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RÉFLEXIONS pour Mt 27:27-66

27 Alors les soldats du gouverneur prirent avec eux Jésus dans le Prétoire et ameutèrent sur lui toute la cohorte.
28 L'ayant dévêtu, ils lui mirent une chlamyde écarlate,
29 puis, ayant tressé une couronne avec des épines, ils la placèrent sur sa tête, avec un roseau dans sa main droite. Et, s'agenouillant devant lui, ils se moquèrent de lui en disant : " Salut, roi des Juifs ! "
30 et, crachant sur lui, ils prenaient le roseau et en frappaient sa tête.
31 Puis, quand ils se furent moqués de lui, ils lui ôtèrent la chlamyde, lui remirent ses vêtements et l'emmenèrent pour le crucifier.
32 En sortant, ils trouvèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, et le requirent pour porter sa croix.
33 Arrivés à un lieu dit Golgotha, c'est-à-dire lieu dit du Crâne,
34 ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel; il en goûta et n'en voulut point boire.
35 Quand ils l'eurent crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort.
36 Puis, s'étant assis, ils restaient là à le garder.
37 Ils placèrent aussi au-dessus de sa tête le motif de sa condamnation ainsi libellé : " Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. "
38 Alors sont crucifiés avec lui deux brigands, l'un à droite et l'autre à gauche.
39 Les passants l'injuriaient en hochant la tête
40 et disant : " Toi qui détruis le Sanctuaire et en trois jours le rebâtis, sauve-toi toi-même, si tu es fils de Dieu, et descends de la croix. "
41 Pareillement les grands prêtres se gaussaient et disaient avec les scribes et les anciens:
42 " Il en a sauvé d'autres et il ne peut se sauver lui-même ! Il est roi d'Israël : qu'il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui !
43 Il a compté sur Dieu ; que Dieu le délivre maintenant, s'il s'intéresse à lui ! Il a bien dit : Je suis fils de Dieu ! "
44 Même les brigands crucifiés avec lui l'outrageaient de la sorte.
45 À partir de la sixième heure, l'obscurité se fit sur toute la terre, jusqu'à la neuvième heure.
46 Et vers la neuvième heure Jésus clama en un grand cri : " Éli, Éli, lema sabachtani ? ", c'est-à-dire : " Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? "
47 Certains de ceux qui se tenaient là disaient en l'entendant : " Il appelle Élie, celui-ci ! "
48 Et aussitôt l'un d'eux courut prendre une éponge qu'il imbiba de vinaigre et, l'ayant mise au bout d'un roseau, il lui donnait à boire.
49 Mais les autres lui dirent : " Laisse ! que nous voyions si Élie va venir le sauver ! "
50 Or Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l'esprit.
51 Et voilà que le voile du Sanctuaire se déchira en deux, du haut en bas; la terre trembla, les rochers se fendirent,
52 les tombeaux s'ouvrirent et de nombreux corps de saints trépassés ressuscitèrent:
53 ils sortirent des tombeaux après sa résurrection, entrèrent dans la Ville sainte et se firent voir à bien des gens.
54 Quant au centurion et aux hommes qui avec lui gardaient Jésus, à la vue du séisme et de ce qui se passait, ils furent saisis d'une grande frayeur et dirent : " Vraiment celui-ci était fils de Dieu ! "
55 Il y avait là de nombreuses femmes qui regardaient à distance, celles-là même qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée et le servaient,
56 entre autres Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.
57 Le soir venu, il vint un homme riche d'Arimathie, du nom de Joseph, qui s'était fait, lui aussi, disciple de Jésus.
58 Il alla trouver Pilate et réclama le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu'on le lui remît.
59 Joseph prit donc le corps, le roula dans un linceul propre
60 et le mit dans le tombeau neuf qu'il s'était fait tailler dans le roc; puis il roula une grande pierre à l'entrée du tombeau et s'en alla.
61 Or il y avait là Marie de Magdala et l'autre Marie, assises en face du sépulcre.
62 Le lendemain, c'est-à-dire après la Préparation, les grands prêtres et les Pharisiens se rendirent en corps chez Pilate
63 et lui dirent : " Seigneur, nous nous sommes souvenus que cet imposteur a dit, de son vivant : "Après trois jours je ressusciterai ! "
64 Commande donc que le sépulcre soit tenu en sûreté jusqu'au troisième jour, pour éviter que ses disciples ne viennent le dérober et ne disent au peuple : "Il est ressuscité des morts ! " Cette dernière imposture serait pire que la première. "
65 Pilate leur répondit : " Vous avez une garde ; allez et prenez vos sûretés comme vous l'entendez. "
66 Ils allèrent donc et s'assurèrent du sépulcre, en scellant la pierre et en postant une garde.
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Pour les premiers disciples de Jésus, Sa mort exigeait une compréhension nouvelle, chrétienne. L’idée répandue parmi leurs compatriotes selon laquelle Jésus aurait vécu et serait mort en vain, sans atteindre Son but, était inacceptable pour ceux qui connaissaient Sa victoire par expérience. Cette compréhension nouvelle se reflète dans le récit évangélique. Les souffrances et la mort de Jésus y sont décrites dans un cadre de citations bibliques tirées des prophètes et des psaumes, qui montrent que le triomphe du Messie devait être précédé de Son humiliation et que Sa souffrance n’est pas le signe d’un échec ou d’une défaite, mais le signe du véritable Oint, qui agit non par la puissance militaire ou par des miracles incroyables, mais par l’Esprit du Père, devenant non pas celui qui châtie les pécheurs, mais le sacrifice pour les péchés du monde. Dans la culture contemporaine, l’affirmation selon laquelle la mission de Jésus aurait échoué et qu’Il serait mort en vain—voir, par exemple, l’opéra « Jesus Christ Superstar », ou l’interprétation quelque peu différente dans « Le Maître et Marguerite »—est presque aussi répandue qu’elle l’était parmi les habitants de Jérusalem au premier siècle. Les nouveaux disciples du Christ doivent répondre de nouveau à ce défi : vivre de manière à manifester clairement que la mort de Jésus est pleine de sens et que Sa Résurrection est devenue une réalité pour de nombreux cœurs.

Autres réflexions

 
Pour Mt 27:27-66
27 Alors les soldats du gouverneur prirent avec eux Jésus dans le Prétoire et ameutèrent sur lui toute la cohorte.
28 L'ayant dévêtu, ils lui mirent une chlamyde écarlate,
29 puis, ayant tressé une couronne avec des épines, ils la placèrent sur sa tête, avec un roseau dans sa main droite. Et, s'agenouillant devant lui, ils se moquèrent de lui en disant : " Salut, roi des Juifs ! "
30 et, crachant sur lui, ils prenaient le roseau et en frappaient sa tête.
31 Puis, quand ils se furent moqués de lui, ils lui ôtèrent la chlamyde, lui remirent ses vêtements et l'emmenèrent pour le crucifier.
32 En sortant, ils trouvèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, et le requirent pour porter sa croix.
33 Arrivés à un lieu dit Golgotha, c'est-à-dire lieu dit du Crâne,
34 ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel; il en goûta et n'en voulut point boire.
35 Quand ils l'eurent crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort.
36 Puis, s'étant assis, ils restaient là à le garder.
37 Ils placèrent aussi au-dessus de sa tête le motif de sa condamnation ainsi libellé : " Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. "
38 Alors sont crucifiés avec lui deux brigands, l'un à droite et l'autre à gauche.
39 Les passants l'injuriaient en hochant la tête
40 et disant : " Toi qui détruis le Sanctuaire et en trois jours le rebâtis, sauve-toi toi-même, si tu es fils de Dieu, et descends de la croix. "
41 Pareillement les grands prêtres se gaussaient et disaient avec les scribes et les anciens:
42 " Il en a sauvé d'autres et il ne peut se sauver lui-même ! Il est roi d'Israël : qu'il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui !
43 Il a compté sur Dieu ; que Dieu le délivre maintenant, s'il s'intéresse à lui ! Il a bien dit : Je suis fils de Dieu ! "
44 Même les brigands crucifiés avec lui l'outrageaient de la sorte.
45 À partir de la sixième heure, l'obscurité se fit sur toute la terre, jusqu'à la neuvième heure.
46 Et vers la neuvième heure Jésus clama en un grand cri : " Éli, Éli, lema sabachtani ? ", c'est-à-dire : " Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? "
47 Certains de ceux qui se tenaient là disaient en l'entendant : " Il appelle Élie, celui-ci ! "
48 Et aussitôt l'un d'eux courut prendre une éponge qu'il imbiba de vinaigre et, l'ayant mise au bout d'un roseau, il lui donnait à boire.
49 Mais les autres lui dirent : " Laisse ! que nous voyions si Élie va venir le sauver ! "
50 Or Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l'esprit.
51 Et voilà que le voile du Sanctuaire se déchira en deux, du haut en bas; la terre trembla, les rochers se fendirent,
52 les tombeaux s'ouvrirent et de nombreux corps de saints trépassés ressuscitèrent:
53 ils sortirent des tombeaux après sa résurrection, entrèrent dans la Ville sainte et se firent voir à bien des gens.
54 Quant au centurion et aux hommes qui avec lui gardaient Jésus, à la vue du séisme et de ce qui se passait, ils furent saisis d'une grande frayeur et dirent : " Vraiment celui-ci était fils de Dieu ! "
55 Il y avait là de nombreuses femmes qui regardaient à distance, celles-là même qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée et le servaient,
56 entre autres Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.
57 Le soir venu, il vint un homme riche d'Arimathie, du nom de Joseph, qui s'était fait, lui aussi, disciple de Jésus.
58 Il alla trouver Pilate et réclama le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu'on le lui remît.
59 Joseph prit donc le corps, le roula dans un linceul propre
60 et le mit dans le tombeau neuf qu'il s'était fait tailler dans le roc; puis il roula une grande pierre à l'entrée du tombeau et s'en alla.
61 Or il y avait là Marie de Magdala et l'autre Marie, assises en face du sépulcre.
62 Le lendemain, c'est-à-dire après la Préparation, les grands prêtres et les Pharisiens se rendirent en corps chez Pilate
63 et lui dirent : " Seigneur, nous nous sommes souvenus que cet imposteur a dit, de son vivant : "Après trois jours je ressusciterai ! "
64 Commande donc que le sépulcre soit tenu en sûreté jusqu'au troisième jour, pour éviter que ses disciples ne viennent le dérober et ne disent au peuple : "Il est ressuscité des morts ! " Cette dernière imposture serait pire que la première. "
65 Pilate leur répondit : " Vous avez une garde ; allez et prenez vos sûretés comme vous l'entendez. "
66 Ils allèrent donc et s'assurèrent du sépulcre, en scellant la pierre et en postant une garde.
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Chacun des évangélistes décrit à sa manière la crucifixion et la mort sur la croix du Sauveur. Et si, dans d'autres évangiles, il est fait mention, par exemple, du disciple bien-aimé debout près de la croix ou du brigand repenti, dans l'Évangile selon Matthieu il n'y a aucune mention de ce genre. L'évangéliste note seulement que...  Lire la suite

Chacun des évangélistes décrit à sa manière la crucifixion et la mort sur la croix du Sauveur. Et si, dans d'autres évangiles, il est fait mention, par exemple, du disciple bien-aimé debout près de la croix ou du brigand repenti, dans l'Évangile selon Matthieu il n'y a aucune mention de ce genre. L'évangéliste note seulement qu'après la mort de Jésus certains des soldats romains qui gardaient le Crucifié furent saisis et effrayés, reconnaissant qu'il était « vraiment le Fils de Dieu » (v. 54). Il mentionne aussi les femmes, il est vrai, mais dans sa description elles « regardent de loin » (v. 55-56), si bien qu'auprès de la croix il ne se trouve personne qui puisse le soutenir, ne serait-ce que par sa présence. Une telle fin s'inscrit pleinement dans la conception générale de l'évangéliste, qui décrit toute l'histoire des derniers jours et des dernières heures du ministère terrestre du Sauveur comme une histoire de trahison et d'apostasie. Et au moment de sa mort sur la croix, les fidèles ou bien se tiennent au loin, ou bien, comme Joseph d'Arimathie, apparaissent lorsque tout est déjà fini (v. 57-61), tandis qu'au pied de la croix ne demeurent que le mal qui se réjouit et les ténèbres triomphantes (v. 39-44).

Sur le fond des descriptions des autres évangélistes, un tel tableau pourrait paraître excessivement contrasté, presque jusqu'au schématisme, si ce n'était la logique de l'auteur sacré, qui considère tout le ministère terrestre du Sauveur comme le conflit du Royaume avec les forces qui lui sont opposées et qui brûlent de détruire Celui qui a apporté le Royaume dans le monde. De ce point de vue, ce qui se passe au pied de la croix ne peut malheureusement pas être appelé quelque chose d'exceptionnel. Nous y voyons tout et tous ceux que Jésus a dû affronter tout au long de son ministère terrestre. Il y a là les moqueries méchantes de gens de la foule de la rue qui ne comprennent rien et ne veulent rien comprendre (v. 39-40), la jubilation mauvaise des rigoristes religieux, les railleries des théologiens savants (v. 41-43), et même les outrages de ceux à qui il ne convenait vraiment pas d'outrager: les brigands crucifiés près de Jésus (v. 44). Et une seule chose unissait tous ces hommes si différents: le refus du Royaume. Il gênait chacun d'eux à sa manière, et maintenant les voilà tous réunis près de la croix pour se réjouir de leur victoire, une victoire imaginaire sur Celui dont la vie même ne leur laissait pas de repos.

Bien sûr, aucun d'eux ne se doutait que cette victoire était imaginaire. Car dans leur monde, le monde où il y avait place pour tout et pour tous sauf pour le Christ et le Royaume, leur victoire était réellement absolue; elle ne devenait rien que dans un autre monde, plus grand, le monde de Dieu. Mais de ce monde, ceux qui se moquaient du Crucifié ne savaient rien du tout, ou n'en avaient que les représentations les plus approximatives et les plus confuses. C'est pourquoi la Résurrection fut pour eux comme un coup de tonnerre dans un ciel clair, le même coup de tonnerre que deviendra sans doute pour beaucoup le retour du Sauveur, peut-être même pour ceux qui ont l'habitude de se considérer comme chrétiens.

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Pour Mt 27:27-66
27 Alors les soldats du gouverneur prirent avec eux Jésus dans le Prétoire et ameutèrent sur lui toute la cohorte.
28 L'ayant dévêtu, ils lui mirent une chlamyde écarlate,
29 puis, ayant tressé une couronne avec des épines, ils la placèrent sur sa tête, avec un roseau dans sa main droite. Et, s'agenouillant devant lui, ils se moquèrent de lui en disant : " Salut, roi des Juifs ! "
30 et, crachant sur lui, ils prenaient le roseau et en frappaient sa tête.
31 Puis, quand ils se furent moqués de lui, ils lui ôtèrent la chlamyde, lui remirent ses vêtements et l'emmenèrent pour le crucifier.
32 En sortant, ils trouvèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, et le requirent pour porter sa croix.
33 Arrivés à un lieu dit Golgotha, c'est-à-dire lieu dit du Crâne,
34 ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel; il en goûta et n'en voulut point boire.
35 Quand ils l'eurent crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort.
36 Puis, s'étant assis, ils restaient là à le garder.
37 Ils placèrent aussi au-dessus de sa tête le motif de sa condamnation ainsi libellé : " Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. "
38 Alors sont crucifiés avec lui deux brigands, l'un à droite et l'autre à gauche.
39 Les passants l'injuriaient en hochant la tête
40 et disant : " Toi qui détruis le Sanctuaire et en trois jours le rebâtis, sauve-toi toi-même, si tu es fils de Dieu, et descends de la croix. "
41 Pareillement les grands prêtres se gaussaient et disaient avec les scribes et les anciens:
42 " Il en a sauvé d'autres et il ne peut se sauver lui-même ! Il est roi d'Israël : qu'il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui !
43 Il a compté sur Dieu ; que Dieu le délivre maintenant, s'il s'intéresse à lui ! Il a bien dit : Je suis fils de Dieu ! "
44 Même les brigands crucifiés avec lui l'outrageaient de la sorte.
45 À partir de la sixième heure, l'obscurité se fit sur toute la terre, jusqu'à la neuvième heure.
46 Et vers la neuvième heure Jésus clama en un grand cri : " Éli, Éli, lema sabachtani ? ", c'est-à-dire : " Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? "
47 Certains de ceux qui se tenaient là disaient en l'entendant : " Il appelle Élie, celui-ci ! "
48 Et aussitôt l'un d'eux courut prendre une éponge qu'il imbiba de vinaigre et, l'ayant mise au bout d'un roseau, il lui donnait à boire.
49 Mais les autres lui dirent : " Laisse ! que nous voyions si Élie va venir le sauver ! "
50 Or Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l'esprit.
51 Et voilà que le voile du Sanctuaire se déchira en deux, du haut en bas; la terre trembla, les rochers se fendirent,
52 les tombeaux s'ouvrirent et de nombreux corps de saints trépassés ressuscitèrent:
53 ils sortirent des tombeaux après sa résurrection, entrèrent dans la Ville sainte et se firent voir à bien des gens.
54 Quant au centurion et aux hommes qui avec lui gardaient Jésus, à la vue du séisme et de ce qui se passait, ils furent saisis d'une grande frayeur et dirent : " Vraiment celui-ci était fils de Dieu ! "
55 Il y avait là de nombreuses femmes qui regardaient à distance, celles-là même qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée et le servaient,
56 entre autres Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.
57 Le soir venu, il vint un homme riche d'Arimathie, du nom de Joseph, qui s'était fait, lui aussi, disciple de Jésus.
58 Il alla trouver Pilate et réclama le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu'on le lui remît.
59 Joseph prit donc le corps, le roula dans un linceul propre
60 et le mit dans le tombeau neuf qu'il s'était fait tailler dans le roc; puis il roula une grande pierre à l'entrée du tombeau et s'en alla.
61 Or il y avait là Marie de Magdala et l'autre Marie, assises en face du sépulcre.
62 Le lendemain, c'est-à-dire après la Préparation, les grands prêtres et les Pharisiens se rendirent en corps chez Pilate
63 et lui dirent : " Seigneur, nous nous sommes souvenus que cet imposteur a dit, de son vivant : "Après trois jours je ressusciterai ! "
64 Commande donc que le sépulcre soit tenu en sûreté jusqu'au troisième jour, pour éviter que ses disciples ne viennent le dérober et ne disent au peuple : "Il est ressuscité des morts ! " Cette dernière imposture serait pire que la première. "
65 Pilate leur répondit : " Vous avez une garde ; allez et prenez vos sûretés comme vous l'entendez. "
66 Ils allèrent donc et s'assurèrent du sépulcre, en scellant la pierre et en postant une garde.
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Les grands prêtres et les anciens se moquent du Crucifié précisément pour la manière dont Il manifeste Sa miséricorde envers eux. Car si...  Lire la suite

Les grands prêtres et les anciens se moquent du Crucifié précisément pour la manière dont Il manifeste Sa miséricorde envers eux. Car s'Il était soudain descendu de la croix, s'Il « s'est sauvé Lui-même », auraient-ils pu résister à Sa gloire ? Mais Il meurt comme le plus ordinaire des brigands, ouvrant à beaucoup de Ses persécuteurs et ennemis la possibilité de vivre, et de vivre jusqu'au moment où ils pourront comprendre leur erreur et recevoir le pardon et le salut. La mort du Fils de Dieu est la conséquence de la liberté humaine : accueillir le Rédempteur ou Le tuer. Mais c'est précisément dans cette liberté que se révèlent le respect et l'amour de Dieu pour l'homme.

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Pour Mt 27:45-66
45 À partir de la sixième heure, l'obscurité se fit sur toute la terre, jusqu'à la neuvième heure.
46 Et vers la neuvième heure Jésus clama en un grand cri : " Éli, Éli, lema sabachtani ? ", c'est-à-dire : " Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? "
47 Certains de ceux qui se tenaient là disaient en l'entendant : " Il appelle Élie, celui-ci ! "
48 Et aussitôt l'un d'eux courut prendre une éponge qu'il imbiba de vinaigre et, l'ayant mise au bout d'un roseau, il lui donnait à boire.
49 Mais les autres lui dirent : " Laisse ! que nous voyions si Élie va venir le sauver ! "
50 Or Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l'esprit.
51 Et voilà que le voile du Sanctuaire se déchira en deux, du haut en bas; la terre trembla, les rochers se fendirent,
52 les tombeaux s'ouvrirent et de nombreux corps de saints trépassés ressuscitèrent:
53 ils sortirent des tombeaux après sa résurrection, entrèrent dans la Ville sainte et se firent voir à bien des gens.
54 Quant au centurion et aux hommes qui avec lui gardaient Jésus, à la vue du séisme et de ce qui se passait, ils furent saisis d'une grande frayeur et dirent : " Vraiment celui-ci était fils de Dieu ! "
55 Il y avait là de nombreuses femmes qui regardaient à distance, celles-là même qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée et le servaient,
56 entre autres Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.
57 Le soir venu, il vint un homme riche d'Arimathie, du nom de Joseph, qui s'était fait, lui aussi, disciple de Jésus.
58 Il alla trouver Pilate et réclama le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu'on le lui remît.
59 Joseph prit donc le corps, le roula dans un linceul propre
60 et le mit dans le tombeau neuf qu'il s'était fait tailler dans le roc; puis il roula une grande pierre à l'entrée du tombeau et s'en alla.
61 Or il y avait là Marie de Magdala et l'autre Marie, assises en face du sépulcre.
62 Le lendemain, c'est-à-dire après la Préparation, les grands prêtres et les Pharisiens se rendirent en corps chez Pilate
63 et lui dirent : " Seigneur, nous nous sommes souvenus que cet imposteur a dit, de son vivant : "Après trois jours je ressusciterai ! "
64 Commande donc que le sépulcre soit tenu en sûreté jusqu'au troisième jour, pour éviter que ses disciples ne viennent le dérober et ne disent au peuple : "Il est ressuscité des morts ! " Cette dernière imposture serait pire que la première. "
65 Pilate leur répondit : " Vous avez une garde ; allez et prenez vos sûretés comme vous l'entendez. "
66 Ils allèrent donc et s'assurèrent du sépulcre, en scellant la pierre et en postant une garde.
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Selon la mesure ordinaire du temps, la mort sur la croix est venue vite, mais peut-on mesurer avec des horloges ordinaires le cours...  Lire la suite

Selon la mesure ordinaire du temps, la mort sur la croix est venue vite, mais peut-on mesurer avec des horloges ordinaires le cours du temps des souffrances de la croix, lorsque chaque seconde s'étire sans fin?..

Lorsque presque tous les disciples s'enfuirent et se cachèrent, auprès du Maître que l'on exécutait se trouvèrent ceux qui, formellement, ne comptaient pas parmi les disciples les plus proches. Mais combien souvent la fermeté et le courage se manifestent chez des personnes qui, dans les circonstances ordinaires, n'étaient pas au premier plan. Il y a quelque chose d'important, peut-être même de prophétique, dans le fait qu'au jour du Golgotha les femmes n'aient pas faibli. Depuis les origines de l'histoire de l'Église jusqu'à nos jours, nous voyons constamment des ascètes remarquables, des femmes qui ont plus d'une fois défendu la foi et l'ont gardée dans les années les plus difficiles.

Parmi ceux qui se tenaient là, nous voyons la mère des fils de Zébédée. Tout récemment encore, elle sollicitait naïvement une faveur pour ses fils, mais l'heure est venue, et maintenant elle a pu voir ce que le Maître devait traverser, et ce dont Il demandait aux disciples de ne pas se détourner. Désormais, comme les autres chrétiennes, elle doit porter sa croix, invisible aux yeux de ceux qui l'entourent, mais si lourde: la croix du service domestique et de la douleur pour les enfants.

Dans une grotte étrangère commença le chemin terrestre du Christ; dans une grotte funéraire étrangère il s'acheva. Celui qui S'est donné tout entier aux hommes ne S'est rien approprié. Et ceux des hommes qu'Il a appelés les Siens allaient connaître des jours et des nuits amers. Il semble que peu de disciples se soient souvenus alors des avertissements du Maître au sujet de Sa Résurrection.

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Pour Mt 27:51
51 Et voilà que le voile du Sanctuaire se déchira en deux, du haut en bas; la terre trembla, les rochers se fendirent,
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Jésus meurt sur la croix. « La terre trembla, et les rochers se fendirent ». La nature « sent » l'importance de ce qui se passe et marque l'événement, comme elle avait marqué Sa naissance...  Lire la suite

Jésus meurt sur la croix. « La terre trembla, et les rochers se fendirent ». La nature « sent » l'importance de ce qui se passe et marque l'événement, comme elle avait marqué Sa naissance. Mais alors il y avait l'étoile de Noël, signe joyeux d'espérance ; maintenant, il y a le tremblement de terre, avertissement redoutable adressé aux hommes qui ont mis à mort le Prince de la vie (voir Ac 3.15).

Mais la mort du Christ n'est pas seulement le crime des hommes, le triomphe temporaire du mal ; elle est aussi l'acte créateur de Dieu, la Rédemption. En témoigne le voile du Temple déchiré, ce voile qui séparait toujours les hommes du Sanctuaire, lieu de la présence de Dieu, symbolisant l'abîme infranchissable entre la sainteté de Dieu et le péché humain. Et voici que la mort du Fils de Dieu, qui a pris sur Lui nos péchés, accomplit la rédemption et nous réconcilie avec Dieu. L'abîme est franchi, le voile est retiré. Le chérubin qui barrait le chemin de l'arbre de vie (Gn 3.24) retire son épée.

Au milieu de toutes nos réflexions sur la fiabilité de la Bible ou sur le Fils de Dieu prééternel, ne perdons-nous pas de vue cette réalité absolument essentielle pour notre salut : le corps sans vie du Fils de l'Homme, suspendu sans force à la croix, sur le fond d'un ciel redoutablement et douloureusement obscurci ?

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