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RÉFLEXIONS pour Mt 16:22

22 Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner en disant : " Dieu t'en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t'arrivera point ! "
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Les paroles du Sauveur au sujet de Ses souffrances et de Sa mort sur la croix n'ont jamais suscité chez les apôtres que crainte et incompréhension. Pourquoi donc ? La réponse la plus simple serait qu'ils avaient peur pour leur Maître bien-aimé, peur de Le perdre. Et pourtant, la raison ne tenait pas seulement à cela. Elle tenait aussi à ces représentations messianiques que les disciples de Jésus partageaient avec leurs contemporains. À cette époque, on attendait du Messie avant tout qu'Il rétablisse un État juif indépendant et qu'Il y établisse des lois conformes à la Torah.

On regardait le Messie comme le Roi vainqueur des païens et comme le Gouvernant juste, que Dieu aiderait à vaincre et à affermir Son pouvoir en envoyant à Son secours l'armée angélique céleste. Un tel Messie ne pouvait tout simplement pas mourir. Certes, l'image du Messie souffrant était connue de la tradition juive de cette époque. Mais un Messie souffrant n'est pas un Messie qui périt.

On supposait que le Messie, bien sûr, pouvait ne pas parvenir au pouvoir immédiatement. La guerre serait longue, et peut-être y aurait-il dans cette guerre des moments où le Messie serait menacé, où Il se trouverait très probablement même au bord de la mort. Mais Dieu ne Le laisserait pas périr : car une telle mort aurait signifié la fin, l'échec du plan de Dieu et l'effondrement de toutes les espérances du peuple de Dieu. Or Jésus, entre-temps, parle, de manière tout à fait claire et sans ambiguïté, précisément de Sa mort, et d'une mort non au combat, mais sur la croix, la mort d'un criminel et non d'un guerrier héroïque.

Une telle chose ne pouvait tout simplement pas entrer dans l'esprit de Pierre. Ni, d'ailleurs, dans celui des autres apôtres. Mais Pierre était plus résolu dans sa franchise et osa exprimer ce que les autres n'avaient pas osé dire tout haut. Et il se retrouva, bien sûr involontairement, du côté de Satan, qui avait tenté le Sauveur dans le désert. Car l'idéal messianique traditionnel supposait précisément ce que Satan avait proposé à Jésus pendant cette épreuve : établir Son Royaume sur la terre selon les lois du monde déchu, qui gît dans le mal.

L'établir non comme Royaume de l'amour, mais comme royaume de la force. Ce n'est pas par hasard que Satan n'était même pas opposé à l'idée de donner à Jésus la possibilité d'agir librement en échange d'un seul signe, purement symbolique, de reconnaissance de son pouvoir, à lui, Satan. En échange d'une seule prosternation dont personne ne saurait jamais rien, car il n'y avait pas de témoins. Il le sait : tout royaume construit selon les lois du monde déchu lui appartiendra. Pierre, contrairement à son Maître, ne le comprend pas. Et il reçoit une réponse d'une dureté extrême. Pour son propre bien.

Autres réflexions

 
Pour Mt 16:21-23
21 À dater de ce jour, Jésus commença de montrer à ses disciples qu'il lui fallait s'en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter.
22 Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner en disant : " Dieu t'en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t'arrivera point ! "
23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : " Passe derrière moi, Satan ! tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! "
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Les paroles du Sauveur sur Ses souffrances et Sa mort sur la croix n'ont jamais suscité chez les apôtres que peur et incompréhension. Pourquoi donc ? La réponse la plus simple est qu'ils avaient peur pour le Maître aimé, peur de Le perdre. Et pourtant il ne s'agissait sans doute pas seulement de cela. Il s'agissait aussi de ces...  Lire la suite

Ces paroles du Sauveur n'ont jamais suscité chez les apôtres que peur et incompréhension. Pourquoi donc ? La réponse la plus simple est qu'ils avaient peur pour le Maître aimé, peur de Le perdre. Et pourtant il ne s'agissait sans doute pas seulement de cela. Il s'agissait aussi des représentations messianiques que les disciples de Jésus partageaient avec leurs contemporains. À cette époque, on attendait du Messie avant tout qu'Il rétablisse un État juif indépendant et qu'Il y établisse des lois conformes à la Torah.

On regardait le Messie comme un Roi, vainqueur des païens, et comme un juste Gouvernant à qui Dieu aiderait à vaincre et à établir Son pouvoir en envoyant à Son secours l'armée angélique céleste. Un tel Messie ne pouvait tout simplement pas mourir. Il est vrai que l'image du Messie souffrant était connue de la tradition juive de cette époque. Mais un Messie souffrant n'est pas la même chose qu'un Messie qui périt.

On supposait que le Messie, bien sûr, pouvait ne pas parvenir immédiatement au pouvoir. La guerre serait longue et il y aurait peut-être, au cours de cette guerre, des moments où le Messie serait menacé, où Il se trouverait même fort probablement au bord de la mort. Mais Dieu ne Le laisserait pas périr : car une telle mort signifierait la fin, l'échec du plan de Dieu et l'effondrement de toutes les espérances du peuple de Dieu. Or Jésus parle entre-temps, et de façon tout à fait claire et univoque, précisément de Sa mort, et d'une mort non au combat, mais sur la croix, de la mort d'un criminel, non d'un guerrier héros.

Cela n'entrait tout simplement pas dans l'esprit de Pierre. Pas plus, d'ailleurs, que dans celui des autres apôtres. Mais Pierre était plus décidé dans sa franchise et osa dire ce que les autres n'avaient pas osé prononcer à haute voix. Et il se trouva, bien sûr involontairement, du côté de Satan, qui avait tenté le Sauveur dans le désert. Car l'idéal messianique traditionnel supposait justement ce que Satan avait proposé à Jésus lors de cette épreuve : établir Son Royaume sur la terre selon les lois du monde déchu, qui gît dans le mal.

L'établir non comme Royaume de l'amour, mais comme royaume de la force. Ce n'est pas un hasard si Satan n'était même pas opposé à donner à Jésus la possibilité d'agir librement en échange d'un seul signe, purement symbolique, de reconnaissance de son autorité, à lui, Satan. En échange d'une seule prosternation, dont personne ne saurait jamais rien, puisqu'il n'y avait pas de témoins. Il sait que tout royaume construit selon les lois du monde déchu lui appartiendra. Pierre, contrairement à son Maître, ne le comprend pas. Et il reçoit une réponse d'une dureté extrême. Pour son propre bien.

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Pour Mt 16:20-24
20 Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Christ.
21 À dater de ce jour, Jésus commença de montrer à ses disciples qu'il lui fallait s'en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter.
22 Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner en disant : " Dieu t'en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t'arrivera point ! "
23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : " Passe derrière moi, Satan ! tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! "
24 Alors Jésus dit à ses disciples : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
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Non seulement beaucoup de pharisiens, mais les apôtres eux-mêmes ne comprenaient pas leur Maître en tout. C'est au fond ce qui explique, semble-t-il, la réaction de Pierre aux paroles de Jésus...  Lire la suite

Non seulement beaucoup de pharisiens, mais les apôtres eux-mêmes ne comprenaient pas leur Maître en tout. C'est au fond ce qui explique, semble-t-il, la réaction de Pierre aux paroles de Jésus sur Sa mort et Sa résurrection à venir. En ce qui concerne la mort et la résurrection, les disciples, semble-t-il, ne comprirent jamais vraiment Jésus, et ce n'est qu'après Sa résurrection que la situation s'éclaircit quelque peu pour eux.

Il est évident que Pierre et les autres apôtres s'en tenaient tout de même à des vues plus ou moins traditionnelles sur le Messie et le messianisme. Et ils ne comprenaient absolument pas comment le Messie pouvait mourir. Il ne s'agissait même pas du fait qu'Il ressusciterait ensuite d'entre les morts: les apôtres, comme tous leurs contemporains juifs, connaissaient bien sûr la résurrection générale au jour du Jugement. Le problème était que le Messie ne pouvait pas, ne devait pas mourir, car Il devait prendre la tête du soulèvement messianique afin de conduire ensuite la guerre sainte pour l'établissement sur la terre du Royaume de Dieu.

Et Pierre, lorsqu'il dit à Jésus: «Que cela ne T'arrive pas!», s'effraie non pas tant de la mort en elle-même, car il dira ensuite très sincèrement, pendant la Cène, qu'il est prêt à mourir auprès du Maître, que du fait que la mission de Jésus s'avérerait avoir échoué, que rien de ce qu'il attend, lui et les autres apôtres, ne se réaliserait. Cela ne pouvait tout simplement pas être, car le Messie est celui qui accomplit les plans de Dieu sur la terre; il ne peut y avoir ici d'échec. L'échec n'est possible que dans un seul cas: si cet Homme n'est pas le Messie. Mais Pierre et les autres apôtres avaient peur même de penser une telle chose.

C'est pourquoi les paroles de Jésus sur Sa mort et Sa résurrection à venir les plongent dans le choc. Mais, comme on le voit, personne en dehors de Pierre n'osa exprimer à voix haute ses craintes et ses perplexités, peut-être par peur d'entendre le pire. Il ne restait qu'à suivre le Maître et à voir ce qui se passerait ensuite.

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Pour Mt 16:20-24
20 Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Christ.
21 À dater de ce jour, Jésus commença de montrer à ses disciples qu'il lui fallait s'en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter.
22 Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner en disant : " Dieu t'en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t'arrivera point ! "
23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : " Passe derrière moi, Satan ! tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! "
24 Alors Jésus dit à ses disciples : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
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Nous avons tous fréquenté l'école, et certains d'entre nous y travaillent même. Nous connaissons tous l'enchaînement logique: donne la bonne réponse, reçois la meilleure note de la maîtresse et obtiens de ta mère qu'une promenade au zoo remplace la visite chez le dentiste. Ainsi, après que Pierre confesse Jésus comme le Christ, le Fils du Dieu vivant...  Lire la suite

Nous avons tous fréquenté l'école, et certains d'entre nous y travaillent même. Nous connaissons tous l'enchaînement logique: donne la bonne réponse, reçois la meilleure note de la maîtresse et obtiens de ta mère qu'une promenade au zoo remplace la visite chez le dentiste. Ainsi, après que Pierre confesse Jésus comme le Christ, le Fils du Dieu vivant, les paroles « Heureux es-tu, Simon, fils de Jonas » nous semblent tout à fait naturelles. Mais ensuite: « Jésus commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait s'en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter. » Même la pensée de cela effraie les disciples; c'est pourquoi Pierre dit: « Non, cela ne t'arrivera pas! »

Confesser Jésus comme Fils de Dieu nous ouvre le chemin de la récompense, mais cette récompense est d'une espèce particulière: la possibilité de contempler et d'éprouver la profondeur de la miséricorde divine, une profondeur effrayante. C'est la possibilité de toucher la nature cachée et ineffable de l'amour de Dieu: il a donné son Fils unique afin que le monde soit sauvé par lui. Dans cette profondeur se trouve une réponse à chacune de nos questions murmurées, mais il faut accueillir Jésus comme le Fils de Dieu et oser entendre ses paroles.

Pour l'homme, cette profondeur de miséricorde demeure toujours incompréhensible. La divinité est impassible, le Tout-Puissant ne peut souffrir: tel est le cri de Pierre et des Juifs, des philosophes grecs et des théologiens chrétiens hellénisés. Le Fils de Dieu incarné a souffert pour nous dans la chair; dans notre effroi, soit nous disons, comme les Juifs, qu'il n'est que chair, soit nous démontrons jusqu'à l'enrouement, comme les Grecs, qu'il a souffert dans la chair, uniquement dans la chair, tandis que le divin en lui est demeuré impassible. Mais lui-même dit: « Mon cœur en moi est bouleversé, toutes mes entrailles frémissent » (Os 11:8), et c'est pourquoi « il lui fallait s'en aller à Jérusalem et y souffrir beaucoup ».

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Pour Mt 16:13-28
13 Arrivé dans la région de Césarée de Philippe, Jésus posa à ses disciples cette question : " Au dire des gens, qu'est le Fils de l'homme ? "
14 Ils dirent : " Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou quelqu'un des prophètes. " -
15 " Mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je ? "
16 Simon-Pierre répondit : " Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. "
17 En réponse, Jésus lui dit : " Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux.
18 Eh bien! moi je te dis: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les Portes de l'Hadès ne tiendront pas contre elle.
19 Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux : quoi que tu lies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour lié, et quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour délié. "
20 Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Christ.
21 À dater de ce jour, Jésus commença de montrer à ses disciples qu'il lui fallait s'en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter.
22 Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner en disant : " Dieu t'en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t'arrivera point ! "
23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : " Passe derrière moi, Satan ! tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! "
24 Alors Jésus dit à ses disciples : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
25 Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera.
26 Que servira-t-il donc à l'homme de gagner le monde entier, s'il ruine sa propre vie? Ou que pourra donner l'homme en échange de sa propre vie?
27 " C'est qu'en effet le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon sa conduite.
28 En vérité je vous le dis : il en est d'ici présents qui ne goûteront pas la mort avant d'avoir vu le Fils de l'homme venant avec son Royaume.
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Les apôtres ne comprennent pas immédiatement Jésus. Pierre, en L'appelant Christ, c'est-à-dire Oint, Roi d'Israël, ne peut...  Lire la suite

Les apôtres ne comprennent pas immédiatement Jésus. Pierre, en L'appelant Christ, c'est-à-dire Oint, Roi d'Israël, ne peut contenir Ses prédictions concernant Sa propre mort à Jérusalem.

Et nous, comprenons-nous ce que signifie être chrétiens ? Car pour nous, le christianisme est le plus souvent associé à une certaine forme de vie spirituelle, à une vision particulière du monde, à un comportement particulier, à des règles de vie particulières. Notre « salut de l'âme » ne contraste-t-il pas avec les paroles sur ceux qui « veulent sauver leur âme (leur vie) » ? Il ne parle pas de règles, ni de vision du monde, ni de « valeurs chrétiennes ». Il parle de la croix, du port de la croix, comme du signe du chrétien.

Si cela nous est difficile à comprendre et à contenir, nous ne devons pas désespérer : les apôtres non plus ne le pouvaient pas. L'important est seulement d'avancer sur le chemin de cette prise de conscience. Et pour avancer, il faut connaître le but.

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Pour Mt 16:13-23
13 Arrivé dans la région de Césarée de Philippe, Jésus posa à ses disciples cette question : " Au dire des gens, qu'est le Fils de l'homme ? "
14 Ils dirent : " Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou quelqu'un des prophètes. " -
15 " Mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je ? "
16 Simon-Pierre répondit : " Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. "
17 En réponse, Jésus lui dit : " Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux.
18 Eh bien! moi je te dis: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les Portes de l'Hadès ne tiendront pas contre elle.
19 Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux : quoi que tu lies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour lié, et quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour délié. "
20 Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Christ.
21 À dater de ce jour, Jésus commença de montrer à ses disciples qu'il lui fallait s'en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter.
22 Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner en disant : " Dieu t'en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t'arrivera point ! "
23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : " Passe derrière moi, Satan ! tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! "
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Le passage du livre des Nombres raconte la méfiance humaine, la manière dont cette foule sortie d'Égypte ne voit pas, derrière ses problèmes...  Lire la suite

Le passage du livre des Nombres raconte la méfiance humaine, la manière dont cette foule sortie d'Égypte ne voit pas, derrière ses problèmes, la présence de Celui qui peut résoudre tous ses problèmes.

Comme l'opinion de la foule est contagieuse ! Même Moïse, semble-t-il, tombe sous son influence et, perdant confiance, frappe deux fois le rocher de son bâton au lieu d'en faire sortir l'eau par la PAROLE. Cette petite hésitation de celui « à qui il a été beaucoup donné » conduit pour lui à l'impossibilité d'entrer dans la terre promise tant désirée.

Le passage de l'Évangile apparaît comme une sorte de réponse à cette histoire. Jésus, après avoir entendu les opinions diverses sur Lui qui viennent de la foule, demande aux disciples : « Et vous, qui dites-vous que Je suis ? » Il les aide ainsi à surmonter cette pression de la foule. Et Il reçoit la réponse inspirée de Pierre : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ».

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Pour Mt 16:1-28
Les Pharisiens et les Sadducéens s'approchèrent alors et lui demandèrent, pour le mettre à l'épreuve, de leur faire voir un signe venant du ciel.
Il leur répondit : " Au crépuscule vous dites : Il va faire beau temps, car le ciel est rouge feu ;
et à l'aurore: Mauvais temps aujourd'hui, car le ciel est d'un rouge sombre. Ainsi, le visage du ciel, vous savez l'interpréter, et pour les signes des temps vous n'en êtes pas capables!
Génération mauvaise et adultère ! elle réclame un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe de Jonas. " Et les laissant, il s'en alla.
Comme ils passaient sur l'autre rive, les disciples avaient oublié de prendre des pains.
Or Jésus leur dit : " Ouvrez l'œil et méfiez-vous du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! "
Et eux de faire en eux-mêmes cette réflexion : " C'est que nous n'avons pas pris de pains. "
Le sachant, Jésus dit : " Gens de peu de foi, pourquoi faire en vous-mêmes cette réflexion, que vous n'avez pas de pains ?
Vous ne comprenez pas encore? Vous ne vous rappelez pas les cinq pains pour les cinq mille hommes, et le nombre de couffins que vous en avez retirés?
10 ni les sept pains pour les quatre mille hommes, et le nombre de corbeilles que vous en avez retirées?
11 Comment ne comprenez-vous pas que ma parole ne visait pas des pains ? Méfiez-vous, dis-je, du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! "
12 Alors ils comprirent qu'il avait dit de se méfier, non du levain dont on fait le pain, mais de l'enseignement des Pharisiens et des Sadducéens.
13 Arrivé dans la région de Césarée de Philippe, Jésus posa à ses disciples cette question : " Au dire des gens, qu'est le Fils de l'homme ? "
14 Ils dirent : " Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou quelqu'un des prophètes. " -
15 " Mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je ? "
16 Simon-Pierre répondit : " Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. "
17 En réponse, Jésus lui dit : " Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux.
18 Eh bien! moi je te dis: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les Portes de l'Hadès ne tiendront pas contre elle.
19 Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux : quoi que tu lies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour lié, et quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour délié. "
20 Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Christ.
21 À dater de ce jour, Jésus commença de montrer à ses disciples qu'il lui fallait s'en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter.
22 Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner en disant : " Dieu t'en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t'arrivera point ! "
23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : " Passe derrière moi, Satan ! tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! "
24 Alors Jésus dit à ses disciples : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
25 Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera.
26 Que servira-t-il donc à l'homme de gagner le monde entier, s'il ruine sa propre vie? Ou que pourra donner l'homme en échange de sa propre vie?
27 " C'est qu'en effet le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon sa conduite.
28 En vérité je vous le dis : il en est d'ici présents qui ne goûteront pas la mort avant d'avoir vu le Fils de l'homme venant avec son Royaume.
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La foi est l’une des réalités les plus mystérieuses au monde. D’où naît chez l’homme la disposition à s’adresser clairement et sans équivoque à un homme nommé Jésus...  Lire la suite

La foi est l’une des réalités les plus mystérieuses au monde. D’où naît chez l’homme la disposition à s’adresser clairement et sans équivoque à un homme nommé Jésus et à Lui dire : « Tu es le Christ », c’est-à-dire l’Oint, le Roi que tous les peuples de la terre attendent avec espérance ? Dans le cas des contemporains et compatriotes de Jésus, on peut peut-être l’expliquer par leur représentation du Messie comme héros national libérateur. Mais comment l’expliquer aujourd’hui, alors que chacun sait que l’action de Jésus a conduit à Son exécution ? Reconnaître seulement qu’il est aujourd’hui possible de s’adresser à Lui exige déjà de l’homme certaines conceptions du monde inhabituelles. Ces questions restent sans réponse dans l’Évangile. Ou plutôt, sans réponse humaine : « la chair et le sang », c’est-à-dire l’homme livré à lui-même, n’ont aucune raison de prononcer ces paroles. C’est un mystère. C’est l’action, en l’homme, de son Père céleste, qui le conduit vers Son Fils unique...

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Pour Mt 16:1-28
Les Pharisiens et les Sadducéens s'approchèrent alors et lui demandèrent, pour le mettre à l'épreuve, de leur faire voir un signe venant du ciel.
Il leur répondit : " Au crépuscule vous dites : Il va faire beau temps, car le ciel est rouge feu ;
et à l'aurore: Mauvais temps aujourd'hui, car le ciel est d'un rouge sombre. Ainsi, le visage du ciel, vous savez l'interpréter, et pour les signes des temps vous n'en êtes pas capables!
Génération mauvaise et adultère ! elle réclame un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe de Jonas. " Et les laissant, il s'en alla.
Comme ils passaient sur l'autre rive, les disciples avaient oublié de prendre des pains.
Or Jésus leur dit : " Ouvrez l'œil et méfiez-vous du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! "
Et eux de faire en eux-mêmes cette réflexion : " C'est que nous n'avons pas pris de pains. "
Le sachant, Jésus dit : " Gens de peu de foi, pourquoi faire en vous-mêmes cette réflexion, que vous n'avez pas de pains ?
Vous ne comprenez pas encore? Vous ne vous rappelez pas les cinq pains pour les cinq mille hommes, et le nombre de couffins que vous en avez retirés?
10 ni les sept pains pour les quatre mille hommes, et le nombre de corbeilles que vous en avez retirées?
11 Comment ne comprenez-vous pas que ma parole ne visait pas des pains ? Méfiez-vous, dis-je, du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! "
12 Alors ils comprirent qu'il avait dit de se méfier, non du levain dont on fait le pain, mais de l'enseignement des Pharisiens et des Sadducéens.
13 Arrivé dans la région de Césarée de Philippe, Jésus posa à ses disciples cette question : " Au dire des gens, qu'est le Fils de l'homme ? "
14 Ils dirent : " Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou quelqu'un des prophètes. " -
15 " Mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je ? "
16 Simon-Pierre répondit : " Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. "
17 En réponse, Jésus lui dit : " Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux.
18 Eh bien! moi je te dis: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les Portes de l'Hadès ne tiendront pas contre elle.
19 Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux : quoi que tu lies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour lié, et quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour délié. "
20 Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Christ.
21 À dater de ce jour, Jésus commença de montrer à ses disciples qu'il lui fallait s'en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter.
22 Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner en disant : " Dieu t'en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t'arrivera point ! "
23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : " Passe derrière moi, Satan ! tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! "
24 Alors Jésus dit à ses disciples : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
25 Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera.
26 Que servira-t-il donc à l'homme de gagner le monde entier, s'il ruine sa propre vie? Ou que pourra donner l'homme en échange de sa propre vie?
27 " C'est qu'en effet le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon sa conduite.
28 En vérité je vous le dis : il en est d'ici présents qui ne goûteront pas la mort avant d'avoir vu le Fils de l'homme venant avec son Royaume.
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La lecture d'aujourd'hui nous raconte la confession de Pierre, précédée des conversations de Jésus avec les pharisiens au sujet des signes (« prodiges ») et avec les disciples au sujet du « levain des pharisiens et des sadducéens ». Elle s'achève par la description du dialogue de Pierre avec Jésus, au cours duquel...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui nous raconte la confession de Pierre (v. 13-20), précédée des conversations de Jésus avec les pharisiens au sujet des signes (« prodiges », v. 1-4) et avec les disciples au sujet du « levain des pharisiens et des sadducéens » (v. 5-12). Elle s'achève par la description du dialogue de Pierre avec Jésus, au cours duquel Jésus parle de Son disciple avec assez de rudesse (v. 21-28).

Manifestement, l'événement central ici est précisément la confession de Pierre, qui reconnaît en Jésus le Messie-Christ promis par Dieu, tandis que le peuple Le tenait pour un prophète (v. 14-16). Alors Jésus, confirmant la conclusion de Pierre, dit qu'il n'a pu le comprendre que grâce à une révélation venant de Dieu (v. 17).

Il semblerait que les disciples de Jésus n'étaient pas les seuls à attendre le Messie : aux temps évangéliques, les attentes messianiques étaient très vives dans le peuple juif. Mais justement, Jésus ressemblait moins que tout au Messie qu'attendaient le peuple et les rabbins savants. Le peuple attendait un Messie-roi qui libérerait la Judée du pouvoir de Rome ; les rabbins savants et les théologiens scribes voulaient voir un Messie qui correspondrait à leurs théories théologiques. Ce n'est pas par hasard que les pharisiens et les sadducéens demandent à Jésus de leur montrer l'un de ces signes messianiques par lesquels, selon leurs propres conceptions, on pouvait seulement reconnaître le Messie. Et Jésus refuse, non parce que, bien sûr, cela Lui aurait été difficile, mais parce qu'Il ne voulait « s'inscrire » dans aucun concept théologique et n'avait pas l'intention de « correspondre » aux représentations de qui que ce soit. Accepter un tel Messie, ne correspondant à aucune norme ni opinion communément admise, en qui la majorité était prête à voir plutôt un impie et un transgresseur de la Torah qu'un Messie, n'était réellement possible que par révélation.

Peu après cela, le temps vint pour Pierre et les autres disciples d'apprendre la croix et la Résurrection (v. 21), et il apparut alors que cette connaissance était insupportable pour l'homme. Accepter un Messie persécuté et souffrant était encore possible, d'autant que l'image du Messie souffrant était bien connue de tout Juif croyant par le livre d'Isaïe, mais se résigner à Sa défaite complète se révéla absolument impensable ; or la mort sur la croix était perçue par Pierre et les autres apôtres seulement comme une défaite. Quant à la réalité de la résurrection en général et de la Résurrection du Christ en particulier, elle n'était pour eux qu'une perspective lointaine, si bien que, même lorsqu'Il ressuscita, ils ne purent pas encore longtemps y croire jusqu'au bout.

Il n'est pas étonnant que Pierre ne puisse se résigner à l'idée de la nécessité de la mort du Maître (v. 22). Mais Jésus demeure ici aussi inflexible : on ne peut pas s'arrêter à mi-chemin, on ne peut pas accepter le Messie sans accepter Son chemin. L'homme qui agit ainsi se transforme de disciple en adversaire (v. 23). Il n'y a qu'un seul chemin vers le Royaume (v. 24-27), et l'on ne peut y parvenir qu'en le parcourant jusqu'au bout.

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Lectures du  3 septembre 2017

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