
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Il y a dans le monde beaucoup de chrétiens plus ou moins sincèrement convaincus que Dieu n'agit que dans l'Église et ne s'adresse qu'à eux, les chrétiens. Il est difficile de dire quand une telle conviction est apparue dans le milieu ecclésial. Elle existe depuis aussi longtemps que le christianisme lui-même. La source de cette assurance est liée à la perception...  Lire la suite

Il y a dans le monde beaucoup de chrétiens plus ou moins sincèrement convaincus que Dieu n'agit que dans l'Église et ne s'adresse qu'à eux, les chrétiens. Il est difficile de dire quand une telle conviction est apparue dans le milieu ecclésial. Elle existe depuis aussi longtemps que le christianisme lui-même.

La source de cette assurance est liée à la perception du christianisme comme d'une nouvelle religion donnée par Dieu pour renouveler le monde par ceux qui en deviennent les adeptes. Alors tout est logique : si Dieu a créé une religion nouvelle, seule vraie, toutes les autres religions sont par définition fausses. Dieu n'y est pas et ne peut pas y être. Il n'est que dans le christianisme, même si, à notre époque, on désigne d'ordinaire non pas le christianisme, mais une confession chrétienne concrète à laquelle appartient celui qui parle. Tous les autres sont hors de Dieu, hors du Royaume et hors du salut.

Or le christianisme n'a été ni conçu ni créé par son Fondateur comme une nouvelle religion. Il a été fondé comme une vie nouvelle, la vie dans ce Royaume que le Sauveur a apporté dans le monde. Et lui-même n'a jamais dit que son activité et le cercle de sa communion seraient limités seulement à ses disciples, qu'il ne franchirait jamais les frontières de son Église.

Bien sûr, ceux qui sont déjà entrés dans l'Église n'ont pas besoin de chercher une rencontre avec lui par un autre moyen. Dans son Église se trouve tout ce qui est nécessaire et suffisant pour une pleine communion avec lui. Mais il y a dans le monde d'autres personnes qui ne sont pas encore entrées dans l'Église, et qui n'y entreront peut-être jamais, du moins durant leur vie terrestre. Il peut y avoir à cela beaucoup de raisons, et ce n'est pas à nous d'en juger. Il nous importe seulement de nous rappeler que le christianisme est précisément une vie nouvelle. La vie du Royaume. Une vie en plénitude et sans frontières.

Une vie qui, objectivement, ne peut être limitée par aucun cadre terrestre. Ni par aucun cadre céleste non plus : dès le commencement, Dieu ne veut que personne périsse et veut que tout pécheur se convertisse et soit sauvé. La venue du Christ n'est pas un événement religieux, ni même seulement un événement spirituel au sens humain. C'est un événement d'échelle universelle, cosmique. Sa venue, comme l'apparition du Royaume dans le monde, a objectivement et très réellement tout changé et touché tous et chacun.

Le souffle du Royaume souffle dans le monde, touchant tous ceux qui cherchent sincèrement la vérité. Cela signifie que la main de Dieu peut maintenant atteindre absolument chacun. Bien sûr, cela était possible à Dieu auparavant aussi, aux temps préchrétiens. Mais maintenant, il a la possibilité de travailler avec chaque personne dans un milieu qui correspond spirituellement tout à fait au caractère de son action. Et tout ce qu'il y a de bon dans la vie d'un homme vient d'une seule source. Il n'y en a pas d'autre : Dieu est un, le Messie est un, et le Royaume aussi est un.

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Pour Jc 1:1-18
1 Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux douze tribus de la Dispersion, salut !
2 Tenez pour une joie suprême, mes frères, d’être en butte à toutes sortes d’épreuves.
3 Vous le savez : bien éprouvée, votre foi produit la constance ;
4 mais que la constance s’accompagne d’une œuvre parfaite, afin que vous soyez parfaits, irréprochables, ne laissant rien à désirer.
5 Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu — il donne à tous généreusement, sans récriminer — et elle lui sera donnée.
6 Mais qu’il demande avec foi, sans hésitation, car celui qui hésite ressemble au flot de la mer que le vent soulève et agite.
7 Qu’il ne s’imagine pas, cet homme-là, recevoir quoi que ce soit du Seigneur :
8 homme à l’âme partagée, inconstant dans toutes ses voies !
9 Que le frère d’humble condition se glorifie de son exaltation
10 et le riche de son humiliation, car il passera comme fleur d’herbe.
11 Le soleil brûlant s’est levé : il a desséché l’herbe et sa fleur tombe, sa belle apparence est détruite. Ainsi se flétrira le riche dans ses démarches !
12 Heureux homme, celui qui supporte l’épreuve ! Sa valeur une fois reconnue, il recevra la couronne de vie que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment.
13 Que nul, s’il est éprouvé, ne dise : « C’est Dieu qui m’éprouve. » Dieu en effet n’éprouve pas le mal, il n’éprouve non plus personne.
14 Mais chacun est éprouvé par sa propre convoitise qui l’attire et le leurre.
15 Puis la convoitise, ayant conçu, donne naissance au péché, et le péché, parvenu à son terme, enfante la mort.
16 Ne vous égarez pas, mes frères bien-aimés :
17 tout don excellent, toute donation parfaite vient d’en haut et descend du Père des lumières, chez qui n’existe aucun changement, ni l’ombre d’une variation.
18 Il a voulu nous enfanter par une parole de vérité, pour que nous soyons comme les prémices de ses créatures.
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Le mot « patience », si important dans les paroles de l'apôtre Jacques que nous lisons aujourd'hui, est l'un des termes les plus importants de toutes les Épîtres...  Lire la suite

Le mot « patience », si important dans les paroles de l'apôtre Jacques que nous lisons aujourd'hui, est l'une des notions les plus importantes de l'ensemble des Épîtres des apôtres. Dans la seule Épître aux Romains — texte essentiel pour la théologie de l'apôtre Paul —, il revient au moins huit fois, dans un texte relativement court. Ce nombre comprend aussi bien la longanimité de Dieu que la patience humaine. Rappelons ces paroles admirables : et ce n'est pas tout ; nous nous glorifions aussi des tribulations, sachant que la tribulation produit la patience, la patience une vertu éprouvée, et la vertu éprouvée l'espérance ; or l'espérance ne déçoit pas, parce que l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné (Rm 5:4). L'apôtre Jacques dit aujourd'hui : que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans manquer de rien. En réalité, la seule raison pour laquelle il nous faut patienter est qu'il nous manque telle ou telle perfection. Nous devons supporter notre propre imperfection. Voilà ce qu'il importe de comprendre. Et le Seigneur supporte notre imperfection… Et l'on ne sait pas à qui cette patience coûte le plus. D'ailleurs, nous supportons aussi l'imperfection de ceux qui nous entourent. Et tout psychologue contemporain dira que le seul facteur de stabilité du mariage est la capacité d'au moins l'un des deux conjoints à faire preuve de patience. Enfin, même la sagesse populaire dit : Dieu a patienté et nous a ordonné d'en faire autant. Ce mot est également d'une importance capitale dans la littérature ascétique.

Mais comment pouvons-nous faire preuve d'une telle patience ? Ce sont des saints ; ils se trouvaient dans des circonstances historiques exceptionnelles ; de plus, ils étaient couronnés de gloire… Oui, mais dans notre vie ordinaire aussi, nous devons nous souvenir de cette patience qui était la leur, afin de comprendre combien nos plaintes contre la vie sont pécheresses. Nous souvenir que notre Dieu est « le Dieu de la patience et de la consolation » Rm 15:5).

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Pour Jc 1:1-15
1 Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux douze tribus de la Dispersion, salut !
2 Tenez pour une joie suprême, mes frères, d’être en butte à toutes sortes d’épreuves.
3 Vous le savez : bien éprouvée, votre foi produit la constance ;
4 mais que la constance s’accompagne d’une œuvre parfaite, afin que vous soyez parfaits, irréprochables, ne laissant rien à désirer.
5 Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu — il donne à tous généreusement, sans récriminer — et elle lui sera donnée.
6 Mais qu’il demande avec foi, sans hésitation, car celui qui hésite ressemble au flot de la mer que le vent soulève et agite.
7 Qu’il ne s’imagine pas, cet homme-là, recevoir quoi que ce soit du Seigneur :
8 homme à l’âme partagée, inconstant dans toutes ses voies !
9 Que le frère d’humble condition se glorifie de son exaltation
10 et le riche de son humiliation, car il passera comme fleur d’herbe.
11 Le soleil brûlant s’est levé : il a desséché l’herbe et sa fleur tombe, sa belle apparence est détruite. Ainsi se flétrira le riche dans ses démarches !
12 Heureux homme, celui qui supporte l’épreuve ! Sa valeur une fois reconnue, il recevra la couronne de vie que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment.
13 Que nul, s’il est éprouvé, ne dise : « C’est Dieu qui m’éprouve. » Dieu en effet n’éprouve pas le mal, il n’éprouve non plus personne.
14 Mais chacun est éprouvé par sa propre convoitise qui l’attire et le leurre.
15 Puis la convoitise, ayant conçu, donne naissance au péché, et le péché, parvenu à son terme, enfante la mort.
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Dans son épître, Jacques rappelle l'une des notions clés de la tradition yahviste, puis juive : la sagesse. Son sens et son contenu ont évolué au fil du temps, mais une chose est restée constante...  Lire la suite

Dans son épître, Jacques rappelle l'une des notions clés de la tradition yahviste, puis juive : la sagesse. Son sens et son contenu ont évolué au fil du temps, mais une chose est restée constante : chez les peuples sémitiques en général et les Juifs en particulier, la sagesse n'a jamais été associée uniquement à la théorie, à la pensée abstraite et à la connaissance spéculative. On l'a toujours considérée comme quelque chose de pratique, davantage comme un savoir-faire ou une aptitude que comme un savoir théorique. Après l'exil à Babylone, à l'époque du Second Temple, il s'agissait avant tout d'une aptitude à vivre dans la justice, de la pratique de la vie spirituelle.

Cela peut paraître étrange : de quelle aptitude à vivre dans la justice peut-on parler, si la justice n'est nullement une œuvre humaine, mais un don de Dieu ? Pourtant, l'apôtre formule très clairement l'une des exigences fondamentales de la vie juste : l'unité intérieure de la personne. Celui dont l'âme est divisée n'est pas affermi sur le chemin (« L'homme aux pensées partagées est instable dans toutes ses voies ») : telle est la pensée centrale de Jacques. En effet, du point de vue des auteurs bibliques, l'âme est ce courant de vie que Dieu nous a donné et dont nous disposons, que nous dirigeons comme nous le jugeons bon. Nous demeurons en lui, et lui en nous.

Mais on ne peut vivre pleinement que si ce courant suit un seul lit, sans se diviser en ruisseaux qui menacent sans cesse de tarir. Ce que sera notre vie dépend de notre état spirituel, du degré d'unité de notre volonté. C'est dans ce contexte que Jacques parle de la constance (« patience ») qui s'acquiert dans les épreuves (« tentations »). La foi est avant tout confiance en Dieu ; elle suppose que le centre de notre vie soit cette présence de Dieu sans laquelle aucune communion avec Lui n'est possible.

Mais pour que cette communion soit réellement ininterrompue, notre volonté doit y être enracinée, sans être « ballottée » par chaque influence extérieure. Cette concentration de la volonté sur la Présence se développe comme une aptitude pratique grâce aux épreuves que traverse la personne et qui la détournent de l'essentiel. Si elle se sert au contraire de ces épreuves pour affermir son aptitude à concentrer son attention sur Dieu, elles la rendent sage : au sens de cette sagesse pratique qui est précisément l'aptitude à la communion avec Dieu, ouvrant à la personne le chemin de la justice.

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Pour Jc 1:1-15
1 Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux douze tribus de la Dispersion, salut !
2 Tenez pour une joie suprême, mes frères, d’être en butte à toutes sortes d’épreuves.
3 Vous le savez : bien éprouvée, votre foi produit la constance ;
4 mais que la constance s’accompagne d’une œuvre parfaite, afin que vous soyez parfaits, irréprochables, ne laissant rien à désirer.
5 Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu — il donne à tous généreusement, sans récriminer — et elle lui sera donnée.
6 Mais qu’il demande avec foi, sans hésitation, car celui qui hésite ressemble au flot de la mer que le vent soulève et agite.
7 Qu’il ne s’imagine pas, cet homme-là, recevoir quoi que ce soit du Seigneur :
8 homme à l’âme partagée, inconstant dans toutes ses voies !
9 Que le frère d’humble condition se glorifie de son exaltation
10 et le riche de son humiliation, car il passera comme fleur d’herbe.
11 Le soleil brûlant s’est levé : il a desséché l’herbe et sa fleur tombe, sa belle apparence est détruite. Ainsi se flétrira le riche dans ses démarches !
12 Heureux homme, celui qui supporte l’épreuve ! Sa valeur une fois reconnue, il recevra la couronne de vie que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment.
13 Que nul, s’il est éprouvé, ne dise : « C’est Dieu qui m’éprouve. » Dieu en effet n’éprouve pas le mal, il n’éprouve non plus personne.
14 Mais chacun est éprouvé par sa propre convoitise qui l’attire et le leurre.
15 Puis la convoitise, ayant conçu, donne naissance au péché, et le péché, parvenu à son terme, enfante la mort.
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Jacques s'adresse aux douze tribus qui sont dans la dispersion. Cette définition désignait depuis l'Antiquité le peuple juif, mais faut-il comprendre que...  Lire la suite

Jacques s'adresse aux douze tribus qui sont dans la dispersion. Cette définition désignait depuis l'Antiquité le peuple juif, mais faut-il comprendre que Jacques s'adresse exclusivement aux chrétiens issus des Juifs? Puisque le contenu de l'épître concerne tous les chrétiens, nous sommes en droit de comprendre par les douze tribus les frères qui constituent l'Église - le peuple de Dieu de la Nouvelle Alliance.

L'appel à se réjouir des tentations produit d'abord une impression étrange. On peut certes trouver un motif de joie dans le fait que, si les forces des ténèbres t'attaquent, cela signifie que tu ne leur appartiens pas. Mais une telle conscience peut mener à la suffisance, puis à l'illusion sur soi et à une orgueilleuse exaltation de soi, et c'est précisément un piège satanique.

Il ne faut donc pas se réjouir des tentations, mais de ce que le Seigneur nous donne la force de les affronter et de résister aux séductions. Il ne faut pas les craindre ni perdre la tête par peur, mais il convient de les reconnaître à temps et d'être prêt à recevoir l'aide d'en haut.

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Pour Jc 1:1-11
1 Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux douze tribus de la Dispersion, salut !
2 Tenez pour une joie suprême, mes frères, d’être en butte à toutes sortes d’épreuves.
3 Vous le savez : bien éprouvée, votre foi produit la constance ;
4 mais que la constance s’accompagne d’une œuvre parfaite, afin que vous soyez parfaits, irréprochables, ne laissant rien à désirer.
5 Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu — il donne à tous généreusement, sans récriminer — et elle lui sera donnée.
6 Mais qu’il demande avec foi, sans hésitation, car celui qui hésite ressemble au flot de la mer que le vent soulève et agite.
7 Qu’il ne s’imagine pas, cet homme-là, recevoir quoi que ce soit du Seigneur :
8 homme à l’âme partagée, inconstant dans toutes ses voies !
9 Que le frère d’humble condition se glorifie de son exaltation
10 et le riche de son humiliation, car il passera comme fleur d’herbe.
11 Le soleil brûlant s’est levé : il a desséché l’herbe et sa fleur tombe, sa belle apparence est détruite. Ainsi se flétrira le riche dans ses démarches !
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La lecture d’aujourd’hui, tirée de l’épître de l’apôtre Jacques, est presque entièrement consacrée à l’attitude juste que nous devons avoir face à la tentation...  Lire la suite

La lecture d’aujourd’hui, tirée de l’épître de l’apôtre Jacques, est presque entièrement consacrée à l’attitude juste que nous devons avoir face à la tentation. Certes, ces épreuves n’ont rien de bon ; bien plus, une personne sort souvent des situations de tentation épuisée, meurtrie et blessée, même si elle n’a pas été vaincue. Pourtant, l’Apôtre tient à attirer notre attention sur la nécessité de traverser les tentations avec patience. La nécessité de résister aux puissantes attaques du mal venant de différents côtés et déguisées en bien, ainsi que la constance et la fermeté que cela exige, permettent d’acquérir un regard et un esprit limpides, et par conséquent une foi limpide. C’est précisément cette clarté qui permet de surmonter les doutes lorsque l’on a très envie de céder au mal, tout en comprenant clairement qu’il n’en sortira rien de bon. Nous nous justifions habituellement en disant que la tentation est trop forte et que nous ne pouvons pas lui résister. Nous oublions ainsi que seul celui qui a résisté jusqu’au bout peut connaître toute la force de l’assaut du mal : non pas celui qui est tombé à terre à la première rafale de vent, mais celui qui est resté debout dans la tempête. Nous sommes tenus de rester debout jusqu’au bout, car le premier qui a tenu ferme est mort sur la Croix pour que nous ayons la vie.

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