Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Dn 4:1-34

1 Moi, Nabuchodonosor, je me tenais sans souci dans ma maison, et florissant dans mon palais.
2 J’ai eu un songe : il m’a épouvanté ; des angoisses, sur ma couche, et les visions de ma tête m’ont tourmenté.
3 Je décrétai : qu’on m’amène tous les sages de Babylone pour qu’ils me fassent connaître l’interprétation du rêve.
4 Magiciens, devins, chaldéens et exorcistes sont venus : je leur dis mon rêve, ils ne m’en donnèrent pas l’interprétation.
5 Puis se présenta devant moi Daniel, surnommé Baltassar, selon le nom de mon dieu, et en qui réside l’esprit des dieux saints. Je lui dis mon songe :
6 « Baltassar, chef des magiciens, je sais qu’en toi réside l’esprit des dieux saints et qu’aucun secret ne t’embarrasse : voici le songe que j’ai eu ; donne-m’en l’interprétation.
7 « Sur ma couche, j’ai contemplé les visions de ma tête :« Voici : un arbre
au centre de la terre,
très grand de taille.
8 L’arbre grandit, devint puissant,
sa hauteur atteignait le ciel,
sa vue, les confins de toute la terre.
9 Son feuillage était beau, abondant son fruit ;
en lui chacun trouvait sa nourriture,
il donnait l’ombre aux bêtes des champs,
dans ses branches nichaient les oiseaux du ciel
et toute chair se nourrissait de lui.
10 Je contemplai les visions de ma tête, sur ma couche.
Voici : un Vigilant, un saint descend du ciel.
11 À pleine voix, il crie :
« Abattez l’arbre, brisez ses branches,
arrachez son feuillage, jetez son fruit,
que les bêtes fuient son abri
et les oiseaux ses branches.
12 Mais que restent en terre souche et racines
dans des liens de fer et de bronze,
dans l’herbe des champs.
Qu’il soit baigné de la rosée du ciel
et que l’herbe de la terre soit sa part avec les bêtes des champs.
13 Son cœur se détournera des hommes,
un cœur de bête lui sera donné
et sept temps passeront sur lui !
14 C’est la sentence que prononcent les Vigilants,
la question tranchée par les saints,
afin que sache tout vivant
que le Très-Haut a domaine sur le royaume des hommes :
il le donne à qui lui plaît
et élève le plus bas d’entre les hommes ! »
15 Tel est le songe que j’ai eu, moi Nabuchodonosor, roi. Toi, Baltassar, donne-m’en l’interprétation, car aucun des sages de mon royaume n’a pu m’en faire connaître l’interprétation ; mais toi tu le peux, puisque en toi réside l’esprit des dieux saints. »
16 Alors Daniel, surnommé Baltassar, fut un instant confondu et troublé dans ses pensées. Le roi dit : « Baltassar, ne sois pas troublé par ce songe et son interprétation. » Baltassar répondit : « Monseigneur, ce songe soit pour ceux qui te haïssent, et son interprétation pour tes adversaires !
17 Cet arbre que tu as vu, grand et fort et élevé, atteignant au ciel et visible par toute la terre,
18 au beau feuillage, au fruit abondant, portant nourriture pour tous, sous lequel demeurent les bêtes des champs — et dans ses branches nichent les oiseaux du ciel —,
19 c’est toi, ô roi, qui es devenu grand et puissant, et ta grandeur a augmenté et a atteint jusqu’au ciel, et ton empire jusqu’aux confins de la terre.
20 « Quant à ce qu’a vu le roi : un Vigilant, un saint, descendu du ciel, qui disait : « Abattez l’arbre, détruisez-le, mais la souche et ses racines, laissez-les en terre, dans des liens de fer et de bronze, dans l’herbe des champs, et qu’il soit baigné de la rosée du ciel et que sa part soit avec les bêtes des champs jusqu’à ce que sept temps soient passés sur lui » —
21 voici quelle en est l’interprétation, ô roi, et la décision du Très-Haut qui est venue sur mon Seigneur le roi :
22 « Tu seras chassé d’entre les hommes
et avec les bêtes des champs sera ta demeure,
tu te nourriras d’herbe, comme les bœufs,
tu seras baigné de la rosée du ciel,
sept temps passeront sur toi,
jusqu’à ce que tu aies appris
que le Très-Haut a domaine sur le royaume des hommes
et qu’il le donne à qui lui plaît.
23 « Et cette parole : « Laissez la souche et les racines de l’arbre », c’est que ton royaume sera préservé pour toi jusqu’à ce que tu aies appris que les Cieux ont tout domaine.
24 C’est pourquoi, ô roi, agrée mon conseil : romps tes péchés par les œuvres de justice, et tes iniquités en faisant miséricorde aux pauvres, afin d’avoir longue sécurité. »
25 Tout cela advint au roi Nabuchodonosor.
26 Douze mois plus tard, se promenant sur la terrasse du palais royal de Babylone,
27 le roi disait : « N’est-ce pas là cette grande Babylone que j’ai bâtie, pour en faire ma résidence royale, par la force de ma puissance et pour la majesté de ma gloire ? »
28 Ces paroles étaient encore dans sa bouche, quand une voix tomba du ciel :« C’est à toi qu’il est parlé, ô roi Nabuchodonosor !
La royauté s’est retirée de toi,
29 d’entre les hommes tu seras chassé,
avec les bêtes des champs sera ta demeure,
d’herbe, comme les bœufs, tu te nourriras,
et sept temps passeront sur toi,
jusqu’à ce que tu aies appris
que le Très-Haut a domaine sur le royaume des hommes
et qu’il le donne à qui lui plaît. »
30 Et aussitôt, la parole s’accomplit en Nabuchodonosor : il fut chassé d’entre les hommes ; comme les bœufs, il mangea de l’herbe, son corps fut baigné de la rosée du ciel, et ses cheveux poussèrent comme des plumes d’aigle et ses ongles comme des griffes d’oiseau.
31 « Au temps fixé, moi, Nabuchodonosor, je levai les yeux vers le ciel : l’intelligence me revint ; alors je bénis le Très-Haut,
louant et glorifiant Celui qui vit à jamais :
son empire est un empire éternel,
son royaume, pour toutes les générations.
32 Tous les habitants de la terre, c’est comme s’ils ne comptaient pas,
selon son bon plaisir, il agit avec l’armée du ciel
et avec les habitants de la terre.
Nul ne peut arrêter sa main
ou lui dire : « Qu’as-tu fait là ? »
33 À cet instant, l’intelligence me revint, et pour l’honneur de ma royauté me revinrent gloire et splendeur ; mes conseillers et mes grands me réclamèrent, je fus rétabli dans ma royauté, et ma grandeur fut accrue.
34 À présent, moi, Nabuchodonosor,je loue, exalte et glorifie le Roi du Ciel,
dont toutes les œuvres sont vérité,
toutes les voies justice,
et qui sait abaisser ceux qui marchent dans l’orgueil. »
Masquer

On ne sait pas avec certitude si l'événement décrit dans le livre de Daniel s'est produit dans la vie du Nabuchodonosor historique, s'il a réellement souffert de la maladie mentale décrite ici avec tant de détails. Ceux qui en souffrent ont effectivement le sentiment d'être des animaux et se comportent en conséquence. Aujourd'hui encore, cette maladie est très difficile à traiter, et dans l'Antiquité on ne savait pas du tout la soigner. L'auteur du livre indique cependant une cause spirituelle de la maladie : elle frappe l'homme lorsqu'il détruit entièrement toute relation consciente avec Dieu, se considérant comme le centre de l'univers et tenant son pouvoir pour absolu. Nabuchodonosor se voyait sans doute lui aussi de cette manière.

Mais tout cela était certainement vrai d'Antiochos Épiphane, qui se prenait sérieusement pour un dieu et souffrait de troubles psychiques assez évidents pour ses contemporains. On pourrait dire que l'histoire de Nabuchodonosor dans le livre de Daniel s'adresse précisément à Antiochos Épiphane — ainsi qu'à ceux qui, peut-être, restaient perplexes devant le comportement étrange et souvent inadapté du roi, devant ses ordres fréquemment absurdes, dont beaucoup souffraient, y compris les Juifs croyants.

Le diagnostic médical est évidemment différent pour Nabuchodonosor et pour Antiochos, mais le diagnostic spirituel est le même, et l'auteur du livre veut manifestement attirer l'attention de ses lecteurs sur ce fait précis. L'homme qui défie Dieu court inévitablement à l'échec, et le châtiment lui vient non de l'extérieur, mais de lui-même. Pour le dire simplement, il cesse d'être humain au sens biblique du terme, perdant en partie cette image de Dieu qui fait de l'homme un homme. La perte du pouvoir n'est qu'une conséquence de la perte de l'image de Dieu chez le souverain. C'est ainsi que l'auteur du livre de Daniel voit l'état spirituel du souverain qui s'exalte lui-même.

Autres réflexions

 
Pour Dn 4:1-34
1 Moi, Nabuchodonosor, je me tenais sans souci dans ma maison, et florissant dans mon palais.
2 J’ai eu un songe : il m’a épouvanté ; des angoisses, sur ma couche, et les visions de ma tête m’ont tourmenté.
3 Je décrétai : qu’on m’amène tous les sages de Babylone pour qu’ils me fassent connaître l’interprétation du rêve.
4 Magiciens, devins, chaldéens et exorcistes sont venus : je leur dis mon rêve, ils ne m’en donnèrent pas l’interprétation.
5 Puis se présenta devant moi Daniel, surnommé Baltassar, selon le nom de mon dieu, et en qui réside l’esprit des dieux saints. Je lui dis mon songe :
6 « Baltassar, chef des magiciens, je sais qu’en toi réside l’esprit des dieux saints et qu’aucun secret ne t’embarrasse : voici le songe que j’ai eu ; donne-m’en l’interprétation.
7 « Sur ma couche, j’ai contemplé les visions de ma tête :« Voici : un arbre
au centre de la terre,
très grand de taille.
8 L’arbre grandit, devint puissant,
sa hauteur atteignait le ciel,
sa vue, les confins de toute la terre.
9 Son feuillage était beau, abondant son fruit ;
en lui chacun trouvait sa nourriture,
il donnait l’ombre aux bêtes des champs,
dans ses branches nichaient les oiseaux du ciel
et toute chair se nourrissait de lui.
10 Je contemplai les visions de ma tête, sur ma couche.
Voici : un Vigilant, un saint descend du ciel.
11 À pleine voix, il crie :
« Abattez l’arbre, brisez ses branches,
arrachez son feuillage, jetez son fruit,
que les bêtes fuient son abri
et les oiseaux ses branches.
12 Mais que restent en terre souche et racines
dans des liens de fer et de bronze,
dans l’herbe des champs.
Qu’il soit baigné de la rosée du ciel
et que l’herbe de la terre soit sa part avec les bêtes des champs.
13 Son cœur se détournera des hommes,
un cœur de bête lui sera donné
et sept temps passeront sur lui !
14 C’est la sentence que prononcent les Vigilants,
la question tranchée par les saints,
afin que sache tout vivant
que le Très-Haut a domaine sur le royaume des hommes :
il le donne à qui lui plaît
et élève le plus bas d’entre les hommes ! »
15 Tel est le songe que j’ai eu, moi Nabuchodonosor, roi. Toi, Baltassar, donne-m’en l’interprétation, car aucun des sages de mon royaume n’a pu m’en faire connaître l’interprétation ; mais toi tu le peux, puisque en toi réside l’esprit des dieux saints. »
16 Alors Daniel, surnommé Baltassar, fut un instant confondu et troublé dans ses pensées. Le roi dit : « Baltassar, ne sois pas troublé par ce songe et son interprétation. » Baltassar répondit : « Monseigneur, ce songe soit pour ceux qui te haïssent, et son interprétation pour tes adversaires !
17 Cet arbre que tu as vu, grand et fort et élevé, atteignant au ciel et visible par toute la terre,
18 au beau feuillage, au fruit abondant, portant nourriture pour tous, sous lequel demeurent les bêtes des champs — et dans ses branches nichent les oiseaux du ciel —,
19 c’est toi, ô roi, qui es devenu grand et puissant, et ta grandeur a augmenté et a atteint jusqu’au ciel, et ton empire jusqu’aux confins de la terre.
20 « Quant à ce qu’a vu le roi : un Vigilant, un saint, descendu du ciel, qui disait : « Abattez l’arbre, détruisez-le, mais la souche et ses racines, laissez-les en terre, dans des liens de fer et de bronze, dans l’herbe des champs, et qu’il soit baigné de la rosée du ciel et que sa part soit avec les bêtes des champs jusqu’à ce que sept temps soient passés sur lui » —
21 voici quelle en est l’interprétation, ô roi, et la décision du Très-Haut qui est venue sur mon Seigneur le roi :
22 « Tu seras chassé d’entre les hommes
et avec les bêtes des champs sera ta demeure,
tu te nourriras d’herbe, comme les bœufs,
tu seras baigné de la rosée du ciel,
sept temps passeront sur toi,
jusqu’à ce que tu aies appris
que le Très-Haut a domaine sur le royaume des hommes
et qu’il le donne à qui lui plaît.
23 « Et cette parole : « Laissez la souche et les racines de l’arbre », c’est que ton royaume sera préservé pour toi jusqu’à ce que tu aies appris que les Cieux ont tout domaine.
24 C’est pourquoi, ô roi, agrée mon conseil : romps tes péchés par les œuvres de justice, et tes iniquités en faisant miséricorde aux pauvres, afin d’avoir longue sécurité. »
25 Tout cela advint au roi Nabuchodonosor.
26 Douze mois plus tard, se promenant sur la terrasse du palais royal de Babylone,
27 le roi disait : « N’est-ce pas là cette grande Babylone que j’ai bâtie, pour en faire ma résidence royale, par la force de ma puissance et pour la majesté de ma gloire ? »
28 Ces paroles étaient encore dans sa bouche, quand une voix tomba du ciel :« C’est à toi qu’il est parlé, ô roi Nabuchodonosor !
La royauté s’est retirée de toi,
29 d’entre les hommes tu seras chassé,
avec les bêtes des champs sera ta demeure,
d’herbe, comme les bœufs, tu te nourriras,
et sept temps passeront sur toi,
jusqu’à ce que tu aies appris
que le Très-Haut a domaine sur le royaume des hommes
et qu’il le donne à qui lui plaît. »
30 Et aussitôt, la parole s’accomplit en Nabuchodonosor : il fut chassé d’entre les hommes ; comme les bœufs, il mangea de l’herbe, son corps fut baigné de la rosée du ciel, et ses cheveux poussèrent comme des plumes d’aigle et ses ongles comme des griffes d’oiseau.
31 « Au temps fixé, moi, Nabuchodonosor, je levai les yeux vers le ciel : l’intelligence me revint ; alors je bénis le Très-Haut,
louant et glorifiant Celui qui vit à jamais :
son empire est un empire éternel,
son royaume, pour toutes les générations.
32 Tous les habitants de la terre, c’est comme s’ils ne comptaient pas,
selon son bon plaisir, il agit avec l’armée du ciel
et avec les habitants de la terre.
Nul ne peut arrêter sa main
ou lui dire : « Qu’as-tu fait là ? »
33 À cet instant, l’intelligence me revint, et pour l’honneur de ma royauté me revinrent gloire et splendeur ; mes conseillers et mes grands me réclamèrent, je fus rétabli dans ma royauté, et ma grandeur fut accrue.
34 À présent, moi, Nabuchodonosor,je loue, exalte et glorifie le Roi du Ciel,
dont toutes les œuvres sont vérité,
toutes les voies justice,
et qui sait abaisser ceux qui marchent dans l’orgueil. »
Masquer
La lecture d’aujourd’hui contient la description de l’une des prophéties de Daniel. Cette prophétie, à ce qu’il paraît, représente...  Lire la suite

La lecture d’aujourd’hui contient la description de l’une des prophéties de Daniel. Cette prophétie, à ce qu’il paraît, représente l’interprétation du sens d’un songe vu par Nabuchodonosor (v. 4-18). Cette forme de prophétie, quelque peu inhabituelle, était sans doute liée au fait que Dieu voulait révéler quelque chose d’important directement à celui que cela concernait ; or Nabuchodonosor n’était pas un visionnaire, et il ne pouvait percevoir la vision qui lui était ouverte que dans le sommeil. Mais la perception seule ne suffit pas : il faut encore comprendre le sens de ce qui a été vu, et là, la seule réceptivité mystique ne suffit plus ; pour comprendre le sens, il faut précisément le don prophétique, le don d’une perception directe et consciente de la révélation venant de Celui qui envoie les visions. C’est pourquoi Nabuchodonosor eut besoin d’un prophète qui lui explique le sens de ce qu’il avait vu. Et ce sens, à ce qu’il paraît, se révéla si terrible que Daniel n’osa pas aussitôt tout dire au roi (v. 19-26). Mais il fallut tout de même le dire, et alors Daniel, comme il est propre aux prophètes, attira l’attention du roi sur ce qui aurait pu détourner de lui la menace suspendue au-dessus de lui (v. 27).

Comme on le voit, ici encore Daniel demeure précisément un prophète, sans devenir un voyant ou un devin païen : il sait que dans la vie de l’homme rien n’est rigidement prédéterminé, que l’avenir de chacun dépend de son choix, et que, si le choix est juste, cela peut empêcher même un malheur qui paraît inévitable. Mais Nabuchodonosor, à ce qu’il paraît, ne fut pas capable de tirer la conclusion de ce que Daniel avait dit, et il dut alors vivre tout ce dont Dieu l’avait averti par Son serviteur (v. 28-36). Extérieurement, cela ressemblait apparemment à un trouble psychique grave qui dura sept ans (« sept temps », dans l’usage hébreu et araméen, signifie « sept ans »). Des allusions vagues à la maladie de Nabuchodonosor ont été conservées dans les chroniques babyloniennes. Mais l’auteur du livre de Daniel avait sans aucun doute en vue aussi les événements de son temps : l’allusion à l’orgueil des souverains qui les conduit à la folie était tout à fait transparente dans le contexte des prétentions d’Antiochos Épiphane non seulement à la dignité royale, mais aussi à la dignité divine. Nabuchodonosor, qui tira les bonnes conclusions de sa maladie (v. 37), devait, selon l’intention de l’auteur du livre, devenir un exemple pour les souverains de son époque.

Masquer
 
Pour Dn 4:1-34
1 Moi, Nabuchodonosor, je me tenais sans souci dans ma maison, et florissant dans mon palais.
2 J’ai eu un songe : il m’a épouvanté ; des angoisses, sur ma couche, et les visions de ma tête m’ont tourmenté.
3 Je décrétai : qu’on m’amène tous les sages de Babylone pour qu’ils me fassent connaître l’interprétation du rêve.
4 Magiciens, devins, chaldéens et exorcistes sont venus : je leur dis mon rêve, ils ne m’en donnèrent pas l’interprétation.
5 Puis se présenta devant moi Daniel, surnommé Baltassar, selon le nom de mon dieu, et en qui réside l’esprit des dieux saints. Je lui dis mon songe :
6 « Baltassar, chef des magiciens, je sais qu’en toi réside l’esprit des dieux saints et qu’aucun secret ne t’embarrasse : voici le songe que j’ai eu ; donne-m’en l’interprétation.
7 « Sur ma couche, j’ai contemplé les visions de ma tête :« Voici : un arbre
au centre de la terre,
très grand de taille.
8 L’arbre grandit, devint puissant,
sa hauteur atteignait le ciel,
sa vue, les confins de toute la terre.
9 Son feuillage était beau, abondant son fruit ;
en lui chacun trouvait sa nourriture,
il donnait l’ombre aux bêtes des champs,
dans ses branches nichaient les oiseaux du ciel
et toute chair se nourrissait de lui.
10 Je contemplai les visions de ma tête, sur ma couche.
Voici : un Vigilant, un saint descend du ciel.
11 À pleine voix, il crie :
« Abattez l’arbre, brisez ses branches,
arrachez son feuillage, jetez son fruit,
que les bêtes fuient son abri
et les oiseaux ses branches.
12 Mais que restent en terre souche et racines
dans des liens de fer et de bronze,
dans l’herbe des champs.
Qu’il soit baigné de la rosée du ciel
et que l’herbe de la terre soit sa part avec les bêtes des champs.
13 Son cœur se détournera des hommes,
un cœur de bête lui sera donné
et sept temps passeront sur lui !
14 C’est la sentence que prononcent les Vigilants,
la question tranchée par les saints,
afin que sache tout vivant
que le Très-Haut a domaine sur le royaume des hommes :
il le donne à qui lui plaît
et élève le plus bas d’entre les hommes ! »
15 Tel est le songe que j’ai eu, moi Nabuchodonosor, roi. Toi, Baltassar, donne-m’en l’interprétation, car aucun des sages de mon royaume n’a pu m’en faire connaître l’interprétation ; mais toi tu le peux, puisque en toi réside l’esprit des dieux saints. »
16 Alors Daniel, surnommé Baltassar, fut un instant confondu et troublé dans ses pensées. Le roi dit : « Baltassar, ne sois pas troublé par ce songe et son interprétation. » Baltassar répondit : « Monseigneur, ce songe soit pour ceux qui te haïssent, et son interprétation pour tes adversaires !
17 Cet arbre que tu as vu, grand et fort et élevé, atteignant au ciel et visible par toute la terre,
18 au beau feuillage, au fruit abondant, portant nourriture pour tous, sous lequel demeurent les bêtes des champs — et dans ses branches nichent les oiseaux du ciel —,
19 c’est toi, ô roi, qui es devenu grand et puissant, et ta grandeur a augmenté et a atteint jusqu’au ciel, et ton empire jusqu’aux confins de la terre.
20 « Quant à ce qu’a vu le roi : un Vigilant, un saint, descendu du ciel, qui disait : « Abattez l’arbre, détruisez-le, mais la souche et ses racines, laissez-les en terre, dans des liens de fer et de bronze, dans l’herbe des champs, et qu’il soit baigné de la rosée du ciel et que sa part soit avec les bêtes des champs jusqu’à ce que sept temps soient passés sur lui » —
21 voici quelle en est l’interprétation, ô roi, et la décision du Très-Haut qui est venue sur mon Seigneur le roi :
22 « Tu seras chassé d’entre les hommes
et avec les bêtes des champs sera ta demeure,
tu te nourriras d’herbe, comme les bœufs,
tu seras baigné de la rosée du ciel,
sept temps passeront sur toi,
jusqu’à ce que tu aies appris
que le Très-Haut a domaine sur le royaume des hommes
et qu’il le donne à qui lui plaît.
23 « Et cette parole : « Laissez la souche et les racines de l’arbre », c’est que ton royaume sera préservé pour toi jusqu’à ce que tu aies appris que les Cieux ont tout domaine.
24 C’est pourquoi, ô roi, agrée mon conseil : romps tes péchés par les œuvres de justice, et tes iniquités en faisant miséricorde aux pauvres, afin d’avoir longue sécurité. »
25 Tout cela advint au roi Nabuchodonosor.
26 Douze mois plus tard, se promenant sur la terrasse du palais royal de Babylone,
27 le roi disait : « N’est-ce pas là cette grande Babylone que j’ai bâtie, pour en faire ma résidence royale, par la force de ma puissance et pour la majesté de ma gloire ? »
28 Ces paroles étaient encore dans sa bouche, quand une voix tomba du ciel :« C’est à toi qu’il est parlé, ô roi Nabuchodonosor !
La royauté s’est retirée de toi,
29 d’entre les hommes tu seras chassé,
avec les bêtes des champs sera ta demeure,
d’herbe, comme les bœufs, tu te nourriras,
et sept temps passeront sur toi,
jusqu’à ce que tu aies appris
que le Très-Haut a domaine sur le royaume des hommes
et qu’il le donne à qui lui plaît. »
30 Et aussitôt, la parole s’accomplit en Nabuchodonosor : il fut chassé d’entre les hommes ; comme les bœufs, il mangea de l’herbe, son corps fut baigné de la rosée du ciel, et ses cheveux poussèrent comme des plumes d’aigle et ses ongles comme des griffes d’oiseau.
31 « Au temps fixé, moi, Nabuchodonosor, je levai les yeux vers le ciel : l’intelligence me revint ; alors je bénis le Très-Haut,
louant et glorifiant Celui qui vit à jamais :
son empire est un empire éternel,
son royaume, pour toutes les générations.
32 Tous les habitants de la terre, c’est comme s’ils ne comptaient pas,
selon son bon plaisir, il agit avec l’armée du ciel
et avec les habitants de la terre.
Nul ne peut arrêter sa main
ou lui dire : « Qu’as-tu fait là ? »
33 À cet instant, l’intelligence me revint, et pour l’honneur de ma royauté me revinrent gloire et splendeur ; mes conseillers et mes grands me réclamèrent, je fus rétabli dans ma royauté, et ma grandeur fut accrue.
34 À présent, moi, Nabuchodonosor,je loue, exalte et glorifie le Roi du Ciel,
dont toutes les œuvres sont vérité,
toutes les voies justice,
et qui sait abaisser ceux qui marchent dans l’orgueil. »
Masquer
Peu de choses ont changé depuis le festin de Balthazar. L’être humain se considère toujours comme le centre et le maître de l’univers. Il...  Lire la suite

Peu de choses ont changé depuis le festin de Balthazar. L’être humain se considère toujours comme le centre et le maître de l’univers. Il trouve toujours du temps pour adorer des idoles et des statues, mais ne reconnaît pas l’Unique. Il offense le Maître du temps et de l’espace, puis s’effraie lorsqu’il voit Sa puissance et Sa gloire. Enfoncé dans le paganisme, la magie et l’observance de toutes sortes de rites, l’être humain s’approche peu à peu du verdict final le plus terrible : « tu as été pesé dans la balance et trouvé bien léger ».

Masquer

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.